He 4 É RS, À 1 Cf É 2 a ET è r 14 Ep NA Fat ogg ET Se as M DD «ÿ : # Moscler salée rar vu Magie. =. . ge + 1 px n _ CLE DE L IMPARTIAL, Proprietaire | Fondé en 1893 par Gilbert Buote et son fils François Joseph | F. J, BUOTE, Redacteur. Mme. F. J. BUOTE, Assistante. Vol. 3. No. 5 Nouvelle a, Serie TIGNISH, ILE du P oo RINCE EDOUARD, MARDI LE 9 AOÛT, [910 18 ANNEE Sens Force ef sans Courage) Hémorragie et Faiblesse à la Suite de Fièvre Typholde GS al eu la fièvre typhoïde et adant tin an énsuite j'ai été traînarite, sans fotcé, sans coura- gé, J'avais des étourdissements Bu moindre effort, nd digestion se faisait très mal, j'avais des points cette décision. J'avais été Jong- per tout le corps; ‘me jambes temps tr staieht pet pre le moin-|hémorragies mé tenaient au lit dre exercice j'étais obligée de pendant plusieurs jours ; j'avais m'arrêter ; enfin, J'éndurais tou-|des douleurs de reins, mes pieds tes sortes de douleurs et je nelet mes mains enflaient, des fris- pouvais travailler, J'alemployé, |sons se succédaient et je navals pour fne touifier, les Pilules Rou- ges de là Compagnie Chimique ranco-Américaine qui m'ont tout de suite éait du bietf, Pendant à peu près trois mols Je les ai prises: elles m'ont tout à fait remise, Je suis plus forte que jamais et J'alrétablir. Les Pilules Rouges sett- répris, à la manufacture, moù Ou-|jes ont refait ma santé; je suls vragé d'autrefois. J'ai récgiman-|heureuse d’avoir échappé aux dé déjà les Pilules Rouges à plu-|atrocités récomtmandées ét je ne ‘sieurs jeunes filles de ma connais-|cesse de louanger le remêdé qui sance, m'a guêrie, © 4 Il y avait trois mois que j'étais malade lorsque j'ai commencé à employer les Pilules Rouges et c’est én lisant, dans les journaux, les nombreuses guérisons qu’elles font tous les jours, que j'ai pris R Er + ce qui se passait autour de moi. Je quittai les médecins qui ma- valent traitée sans me soulager et qui mé recommandaient l’6péra- tion comme unique chance dê me faible et souvent des |4 alors presque plus conscience de|f, . . Mixx À. DUMAIS, |Madame TRÉFFLÉ BÉDARD, 4 146, rue Beaudoin, Montréal, | 96, rue St-Ferdinand, Montréal. UNE HEUREUSE FEMME ee Il y a dix ans, j’eus une pleué résie ” me laissa très faible et, malgré toutes sortes de soins et de précautions dont j'étais entourée, j'étais toujours dans le même état d’abattement, Monestomac était trèscapricieux et ma digestion était très lente et difficile. J'avais des tourdissements fréquents et des douleurs dans les tnembres. Je crois qte je me serais découragée si je n'avais connu toute l’efficacité des Pilules Rouges et n’avais pas mis en ce remède toute ma cot« nce, J'employai donc ces Pilu- les, sûre de leur succès, et, en effet, après quelques semaines, j'avais acquis beaucoup de forces. J'en pris pendant eee mois, ina santé $'est améliorée toujours dé plus eh plus et aujourd'hui je me porte aussi bien que je pouvais le désirer, Je dis beaucoup de bien des Pilules Rouges et j'ai tonjours confiance en elles, Madame veuve Azarre FaAussf, 49 rue Lévis, Ville St-Parl, près Montréal, | Les PILULES ROUGES de ja Compagnie Chimique Frahco-Américaine guérissent les maux ‘Propres aux femies, parce qu'elles ne sont que et aux malaises qui leur surviennent durant la vie, : Les PILULES ROUGES de la Compagnie îes éruptions, les dartres et toutes les teint sa fraicheur naturelle. Filles guérissent le mal de tête, les étourdissements, les douleurs de l'abdomen, les gp mue à les irrégularit poques douloureuses chez les jeunes filles, articulières aux femmes, Elles sont lé remède par palpitations du cœur, les us, les troubles de la vessie, enfin, totites les maladies cau les maladies nerveuses, les par le beay mal et potir les femmes et qu’elles sont a depuis l'enfance jusqu’à la Chimique Franco-Américaine guérissent les scrofules, maladies de la peau. XHiles donnent des