ÉTÉ Elnennne nn vyrte F. : | È | Fe. | | Fe ai Re /L'IMPARTIAL FoNDE EN 1898 Le seul Journal français de l'ile du Prince Edouard. HEBDOMADAIRE, 8 PAGES. ABONNEMENT : Un an... Édbéée tas DRE Six mois... is dose 50 VAR RSS 30 Les abounements sont paya- ies d'avance. Annonces 10 cents la ligne, 1ère insertion, 2 cents la ligne les in- sertions subséquentes. Toites communications doi- vent être adressées à L'IMPARTIAL TIGNISH. I. P. E. L'IMPARTIAIT, TianisH 27 AVRIL 1899 INCONSEQUENCE Il tut une fois, et il n'y a pas longtemps de cela, les députés libéraux, lorsqu'ils occunmaient les sièges de l'opposition au parlement fédéral, ne cessaient de babiller sur toute chose et pour tout: chose. Le parti au pouvoir d'alors présentait-il quolque mesure, quelque bonne, quelque avantageuse quelle fat, Jes libéraux étaient là pour dé: sapprouver tout. Un grand mal- heur, prétendaient-iis, et sur lequel ils s’apitoyaient sans en démordre, était celui qui avait rapport aux dépenses. La poli- tique nationale leur fournissait matière à la plus violente criti- que: Tout ce que faisait le goa- vernement conservateur était mal fait. Selon les libéraax de ce temps là le régime conserva- teur en était un d'extravagence qui menait le pays à la ruine, à pas de géant. An parlement et en dehors du parlement, com- bien de fois n'a-t on pes vu ces soi disant patriotes larmoyer sur la déplorable condition du pays. Aujourd'hui, cas déclamateurs turbulents sont au pouvoir, et, fait digne de remarque, leur avénement aux premières pesi tions, les a complètement méta- merphosés. Ce qu'ils n'envisa- gaient qu'avec horreur lorsqu' ils occupaient les sièges de l'op- position leur est tout à fait a- gréable à présent qu'ils sont maitres de la situation Les rouages du gouvernement libé- ral coutent beaucoup plus que sous le régime conservateur, mais pas un mot de condamna- lion ne coule des lèvres de ces prétendus économ stes de na- guère. 1ls ont revêtu le costume de la Pretection et s’en trouvent bien. Les libres-échangistes sont muets. La dette nationale aug monte d'une manière eflrayante, et pas un seul de ceux qui cri aient que le guuverneme:t con- servateur était extravagant ne profère une plaiite. Quelles sont les raisons pour lesquelles les libéraux qui criaient si fort autrefois sont si silencieux au- jourd’hui ? Les raisons sont que, s'ils répétalent, au pouvoir, ce qu'ils soutenaient, dans l’oppo- eltion, ce serait une condamna- tion en règle de la condaite de leurs amis qui font tont le con. traire de ce qu'ils ont promis LES PECHERIES L' rapport annuel du dépar. tement des pêcheries pour l’an- née dernière, démontre que la valeur des pêcheries a été de 22,188,546 soit une tion de $2,376,122. Ecosse a donné $8090.865 : Ja Colombie Anglaise, $6,138,865 : le Nouveau-Brunswick, 843,934. 135 ; Québec, $1,737, 011: On- tario, $1,288,822 : l'ile du Prince- Edouard, $954,949 Maniteba et le Nord -Onest, $638,416. auginenta- RE La Nouvelle! L°IMF SIFTON BLANCHI1 Le gouvernement Laurier «a retusé une enquête à propes des laccusations portées contre l'ad- ministration du Yukon. On de devait s'y attendre. C'est natu- rei pour la famille. “Scratch my back and 1 will scratch yrurs.” Tout de même, le refas est une preuve convain: cante qu’il y a quelque chose de louche dans l'admiuistratien que, qui était bondée de diplo- de Sifton. Si tout eut été bien vous auriez VU comme ces gens bouflis d'orgueil et d’arrogance qui tiennent actuellement les destinées de la nation entre leurs mains se seraient hâtés d'accorder une enqué:e afin d'humiiier Sir C. H. Tupper et les autres conservateurs qui ont porté les plaintes. LA BROCHE BARBELEE Lorsque les messieurs du gouvernement actual qualifi- aient la protection de “vol or- ganisé,” l'un des arguments Idont ils se servaient le plus pour jeter de la poudre aux yeux des cultivateurs était ce- lui de }a brechs barbelée. IL y avait alors dans le