ë % va SF COPA AS see ANT DOME" “9 os. carn ens ames Ré nn eme manne au 5 LE MARTYRE D'UNE MERE DEUXIEME PARTIE. | (suite.) VI De icutes les ruses, il avait choïti la plus triviale, la plus grossière, certaine d'y engluer celui qni s'affublait du titre de |Sement Dom Prospero..….…. 11 ne s'é-| régisseur s'était, dès le com- mencement du repas, laissé aller à parler de ses immenses propriétés et de ses richesses multipliées. Le ducteur recom- mandait à son complice, si niais que fût l'oiseau, de se montrer assez prudent pour le faire tomber dans le piège. —Vous aller avoir l'obli- gence de vous tenir,—disait-il à mi-voix au professeur, —au- | trement cet imbécile finira par voir que nous nous moquons de Jui....ÆEnsuite......Je vous défende de lui gagner plus de cinq mille francs... Vous m'eutendez !:....Je vous le dé- fends d'une façon absolue. Mi-Mile fit mine de regimher —ËEt pourquoi cela ?.……. demanda-t-il d’un ton de 1ort méchante humeur.—llcst rond comme üne POMIME.........4) US- qu'à présent 11 n'a joué que son argent, c'est visible... Maintenant c'est la galette à sôm patron qui va Ja danser. Pour peu qu’on arrose le bon- homme d'un verr: ou deux d'un punch un pen corsé pour l'entretenir, tout ce qu'ila de monnaie dans lés maius mien- nes.....Faut pas être malin pour voir ça... —J: vous le défends,—vous m'entendez. Plus souvent—avec ça que ça se trouve dans la rue l'occasion de gagner cinquante mille balles! —ÆEvoutez-moi bien, nio},—dit une dernière fois le docteur d'une voix à Ja fois soude ct âpre,—si vous ue m'o- béissez pas, je vous parviens que je vous casse la tête d'un coup de pistolet, comme à un chien Je m'arrangerai ensuite avec la justice... —Dans votre intérêt—mur- mura le docteur, je vous con- s-iile de m'obéir. Dém Prosnero était sur le pas de la porte. Le mulätre était sombre. Le fev de ivresse ceiui du jeu flamblaient dans ses pruucelles Mais point d'hésitation en lui. il voulait jouer encore, jouer quand même... 1] jouerait jusqu'au dernier billet apparteuaut au comte de Val- verde. —Seriez-vous indisposé, lui Los demanda hypocritemeut je doc- Nr... Avez-vous assez Joué ? La perte que vous venez de subir vous contrarie-telle ? Sir Edwari m2 disait, pendam l'instant qu'à duré votre «b sence, qu'il est au d'ses;oir de la iouruure qu'a prise cette par- tie. Et cependant, à difiérentes reprises, 1l a jeté des atouts. —Je ne prie personne de me ménager,— répliqua Dom Pros- pero d'un ton hautain,—la pur- tie doit suivre sun cours. Nous allons continuer, si voas ie vou- lez bien. Le docteur reprit la place professeur, ii gagna le premier coup de mille francs, nouvel l enjeu réclamé par le métis. La veine a de ces surprises J’ar contre, il predit le coup sui- vant. Cela faisait deux mille, l'en- jeu avait été doublé. Ccurnoïil alors remplaça le docteur. Celui-ci, tout en cou- tinuant à jouer le personnage du vicomte de Moreney,—di- sait humblement qu'il w'était pas possesscur d'une assez grande forture pour jouer un jeu aussi élevé. ” Dom Prospero étalaut audu- fut à l'aide du } &. dr Satin À Cour- ciensement une liasse de billets de banque sur la table lécrasa littéralement d'un dédaigneux regard. —AÀ nous deux,—ditsil à s'* Ed-vord-ct dans son bara- gouin il ajouta :—Il n'ya que nous à avoir les reins assez sol - des pour jouer la grosse partie. Que voulez-vous.