ESS ms” * names. CARTE: RSS CELA ON LA CIE. DE PUB. DE L'IMPARTIAL, PROPRIÉTAIRE. G. BUOTE, RÉDACTEUR. F. J. BUOTE, GÉRANT VOL. I. NO. 14. TIGNISH, ILE du PRINCE EDOUARD, JEUDI LE 2 MAI 1901. 8 ANNEE. LE BONHEURA LA CAMPAGNE —…—…——. nee Habitant, j'aime ce nom-là Moi, habitant, c'est-à-dire hom-. me qui habite le pays. Onle connait, on sait ce qu'il est, d’où il vient, on a connn son père, sa mère, son aieul, son bisaieni, ce n'est pas eet aventurier des grandes cités dont le passé est ignoré et pour oause. Eh bien! le paysan renonce volontiers à ce bénéfice d'estime et d'hon- neur pour s'en aller chercher fortune dans les villes. La vue du luxe lui fait tourner la tête : il compare son habit à oelui d’un trausfuge qui a travailié autrefois avec lui, et ii s’attriste: il ne songe pas que c'est souvent comme le vieux proverbe: ‘“Ha- bit de velours, ventre son.” Les Etats sont son rêve! Oh vivre aux Etats, que c’est bon. 11 ai- mera mieux être esclave dans une manufacture de Manches - ter, que d'être maître aux champs, C'est étrange avec quelle facilité on vend sa liber. té pour de l'argent, pour de bons repas, pour un misérable morceau d’étoffle Un jeune homme écrivait dernièrement : “Je suis fils d’un cultivateur ; j'ai fait une partie de mes classes ; maintenant je travaille chez mon père ; mais ce travaii- là me plait guère ; ne pourriez- vous point me trouver une pe- tite place à Québec ou à Ottawa, ne fat-ce qu'une place de messe- ger? Vous me rendriez un bien grand service.” Et vrilà un fils de famille qui veut se faire le servitenr d’un ministre.” 1! est des gens quiaimeraient mieux être, Diea me pardonne, décrotteurs à Chicago que d'ho- norables cultivateurs dans une des belles paroisses de la pro. vince de Québec, et même maïre de leur paroisse. Mais c'est surtort pour ses enfants que l'on rêve à une au- tre vie que Ja vie des champs : et vos enfants, vos pauvres en- fants, 1i taut que je vous le dise, vous ne les aimez pas, vous n'ê. tes pas bons pour eux, vous êtes cruels, oui cruels; oh! que vous lear faites du mal! Dans votre conduite je vois une anbi tion aveugle, un profond é- goisme, mais pas un grain de paternelie affeetion. Voilà un cultivateur qui, à force de tra- vail et d'économies, à amassé une somme assez ronde; croyez vous qu'il la destine à améliorer sa terre et à faire de son fils un cultivateur plus aisé ? pas dn tont. 1la un tont autre projet en tête:il le médite depuis longtemps. Plus d'une fois le père et la mère se sont uit dans l'intimité: s’il plait à Dieu notre fils sera plus heureux que nous ; notre état est trop pénible, on se mas sacre le corps pour gagner quel que chose ; on jui fera faire des classes, soit ; eh bien après... qu'en ferez vous, s'il vous plait? Un médecin? Alors créez done des malades et le besoin ne s'en fait guère seutir. Un avocat ? Alors créez donc des procès : { + (ces professions regorgent d'hom- mes, qui se disputent le plus misérable procès, ou s'arrache les plus petits malades. Mais je vous devine: 1] aura une place, dites vous. Une place! une place! voilà les terribles chimères qui égarent et ruinent tant d'hommes dans la province de Québec. Une place! mais Dieu ! où la prendrez vous ? J'en cherche partout à Québeo et à Montréal et je n’en trouve nulle part. De grâce, trouvez: moi donc s'il vous plait une place de messager. Voilà le refrain ennryeux qui assour, dit les oreilles du député ou du ministre. Mes bons amis, le bonheur vous l'avez ! 1lest à la campagne, sur vos terres dans vos modestes occupations : gardez le, ne désertez pas votre champ. C. J. MAGNaN. EMPORTEES PAR LE COU- RANT. Quatre femmes qui ont essayé de traverser la rivière en barque à Mariaville, près d'Ellsworth, Maine, ont été prises par un [courant très violent et empor. L'accident a La rivière Union était débordée depuis plusieurs jonrset Jes caux a | . [tées à la dérive. tourné au désastre. vaiént envahi je pont qui unit |Mariaviile ä J'autre rive, de sorte que la cirenlation y était |interrompue. Les quatre fem- barcation pour traverser Ja ri- vière. Elles y étaient à peine engagées que le courant, qui était très