+ and «> 0 re TU APE 2 ut . ‘ M eee ati Gen CAR à on VU = D se .W rpg one co ” L'IMPARTIAL L'IMPARTIAL. Le seul Journal Français daps *.. * du Prince Edouard. Publié le Jeudi de chaque semaine. ABONNEMENT : L'ImMPARTIAZ un an... … $1.00 L'Impartial et Buote’s Monthiy $1.30 Toutes communications, re- mises, etc. doivent être adressées à F. J. Buore, Tignish, 1. P. E. ee mme L°'IMPFARTIAT. TIGNISA 14 LEC. 1893 Le jour: al. cest lu grande chaire du = Du haut de cette chaire, l’apôtre, e prédicateur se tit «utendre, non pius eptre les murs d une église, mais atout le monde. La presse est immense pour le mal ; il fau: qu elle soit plus puissante pour 12 bien ” ; à L: bbé Hevri Raymond Casgraig. la compagnie On cit qui: ? 1 Î ! | de la Confédération. ! nommé du Pacifique va demander au gouvernement fédéral de lui garantir un emprunt de $15, 000.000, On annonce la représenta tion prochaine, au Etats- Unis, d'un opéra ayant pour titre L’Acadie ou les cialistes et de travailler à Pas mélioration de Ja condition { des classes ouvrières. C'est évidemment un_ programme qui s'impose si l'on veut don- ne: de la stabilité aux insti- tutions républicaines. La mort de M. Boyd, lieu. tenant gouverneur du Nou- veau-Brunswick, donne de uouveau à M. Peter Mitchell une chance de recevoir, com- me les anütres Pères de la Confédération, une récom- pense de quelque valeur. L'honorabie John Boyd 6- ne manne ie honte Late son apparition sous un format hassez petit, avec promesse de l'agrandir, Cette promesse, croyons-nous, à été remplie as- sez fidèlement et aujourd'hui, l'IMPARTIAL peut comparer fa- vorablement avec la plupart des autres journaux sous le rapport de la grandeur et des nouvelles qui, d'ordinaire, sont les plus intéressantes au lecteur, - Les fêtes de Noel nous arrivant, nous sommes bien sûr que ceux qui ont le succès de l'IMPARTIAL à cœur n'oublieront pas de le ré- tait né à Magherafelt, comté de Derry, Irlande, en 1828. M. Boyd fut un des apôtres Ïl à été mêlé à toutes les grandes entreprises faites pour le pro- grès de sa province. Appelé au Sénat en février 1379, M. Boyd n'avait éte licutenant-souver- neur qu'au mois de septem- bre 1893. Le Manitoba commence ainsi son article sur le r‘sul- tat de la récente élection de Winnipeg ; Le dénanement est connu : c'est une catastrophe. Deux causes principales expliquent ce résultat : le tarif et le fa- natisme. L'esprit de parti s'en Aca- diens. Les awieurs sont MM. Chandler, Hand et Banks. Le World de ‘Toronto, publie un article au cours du- est aussi mêlé, mais il à trou- ve fort commode de S’abriter derrière li question du tarii : Celleci est la moins impor- quel il déclare que le parle-| ment d'Ottawa ne sera pas dissous avant ie mois de mai 1896 et que nous aurons en- core trois ses<ious avant les élections génv, ales. tante des deux causes que nous assignons à la défaite de M. Campbell. Nous en par- lons em premier Heu pour en disposer plus brièvement, et _ mienx indiquer l'infiuence de L'Electeur croit que le gou ! vernement fedéral ne retsrde parce que les provinces mari- times lui causent des inqaie- tudes. L'Etoile, de Lowell, croit que McKinkey et Harrison À {à 5 4à à ÿ e ir l fe ’ . s e se préparent déjà à obtenir | encé à prédire que l’entreprise la candidature républicaine à | la présidence des Etats-Unis. Il nous semble que ce der- nier pourrait bien se tenir tranquille dit il. On peut se faire une idée de la iutte dans East Lamb- ton et North Bruce par les lignes suivantes empruntées au St Thomas Times: Ÿ a-t-il un seul sujet à yant sa tête à lui qui ne com- prenne pas qu'il faut à tout prix faire disparaître l'éle- ment françois de la nation? Ceuxjqui parlent de la loyanté des Canadiens-français sont d'une ignorance crasse ou de fieffés blagueurs. Nous n'avons pas besoin de lire le St Thomas Times pour y voir de tviles niaiseries Les mêmes efforts se font 1çI à T'ignish pour faire dispar- aître l'élément français. Les les de M. Casimir l'érier a enfin réussi à former un ministère composé comme suit: derniers | | | | nouvel- France disent que M. Casimir Périer, premier | ministre et ministre des Af- 1." 