couleurs, ramènent au ropriées aux maladies elllesse, ” ints de côtés, les s, les douleurs de excellence de la femme sur le retour de l’âge, car elles guérissent et préviennent les maux et les malaises wenés à cette époque critique de la ‘é Billes sont de plus Tr, einployées par les femmes qui se sentent fai e meilleur tonique et doivext être tuême si elles ne souffrent pas, En peu de temps, elles stimulent appétit, aident à là digestion, ramèrient les forces et la santé, Elles ne sont que pour les £ femmes ét les femmes seules doivent jés pendre. Les vraies PILULES ROUGES sont toujours tnises, boîtes recouvertes d'une étiquette fprimée én fouge, laissant voir Compagnis Chimique Franco-Américaine. 1 vous doutez que les PILULES ROUGES au nombre de cinqtiante (50) pilules, dans des » en grosses lettres, le nom de 1x que vous achetez solent les véritables, envoyez-nous V'étiquette qui en recouvre la boîte et notis vous dirons si vous avez été trompée. * ô Yous désirez acheter les PILULES ROUGES directement de Dous, nous vous les expédierons sur boîtes, Toutes on dt prix, 50€ pour une boîte, $2.50 pour six doivent être enregistrées. les lettres contenant de l’argent "Envoyez une description de tout ce que vous avez à souffrir, cat nots donnons des consultations Bratgites not Seulement à nos bureaux, mais aussi par lettre, # Adressez toujours : COMPAGNIE CHIMIQUE FRA (CO-AMERICAINE 274 rue Saint-Denis, Montréal, Le Sirop du Dr. Coderre donne aux Enfants un Sommeil Paisible LE MYSTÈRE DE LA TOMBE —Conduisez-nous vite à ce châ-|bras. teau, je vous en supplie ! | —Madame, dit un homme mieux | lant leurs larmes. renseigné, c’est le nouveau châte- | Le regard de l’agonisant se fixa lain, M. Rémandier, qui a reçu un |sur eux, réfléchi, sans colère, pa- | raissaut suivre une pensée grave. La mère et la fille, revenant à coup de poignard. | —Et mon pauvre enfant, alors, mon Robert ?.... l'elles, après ce premier élan, se sen- | L'homme fit un geste d’igno-|tirent embarrassées, en face de ce) rance. | malade dont la présence n'avait pas] — Pattons ! viens avec moi, | arrêté leurs effusions. Elles firent | | 2 Blauche, et, pas pitié, que quel-|un mouvemént qu’uu uous guide !....C’est seule- | quitter la chambre. Mais Robert, ment dans cette maison qne nous | obéissant à uue impulsion de Er Î aurons des nouvelles certaines... | coeur, leur dit à mi-voix, désignant de photons co concu se Alice : Alice était penchée sur le mou-| —Voilà celle qui m'a sauvé, celle rant, qui prononçait des mots con-|que j'aime, celle que je voudrais fus, essayant péniblement de se fai-|vous donner pour fille et pour re comprendre. Robert se tenait | soeur. un peu en arrière, évitant de se] —Oh! uit Alice éplorée, faites- laisser voir. Maguette, qui était | moi grâce de pareils mots ; vous allée remplir quelque commission |savez bien que c’est impossible ! au dehors, ouvrit doucement la] Alors, le mourant, qui jusqu'ici porte de la chambre et s’effaça pour | n’avait pu réussir à prononcer des laisser passer detfx dames... paroles dintinctes, articula nette- Quand elles virent, debout devant | ment : elles, Robert, sain at sauf, un é —C'est possible ! blouissement passa devant leurs — Mon père, mon père ! s’écria yeux. La mère poussa un cri im- | Alice, heureuse de l'entendre par- pour se retirer et | possible à réprimer et teudit lesiler enfin, se prenant à espérer la Une indicible étreinte les | guérison. réunit un instant tous les trois, 1 Il eut encore ce regard profond qui, pour elle, s’inprégna de ten- resse, et il dit à voix plus haute : —Je ne suis pas ton père ! æ Alors, la vieille Maguette, pos- sédée par une exaltation étrange, se jeta à genoux tout contre le lit, et, tendant vers l’agonisant ses mains jointes : — Oh ! de grâce, dit-elle, ache- vez, laissez la être heureuse !...