-fit pitet- le faux vicomte,—il n’est pas donné à toute Île] lijonnaire. Entre temps du puneh avait été apporté, et le métis en ab- sorbait fréquemment d'énor- mes gobelets Le docteur s'éclipsa un in- stant, sans que les deux joueurs animés et énerves s'aperçus- sent de son absence. Dans l'une des salles il rencontra l’un des maitres d'hôtel. —Vous devriez bien pré- venir votre patron,—dit-il,— que dans le cabinet on je suis on joue un jeu d'enfer. 117 à un de ces messieurs qui a déjà perdu une forte somme... il est un peu pris de Champague |j'en ai peure,et il perdra jns- qu'à son dernier Jouis. Si jin- terromps la partie, il me cher- L'IMPARTIAL mestique qu'ii put gagner son appartement, 11 tomba comme une masse sur son lit, et #'eil: dotmit d’uti Sämmeil de plomb, sommeil qui est le même chez les joueu s, les voleurset les assassins, alors que les utis Fiën nent d'achever ue partie ruin- euse, les autres de comlüettre tn ctime. Lorsque le docteur Dréan et le professeur se trouvèrent : | . ; r il-,seuls dans la chambre de ce tait pas trompé, on l'a vn. Le monde d'être comme vous mil-; dernier. Celui-ci. tou‘ en enle-f vant les postiches qui le dégui- saient en faux Anglais posa d'une langue un pen épaisse la question suivante. —Ah! ça, patron, maintenant que c'est fini, jen ai pris mon parti, bien que ça êté dur, vou- lez-vous me dire pourquoi vous avez laissé quarante mille francs à cette canaille de nè- gre ? Voilà une gaffe dont je ne me consolerai jamais, Un soürire de pitié vint er- rer sur l:s lèvres pincées du docteur. —Monsieur Courniol, j'ai peur de ne pouvoir jamais vous utiliser..…....Vous êtes un s0t, monsieur Ccurnio!....Si vous aviez enlevé à cet imbévile ses cinquante mille fraucs, ou plu- 'chera certainemeut une mau- | vaise querelle.…..…...On devrait bien venir à mon aide. — Parfaitement, monsienr,— répliqua le maitre d'hôtel en :s'inclinant,— nous allons aviser, vous pouvez en être certain, ct soyez sûr que le patron vous remerciera. Le faux vicomte rentra aussi- tôt dans le cabinet. | Je me méfié du sieur Mi- Mile, murmura-t-1l entre s's lèvres. Les deux joneurs n'avaient levé les yeux, fixés sur leurs ‘cartes. que pour prendre leurs verres de punch ct les porter à leurs levres. Le docteur avait: | bien fait de se méfier Sir udward Eournoil com- mebçait un nonveau conp. C’é- tait à Juila donne. Ses oru- inelles bigiaient en regardant le sixième, c’est-à-dire le tième billet de mille déjà étulé sur la tab'e. Dom Prospero n'avait rien remarqué. La double ivresse, du jeu et de l'alcooi, sous je poids desquelies il se débattait l'aveuglait complètement. 1 ne voyait plus que l'or et les cartes. À ect instant, apparut sur le la porie un sep- seuil de muitre | d'hotel. —-M. Je directenr--dit-il d'un {on majestueux,--prie ces messieurs de terminer leur par- tie. Nous avons pas le droit de permettre ici des par!'ies pro- ilongées Si Ja poiice venait à en être justruite, elle ferait fer- wer notre Ctablissement et ar- réterait certainement es jou- eurs. Le maitre d'hôtel ne savait pas qu'il employait le plus sur noyen de calmer l'ardeur de sir Edward. Le neble Anglais! n'eut jas plutét entendu bruire à ses creilles le not “police” tôt ceux de son maitre, vous (l’eussiez entendu braire de- imuin matin, comme un âne qu'on étrille. 