7. | ticipé au commencement. Ainsi faires Etrangères. M. Jonnart, ministre des Travaux Publics. M. Dubose, ministre de la Justice. M. Maty, Ministre Commerce du | qui nous ont aidé par leurs sages M. Cardeau, ministre des Finances. M. Spyuller, ministre de l'Instruction Publique. M. Raynal l'Intérieur. M. Delcasse, ministre des Colonies. Général Mercier, ministre de la Guerre Amiral Lefevre, de la Marine. M. Figer, ministre de l'‘A- gricuiture. Dans la declaration de san programme politique, qux Chambres françaises, M. Ca- munir Périer dit que de goù- ministre vecnement est décidé de con; ‘ cadienne. - | PARTIAL. ministre de: refroidira pas, mais qu'il sera l'autre. Lorsque nous avons commen: : : sé cé Ja publication de PIMPARTIAI, les élections générales que le premier et senl journal de l'Ile du Prince Edouard, quel- ques personnes-heureuseinent un très petit nombre-qui font toujaurs la grimace à tout ee qui sent le français, ont eom- n'aurait qu'une existence éphé- mère. Sans nous préoccuper de ces Imaginations prophétiques, nous avons fait appel à nos na- tionaux, nous leur avons offert nos humbles services, et leur. avons demander leur coopéra- tion pour xaus aider à remplir une lacune qui se faisait vive- ment sentir. C’est avec la plus grande satisfaction que naus pouvons constater, aujourd’hui, que notre appel n’a pas été en val. {nous en exceptons une dizaine qui, nous regrettons de le dire, ont eu la faiblesse de confesser qu'ils avaient des pré- férences pout une langue étran- gère en patronisant les journaux anglais au lieu de protéger un journal qui leur parle le langage qu'ils ont appris sur les genoux de leurs mères. nous pouvons dire que l'IMPARTIAL a eu la plus bienveillante réception, et qu'aujourd'hui. après six mois d'existence il est reconnu com- me l'ami intime d’un nombre de familles acadiennes bien au delà de ce que nous avions an- nous profitons de l'accasion pour exprimer nos sentiments de gratitude envers tous ceux qui-nous ont si chaleureusement | accordé leur patronnage et ceux conseils et leurs estimables con- tributions qui ont de temps à autre orné les colonnes de l’'Im- Nous osons espérer que ce zèle, non seulement ne encore plus marquant à l'avenir qu'il ne l’a été par le passé pour le succès de cette entreprise àa- Comme de raison, nous ne nourrisons pas la pré- jeuir dans son enfance et de l’en- courager en lui faisant une petite part des cadeaux qui sont ordi- nairement distribués à l'occa- sion de ces fêtes. Nous serons aussi très reconnaissant envers tous ceux de nos abonnés qui voudront bien nous jeter leur obole. C’est une très petite som- me pour chacun, mais qui sera cependant d'un précieux avan- tage pour nous, LE MÉESSAGE PRESIDENTIEL Le cisquantretroisème Congiè:; américiia a commencé ses travaux. Ce sera l'une des sessions les plus muvementées, Il est vrai que l1 ques- tion monéaire s2 trouve partiquement rég ée. A le dernière session extraor- dinaire de la fin de l'é 6, l‘abrogation du bill Sherman a é.