violent, les a empor- tées daus la direction d'une chute située au-dessous du pont. Cétait la mort pour es quatre malheureuses si elles ne pouvai.ut arrêter la barque dans sa course vertigincuse. L'une d'elles, Mme Jellison, l’a compris, et, en passant sous le pont, elle s'est ac:rochée à une pièce de bois dans l'espoir d'ar- rêter la marche de la barque. L'élan était trop fort, l’embarca tion a continué sa course et Mme. Jelïison est restée sus- pendue au pout. Au bout de quelques instants elle a lâché prise etest tombée dans la ri- vière où elie s'est noyée. Ce- pendant, une autre dame, sui- vant l’example de Mme Jellison, s’est aussi accrochée, un peu plus loin, à une poutre de pont. Grâce à l'arrêt momentanée im primé à la barque par l’action couragouse de Mme. Jellison, l'autre dame a pu arrêter la barque et attacher avec une corde. Des hommes qui, de la des femmes, sont venus à leur secours et les ont sauvées. Le | oorps de Mme Jeilison n’est pas encore retrouve. A Me. St A: à { AFF IELS Pr 7 fai AODTEAAITS [OBTER JE ! Envoyez un timbre pour notre ‘“Guflledes In- | yenteurs.” Nous abtenons plus de patentes | pour les inventeurs que tous les auéres ingé- | mieurs ensemble, et rons faisons une spéciadité des applications, que les autres agents n'ont 1 pas réussi à obten | MARICN & | 85 St, Jacques, Montréal "Fel. 2398 No, 155 rus © en T0 nes 6 Vourrti RARION, EXPERTS. Mort de Mgr McMahon tbe US l Washington, D. C., 175—Mer. Jaures McMahon, qui, avant Îl:s dons généreux qu'il a faits à l'u- aiversité catholique, était l'un ces! nembres Gu clergé les plus riches du pays, est mort, lundi, à l'uni- versité, à l'Âge de 84 ans. Mgr. McMahon était né en Ir- lande ; il fit son cours au collège Maynooth, dont un de ses oncles était directeur. De Maynooth, il se rendit au séminaire de St. Sul- pice, à Paris, puis de cette der-| nière ville à Montréal. L'évêque Hughes, de New- York, ne tarda pas à le remarquer, et le nomma assistant du Rév. W. Starrs, curé de l’église Ste Marie. Peu de temps après, le Rev. Mc- Mañhon fut nommé curé de la pa- roisse St. Jean, où il demeura près de 25 ans. Lors de la dédicacz de la nouvelle cathédrale, en 1867, la paroisse du Rev. M. McMahon fut unie à la c:thédrale, et son évêque le nomma curé de St. André, où il demeura pendant 20 ans. Ilse re- tira du ministère en 1890. Dès :o1 bas Âge, Mgr. McMahon avait hérité d'une DRY GOODS J. H. 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Elle est adorée de tous et respectée par tous ; dans !a maison de pension qu'elle dirige, si une querelle s'élève et menace de dégénérer en ba. garre, madame Gavette parait, le sourire aux lèvres, et un revolver à Ja main ;‘ Mes si:urs, ditelle, il y a d'autre endruits où vous pourez vider vos querelles, par Ste Agathe, si vous ne vous calm:z pas je fais sauter la cervelle au premier d'entre vous qui bougera.‘ Et rive, avaient entendu les cris! tout reutre dans le calme | Mme ‘+arvette était la fmme d‘uu marin quiest mort depuis AT TIGNISH and À LBERTON We have just opened a full and complete stock of NEW GOODS. We are prepared to supply the wants of the farmer, fish- erman and mecha- nicC, We invite in- tendino: purchagers to give us à call, and they will find we can meet all quelques années Un grand nom. | bre de marins, de nobles Fran- |Ca:s mêue lui ont proposé vwne , nouvelle nnion: mais la ‘“reine‘: 3 de Mique'on reste jufl:xib'e. _ | Elle n'est âgée que de 48 aus et compte reiourner avant p'u daus son 27; d: G i5s50œne. D + RER TE mare ve Crus quite neut ds dou- car'etqui bis ut g-r1 2 0: da KENDRICK's Liniment, i . | . [competitors, and save to them the trouble and ex- | } } pense of voing to e— | Dr. Murphy PHY8ICIAN AND SURGE2N First Prise Graduate New York Uriversity FIGNIER, ..... EE RL J. DOIRON, M.D. GRADUÉ DE LAVAL DE MONTREAL. Tignish.:.... RER Carte Professionnelle Arsenautt & MeKenzie AVOCATS, &e. (Récemment chez Charles Russell et Cie., Londres) BUREAUX : Summerside et Charlottetown Aubin E. Arsenault, S'Side, EH. R. Mackenzie, Ch‘Town. ARGEXT A PRETER À. À. Mclean, K. C. 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