pays une couple de maisons qui manufac- turaient cette broche, et les li- béraux prétendaient que le gou- vernement n'avait imposé des droits sur la broche américaine que pour favoriser ces manu- factariers anx dépens des culti- vateurs, et que si ces droits étaient enlevés la broche serait à bien meilieur marché. Une [fois au timon des affaires les li- béraux ont décidé que la broche barbelée serait admise en ‘ran- chise. Cette décision a en pour résultat de tuer notre propre industrie, nos fabricants ayant été obligés de fermer leur porte, ne pouvant lutter contre la con- carrence américaine. Mais un autre résultat, plas sérieux, c'est que la broche que nos ïin- dustri-ls canadiens vendaient $1.80 dans le gros, est vendus maintenant à nus marchands $#2.80 par les fabricants des E. tats Unis, de sorte que nos cui- tivateurs doivent Ja payer à présent au moins 50 pour cent de plus que sous le régime con- servateur ! N'est-ce pas une belle chose que le gouvernement libéral — Le Jourval de Waterlco. UN BLASPHEMATEUR DE LA SAINTE VIERGE a “Il Corriere di Napoli”, feuille libérale italienne, raconte un fait extraordinaire qui s’est pas- sé à Liveri près de Casa-Marcia- no. . Là vivait un certain Philippe Baroue, homme d’an caractère extrêmement violent, qui avait l'haoitude de blasphém:r et de se livrer en même temps à des actes qui offcnsalent les senti- ments reiiglevx de sa famille et de tous ceux qui en étaient té- moins. 11 y a quelques jours, cet in- dividu, après avoir eu une al- tercation avec sa femme, lança, dans un accès de colère bestial, un objet contre une image Ja Sainte Vierge en hurlant : “Je nete tiens pas pour la Vierge : situ l’es, montre le en me coupaut un bras.” 1] venait à peine de pronon- cer ces paroles qu'il tomba à terre comme s'il avait été assom- mé, dans un évanouissement qui dura une demi henre. Quand il revint, 1l s’aperçut que son bras droit—celui qui avait commis 'outrage—était immobile ef commençait à pourrir. S'étant mis au lt, il fat en proie à de grandes souffrances qui allèrent toujours en aug. mentant. li y a quelques jeurs, Barone est mort avec Je bras complètement rongé par la gan- grèue | joies sur les cimes les plus éle- Graces À ROME La messe d'actions de grâces, qui n'avait pu être célébrée à l'anniversaire du couronLement, par suite de la maladie du pape a été chantée le 16 à la Basili- mates, de représentants des pe- triarcats d'Orient etc. Le pape a fait son antrée à 10.30 a. m., par un escalier intérieur communi- quant avec la chapelle du Saint- Sacrement. Revêtn de ses plus riches ornements et coiffé de la triple couronne, il a été porté par la grande nef jasqu'au trône mations des fidèles. La messe a été célébrée par le cardiaal (Ca- millo Mazzella, prétet de la Congrégatien des rites sacrés. À l'issue de la cérémonie, le pape a donné sa bénédiction solen- nelle et a été porté de nouveau dans ses appartements, au mi- lieu d'’acclamations enthousi- astes. 1l paraisssit se porter aussi bien qu'avant sa maladie. HOMMAGE AU CHRIST Son Eminence le eardinal : Vaughan s'adressant à la ‘‘Ca- tholic Trath Society” a dévelop- pé un projet de démonstration, quia été arrêté au Vatican et béni par Je Pape. Il s'agirait de célébrer la der- nière année du X1Xe siècle et première année du XXe siècle par un acte universel d’‘“Hors- mage au Christ Sauveur.” Cet acte d'hommage counsiste- ra eu prières, pèlerinage à Jéru- salem et Rome, solennités reli-| gienses, assemblées spéciales dans le but de transmettre aux siècles futurs, une profession so- lennelle de ja foi catholique. ARTIAL, JEUDI LE 27 5 Messe D'Actions del (pontifical, au milieu de accla-{ On érigerait en ontre des croix et allamerait des feux de vées du monde. Le premier jour da XXe siè- cle, les croyants s’uniront en es- prit à la première messe du Pape à laquelle Sa Saint: se seryira d'un calice en or, cCa- deau de tenus les catholiques «lu