14 ? PUBLIE LE JEUDI DE CHAQUE SEMAINE » ANNONCES tère Insertion la ligne rocts. ‘Insertions subséquentes, 2ct Cantes d'éffaics, $s par an A 4 F. J. Buote, Editeu PRE ananas —hmmmncnnarmamrre a —…—— Vol. + EE pe 00 1 00 he dr M OL'Impartial, { “L'Union fait la Force.” } (. | L’IMPARTIAL. Le seul journal français dans Il Ju Prince Edouard. ARONNEMENT : RÉ OX moi... ss D M uit 0 il nd Abonnement : $1.00 Payable d'avance. ..$1.00 08 ..30 Tignish, Ile du Prince Edouard, J eudi le 18 Janvier, 1894. No. 30. CARTES D'AFFAIRES. J.Doiron, M. D. Gradué de l'Université Laval, Montréal Bureau et Résidence dans la maison anciennement occupée par E. Haekett Eer. TIGNISEH, I. P. E. Jnin 15 63 tf SEE THE PLANS OF The Temperance and General Life Ins, Co’y of North A merica. FOR CHEAP RATES, LIBERAL POLICIES, GO0B RETURNS. FULL GOVERNMENT DEPOSIT, H, J. MceNEIL, Summerside, General agent for P. E Island, Dr.J.J, Desnoyers TIGNISI, I. P. E. Bureau du Block Chaisson, Broad Street, près de la station. Pour la commodité de ses patients qui n‘ont ni chevaux ni voiture le Dr. Desnoyers les visite à ses frais. Nov. o'h. 93 tf Jno. P. Brennan, ALBERTON, FE T Agent for the best Fire and Marine Insurance Companies. R sks taken at 'owes: :a es ir the fo'lowing c-mpanics: Commerci:l Union of London, Lnceshire A:s Co. of L'v:rpoul Scottish Un'o1 & National Ass. Co. of Edinburgh Biitish American Ase, Co. cf Toicu'o Quebec Fire A-s. Quebec Confederation Life A5s. Co. Toronto The Canada Accidesnt Iusurarce € 2. Mortreal Lloyds Plate Glass Assurance Co. Ceal and Lumber always on hand JAMES J. JOHNSTON, AVOCAT, NOTAIRE PUBLIC Erc Ftampers Block, Victoria Row, CHARLOTTETOWN, Fr EL D. J. Doiron. Tailleur d'apres le Systeme le PLUS MODERNE ET LE MIEUX APPRECIÉ. Prix modéré. rantie. Bloomfield, | près de l'é:lise H PE. cathcl'que. dm jlt 15 °93 Plus de 000x00€0 J'ai décidé d'abolir le sys- teme du Credit dans mon commerce. 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Si on a cherché à embellir les alentours de sa maison en plan-” tant quelques arbres. Si on a manqué sans ralson grave d'assister aux assemblées du cercle. Si on a critiqué sans raison suffisante. Si on a jugé les conférenciers sans les entendre. Si on les a écoutés patience ? Si on a mis en pratique leurs conseils quand ils avaient du bon sens ! Ni on a fait l’écrevisse ou si on a suivi la marche du pro- grès. Si on a donné l'exemple du du luxe dans les habits, les voi- tures, etc, Si on a empêché les procès, les dissensions, les jalousies, ete, Si on a causé du dommage à son prochain par la négligence dans les cours d'eau, les clôtures, les mauvaises herbes, les mau- vais chemins, les taquineries, etc., etc. Si on a conservé tous les numéros de son Journal pour les faire relier. Ni on est en bonstermes avec son curé. sans im- CONTE DU NOUVELLE AN LES TROIS SOUHAITES Bonne année ! amis lecteurs, et pous vos étrennes, permettez moi de vous conter une histoire authentique et véridique, le con teur, comme la plus belle fille du monde, ne pouvant vots offrir que ce qu'il a, Si le cadeau n’est pas tangible croyez bien que les vœux vien- nent du fond du cœur. Done, voici mon histoire. La scène suivante se passait en l’au 1867, sur ies bords de la Garon- ne, d'où, du château de mon père... . Vous voyez déjà qu'il ne s’a- git pas ici d'une gasconnade. Une dame, d’un air vénér- able et compatissant, et dont la voix douce et pleine de jeunesse contrastait singulièrement avec les