é le coup de graze donté aux partisans de l'argen*. Miis rcs'e encore la réforme du tarif à ac complir, ainsi que plusieurs mesures d‘urgence imposées à | étude des l?g: islateurs dela république, soit par quelques complications dans Jes rela- tions internationales, comme avec Hawai, sait par les cé‘octuosi és de l'administration de l'intérieur, comme la question degsensions militaires et cellss des affaires indienre:, Dars son message annuel, au con- grès, le piésident Clevelasd reste c: qu'il 4 toujours é.é, Cénocrate conva incu, en accord avec son parti qui | stest inspiré de s21 doctrine et l'a ac | cep'é: dans :on entier. Sur la question du tarif. le p'ési- dent n'a pas d'autres idées que celles exprimé: par le comi'é des voits et moyens. On s'aperçoit, bien qn‘on ait dit qu'il fut éiranger à la réduction du projet de 1éforme douanière, qu'il en a é ê l‘instigateur. ‘ LA nécessité seule du revenu, dit-il, justifie l‘imposition de droits douaniers ou autrés droits fédéraux. 11 cst manifeste que si nous voulons servir 11 cause du peuple par la réforme du tarif, nous d:vons opé- rer la 1éduction des droits qui pèsent sur les matièrs premières- La mesure préparée est, aj ute-til, le 1ésultat d'un travail patriotique et Césinté:es 6. Aussi la réforme du tarif dan; le sens da comité des voies et moyens, ren- contre la pleine approbation du pré.i- dent Cleveland. On peut éès aujourd- ‘hui prévoir qu'avec sa tesacité ordi- naire, il forcera la main à tous les ré calcitran!s et que le tarif Wilson, sauf peut ê.re quelques modifications de dètail finira par triompber. | Si l‘on excepte la quéstion des péa- g2s le message présieentiel n'offre rien d'‘intéressant pour ie Canada. A pro- pos des péiges, nous ne soitirons pas du statu quo. L‘abolitien de notre part des remises sur les chargements à des- tination ports canadiens, nous à valu la suspension des mesures de re- présailles proclamées par l‘ex-president Ha’rison, et son successeur déclare qu‘1 ne déviera pas de cette politique. L'‘annexion des îles Hawaï nous teuche indirectement. L'Angleterre quiaun certain inté.êt pour sa navi- gation du pacifique a empêché que l'oncle Sam s‘y établisse en maître. Il faut donner au président Cleveland | | | crédit pour ses intentions pacifiques. Il parait tout disposé à répudier le traité que d‘entreprenants mo- nopoleurs ont su faire consentir aux insulaires, et de ce côté nous n‘avons rien à craindre. Le piêsident Cleveland est décidé de faire respecter la décision du tribz- pal d'arbitrage des pêcheries de la mer de Behring, et de purger l‘admi- aistration américainé, des fraudes com mises aux débartements des affiires indiennes et des pensons militaires. Cela concerne si particulrèremeut nes tention d'être arrivé à l'état de | perfection. Nous croyons, cepen- | dant, que nous ayons suivi aus- si fidèlement que possible, de programme que nous nous soM- mes tracé. Nous avions, à notre début, énoncé les raisons pour battre effectivement les 8éz | lesquelles l'IMPARTIAL faisait Fans. “ 3 Re. : | voisins qu'ils compfent actuellement | 966,012 pensionnaires dont une bonne partie n‘ont jamais porté un fusil. 11 en est de même pour les affaires indi- enues qui ont prê:6 aux plus criants abus. La réorganisation de l‘armé:, sur tout de la marine, s'impose si les Etats-Unis veulent se faire respecter Pros sur terre et sur mer. Le développe- ment de leurs relations commerciales nécessite uye forte marine, comm 12 gouverrenent de 70 millions d'habi- tants exige un eff.c'üif assez puissant pour prévenir les qnerclles intestin:s les gèvesles émeutes, les -revoltes des sauvages, dont zur pays est si souvent afilis é En 1ésnné le mess2ge du président Cleve'and est un document important consacrant ouvertement la jolt'que qui l’a porté au pouvoir. : La Minerve. LFS