11 aurait hurlé qu'on l’avait enivré pour le vo- ler... La police fût intervue Tandis qu'à present, .je vous parié ane chose, c’est que Prespero Guarda, en s’éveil- lant demain, rassemblera ses 1 dées, se souviendra de sa par- tie ds cartes, verra qu'il a écor- né de cinq milie la somme qu'- il doit apporter à son maitre et se fera le raisonnement que voi- UE “Jemais le comte de Valver- de ne voudra troire que j'ai été volé.......1il sera convaincu que c’est moi qui suis ie vo- lleur. Il prendra les quarante- | cinq mille francs......me met Itra à la porte....…..ÆËt je me trou verai dans la poussière de la ronte, sans sou ni mailie. Tandis que, sans être ni plus noins traite de voleur, je puis garder les quarente-cinq mille francs qui restent... Et le docteur conclut : |. —Le choix de Prospeso n'est | pas dounteux....…..ll gardera iles quarante-cinq mille francs. Vous pouvez dormir tranquil- le, monsieñur Courniol, pour cette fois, vous ne serez point inquiéte. Le professenr dormit la gros- se matinée, ainsi qu'il convient à une conscience pure. Vers midi, après avoir endos- sé son déguisement britanni- que, il se disposait à passer chez le vicomte de Morency, jorsque dans le corridor, il croissa le muitre d'hôtel qui, la veille, avait arrêté la partie. 1} crut pouvoir Jui demander des nouvelles Dom Prospero Cruarda. — ji faut croire, monsieur, — répliqua le domestique—qu'il | de qu'il prononça en bredouillaut: —Nons termisons ! | nous terminons. Eu Ceux coups, le billet de | mille fut rejoindre les autres. Dom Prospero ne laissa ‘échap| per qu'un “Demonio"” étrauglé. | yeux fcroces, ayant Ja folle en-! . +: vie de chercher quereile à quelqu'un. 11 se leva à regret | levaient dejà. Le vicomte de Morency sol-| dait le diner et punch, menait le baronnet qui venait, d'achever de se griser en finis-| sant le bol de punch, auquel! il bunvait à même. | Don Prospero Guarda était. complètement ivre. C'est à. peine s’il salua les deux nobles ! seigneuls qui renalent si gra, et em-\| cieusement de le dé por ET x bras y x $ a été furicux d'avrir perdu hier au soir, var ayant appris ce ma- tin, à la première heure, que l'Orégou était sous vapeur et pariait immédiatement pour New-Yerk, il a payé sa note, à fait charger ses bagages et s’est de 1liouluit autour de lui des! embarqué Tenez, monsieur, à l'horison, en haute mer, vous voyez bien ce panache de fu- mée..….....C'est l'Orégon qui V de la table que les garçons en-|emporte dom Frospero Guar- da Le professeur remercia Je maitre d'hotel. Celui-ci se reti- ra ep murmurant : — J'aurais parié vingt francs que c'était l'Anglais qui avait fioaté l’autre, et c'est celni e. | qui se sauve !......Ma foi je n'y! com prends plus rien... | Courniol, dit Mi-Mile, péné-' {ra tout penaud dans la chem- bre du docteur. | Celui ci mettait la dernière waiu à sa toilette. ut sr pu —Ma foi, patrou,-=fit Cour: uiol, l'ereille hasse;==votis êles ti malin, le nègre a filé des patron minette......vous aviez TRISON ......... : Le docteut Dréan s8 conteñ- ia de lever ies épaules et répon dit à M. Courmol: —Prospero pärt pôur l'À mé- rique, est fort bien; nous, nous retournons à Paris, nous n'avons plus rien à faire an Havre, VII L'INGRATITUDE D'HENRY SHELDON Uue semaine ne s'était pas éconlée que le comte de Val- verde hthérait la certitude du vol dont il était victime.. ainsi que de la disparition de son ré- gisseur. 11 avait aussitôt fait jouer ie télégraphe, pour faire filer le mulâtre à son arrivée à New-York....