rides de la vieillesse, ayant par des revers de fortune, été obligée de recourir à la charité publique, tandit un jour la main à un jeune ouvrier, dont la figure franche et honnête ré- célait un brave et noble cœur. Mettant la main dans son gousset, il en retira une pièce blanche qu'il mit discrètement dans la main de la pauvre vieille. Alors celle-ci, touchée de reconnaissance, lui dit : —Mon ami, vous paraissez avoir du courage et de la bonne volonté : prenez ce talisman, et si vous êtes rééllement ce que je pense, vous ne tarderez pas à voir la fortune vous favoriser et à mériter l'estime de vos concitoyens, Ce talisman, qui fut accepté avec reconnaissance, était tout ne . . à i simplement un petit carré de papier sur lesquels était écrit : “ Ne vous iaissez pas abbatre par l’adversité, car souvent ce que l’on croit un malheur n’est que le prélude d’un bonheur inespéré. “Ne comptez jamais que sur vous-même, “Pensez que ce que vous né- gligeriez aujourd'hui. resterait à faire demain. KI] vaux mieux s'imposer quelques anneés de privations que de devoir en subir pendant toute la vie. “Il n’y a pas de plus grand bonheur que de pouvoir se faire une honnête aisance, tout en étant utile à ses semblables.” Quelques années après, la prédiction se trouva réalisée. Après avoir épousé une jeune fille charmante et économe qui | Jui donna plusieurs gentils en- | fants, le jeune ouvrier d’alors | possède un établissement avan- tageusement connu du publie, | et à sa prospérité s unit le res- pect de tous. | Un autre ouvrier, noceur femme dépensière et acarlâtre celui-là et qui connait la cause de cette | prospérité, va trouver celle qu'il | nomme la bonne fée et lui dit: —Mon épouse vous pris de nous donner aussi un talisman. La bonne dame qui devine leurs intentions, lui répond d’un | ton fort moqueur : —Entre vos mains il ne pro- fiitera pas ; mais si vous changez | de conduits, vous pouvez faire trois souhaites. Bouleversé par ce résultat qui dépasse son espoir, il sort comme un insensé en se disant: —Je sacrifierai le premier sou haiïte pour faire tomber la for- tune et la bonne réputation de mon concurrent ; les deux autres sufliront pour nous faire, moi et ma femme, les plus riches et les pius heureux du monde. Afin de pouvoir raconter plus vite cette bonne nouvelle à sa | ménagère, 1] loue un cheval et: part au galop. Muis trouvant que la pauvre bête ne va pas assez vite, il dit ; —Méchante rosse, que ne te casses-tu le cou !......……. Aussitôt, le cheval tombe | mort. Comme cet accident di- minue fortement la confience qu'il avait pour sa celle qu'il croit être sa protectrice, 1l re- lève le harnais pour l'emporter | mais les gamins s'amusant de | sa mésaventure, et lui, trouvant trop lourd ce fardeau, il le jette | dans la Garonne en disant avec | colère : —Jete verrais avec plaisir | sur le gros dos de ma femme, Se trouvant ainsi débarrassé du harnais, il se rend clopin- | clopant chez lui, où il voit, avec stupéfection sa chère moitié marcher à quatre pattes et | | mandèrent l‘aide des voisins. Ceux-ci | finirent par reconnaitre Getho!l z, qui succombant sous le pieds du malheureux harnais qui était | encore mouillé et dont personne | n'avait pu la débarrasser : Chere bibiche, dit-il, j'espère parvenir à le relirer. À peine a-t-il mis la main des- sus, qu’a son grand étonnement tout tombe comme par enchante- ment, et en même temps parut une femme jeune au regard | angélique, qui lui dit: et qui possède une