RC NN PP ON TNT CE a . L'IM PARTIAL JEUDI LE I] Re Re ne nn UE SA AN TE RE UE M: JÉ à - / em en SEPTEMBRE, 1902 Discours prononce a la Conventio n de Waltham PAR L'HON. JUGE BREAU, DE LA LOUISIANE. O Le) O0 0 0 Le juste et le vrai se font sentir tôt ou tard. Leur antithèse : l'injuste et le\tat que l’on sait relativement aux faux entraînent au mal, au désor- | derniers et que l’histoire nous a dre et à la ruine. souvent raconté. Le juste et le vrai sont attrayants| Je ne vous parlerai pas plus long- à l'homme bien intentionné ; l’'in- temps sur ce sujet, il vous est fami- juste et le faux sont repoussants et lier. J'ajouterai cependant que injurieux. (l'on ne détruit pas un peuple, ou Le juste et le vrai sont imimor-|même une colonie, et que votre tels ; l’injuste et le faux sont appe- | présence ce soir prouve de la ma- lés à être condamnés et oubliés. }nière la plus convaincainte que les Les belles stances de Longfellow, 'attentats de la Grande-Bretagne dans son poëme portant un titre dans cette direétiou n’ont pas qui se suggèrera de lui-même sans | réussi. | | Î le nommer, peignent admirable-| Quant à la partie plus au sud du ment le beau et le juste faisant res- | continent, les évènements se sont sortir les grandes fautes commises | prononcés entièrement contre l’An- et les actes de hideuse injustice. | gleterre et les colonies américaines En maintes circonstances, pen- | devenant libres, imposèrent d'assez dant la découverte du continent a- | justes limites, pensons-nous, aux méricain, le juste et le vrai se sont | découvertes des Cabets. fait prévaloir quelquefois avec dif-} A la fin du r7ième siècle et au ficulté il est vrai, mais toujours commencement du 1Sième, l'An- avec le succès final d’être univer-|gleterre convoitait aussi la Louisi- sellement ressentis. ane. La destinée, à l'instauce du Un pauvre pilote de Gênes, do-!juste, la lui refusa, et par la ces- miné par une idée, au milieu d’un | sion qu’en fit la France en 1803, la équipage révolté, guidé par le vol| Louisiane devint une partie de d'oiseau venant d’une région in-|l’'Union Américaine. connue, aperçoit la lumière d'une | Pendant l’époque d'exploitation hutte indienne et le matin suivant | qui suivit celle des découvertes, il il salue les forêts du nouveau |y a de beaux noms à garder en monde. Et cependant ïl fut le notre mémoire, Des Jacques Car- premier Européen qui traversa, tier, des Fernand, De Soto, des chargé de fers, l'océan dont il a-!/Verazzani qui reconnurent les vait exploré les flots. Noble et}cûôtes de l'Acadie, la Virginie, la généreux, il endura ses souffrances ) Floride, et des Leverendry, qui dé- en silence et ses chaînes apportent | couvrirent les Montagnes Rocheu- un honneur nouveau à son nom. ses et qui nous laissèrent des noms Del Balboa, explorateur espa-}que la vérité se plait à honorer. gnol, prit possession de l’océan Pa-| L'histoire a aussi tenu compte des cifique qu’il découvrit au nom de découvertes du grand et pieux mis- son pays, et cependant peu après sionnaire Marquette et de son aide fut exécuté au nom des lois du!Joliette et de celles du brave La- même, à l'instance de ses accusa-!Salle, teurs envieux et cruels. L'his- De l'époque de l'exploration à toire, dans sa justice, a néanmoins celle de la colonisation du conti: | L. “ consacré sou not illustre et sans | nent, la période des transitions} reproche. in’est pas longue. La colonisation A cette même époque les Cabots, | offre cependant nombre de preuves habiles navigateurs. obtinrent une |convaincantes que les sentiments charte d'Henri VII leur assurant la | du devoir et l'amour du vraï finis- moitié des bénéfices de leur décou- | sent généralement par vaincre tous vertes. les obstacles qu'ils rencontrent et à Ils découvrirent l'extrême nord |<tablir leur prédominance. du continent américain. Le gou-| On s'accorde à louer la grande vernement anglais a depuis beau-|valeur, l'énergie et la persévérance coup lutté pour faire valoir les des premiers colons. Ils furent prétentions de ces navigateurs en | des hommes de bien. Ils eurent se basant sur cette charte pour ré- leurs peines et leurs désolations, clamer l'entière possession du con- |mais aussi leurs succès et leurs tinent Nord Américain. |triomphes. L’honneur les à fait Vers la même époque, nombre | persévérer et ils sont restés à la de marins bretons et normands fai- | hauteur de leurs rudes tâches. Ils saient de grandes pêches dange-|ont laissé des belles traditions et on reuses chaque année sur l'océan | ne devrait pas les laisser tomber Atlantique. Il recevaient, dans le|dans l'oubli. C’est au contraire en port de Paimpol au moment deles répétant sans relâche, qu'on L'Angleterre s'opposa aux pê-{des injustices flagrantes. S2s file cheurs et à la colonie avec le résul-)}ont fortement protesté contre la cession faite par la France à l’E:- pagne en 1759, disant : ‘‘S'il faut un changement de gouverment, qu'on nous permette de nous gou- verner nous-mêmes.” Leur appel au gouvernement de Louis XV fut vain. La monarchie française, déjà chancelante, indifférente les abandonna, Lafrenière ‘et se: braves compagnons résistèrent. Lis furent condamnés et injustemen exécutés par ordfe du -gouverneu: espagnol O’Reilly, de triste mé- moire. Ils furent les premier. martyrs de la liberté sur le conti- nent américain. Sous la domination espagnole les colonies, grâce à leur persévé- rance et à leur énergie, devinrent prospères. A la fondation de l’E- tat, les colons étaient en asse: grand nombre et jouissaient d’une certaine prospérité, fruit de leur travail. On respecta leu:s droits. Le gouvernement que l’on a- dopta fut basé en grande partie sur le système de droit civil auquel i's étaient habitués depuis les premiers jours de la colonie. À Rome, pendant les beaux jours de prospérité et de lumière intel- lectuelle, les lois romaines étaient basées sur le respect de la famille, de la,religion et de la propriété. Les principes du ‘‘Corpus Jur:s Civiles’’ sur les obligations et au- tres droits personnels furent et Je sont encore les plus beaux et les plus justes du monde. En Louisiane, les liens de fa- mille, les droits des personnes sort sous l'égide du droit civil. Sors un gouvernement libre ses belles maxijines protègent la vertu, l’hor- neur et les fruits du travail. Les colons ont obtenu une bell part des terres publiques. De nes jours un grand nombre sont pro- priétaires. Les chances de réussir et de s'élever sont les mêmes pou tous. Sans doute il y a des irré- gularités ; nous ne donnons pas er- core prés de l’âge d'or des poètes Néanmoins il y a un bien être gé- néral, et on peut dire que mainte- nant la population arrive à sor plus haut Gegré d’homogénéité tant au point des idées que des sympathies. Elle est essentielle- ment Américaine. Rien en votre présence ne me fait penser que je ne suis pas en- core dans notre belle Louisian”, Vos noms me sônt familiers, ils sont les noms de tiombre de nos fa- milles. En partant de chez moi, partir, nous dit Pierre Loti dans |soutiendra la cause du vrai et du son roman intitulé ‘Les Pêcheurs bien. Généralement, en matière d’Islande’’, la bénédiction du dé-|de gouvernement, ils suivirent la part. Pour les uns la saison allait belle maxime nettement exprimée être bonne et pour les autres sans par Montesquieu : ‘‘Gouvernement doute ils ne reviendraient jamais. | de soi par soi-même’’, et ils l’ins- Ils se rendaient sur les côtes d'Is- | crivaient partout, même sur les lande et ensuite sur les côtes de la! barrières séparant leurs propriétés. Nouvelle- Ecosse d'aujourd'hui. | Frtre parenthèses, je dirai que Des colons bretons, normands et cette maxiine n'est pas en accord basques suivirent les traces de ces avec jes idées d'expansion territo- vaillants pêcheurs et vinrent s'éta- | riale de nos jours. blir en colonie sur les côtes récla- La Louisiane n’a pas toujours mées dans le temps par les Cabots. ‘été heureuse. Elle eut à souffrir je fus arrêté par une jeune per- sonne qui me demanda instamment où j'allais, et je lui ai répondu que j'allais trouver d’autres parents. Elle