…....Mais il agis- sait ainsi pour l'acquit de sa conscience. Ses cinquaute mille francs étaient bien perdus, 1] l'avait dit à son excellent ami ie marquis de Monthéant, il en mourrait pas, pourtant il se trouvait dans l'impérieuse uécessité de retourner au plus vite en Amérique, Et natureile- ment il emmenait avec Ini sa fille. Laura était inconsolable. Ses beaux yeux de velours ne cessaient de verser des larmes. C'est alors seulement qu'elle s’aperçui combien Henry Shel- don lui était cher. Le marquis de Monthéant re- cevait un jour par semaine en son hôtel de l'avenue de Vil lers, Naturellement Henry Sheldon était l’un des assidus de de cs réunions élégantes, où l’on commençait par faire de la musique, pour eu arriver toujours à quelques tonrs de valse. Laura devait partir le surlendemain, et, tout en dan- saut, avec Henry, tout en tout billonnant, au milieu de cette joie, de ce luxe.—elle sentait le froid de l'angoisse lui enva- hir le cœur, le sourire de com- maude auquel elle s'était eon- damnée, expirait sur ses lèvres: Dans un coin du salor, se dissimulant tant bien que mal derrièré une courtine, Philip Fairbank ne perdait pas de vue les deux désolés. Car Henry é- tait tout aussi désespéré que la pauvre p tite créole. Cependant la valse allait fi- uir. * Henry euträinuit la désolée Laura vers la serre. Là, les jeu- nes gens, oubliant le reste du monde, s’assirent sur un banc à l'ombre d’une fougere gigan- tesque. Peu leur importait que l'on s’aperçût de leur absence ! pres .1ls n’en avaient plus nul souci à cet instant —Laura,—fit Henry Sheldon en s'emparant de la main de la jeune fille que celle ci aban- donna sans résistance, —Lanura, “ous allez paitir...……. partir... partir bien loin! Vous m'oubli- erez !....…. —Jamais, Henry,—répondit énergiquement Mile de Val- verde,—c'est plutôt vous, qui demeurez à Paris, au milieu de ces joies coustantes, de ces plai- sirs toujeurs nouveaux, c'est plutôt vous qui ne tiendrez pa- votre serment. —Oh ! Laura! Comment rou- vez vous croire ? Un éelair brilla dans les yeux noirs de Ja créole. Le sang brülant, surchauffé par le so- leil des tropiques bouillionnait en elle. — Pourquoi me Jaissez-vous partir seule, aiors,—dit-elle d'une voix sourde.—Vous m'ai- mez !.......Vous êtes libre !… Et vous restez à Paris ! —Eh! que désirez-vous que - {je fasse. Dites-le !....… Votre pars rain ne veut pas vons mail:r encore... iilue l'entend sous aucun p texte, et je crois fort que cette phrase qu'il pronon:a à diner, l'autre soir, chez M. de Monthéant, s'adressait bien à INOÏ...., (à continuer) AL RE NC mue 0 FPT RS CMENTER HÈÉR É. PAR Nr > TERDNX , LS hééte IN | 4 LEE 1 am still to be found at my busi- ness stand always pleased to sell you all kinds of Tinware, My prices are eut to meet hard | times. STOVES! STOVES ! You can't winter with that. old : FE stove. Come right in and geta nice ” new heater, which will give you the BEST of satisfaction, | Don't leok in the grass for Bargains Come right to my store and get BARGAINS. FÜURNACES FÜURNACES FURNACES Get a Hot Air Furnace and save |: One Half the cost iu yeur coal bill. A. J. BERNARD Tignish Our new Catalogue is a grand portfolio of all the la best styles of Organs and Hncs It illustrates, mt and gives manufacturers’ prices on Organs from $25.06 u ; and Pianos from $i150 up. 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