mm ET SES e ER ere 2 HN L'IMPARTIAL, TIGNISH, JL. om À ee es Le mois de Marie | Il esh, dans l’année chrétienne, un mois spécialement consacré au culte de la Sainte Vierge. Et il est bien juste qu'il en soit ainsi. En effet, ‘‘il était convenable qu'après ui avoir consacré chacune de nos journées par ia récitation quotidien- ne de l’Angelus, chacune de nos se- maines par la sanctification du same- di, chacun de nos mois par la célcbra- tion de quelqu’une*de ses fêtes nuus lui fissions encore hommage de cha- cune de nos années, en employant tout un mois à l'étudier, afin de mieux la conuaître, de l'aimer da-| vantage, de la servir avec plus de zèle, et de raviver ainsi notre fer- veur au service de Dieu.” ‘Ce mois spécialement consacré à Marie, c'est généralement le mois de mai. Les vrais enfants de Marie lui rendent, pendant ce mois des hommages particuliers et en sancti- fient toutes les journées par des mé- ditations et des prières spéciales. De là vient l’usage de désigner le mois de mai sous le nom de mois de Marie, ‘Mais pourquoi at-on choisi ce mois de préférence à tout autre pour le consacrer à Marie ? C’est 1 par- ce que ce mois, le p'us beau de l’an- née’’ nos climats, ‘‘par le renouvel- lement de la naturs et l’agréable variété des fleurs dont la terre se s'en tirent tout de même. | Gouju. — J'ai le refus de Bertine sur Île coeur. Aussi, je voudrais empé cher son bonheur. —Et moi, donc ! Mais comnient ? Comment les empêcher de faire va- loir leur bien et d'y gagner de l'ar- gent ? J.es deux mauvais compères ru- minèrent longtemps. Puis Gouju s'exclama : — Faut leur faire le coup du tré sor ! On insinue aux gens qu'un tas d'or est caché dans leur domai- n=. Ils lâchent tout pour chercher le magot, ets'y ruinent toujours, quand ils n'en deviennent pis fous! —(Ça, c'est une riche idée ! seule ment, pour que nos amoureux tom- bent dedans, faut bien combiner le piège. Ils se concertèrent encore longue- ment, Puis, lorsque les deux fiancés repassèrent bras dessus, bras dessous. Moujard les inter- pella : —Dites donc, les enfants, saviez vous qu'il y a un trésor enfot dans vos ruines ? Bertine et Jean pariirent d’un beau rire incrédule : —C'te blague ! — Parole ! reprit imprudemment Demandez seulement à fouiller les papiers du notaire et les plans de la mairie, vous ver: rez |! —MNous avons de la besogne au- trement pressée que celle là ! Gt le bra ze Jean, très calme. —Et puis, dit la jolie Bertine, non moias tranquillement, quand o1sait lire ‘out juste l’imprimé, on ne se mêle pas de déchiffrer des couvre, semble être le plus digue de notre céleste Reine, dans le cœur immaculé de laquelle, comme dans un délisieux parterre, se sont épa- nouies au divin soleil de la grâce, les fleurs de toutes les vertu:.""— ‘Les solennités du christianisme suivant une juste remarque, sont coordonnées d’une manière admi- rable aux scènes de la nature, et si, outre autres exemyiles, la chute des feuilles amène la fête des Morts pour l’homme qui tombe comme les feuilles des bois, c'est naturellement dans la saison des fleurs, et comme au milieu du printemps, que l'E- grimoires ! Et les deux amoureux, tendre- ment enlacés, passèrent leur che- min dans un haussement d'épaules Bértine et Jean prenaient tout le jour ensemble, sur leur terre Ils ne se séparaient que le soir après souper. Et, parce que l'espérance et l'amour les soutenaient, cette rud2 vie d'épargne et de labzur leur semblait douce. Moujard et Gouju enrageaient de les voir si résignés, si paisibles, et ne s'en obstinaient que davanta- ge en leur malice. —Plantée dans leur cervelle, l'i- dée germera tôt ou tard ! se répe taient-iis l'un l'autre. même les surveiller du coin de l'oeil, les fiancés ne songeaient qu’à mener leur propre tâche à bien. Les mauvais compères, harassés, en sueur, commerçaient à désespé- rer de leur russe, quand un soir une large