…. et Dieu, oh ! oui, je sens que Dieu vous pardonnera tout ! —Mais cette parole incompré- | hensible avait troublé Alice ; elle se demandait si ce mourant était en délire, et trouvait cruel qu'il la reniât à l’heure où elle se sentait tendrement ramenée vers lui, par le spectacle de ses souffrances et de Sa mort prochaine... —Je ne suis pas ton père, lui ré- péta le banqgnier ; mais je t'aime comme ma fille, car tu ns uve sain- te enfant. Puis, s'adressant à Robert : — Monsieur d’Aïbères, vous pou- vez l’épouser en paix, ia solidarité de nos fautes n’est point sur elle, étaucus lien ne l’uvit à wa pay- vre soeur, | Les yeux de Rémandier se mouil- lèrent à la pensée de Lucrèce. — Puisqu’elle n’est point c'est qu’elle est morte, pas ? demanda:t-il. ici, silence de tôus qu'ii avait confusément deviné à travers l’assoupissement vague de ses sens. Cependant, Maguette, toujours agenouillée devaut le lit, avait sait tomber des larmes. —Je vous délie de votre serment, lui dit-il. Quand je serai mort, vous direz comment elle fut subs- tituée à uotre enfant. leur cacherez rien... Maintenant. oui, allez me chercher un prêtre. Et cet homme, qui avait marché toute sa vie daus des voies douteu- ses, poursuivant par tous les moy- ens illicites ou permis, légitimes ou | criminels, la richesse, unique objet de son culte, cet homme, sanvé peut-être par la douce infinence à côté de lui d’une Âme pure de jeu- ne fille, s'en alla, repensant et ré- concillié, après avoir essayé de ré- parer le mal qu’il avait commis. La vieille Maguette, que la con- 'trainte où la tenait autrefois son (serment avait fait si cruellement souffrir, raconta à Robert, aux da- |mes d’Albères, à Alice elle-même, | qui, jusque-là, s'était crue la fille | de Rémandser, les circonstances à | la faveur desquelles l’enfant, à pei- (ne âgée de quelques jours, avait |été substituée à la petite créature, [morte peu après sa naissance, que au monde. .... Une pauvre femme, malade et à bout de forces, portant dans ses bras un bébé chétif, vint tom- ques pas de la maison de campagne où Rémaneier passait l'été, avant qu'il eût fait reconstruire le châ- teau. Ce fut Magurtte qui releva la malheureuse mère, l’introduisit dans son petit pavillon et s’en alla demander à la maison des maîtres de la nourriture et des secours. Mais une grande émotion régnait chez le banquier. Sa femme en- trait à ce moment même dans une crise qui s’annonçait grave et me- naçait sa vie. Le médecin, pas- sionnément interrogé par Réman- dier, répondait évas'vement et de- meurait soucieux. ... Quand Maguette vint lui parler de la passante qu’elle avait recueil- lie, des soins que réclamait Ja pe- tite créature, attachée au sein tari de sa mère, Rémandier lui répon- dit brusquement de faire de ces mendiantes ce qu’elle vondrait, et de ne pas venir lui parler de choses étrangères, alors que !a situation dangereuse de sa femme le préoc- cupait si justement. “Mais Lucrè- ce, présente au chevet de sa belle- soeur, écouta attentivement et fit quelques questions à Maguette. Or, l’infortunée que la vieille femme avait ramassée pitoyable- ment sur le chemin n’était pas une mendiante vulgaire : elle apparte- nait à la classe bourgeoise et avais connu des jours meilleurs, Son mari, établi à la tête d’un grand commerce, dans une ville deja ré- gion, is’était tiouvé brusquement ruiné par les agissements malhon- nêtes d’un associé peu scrupuleux. Délicat et loyal jusqu’à l’héroïsme, comme l’on jette au moment d’un naufrage toute la cargaison à la mer pour sauver le navire, il avait l'honneur. Mais au moment où il se dispo- sait à chercher an emploi, fût-il le plus infime, pour gagner le pain de sa femme, la mort l’avait pris. malheureuse se trouva sans ressour- ces. Quelques jours après la nais- sauce de sa fillette, épuisée de pri- vations et de chagrin, craignant de manquer bientôt à l'enfant, elle réunit le peu d’argent qui lui res- tait pour revenir aux