monde. | NOUVEAU-BRUNSWICK [Da Moniteur Acadien] Jeudi, le 13 avril, l'Universi. té du Collège St-Joseph était honorée de la visite du Revd. Père Régnault. Le vénéré Père arrivait de France. et a été choi: si comme envoyé extraordinaire de la Congrégation des Eudistes pour visiter les institutions que ces derniers possèdent dans ce pays. Le Père Régnault est un ai: mable vieillard, d’une politesse éminemment française. Il a été longtemps supérieur et a ac quis beaucoup d'expérience dans fout ce qui regarde lédu- cation. Le Revd Père Dion, G. S. C. provincial, est arrivé, mardi, le he. 18 avril, au collège St Joseph. 11 a été réçu avecempressement | par «out le monde. Les élèves! lui ont présenté deux adresses qui furent lues par MM Arthar| LeBlanc et Michael Coilins. Le! vénérable Pèré s'est montré sen- orateurs, et a répondu en termes: chaleureux à leurs touch int»s | élocutions. | Après avoir offert deux prix, un pour excellence dans le grec, l’autre pour ce que le Père Roy jugsera le plus convenable, :e Père Dion voulat bien au:si donner à tons les élèves des giatifications encore plus sénsi bles. [1 leur accorda un ‘grand sible aux témoignages de recon- | naissance exprimés par les deux ;} ne E cungé.”” inutile de diré que les élèves ont surtout été é6émus de ce dernier don. Un terrible accident s'est pro- duit mardi matin à Derehester. A la sortie de l'’avant-midi, les élèves de l’école supérieure s'a- musaient à jouer au base-ball. Le jeune Willie Dobson, âgé de 12 ans, parlait à un camarade lorsque la balle vint le frapper derrière l'oreille droite. 11 tome- ba mort. L'accident a crée un poignant émoi dans la localité. Comme le train de Richi- bouctou se rendait à Kent Junc- tion vendredi, les rails se dépla- cèrent et le char à passagers dé- railia. Un des trois passagers se fit écraser la main entre deux sièges et perdit plusieurs on- gles. sr Wanted À competent careful cook for Lobster Factory. Apply at Bell’s Factory, Watertord. College St Dunstan Cours CLASSIQUES, COMMER- CIAUX ET PHILOSOPHIQUES L'ouverture des classes au collège St Dunstan aura lieu lundi le 5 septembre courant. Les élèves sont priés de se présenter le jour de l'ouver- ture Pour plus amples infarma-| tious, s'adresser au Supérieur. Ce ler Sept. 1898. ASSEMBLEE DES INSTITUTEURS a — 1l y aura ure assemblée des] instituteurs et institntriées aca- | diens de Tignish et Palmer! Road, à la salle Sie Marie, Tig-| nish samedi, le 6 mai, 1819, à | 10 h:nres a, m : Le Public est mnt invité. rs pretuenuse Ë ; | Phil F'Baute Pres. l 18 avril, 1899. BA RGAINN —IN— BOOTS & SHOES TIGNISH FOR EVER ! Come and leave your order for a pair of good Fishing boots, Winter boots, Fine shoes. An opportunity to get just what you want at reasonable| price. ù } Have you got old Rubbes shoes which are out of use ? LES L8 re MP D AR Se TL, 1899. ’ ü or vor DE DÉC NV Re aE" SR * 23 v ; Choice Recleaned Imported, in Cot- ton Bags, at the following low prices for cash, Manitoba Red Eyfe 82.75 Bags of ? B. Manitoba White Fyfe 2.75 do White Russian "Re do: Colorado Beardéd_ ‘* 2.60 do Delivered free on cars Summerside Brace McKay & Co. SUMMERSIDE, PF. E. ISLAND March 31th. 1899 SYSTEM OUT OF WHACK ? Got “that tird Feeling ” Your symtem is run down, you are out eo! sorts, and you need something to TONE UP Your eystem. Your ueedn't consult a doctor. (Come to us and we will eupply yon with a Sarsaparilla er other tonic that will fix you up till you feel like new and can enjoy some of our fine cigars. 1t will cost you nothing for a pres- cription, and only a nominal amount for a first class tonic for Our prices are right. CHARLES DALTON Tiguish. HOW ABOUT THAT BICYCLE of yours ? 