pierre sonna le creux sous leur coups. —C'est l’occasion ou jamais ce leur certifier que nous touchons la dalle qui recouvre la cache—écida Moujard. Doit y avoir là dessous des caves et des souterrains comblés. Cette pierre enlevée, la curiosité, puis l'avarice vont les prendre ; ils voudront sûrement décombrer ie tout. Une fois pris à cette engrana- ge là, ils ne sont pas près de se pa- yer la noce ! Et tous deux coururent annoncer la vouvell: aux fiancés. —Je ne vous dis pas, mais c'est l'heure de souper, dit Jein de son air calme. Nous allons d'abord nous caler l'estonac si nous verrons le reste après. Au dehoïs, Moujard et Gouju, affamés, durent patienter «ncore jusqu'à la nuit. Enfin, les promis s'avaucèrent et, comme Jean tenait uu picet Berti- ue une lanterne, les deux compères, ranimés et triomphants sourirent de malice dans leur barbe. Le jeune homme et la jeune fille sautèrent dans le trou tandis que, se poussant le coude en connivence de mains arrivés à leurs fins, retenant un rire de sarcasme, Moujard et Goujou leur indiquaient : —Oui... oui... cette pierre là... Et si ce n’est pas juste dessous, ça ne peut pas être loin ! Bertine n'avait pas même abaissé sa lanterne que, tranquil:ement, ainsi qu'il faisait tout, Jean souleva la dalle de premier coup, la poussa de côté sans le moindreeffort et mit en pleine lumiére un gros tas de pièces d’or. La haine avait rendu les deux veufs clairvoyants : c'était réelile- ment le trésor ! Moujard et Gouju ed demeurai- eut stupides de rage et d’euvie im- glise a dû placer le mois de Marie. Quelle autre saison, en effet, eût été aussi convenable pour fêter celle que les siècles ont surnommée la fleurs des champs, le lis des vallées, la rose mystique, le cinnanmone odoriférant, la myrrhe choisie, le vase des parfums?” (Cf. l'abbé LARFEUIL, Le quart d'heure pour Marie, 1er jour.) 2° ‘Parce que si ie mois de mai est le plus beau des mois, il est aus- si l'annonce de nouveaux dangers pour l'innocence ; la sérénité du ciel, l'épanouissement de la nature, le spectacle prodigieux d'une re naissance générale, invitent 1 hom me aux jouissances et ouvrent l'âme . aux aspirations funestes à la ver | —K: quand ça serait ! dit Jean! ding purchasers LL. tu.” — ‘C'est alors, dit le même |sans lever le nez de sur ses ados.| Very often they think it is from s0-called [ OWI S | Ï RICI S ’ Le s . “ L ” There i less male aute ta sollicitude | Comment, parmi toute cette pier-| Female Disease. 10 lnes Somalie trouble auteur, que la sollicitude m iteru.l-| | than they think. Women suffer from backache, | Et pour aider l'idée pernicieuse |à germer. les deux compères ima- |ginèrent de compulser eux mêmes les plans de la maison, les papiers du notaire, et d'y noter tous les renseignements propres à rendre leur mensonge vraisemblable. Ils allèrent ensuite trouver les deux fiancés. Après leur avoir exposé le résultat des recherches faites pendant toute donnant pour certitudes des proba- bilités, les deux veuis afhirmèrent en même effronterie : I! est prouvé que, à la R£volu- tion, le propriétaire des ruines a émigré et qe, craignant d'être vo lé s'il emportait tout son argent [sur lui l’a caché. A citte époque, [du château, déja très délabré, il ne restait guère debout que le donjon où fut caché le trésor. Let paisibles en cette fortune inespé- |rée qu'en leur labeur prévæ de ichaque jour, Bertine et Jean, ne | pensant qu'au bonheur deveau sot- dain possible, ne trouvaient à s’ex- | primer leur joie mutuelle que dans un tendre et long baiser d'amour... Ainsi bien souvent— Dieu merci! une semaine, | —toute la peine que prennent les. | au | méchants peur nuire tourne | profit des bons. CHARLES FOLEY. - |! Many Women Suffer UNTOLD AGONY FROM KIDNEY TROUBLE. \ a hi gl ésimiainttilé nt puissantes, tandis que, aussi simples | P. É, J EUDI 9 MAI, 1907. “ ” Avis Public! Par les