envirois d’Albères, où vivaient des cousins de son mari, à qui elle voulait de- mander asile. Pour économiser ses dernières pièces de mouuaie, elle Vous ne | Mme Rémandier venait de mettre | ber de lassitude, ua soir, à quel- | tout ce qu'il possédait pour sauver | La: s'était mise en route à pien, son enfant dans ses bras, depuis la sta- tion de la diligence. Mais ses for- ces l'avaient trahie et elle serait n’est-ce | morte à l'endroit où elle était tom- bée sans l'intervention providen- Aucune bouche n’osa s'ouvrir |tielle de la gardienne des ruines. pour chercher à le tromper, et le lui confirma ce | profondément atteinte qu’elle ne le Malheureusement, elle était plus pensait par la maladie de consomp- tion, venue à la suite de toutes ses infortunes, et le médecin, que Lu- crèce elle-même éloigna quelques | saisi la main du mourant, et y lais- |instants du lit de Mme Rémandier! pour l'envoyer vers la pauvresse, put se convaincre aisément que la mort arrivait à grands pas. La petite pleurait de faim, ne |trouvant plus rien au sein de sa | mère, et Maguette l’apaisa au mo- | yen de qu2lques cuillerées de lait. Puis eïle alla quérir le prêtre pour adininistrer la mourante, Là-haut, cependant, dans ja chambre luxueuse où semblait se dérouler une autre agonie, une fil- llette était née ; mais une enfant de douleur, une de ces frêles créatures ayant à peine le souffle, destinées à passer, comme il est dit au ‘‘Livre de Job,'’ ‘‘du sein de leur mère au tombeau’’. Entre cette couche et ce berceau, où bientôt peut-être il y aurait deux mortes, un homme était là, endu- rant la plus violente des angoisses. Certes, il y avait de quoi souffrir cruellement pour le père et l'époux, let Rémandier se sentait en ce mo- | ment époux et père, en dépit de De amour supérieur pour l'argent, auquel il s'était don1é corps et À- me Mais voilà que l’argent, la pas- sion souveraine, était en jeu ! Ré. | wandier était, lui aussi, au bord dn | gouffre “e la ruiue ; une seule main | pouvait la sauver, celle de cette tan- te de sa femme, qui avait juré de ne laisser sa fortune ni à lui ni à |elle, mois à leur enfont, s’il leur en venait un. L'enfant était venu, comme un Suprême leurre, puisqu'elle allait mourir, et sur certe petite figure de poupée macabre, le père, penché, épiait le souffle haletant, prêt à s’éteindre, avec lequel ailait s’éva. nouir tout son espoir de salut. Maguette, survenant à ce mo- ment, songea à ce que Lucrèce et Rémandier oubliaient, et fit couler quelques gouttes d’eau sur la petite tête étrange : —Je te baptise au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. C'était cela sans doute qu’atten- dait la petite Âme, car elle s’envola aussitôt, laissant le soufie expirer sur ses lèvres de cire. Le banquier poussa un cri rau- que et se frappa le front avec dé- sespoir. Mme Rémandier, accablée par une fièvre ardente où passaient les visions du délire, ne s’aperçut pas de la mort de son enfant. Le médecin, après une station de plusieurs heures au château, s'était retiré, promettant de revenir bien- tôt. Rémandier, Lucrèce et Ma- guette se trouvaient seuls dans la chambre. Alors, la soeur du banquier eut un de ces regards qui indiquaient chez elle une résolution hardie. Elle marcha seule jusqu’au ber- ceau, prit le petit cadavre et l’enve- loppä rapidement dans la mignoune couverture de satin bleu. —Que fais-tu ? dit le père, cher- chant à l'arrêter. — Aie confiance en moi et laisse- moi faire. Je vais te sauver toi- même et empêcher ta ferme de mourir de peine quand elle recou- vra la raissn, Aidez-moi à arriver jusque chez vous, Maguette. Ce fut une scène rapide au cours de laquelie la vieille femme, entiè- rement convaincue par Lucrèce, se prêta à tout ce qu'on voulut. La passante venait d’expirer, et sa fillette, inconsciente, recommen- çait ses cris. Elle était si petite et si malingre qu’on pouvait