ENFANTS CANADIENS- IHya qne'ques jours, à Bo on, un conférencier, M. Tucker, fassait res- soriir la distinction qui existe entre le cô é pédagog'que etle cô € commer- cial de l'iustruction rcçie dans les écoles publiques, ou en &’autres termes entre l'étude théorique et l’apj licaticn pratique des c5nnaissances acquises dan; les diver:es maisons d'éducation. Ila exposé avec succêi l’opin‘on que le seul ,moyen pour l'élêve d’uti- liser ce qu'il 8 appris à l'école ou au col èxe, c’est de continuer à é‘udier apié; sa sortie des classes. L2s 165 1- tats intellectuels et les resul'ats com m:rciaux de l'éducation ne sont pas nécessairement unis e:ne marctent pas toujours de front. ‘ Lorsque nous avons, 2 dit le con- fére cier, établi un rapprochement plus intime entre l'école publique ct la bibliott êque gratuite, lorsque ncus avogs aicé le jeune homme et la jeune fill: à complé'er leur éducation personnelle, nous avons fait beaucoup pour comb'er la lacune qui existe dans notre sys'ère d'en‘r.îrement intcliectuel, dont 1: principal défaut est d'exposer les jeunes gens à s’arrê ter net dès leur sortie des «1 istes et à ve plus avancer don: la voie de jé- tude. he 9 « 4 “Pourtan', il en faut du travai! pour adapter aux exigencès Ce la vie pratque les connaissances théoriques puisé?s dans lez maisons d'éjucæion. Que de fois :’avors-nous pas remar- qué, parmi nos propres compatrict2?, la déplorab'e faciiité avec 1 quelle les jeunes gens oublient en peu de temps c2 qu'ils ont appris aux éctles ou aux ci l ges! ‘Nous avons cennu bon nembre de jeunes Canadiens sar'i5 des éc.les après avoir appris à Lire à écrire et à calculer d’une f:çou très passable et qui, au bout de quelques anrées 2- vaient comolètement oublié le peu qu'i's avaient appris. “J!s savaient lire suffisamment pour porter Je livre à és ise, mais c mme ils ne lisaient rien autre chose, leur mince bagage lit‘écaire n'a pas duré longtemps. | “L'exemple des parents y est pour beaucoup. Dans un: famille ox les parents ne l'sent pas, l>rs même que les enfants ont appris à lire, ils ort hérité du cégout de leurs aî.és pour la lecture et ne comprennent ps ce aue l’on peut retirer d'avantages, de jouissanc:s et de profs à cultiver son intelligence. “C’est surtout en pareil cas qu'il est utile de recevoir un journal et de le lire. Le journal, non seulement con- tient une foule renseignements u- tiles mais il offre en outre j’avantage de stimuler le gout pour la lecture, “Du moment qu’un jeune homme intelligent commerce à trouver du plaisir à la lecture, soyez certain qu’au lieu d'oublier c: qu'il a appris il s’ins'ruira d'avantage, “Nous avons cenau born nombre de families canadiennes chez lesquelles les enfants, instruits à l'école publi- que, avaient à peu près oub/ié leur langue maternelle, qu'ils parlaient plus ou rains correctement, mais qu'ils étaient ‘incapables de lire ou d'écrire. Appartenaient ils à des pa- rents qui aimaient à lire, vous voyiez ces enfants, à leur sortie de l'école, non seulement cons:rver ce qu'ils à- vaient appris, maïs se perfectionner et s’instruire. “Et chaque fois que les parents re- çrivent un journal françiis, nous avons vu des enfants apprendre seuls à lireet à écrire le francais d'une f:cn assez convenatle. {A l‘atelier, au magasin, sur la ferme, à l'usine, partout il y a moyen d'utiliser les con naissances acquises à | école, mais il faut apprendre soi-même 11 manière de les utiliser. “Pour conserver notre langue, pour faciliter les études extra-scolaires des jeunes gens, rien n'est plus utile, rien rien n’est plus indispensable qu‘un bon journal canadieu-frangais dans une faraille canadienne, “Un