VOD 7 7 TR OA Î ue # è Æ ë “4 Que L'IMPARTIAL JEUDI LE 5 LATE DR ER EM EEE TE Er ES x + um ns SE dans ces suppositions. ‘‘Cependant, monsieur, reprit- eile, ces braves gens, les Poncet | père et fils, dont vous savez l’expé- rience nautique et l'affection pour lon avec anxiété. _\votre neveu, devaient avoir de gra- ‘“Monsieur, dit-elle à demi-voix, |ves motifs pour s’exposer ainsi ? j'ai deviné que les pertes considé-| —Bah 1 on cherchait un prétexte rables de la soirée vous occupent de nous tirer quelques écus ! Je ne plus que vous ne voulez en conve- crois pas au désintéressement de ces nir ; cependant, je dois appeler vo-|Sortes de gens. Nous ne sommes tre attention sur un sujet plus in- ‘plus au temps de l'âge d’or, belle quiétant encore. marquise, et on s’en aperçoit ici —Il est vrai, très-vrai, répliqua | comme à Paris. Malevieux d’un air sombre, que,| —ÆEnfin, monsieur, dois-je con- pour des raisons particuiières, mes | clure de tout ceci que vous ne vou- pertes actuelles m’affectent désa-|lez rien teyter pour retrouver M. gréablement ; cet infernal Anglais | Adrien ? a un bonheur insolent : il me prend! —Eh ! M. Adrien se retrouvera parfois des-envies de me jeter sur | bien seul...D'’ailleuts, chère mar- lui et. Mais pardon, belle mar- quise, que puis-je faire ? Ne _ve- quise, peut-on avoir de pareilles | nez-VOUS pas de me dire vous-même pensées quand on est près de vos ? | que ces pêcheurs avaient essayé 1- —Par pitié, monsieur, laissons | nutilement de pousser leur barque là ces frivoles galanteries et écou-: ça large ? Quel parti _ reste-t- tez-moi... Savez-vous que votre il donc à prendre, sinon d’attendre nev.u est parti seul, depuis ce fma- |la fin de æ maudit orage et de on tin, pour aller chasser sur l'étang, ue en paix jusqu’à demain ? D ” et qu'il n’est pas revenu encore ? | là, certainement ve coureur d’a- —Voyez-vous, l'écervelé ! Ma | ventures sera rentré, ou tout - foi ! il va être joliment mouillé, car | moins aura donné de ses nouvelles. il pleut à plein temps. Mais s’il| ; Mme de Norville était à bout attrape des rhumatismes, les eaux .d objections ; cependant, cet excès de notre ami le docteur ne sont-|de sécurité de la part de l'oncle elles pas là ? | d’Adrien la révoltait. — Pouvez-vous parler avec cette | . suffit, monsieur, dit-elle en légèreté, quand ily va de la vie [Se levant ; il ne m'appartient pas d’un jeune homme auquel vous te-| de montrer, dans cette crCORtARCE, nez lieu de père ? s’écria la mar- | plus de zèle qe voie. et, quise avec indignation. Regardez, ee VON RES pe d’inquié- monsieur, ajouta-t-elle en soule- | tudes, je ne dois en conserver au- vant le rideau de la fenêtre et en | cune... - Adieu donc, et puisse montrant l'étang converii tout en- | Votre optimisme se trouver justifié tier en une masse d’écume dont les | de tous points ! vents éparpillaient les flocons dans | l'air; croyez-vous qu'il s'agisse | VOUS déjà ?’’ reprit Malevieux d’un seulement pour votre neveu d'’af- | ton de regret. fronter une pluie d’été ?” | Mais ce n’était là Le Cri du Sang (suite de la 1re page) qu'une poli- —Quoi ! madame, vous retirez-| HONORÉ DE L'AMITIÉ D'UN EMPEREUR UN PASTEUR SAUVÉ PAR LA PE-RU-NA à = EE EE G me) x là ‘ A 7. Le Rév. H. Stubenvoll, de Elkhormn, Wis., est pasteur de l'Eglise Evangélique Lu- thérienne St Jean, de cette ville. Le Rév. Stubenvoll possède deux bibles qui lui ont été présentées par l'Empereur Guillaume d'Allemagne. Sur le feuillet blanc d’une des bibles l'Empereur 2 écrit un texte de sa propre main. Ce pasteur si honoré, dans une lettre récente à la Peruna Medicine Co., de Colum- bus, O., s'exprime dans les termes suivants en parlant de leur fameux remède contre le catarrhe, la Peruna : The Peruna Medecine Co., Columbus, ©. Messieurs :—Depuis longtemps j’avais des hémorrhagies des poumons, et tout le monde désespérait de moi. Je pris de la Peruna et fus guéri. Eïle m’a donnéla force et le courage et m'a enrichi et purifié le sang. Grâce à clle, mon poids a augmenté; | j’aile teint d’unc personne blen portante, et je me sens bicn. C'est la meliieuremé- decine du monde. Si tout le monde tenait de la Peruna chez soi, beaucoup de £ens échapperaient à la mort tous les ans.”’