présentes, nous attirons votre attention sur le fait que les Moulins à Farines Ogilvie, fabricants de la célèbre farine “ Royal “Household.” ont depuis un certain temps, fabri- qué une farine améliorée et -purifiée par l'électricité et qu'ayant sous leur contrôle direct, tous les brevets qui se rattachent à cette amélioration, ils saisissent l'occasion de prévoir le publis que ceux qui se serviront de l'électricité pour les mêmes fins, seront poursuivis avec toute la rigueur de la loi. La (Cripaonie des Moulins Orgilvie, Livnitée, est la seule an Canada dont les Farines a cent pngfes par un procédé électrique. Ca mme + mme nn à MILVE PLOUT .L! 7 20. LTD. MONTREAL fs D on _ me ——— AR RE SN PR + = Tran ed run «él rte és die té - ee hu RERMEZE ST C7 L M: La prescription favorit: d'i1 médecin célèbre par son traitement courcn: ? &: :ixccis de toutes ï:es Maladies du fans ç cc: :, keau, l2 Phumatisme, la tendances à la Gout!:, etc en nr ns © La Salsenar if c: !:s Pilules de ris OL _- Promrtes ot info à bics ‘ ns :.urs c'ets, elles déga- Sent lc veau, : satirr ,']c: csn-its, ranimernt le Foie, emièvent la gile +, rectitw 5 ! Anpétit ct la Vigueur. dé > di rs. ne À LT | Desan'r aus’ 16 = ste ocies de BRISTOL | E"US * > Se S'J3STITUTS FU ES = Car me um 7 ‘rrRrreE Re Ps à.‘ ® re Us: ÿ 4 Fer 2f <<! J. H. Myrick & Cu + IMPORTERS. AND DEALERS IN DRY GOOM HARDWARE |BOOTS & SHOES FINE GHOCERIES And Fishing Supplies AT TIGNISH and ALBERTON We have opened a full complete stock of NEW GODDS vd ay he, "TEST PET We are prepared k RE fr Sign Z | Re RE ET hight grade Seeds. Wire Fencing, all kinds for the farmers ; and Herring nets, Rope, Salt, and everything else 'Wholesale and Retail ra required by the Fisherman to upply the wants of the farmer fish erman and mecha- l1C W« invites inten le de l'Eglise ï . | raille écroulée, pourrions-nous de-|! € » À £ 1 s * { » à » + ! . À « 5 . . £ L'AB'ISE NOUS OMTE CONTE < EM lviner où se dressait le donjon ?| dragging-down feeling in theloins. Bo do men, | | Lorsque vou: Why, to give usa call, siseplessness, nervousness, irritability, and & | BRACE MCKAY & CO. t‘airement de nos sen:, les pieux ex- nous direz exacte-!| and they do not have ‘ female trouble.” ercices du mois de Marie, Peniant | ment l'entroit, Bertine et moi, si trente et un jours, elle nous invite | NOUS n'avons rien de mieux à faire, à méditer les vertus de la plus pure | "915$ ERETETETONS _— être. .Jas- des vierges, nous fortifie par le ta FE - ee En mes cle tert bleau de ses héroïque exemples et’ Moujard et Gouju voulurent nous fait réclamer le secours de sa | avoir le dernier mot. puissante assistante.” HE. Le Propageteur. Selon les in- lils étuuièrert le terrain, établirent [des points de repère, déblayérent jet, à force de fureter, finirent par —— —— | mettre à nu les fondations du don « \ r jod. Ils appelèrent aussitôt les Le Coup du Éresor/irsé à — Nous avons iécouvert l'empla- - |cement du trésor ! Le plu: gres est Ce dimanche là, attablés au seuil | fait : veus n'avez plus maintenant | qu'à fouiiler le sol et l'unique cabaret du village. < Berti Dé h j s Sceptiques, Bertine et Jean . Moujard et Gouju, les deux veufs, | we 1 d Te J june 1. __r|rent un regard méfiaut sur l’en- regardaient passer la jolie Pertine, | Groit désioné au bras de Jean Marel. | Ben, .es vienx—finirent ils— —Déjà fanée, la peiiote ! fit! Pensez vous que nous allons nous ; s Eu e lu À nfnbls. 