Les jeux du pique—niqùe La "striking machine"...ceci consistait d'une plat— forme de bois avec un gros poteau d'attacher dessus. Il y avait un morceau de fer qui montait le poteau lorsqu'on frappait avec une grosse “masse” en bas du poteau. Si on pouvait faire monter le morceau de fer jusqu'en haut, il y avait une cloche qui sonnait et on gagnait un cigar. C'était une bonne place pour se faire des muscles et aussi pour prouver sa force auprès des autres. Il y avait toujours beaucoup de fille alentour aussi, pas pour frapper le fer mais pour "watoher” les gars. C‘était un jeu qui allait toute la journée. “Hit the nigger and get a eigar"...Ce jeu consistait d'une toile attachée à l‘arrière d‘une "stand". l1 y avait un trou dans la toile et il y avait des volontaires qui se “blackait” la face et se montrait dans le trou de la toile. On payait cinq sous et on avait trois chances pour essayer de frapper le petit nègre qui était derrière la toile. Ceux qui le frappait gagnait un Cigar. Les p'tits nègres...Ceci était un autre jeu qui était bien populaire au pique*nique. Il y avait cinq ou six petits nègres en bois attachés ä une planche avec des pommes et si on en faisait tomber on gagnait des cigars. Les Tignish Les Tignish étaient d‘une grande importance, la jour“ née du piqueünique. Le Père Arsenault était originaire de Tignish, alors il était toujours certain que les gens de par lâ viendraient s‘il les invitait. Ils venaient par train et les gens de Montharmel allaient les chercher en "truck wagon"g Il y avait toujours environ une cen» haine de personne qui venaient de Tignish alors ça prenait pas mal de "truck wagons" pour les transporter. Tous les "truck wagons" étaient décorés aVec des branches d‘arbres et c'était une moyenne excitation quand les Tignish arri— vaient. Le soir après le piqueanique il fallait aller les ramener en temps pour le train du soir â Nellington. Les pound cakes Pour les tables du piquewnique on faisait des gros gâteaux qui servaient ä décorer les tables. Ils avaient trois ou quatre étages de haut et ils étaient placés sur une “stand”. Quand les repas étaient finis On vendait ces gros "pound cakes" ä l‘encan. Là il y en avait pas mal . d'hommes qui "feelait ben" car on n‘oubliait pas de se faire de la bière pour le piquewnique.g.nes "pound cakes" pou” vaient éonc rapporter une assez bonne somme d‘argent.