me répondit qu’elle pensait que j'en avais un assez grand noim- breet qu'elle ne pensait pas que j'en eusse d'autres. Je me rappellerai avec beaucoup de plaisir votre belle cité et cette charmante assemblée dont je gar- derai toujours un profond et vif souvenir. f BATHURST, N. B. { Miles. Marie et Regina Léger | sont parties pour le couvent de Ca- | raquet. | (De Notre Correspondant Spécial) tee | Lundi il est venu de Newcastle | Parmi ceux qui sont allés à l’ex- Li écial d ci un train spécial avec un n position de St. Jean, nous avons . F un gro | à . nombre de passagers qui v remarqué M. et Mme. N. À. Lan- P D PR ER dry ; le Dr. Comeau et sa Dame : Fais bo pique-nique €. M. MM. S. J. Melanson, J. Meahan. | 3. À. Quoique le temps rs fut N'est à ; ’ | pas des plus favorables les pique- . Cormier, H. ee F. J. Me- siqueurs ont cependant bien joui lanson et Miles Estelle Hachey et | de la journée. La somme d'’envi- | xertrude Hachey. | ron $300 a été réalisée. M. J. P. Léger est partien vi-| 4SeP.02. APPLE BLOSSOM site à Boston et autres villes des ! Etats-Unis. | Hotel Bernard M. Arthur Melanson est parti | lundi pour le collège St. Joseph, | —X — This house is thoroughly fitted up ; Memramcook, où il doit entrer. | within 2 minutes walk from depot, It ie | conducted on first class prince ples, every | attention being given to the comfort 0: MM. Clarence W. Veniot, Pierre | guests et Hector Léger et Joseph et Char- | les Turgeou, sont allés reprendre | Theo. Bernard s = _ "A ss | ; mé leurs études au collège de Cara-| Tigrish PROP quet. Oct 12—6m, ph | | | | { ad ES oo A PE A À = 2 ad LS mener RHEUMATIC WEATHER Is now at hand... Fall rains bring Rheumatism and Sciatica. If yon suf- fer with either these troubles, we re- commend ANDREWS RHEUMATIC CURE. It has now been used. for nine Year: with very great sucoess. BARK, BER RIES, HERBS and LEAVES in their primitive form make up the eomposi- tion of ANDREW'S Rheumatic Cure. 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Les Pilules Moro, ferout pour lui ce qu'elles font pour tous les hommes qui souffrent, qui les prennent avec tience et qui donnent à leur santé D nécessaire ; elles aident à l'estomac, donnent de la force aux membres fatigués, et assouplisse nt les articulations. Le témoignage de Monsieur Vaillant, qui suit, est une grande reuve de leur valeur ; ce vieillaid, gé de 74 ans, souffrait tellenient de brûlements d'estomac, qu'il ne uvait plus rien manger, maladie Fe connue chez les personnes âgées ainsi que chez les jeunes. Il était devenu faible ct ne pou- vait plus faire le moindre travail. Naturellement, à son âge, tout le monde désespérait de lui, on nc croyait pas qu'il pût revenir à la santé. D \ DED DUST is a woman’s best friend when wash day comes around. It makes the clothes sweet and ciean. Takes only half the time and half the labor of soap. Just follow directions on package. Made only by THE N. K. FZIRBANK COMPANY, New York, Boston, St. Lawis. iMontreal. 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Lo Médicale Moro, peuvent être vus |;/hom Simmonses are ordered to | V à leur bureau, au No. 1724 rue Ste-Catherine, tous les jours de la | | RC dE as d semaine, excepté le dimanche, jus- |°’ the Act pusseil és | well can be had at reasonabie p qu’à huit heures du soir. Aux lding ‘The Public Road Act,/at FIDÈLE J. BERNARD, Tiv- hommes qui demeurent à la cam- | 1001”. pagne et qui ne peuvent venir facilement à Montréal, un blanc de traitement leur sera envoyé sur W_ TD demande, ainsi qu’un petit livret rempli de conseils et d'avis. Les — _ | H VvH dia n consultations par lettres sont aussi |% /: 5 Ca ; ET | pue ct absolument conf. | FI CS armes entielles. Les Pilules Moro se vendent soc. la boîte ou six boîtes pour | Vin par excellence ; $2.50. Si votre marchand ne les !Jes forces 1erlues ct tient pas, elles vous seront expé- | ; diées sur réception du prix. . . | issue, pursuant io tie provision | S ee res IC + : Re nish. Ben. 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