—Ii. Stubenvoil. Des milliers de personnes ont un catarrhe|et satisfaisants de l’emploi de la Peruna, sans s’en douter aucunement, parce qu’il a | écrivez de suite au Dr. Hartman, lui détail- FEVRIER 1903 Et elle raconta rapidement ce qu’elle savait de la situation d’A- drien, sans omettre les efforts inu- tiles dn vieux patron et de son fils pour aller à son secours. M. Malevieux l’écoutait avec at- tention, mais, chose bizarre ! plus Mme de Norville s’efforçait de lui faire comprendre l’imminence du danger, plus le tuteur affectait d’in- crédulité et d’insouciance. Quand la belle veuve l’eut conjuré de pren- dre les mesures les plus promptes pour retrouver Adrien, il dit avec un sourire : ‘“Heureux garçon ! que j’envie son destin !...et sans doute Melle de Norville partage cette aimable sollicitude ? —Ma fille est une enfant, mon- sieur, dit la marquise sèchement, et il n’y a pas à s'inquiéter de ce qu’elle pense... Ainsi donc, a- jouta-t-elle après une pause, vous abandonnez votre neveu à son sort, 2 —Allons, allons, charmante, re- prit Malevieux, ne vous fâchez pas, si je ne puis voir les choses du mê- me point de vue qu’une femme craintive telle vous. Les beaux et grands garçons ne 5’é- garent pas ainsi ; et d’un moment à l’autre nous allons voir revenir notre chasseur, alerte, bien portant, quoiqu’on peu mouillé et très-af- famé peut-être !”” Il s’approcha ée la cheminée, sur laquelle une servante venait de poser deux bougies allumées ; puis il se mit en devoir de régulariser devant la glace le noeud de sa cra- vate et de faire rentrer sous sa per- ruque blonde une mèche indiscrète de cheveux gris. La marquise, déconcertée par cette assurance, craignait d’avoir cédé à des frayéurs puériles. ‘Mais enfin, monsieur, reprit- elle plus tranquillement, comment expliquez-vous l'absence prolon- gée.. —Je n’explique pas, madame ; mais Adrien est un des meilleurs nageurs que je connaisse, et au be- soin il ne serait pas embarrassé pour traverser, d’un bout à l’autre, cette mare d’eau salée qui vous pa- rait si redoutable. Surpris par l’o- rage, il aura peut-être gagné une autre extrémité de l'étang et se se- que | + , . . |tesse, car Malevieux était visible- ment en proie à une grande préoc- | :cupation ; malgré le soutire stéréo- |typé sur ses lèvres, on dëêYinait son | malaise intérieur, son Bon, | son impatience d’être seul. Aussi, Mme de Norville, s’excu- sant sur ce que sa fille attendait son retour, allait-clle regagner sa chambre, quand il se fit un grand mouvement dans la maison ; pres- que aussitôt le docteur conduisant le patron Poncet, ce vieux pêcheur dont nôtis avons parlé déjà, entra brusquement dans le salon. Les domestiqtes et les filles de l'hôtel qui 1e$ suivaient s’arrêtèrent par respect sur le seuil de la porte ; mais on les entendait chuchoter au dehors, comme s’il intérêt. Le patron Poncet, concentrait l’atteution conservait, malgré ses sur qui se générale, soixante santé ; ses traits rudes exprimaient une âpre franchise en même temps qu'une gravité sereine. Il portait le costume des gens du pays : une veste brune croisée sur la poitrine et munie d'énormes poches, un pantalon de toile retenu par une ceinture rouge, et il était coifté d’un bonnet de laine, bordé de ve- lours noir, qu’il retira gauchement en entrant. Du reste, ces vête- ments étaient ruisselants comme si le bonhomme se fût plon- gé dans le lac, et ses longs cheveux blancs pendaient en mèches hu- mides sur son visage. La contenance triste de Poncet annonçait de mauvaises nouvelles ; le docteur lui-même avait la figure bouleversée. ‘‘Monsieur Malevieux, dit-il a- vec embarras, j'ai jugé nécessaire de vous amener cet homme, qui vient de faire une découverte... bien fâcheuse, au sujet d’une per- sonne qui vous touche de près... Allons, père Poncet, reprit-il en s'adressant au pêçheur, racontez à monsieur ce que vous avez trouvé ; c’est l’oncle et le tuteur de M. A- drien’’. Le patron leva son œil gris, na- tureliement plein de défiance, sur Malevieux, et parut l’observer avec | intérêt. Mais cet examen ne fut ra réfugié quelque part, ou bien il] PAS Sans doute à l'avantage du Pa- auta été recueilli par un de ces grands bateaux du canal ; dans tous les cas, il est en sûreté.’’ Mme. de Norville ne se dissimu- risien, car bientôt Poncet détourna la tête en silence. ‘‘Allons, vieux triton, qu'y a-1- il ? demanda Malevieux impatien- Jait pas ce qu’il y avait de probable |té ; tu dois avoir hâte de te sécher ui 54 ne —" We al Moirot, s'agissait d’un événement de haut ans, un air de vigueur et de bonne | d’eau, | fait est qu’un catarrhe est un catarrhe quel- | que part qu’il soit logé ; et un autre fait d’une | importance non moins grande est que la Peru- | na guérit le catarrhe partout où il se trouve. | Si vous ne dérivez pas de résultats prompts | bus, Ohio. été baptisé d’un autre nom que catarrhe. Le | lant votre condition, et il se fera un plaisir de vous donner gratuitement le bénéfice de ses conseils. Adressez vos lettres: Dr. Hartman, Pre- sident of the Hartman Sanitarium, Colum- .... Quelle nouvelle tu ? | —Précairé ! vous le saurez tou- jours assez tôt, si vous aimez vrai- ment ce pauvre jeune drôle ! répli- qua le marin dans un langage moi- tié patois, moitté français. | —À ton aise, digne enfant d’Am- phitrite, dit Malevieux en croisant les mains derrière son dos avec tranquillité ; prends ton mon ami....mais alors, venir me déranger ? .. ——Parlez, mon brave Poncet ! s’écria la marquise d’un ton sup- pliant ; ayez pitié de nos inquiétu- des....Qu'avez-vous vu ? que sa- _vez-vous ?’ Le vieux patron se tourna vers la personne qui venait de l’inter- peller et l’examina à son tour : sans doute la pâleur et la voix émue de Mme de Norville lui inspirèrent des sentiments moins hostiles, car il fit une sorte de petit salut en re- tirant la jambe droite en arrière : cependant, il se taisait toujours. | ‘‘Excusez ce pauvre homme, dit ‘le docteur, il n’a pas l’habitude de se trouver en pareille compagnie... Mais je ne prolongerai par les an- goisses de M. Malevieux ; il a du courage, il supportera avec fermeté le malheur dont il est frappé... Sachez donc que le patron Poncet et son fils Etienne, après avoir tenté vainement d'aller au secours d’A- drien, qu’ils supposaient en danger, ont eu la pensée de parcourir les bords de l’étaug, malgré la tem- pête. À quelque distance d'ici, ils ont aperçu un objet informe que les eaux ballottaient près du rivage. Ils se sont approchés avec empres- sement et ont trouvé une nacelle renversée :; ils ne doutent pas que ce ne soit le ‘‘nèguc-fol”’, sur le- quel votre neveu est parti ce matin pour la chasse.’ Cette révélation fut accueilli par un morne silence. La marquise, toute tremblante, poussa un faible gémissement et tomba sur un siège. Malevieux parut aussi éprouver uu trouble extraordinaire ; sa figure plâtrée avait pris une expsession d’'égarement. “Si cela était ! murmura-t-il comme à lui-même ; si le destin a- vait voulu trancher la difficulté de pourquoi m’'apportes- | temps, Immense Opportunity For Getting a Beautiful Watch and Chain Free.—No Money Re- quired.—Every Man, Woman, Boy, or Girl has the same Op- portunity under our System. lu order to have Dr. Arnold,ss En- glish Toxin Pills placed in the hands ot all persons suffering from bad health we THE FAIRBANKS Gas and Gasolene Engines FOR ALL POWER PURPOSES BUILT IN ALI, SIZES These Engines are the Cleanest, Most Convenient and Most Economical Form of Power. SEND FOR CATALOGUES AND PRICES. Vertical Gas or Gasolene Engine, 1,2 & 4Horse-Power Fairbanks Standard Scales Valves, Pipe & Fittings, Mill Supplies, Machine Tools. THE FAIRBANKS COMPANY 747 & 749 Craig St., Montréal. 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