homme qui parle deux langues est toujours supérieur à celui qui n‘en parle qu'une seule, et lorsqu'il nous hbhiile =" | tres de White Chapel. sr LT est si facil: à nous, Franco Canadiens d'en parler deux, pourquoi régligrions nous l‘un des moyens les plus surs de conserver dans nos fanilles l'usage de notre linguz mater: l', tout en ac- coutumant nes enfan‘s à se servir avantagezs2ment hors de l'école des connaissances qu'ils ont puisé:s pen- dant les heyres de cia:s: ? ‘S instruire par soi-mê ne est non seulement une ehose très u‘ile, c'est ua devoir qui s‘impo:e, et nul ne peut nier l'utilité d‘un bon j:uraal pour diriger la j:un:s e lor:quapiè: avoir fini ses eours, elle doit entrer bon gié mal g'é à la rude école de l'expérience. — L'‘Incésendant de Fall River, ee = LES CANADIENS AU NORD- OUEST 350 FAMILLES ETABLIES DEPUIS UN AN M. l'abbé J. B. Morin, l'apôtre de l1 colonisa‘ion des Territoires du Nord Ouest, est arrivé à Mont:é.1 et log: au presby &:e de Sain'-Jean B p. tiste. ; M. Morin restera quelque temps à Montié.l, puis ira ensuite dans les Etat de lQuest, ou il invitera nos compatrfètes à venir se fix:r dans le: district d’Alberta. Les efforts de colonisation de M. Morin ont é.é couronnés d’un beau succè', Depus ua an, 350 familles canadiennes se sont établies dans 1: district d’'Edmonton et de St-Alber:. La récolte a ê é surperbe, O1 par'e à E Imont de la con:trac- tion d’un port sur la Saskatchewan. Le gouvernement ptierait la moitié du cou‘. Le + mps se maintient beau au Nord-Ouest. M. Mor n a fait le voyage avec trois enfants qu'il a placés aux CLl ège de Lévis, de S: Lauren: et de Ste-Thé.êse. Comme l'a céjà dit, plusieurs de nos maisans d'éducaion ont 1é6s0'u d'adopter des j:unes gens du Nord Ouest.et dedes instruire. _ Ces collèges donnent la pension, ’iastrüction et l'ha'illement à l2uts protégé, M. Mo:in attend 1: retour de Mgr. Grandin d'Europe pour partir pour les Etats-Unis travailler au repatrie- ment des nôtres. L°s catbol'ques de là bas ont con- struit un jresly ère à Fort S-ska‘che- wan, une élise à S:-J:an-Baptiste de Morinvi:le et uns annexe de 102 x 50 pieds à l’hçsp'ce dé S:-Albert. JACQUES L'EVENT- REUR AVAIT-H: UNE COMPLIGE ? New-York, 2.— Une dépè- che spéciale de Monticello ditrque la femme Halliday, actuellement en prison en cet endroit, refuse de prendre de la nourtiture et sa santé s’af- faiblit rapidement. Le shérif a dit hier que, d'après une enquête qui avait été faite, ia femme Halliday avait du participer aux meur- Elle se trouvait en Europe dans le temps. Elle parle souvent de ces meurtres, soit quand elle est saine d’esprit, soit quand elle a l’esprit dérangé. Le shérif lui a dit un jour : “Lizzie, vous êtes accusée des meur- tres de White Chapel, êtes- vous coupable ?”* “Croyez-vous que je sois un éléphant, a répondu Mme Halliday ; c'est un homme qui a commis ces meurtres." Elle raconte aussi que des femmes ont été amennées de New-York, et ont été volées, tués, coupées en morceaux et jetées dans la rivière Hudson. UN EMOUVANT SAUVE _ TAGE New-York, 1er—Le capitaine Hawthorne, sa femme, son fils, âgé de huit ans, et les neuf hommes d’équipoge de la goé- létte ‘Louise H. Randall” qui a coulé au large de Smith Point, pendant la tempête de mardi soir, ont tous été enfin sauvés par le puissant remorqueur “Merrit”, que la compagnie de sauvetage du même nom avait envoyé à leur secours. Les naufragés ne sont pas restés moins de vingt-six heures, par un temps affreux et sans pouvoir boire ni manger, atta- chés au mât de leur navire, qui était on le sait. compléte- tt} | ment submergé. On s'étonne même que la femme et le fils du capataine