1s it all ready fo: the first dry 1014 ? | } 18 it looking as well as yon would like to have it. 1£ there is anything you want done to it, now is th> tim> to have it attended to Be ready to take advantage of the first wheeling. Enamelling (Baking process) and all repaiting doie at reason. able prices. All work guarante-d. Send in your wheel now. Rogers and Rogers Bring them over and 1 will PRINCE COUNT TS BICYCLE DEPOT make them as good as new Have yon got auy Boots to paich ? Come and see ma; 1 will mend them to your saitis-| faction. | ANTOINE &AUDIN. T'gnish Sept. 15th 1898. : More of J. A. Brennan. J Recommended by Leading Dressmakers. + # They Always Please.-æ, | TMCALL BAZAR NONE BETTER AT ANY PRICE th ongle are sold in neariy every city and town in the United States. If your dealer does not keep them send direct to us. One cent stampsr Address your nearest point. THE McCALL COMPANY, 138 to 146 W. 14th Street, New York BRANCH OFFICES : ess ot St., ue and - "MCALLS MAGAZINE CS Brightest Magazine Published Contains Beautiful Colored Plates. Illustrates Latest Patterns, Fash- . ions, Un Wok. ; s jocality. Beautiful ds dr little work. Write for terms i ulars. Subscription only inciading a FREE Pattern. Aäèress THE McCALL CO., > 138 to 146 W. 14th St., New York = fit. nana een STYLISH, «RELIABLE ARTISTIC-e- | . Historic Places Sum mi: r:.de. Murch2?r l 1893 mn. 7" BEAUTIFUL BRiITAIN. Royaf Residences, Palaces, Castles, Bowers, Hunting Loïges, River Banks and Isicts, Abbeys and Halls, The Homes cf Princes, Views of Noted Places, Historic Landm2-ks - and Ancient Ruins in #4 M JM JÆ A … The Lands of Rose and Thistle A magnificent collection of views, with elab. orate descriptions and many interecting historical notes. Text set withia emblem- atic borders, printed in a tint. A fine . example of up-to-date printing. - FF all Americans there is an unfailing inter st in the scenes and places of ES Large quarto volume (1114 x 1374 ins.), 385 pages. Extra enameled paper. Extra English cloth, emblematic embossing in inE and gold. V that historic little country that gave us our laws, our language, our con: iews of quering instinct and our faith. Divided many times by the bitterne: ‘ of 4 Stately Houses those contests that have made us what we are, she tur:.5 again to us and jp we to her, as the Mother Land whose splendid story is also so largely ours, and Photographs in common with whom we claim the genius of Shakespears, Lhe la175 of" A ted and the dominant instinct of that Saxon lineage which v:ias and conquers 2nd Taken by subdues by processes known to us two alone; the American and the Briton side by side. And as the centuries have England has grown nearcr to us, $#he Permission of is no longer à far-off land of whichwe have ‘only heard. The first voyages ef those who made America, and made it English, occupicd nine storm nd perilous Her Majesty, wecks. Itrequired two centuriesto reduce that time one-half. Now oùr green shores and the white cliffsef Albion lie léss than one week apart, and for ti irty years we have talked with England underthe sea in à common language, about . TE ns to return is æ incident of-daily life. k € Saxon, Englishand American, travels more than any other man, wi By favor of the}, stouter purpose to see, to know and ton preciate. Éoches and HS _ change visits every year in the person o ousands of individuals, The Brito Noblemen and finds with us brighter skies,and higher mountains, and larger rivers, and rate Gentlemen who lakes, and tallertrees, and more Stupendous waterfallsthanhisislands know. And ; for the old, the storied, the historic, wego to him. What he has is in a sense our own. Itis a hand-made and a time-mellowed beauty ; for us the beauty of bisto and association, ours as wellas his. We give him stupendous nature dotted vi new cities that scem old enough to us. He gives us the story of our comon race written in piled stones and clustering ivy, representine the toil and hope of centuries; à foil and hope which we inherited, and whose memorialsare alsocurs, The Queen, and Own these sacre Re ide se a RAT HE rh ART sk "0 sta Ge nds af À 3 3 : |