ceux qui sont travailleurs, bons, honnêtes, généreux, mais je ne protège jamais les méchants, ni ceux qui veulent s'enrichir aux dépens des autres. Et, disparaissant en laissant derrière elle un parfum suave et pénétrant, elle s’envola dans les airs en laissant tomber une corne d’abondance que j'ai ra- massée et ou j'ai cueille ceci : “Pour vous, charmants bébés blancs et roses, des bonbons pour sûcrer yotre existence; pour vous, jeunes amoureux, des rêves dorés qui seront la joie de votre foyer familial ; enfin, pour vous tous, riches, pauvres, jeu- nes et vienx, bonheur, sañté, longue vie, tels sont, amis lec- | teurs, les félicités que je vous souhaite du fond de mon cœur,” GasTonN P. LABAT. EAU PURE Veillez sur l’eau que vous buvez et aussi sur l’eaû que vous donnez à vos animaux. | La bonne eau entretien la santé: | L'eau impure, voilà le poison qui tue | et dévore parfois des populations en- | tièrer. à Gare aux infitrations de jus de fu- mier ou d’eau gatée qui } énètrerait | jisque dans vos puits ou dans vos | sources ! Si vous n'y prenez garde, | cette eau, pure en apparence mais | suoi lée en realité, peut amener la ma- | | ladie et mê.ne la mort ju-qu'au milieu de votre famille. | Profitez des mois d’hiver pour étu- | dier, préparer et raisonner vos travaux | de la prochaine saison. Mettez votre comptabilié en règle, et établissez avec soin votre compte de profits et pertes, Triez à la maison votre blé de se- mence. Ordre, propreté, régularité en tout temps et en toutes choses. Chaque personne et chaque chose à sa place. | | | | Une dépêche de Prince Albert donne des détails sur un éstange cas de suicide. La dé, 6:he dit qu'un nommé James Brinkman est parti de | sa maisen et s’est rendu an milieu de la rivière, dont la surfsc: était gelée. Après avoir creusé dans la glace épaisse de p/us d’un piei, un trou d'environ 22 pouces de / ng sur 22 de large, il s‘y est laissé glisser et a dis- | paru, emporté par le courant. Avant | de s‘enfoncer sous l'eau ila!aisé sa pipe son tabac et ron couteau au bord | du trou, et a écrit sur la neige :‘‘C‘est | ma dernière pipe. Il fait froid, | Adieu ! “ | On ignore les causes qui ont poussé | Brinkman au suicide, Durant la nuit de Noel, un cultiva- teur de Newcastle, Pe., nommé G2- | tholtz conc it l'idée de faire une sur- | prise à sa fami!le et l'exécuta sur la | champ. Desirant se faire passer pour | “Santa Claus, “il s'introduisit dans la | cheminé: de sa maison et commença | à d:scendre , mais, à moitié chemin, il fut arrê.é, la cheminés étant trop | é.-roite. Le malheureux appela au se- | cours et les memdres de sa famille, frappés de terreur, s‘enfuirent et de- 1 | | | ne fut délivré de sa dangereuse posi* | tion qu'avec beaucoup de difficuliés. Temps dificiles ! Temp: dur ! Tel est e cri que l‘on entend d'une extrémilé à l'autre des Etats-Unis, Le nombre des sans travail va s'aceroissant, la fa mine étreint de sa main éécharné: des milliers d'êtres humains et le force égoïsme des archi-millionnaires awéri caics les rend insensibles à tant de souffrances. Les trois souhaits sont ac- complis : je suis la Philanthro- | pie! Je prends toutes les formes et me sers de tous les moyens pour secourir toutes les infortunes ; Le plus curieux navire de guerre | qui soit au monde est le “Polyhanus“ de la marine anglaise. C‘est un long tube plongé dans la mer, sans mats, ni voiles, dont le pont ne dé ;asse que j'affectionne de quatre pieds la surface de l'eau. |