8 sa Moujard, rancunier. esquinter à piocher et creuser dans | [ce trou là ! Aussi laide que sotte ! ripost de îhé nf : ; Er S Postal Etils s’en retournèrent à leurs Gouju, non moins envieux. pommes de terre. Tu as demandé Bertine en! Les deux compères se regardè | rent déçus. — (C'est tout même malheu- k reux, soupira Moujard, d: s'être Tout | ‘rod : : e L donné taut de tintoniu pour que ça ça, pour se fiancer à ce benêt del|rate au dernier moment. Jean Marol. ‘Trop pauvre pour se | payer une ferme, ils viennent de sacrifier leurs économies à l'achat ous voir trimer d'acharnement des nent du château. C'est Bertine et Jean finiront bien par peine s'ils y trouveront de quoi se croire que c'est arrivé. Et de peur loger. Il y a là plus de pierres é- | que nous ne prenions l'argent sans croulés que de terre labourable. leur dire, ils viendront turbiner à Les voilà donc sans le sou pour en- notre place. (Ca sera notre tour de mariage, Gouju ? Oui. de Et elle m’a refusé. } Elle m'a refusé aussi ! Et Gouju opina : —ÆEh bien, donnons quelques coups de pioches et de croc. À en! |dications des plans et des papiers, | then, blame all your trouble to Female Disease ? | With healthy kidneys, few women will ever | have “female disorders.” The kidneys are se | elosely connected with all the internal orgsas. | that when the kidneys go wrong, everything | goes wrong. Much distress would be saved if women would only take DOAN'S KIDNEY PILLS at stated intervals. Price 50 cents per box or three boxes for $1.25, all denlers or sent direct on receipt of price. The Doan Kidney Pill Co., Toronto, Ont. X À © Good Gift Warehouse The H. W. Taylor store is à ve ritable warehouse of New Year's gifts, Silverware of the most bean- tiful sort, in array of variety ; fine | clocks, good watches, pretty ring: by the hundreäs, broches, lockets, bracelets, chains and charms of | Summerside, March, 5 1907 can che, 2 BAPrRh M ES he RS Re and they will find TIGNISH, P. E. I. d'une éducation supérieure. y sont enseignés avec succès. Une attention spéciale est donnée à la culture des bonnes manières. citer le confort des éleves et à leur assurer un séjour agréable, } | REVDE. MERE SUPÉRIEURE TIGNISH, I. P EE Couvent de la Congregaton N. D. Le Couvent de Tignish, P. E. I., sous la direction des Révérendes Soeurs de ia Congrégation de Notre-Dame, cffre tous les avantages | Le fraçnais, l'anglais, le latin, la musique, le dessin, la peinture, etc. Le Couvent renferme toutes les améliorations modernes de nature à Pour plus de renseignements. veuillez adresser toute communication me an meet all competitors, and | save to them tie PPT be LU DU M , N trouble and ex: pense of going to : McKinnons English Ointment Saves Life SRE EE : No home srould be without it J. A. BRACE, of the firm of Brace, McKay and Co., Hardware merchants, Summerside, says : ‘I have used English Ointment, made prettiness. These are some of our lines for the coming year. We would like 16 have the favor of a visit from you, whenever you co- me to Ch'town. Old gold and sil- ; rire ! trer en ménage ! Tous : ous deux pendant plusieurs, —]is sont si j travail. |: un né | ] nt si rangés et si travail jours encore s’escrimèrent de la Les rai Hi ile » ts à leurs que j'ai bien peur qu'ils né pioche du croc, Indifférents, sans ver taken in exchange. E. W. TAYLOR by Mr. Neil McKinnon of Summerside, for Piles, and have fonnd it 10 be an + xcellent article. I can heartily recommend it." JOHN C. DURANT, Margate, writes : ‘’ Some thirty years ago I cut my leg. Since then at frequent intervals the o!d wound has caused me much trouble by breakirg out into running sores, and I have used various remedies from doctors and druggists with little or no more bene- Squth side Queen Square fit. In 1897 I applied a box of McKinnon’s Eglish Qintment which hes made a compiete cure, | a. Summerside Of à Le je di Er den FÉES Charlottetown Marche de l'Île. Beurre, frais..........0.20 à O 24 Beurre en tinet........0.18 à 0.20 Oeufs, la Doz..........0.14 à 0.16 Farine du pays le 100...2.30 à 2.40 Foiu le 100......,.....0.50 à 0 55 Farine d’avoine le 100..2.50 à 3.C0 Patates le minot.......0.38 à 0.42 (Lard.......,...: 0.08% à 0.12 | Avoine le minot..,,,,..0.42 à 0.45 : Navets le minot,,,.,,.,0.14 à 0.16 Fromage la livres, ,,,,.0.15 à 0,16 où