22 Ses èipîômes ne l'avaient pas crêparê â prendre en charge la promotion économique et sociale de 1a paroisse, mais sa largeur de vue et son optfiniame en firent un énergique propagatcur dea "Unions" et "Coopératives" diverses qui firent évoluer la génération actuelle vers le progrès“ En chrétien consciencieux, mon père assuma pleinement son âevoir de patriote. Il se souciait beaucoup de son rôîe en politique, même si, à la maison, il ne fallait ÿas carler "politique" sur n'importe quel ton. Aux temps des élections, des "débats" s'organisaîent où mon père ne le cédait ä pergonne en êlcquence‘ Son cousin Charles en sait queîque chose, lui qui me disait: "Ton père et moi diffêricns sauvent d'avis: ce qui ' rendait les discussions encorc plus intéressantcsî Papa avait le fion de Iconvaincre puisque souvent 11 gagnait la cause de sec idées, sinon toujours celle de son candidat de comté. Chacun était libre d‘opter pour les iäêEä politiques äe sac chaix; mais, chacun devait aussi respectcï les idées des autres. Un garçonnæt l'apprit' sans ambage le jour où il avait eu l'audace ehfantine d‘af‘icher au mur îa photo d'un chef politique fort suSpect de son tempe... "Tu gardeggs pour toî_même tes idées poîitiques, â l'avenir", dit mon père, en lui enjôignant de descendre l’affiche. Dans îe ccmptc de l‘hospitalitéf on sait de quai riche patrimoine avait hérité mon père. Aussi bien, ouvraitwîl larges ses portes ä tout venant, Si quelqu‘ün arrivait à l’heure âge repas, il les invitait chaîeureusement à partager: "Tel que c’est, ce n‘ast pas fameux! Mais 11 y au a en masse!" Et plus d‘un, qui se digait gêné d'arriver ë pareiïle heure, finissait par se mettre â table.“ La joie qu'il avait de recevoir toute 13 parenté des Etats«Unis, l'été, n'êchappait ä pergonne. Il se aentait hanorê par ces visiteurs, et s'enrichissait dans les canversations avec ses hôtes. il recevait de même en pension, les employés du "Drudge" qui venaient creuser le chenal; il les traitait avec grand respect et fraternité même s’il ne partageait pas les mêmes croyances religieuses qu'eux. En parîamt de sa générosité de coeur, je ne puis passer sous silence le rôle que Papa a assumé auprès d'un neveu qui eut la âcuîeur de perdre son père très jeune. Il ne se ccnïenta pas de donner de bons conseils ä_ce neveu et de îui mantrer ä se dëbrauillcr sur la ferme, mais il prenait sur sescharges d'effectuer lui—même certains çravaux qu'iî jugeait trop durs pour un jeune de sen âge: touper‘le grain, arracher les patates, dompter les chevaux, etc. Jeune, ce neveu trouvera en son anale un père attentif à tous sés besoins; et toujours, 11 garâera le même titre aux attentions de mon père. Cette affection filiale pour son oncle, s'exprimera ouvertement au matin des funérailles de man cher Papa, "Sun deuxième père“.