aient pu résisier à une pareille épreuve. Le “‘Merritt” est arrivé mardi soir vers huit heures, sur le lieu du sinistre, mais la mer était encore si grosse qu'il n’a pu s'approcher des naufragés. On a mis alors une embarcation à l'eau, on n’a pu parvenir a lui faire franchir les brisantes, et äl a fallu se décider à ajourner le sauvetage desmalheureux nau- fragés jusqu'au lendefnain ma- tin. 11 est facile de s’imaginer ce que ces infortunés ont du souf- frir pendant la nuit alors qu'ils étaient déjà épuisés de. fatigue et que leurs vêtements étaient tout trempés. Enfin le jour s'est levé, et la mer s'étant un peu cilmée on a procédé au sauve- tage, qui n’en a pas moins été trés difficile, et il était plus de huit heures lorsqu'il a été ache- vé, Les naufragés, il est à peine besoin de le dire; étaient pius morts que vifs, et aucun. d'eux n'a encore pu faire un récit iu- telligible de 'ear terrible mésa- venture. Le -Merrit” est arrivé à New- York pendant l'après-midi et à débarqué les naufragés à l'ex- trémité de la 70e rue Est, d'ou ils out été transférés aussitôt an Presbyterian Hospital. Tous sont dans un état pitoy- able ; mais on dit qu'aucun n’est en danger de mort, comme on pouvait le craindre. REUUS. Micheal Buo‘e Litte Tignish .... .5a Pierre Buote 5 Jerome J. Buote Rock Chaisson dE Lonisrse dis S;lvain J. Chaisson “ Frank D. Buoie Esébotoensses 51:09 Jean J. Chaisson Tignish ........ 1.00 Jean J. Guilant 3. sv. 1:00 Tean S. Gaudet “hr ..à sos 180Q S; lvzin Gaudet 1 00 William Meclatosh “ ...........…. 1.00 Joseph H. Arsenault® ............ 1.00 R :v. A. E. Burke Alberton ..….. 5.09 R2:vde. M.S:. Catheri: e Ch’Tonu r oo And:é Ar:enauït K läare Cipe .… 1 oa Joseph G Bzrparg N .i: Pond … .50 Romain Bernard Fast .5Q Revde. M. St. Francisca Mettghar, (N.S. 100 Ssmmesrutenes DE L.oo 1.00 1.00 f sourrueses Cul H. Audet Ottawa . 100 Jeseph Theriault Petervi 1: 1 00 J szph Myers (Sam) ‘ ........, .650 Jerome Gaudet Lewis'on Me. .… 140 Naissance Le 2 courant, Mde, D chard Mir:ia Keough, une file. The DELINIATOR for Janux:y com- mencésa 4 new volume end is ca'led the WINTER HOLIDAY NUM- BER. Itis 2n unusually attractive issue, the f:shions being apprip-iate to the season, and the reading matter varied ani interesting. The distinct hcliday flavor is contributeä by a helpful article entitled What The Shops Saow, and another reviewing the books issued for the holiday sca- gon. Househo!ä Renovation deais with the clensing of various articles and gives valuable ivformation about clensing fluids, Child L'fe treats of Training a boy for buisiness, and Psysical Culture continues the instruc- tion given last month on the Physi- cal Expression of the Emotions. Small Economies is a particularly season. able and valuabie article at this time and one that will be of service to every housekreper; and much may be gained from the second paper on Things That Should be Left Unsaid, An illustrated article on House aud Street Gowns is of general interest ta Ladies, and another appro- priate to the times is Fur Sets and Trimmings. The Tea-Table Talk for the month is fuil of information, and an unusu1ily attractive assortement of designs is given ia Tatting, Kaitt- ing, Crocheting, Lace Making, etc. etc. ‘The TIR to the DELINEA- TOR 1$ oniy One Dollar a year, Si Copies, Fifteen Cents. l si Adress Ordeis to THE Burrericx Pug (Limited] LISHING Co. 40 East Fourteenth Street, New York. BETE ETRANGERE ——— J'ai à ma grange depuis maines, un taureau de 2 Te rouge-noire. Marque : les oreill - pées et fendues. S'il n’est rocket ae Le semaines, jl sera affiché et Little Tignish 14 Dec. ’92. Michel J. Chaisson,