aisé- ment la faise passer pour un en- fant d’un jour. — C’est pour sauver cette enfant de l'abandon et ma belle-soeur du désespoir que je me résouds à cet acte, Maguette, des parents incertains, et que de- viendrait Mme Rémandier, pour qui la moindre émotion peut être mortelle, lorsque, reprenant con- naissance, ses yeux rencontreraient le cadavre de son nouveau-né ? I! faut qu’elle croie celle ci sa fille, et que celle-ci, plus tard, la regarde comme sa mère ; et, pour sauvegar- der ce double bonhenr, il faut que vous me juriez, Maguette, que vous me juriez ici, la main sur le cruci- fix, de ne jamais révéler à personne que cette enfant n’est pas la vraie fille de mon frère. Et Maguette, envisageant le ré- sultat de cette action et croyant en ce moment à la bonté d'âme de Lu- crèce, Maguette avait étendue la main sur le Christ et juré. Plus tard, sans connaître tout le fon.l de la machination qui avait pour but la captation d’une fortu- ne, elle comprit que quelque chose de louche s'était mêlé à la préten- due charité de l’infirme, Elle ap- prit aussi à juger Lncrèce et Ré- mandier. Mais, dans le moment, elle fut pleinement conquise, et elle-même après avoir placé la petite morte à côté du corps de la mendiante, vint déposer l'enfant vivante dans le berceau luxueux ouaté comme un nid. Rémandier étreignit fortement la main de sa soeur, dont l’inspira- tion si promptement exécutée réta- blissait sa fortune. Quand sa femme, ayant heureu- sement triomphé de la crise, ouvrit les yeux, elle sourit à la petite fille, et le médecin, revenu auprès d’elle, répondit de sa vie, C'est ainsi qu’ Alice avait été in- troduite chez les Rémaudier ; C’est ainsi que le banquier l'avait fait passer pour sa fille, afin d'obtenir me, à l’aide duquel il s'était une première fois relevé de la ruine. En apprenant cette histoire é- trauge, qui était la sienne, la jeune fille eut l'impression qu'on enlevait de ses épaules ce fardeau de se so- lidarité familiale qui la chargeait, elle, innocente et pure, des fautes de Rémandier, des crimes de Lu- crèce et de Gracchus! Elle ne pleura pas moins comme un père l'homme qui l'avait élevée et qui avait mis son enfance À l’abrit du | besoin ; mais il lui semblait que cet impitoyable obstacle, ce mur in- franchissable dressé entre elle et Robert, tombait tout à coup, lui laissant le droit d'être heureuse. De la fortune mal acquise, il ne restait plus rien, puisque, dans sa lutte contre les chances mauvaises, le banquier avait tout risqué et tout perdu de nouveau. Elle était donc à la fois libre et pauyre : mais elle vivait trop haut pour penser que sa pauvreté pût un seul instant arré- ter Robert. Mme Villiers d'Albères, en qui les éprenves d’une vie bien dure n'avaient pas éteint toute suscep- tibilité mobiliaire, regrettait un peu, dans son fort intérieur, que cette jeune fille, d’ailleurs si accomplie, n’appartint pas à un milieu social plus élevé. Mais elle se garda de mauifester au dehors ce sentiment, Tout le bonheur de son fils, son Robert, miraculeusement échappé à la mort, n’était.il pas dans son u- nion avec Alice ? N'était-ce pas l’aieule eïle-même qui, dans une heure tragique et décisive, au pied de son lit funébre, les avait fiancés ? Sur la feuille de parchemin jauni par le jeune homme aux mains jointes de la morte, n’avait-il pas lu, parmi d’autres recommandations sacrées adressées au marquis Ro- bert : — Quand tu rentreras en France, après la tourmente, épouse une femme de sang et de coeur français. Regarde surtout la noblesse de l’À- me préférable à l’antiquité des par- chemins, et les vertus domestiques, supérieures à la richesse. suite à la 4ème page Que deviendrait cette malheureuse petite, livrée à l'héritage de la parente de sa fem- | | UN MEDECIN DE LONDRES | Explique êh doit goiguer 1éu SRRRLS ei nf Sr de tonte Fe e réd cents érence qu'il & HS a lé» nee â’es 4 st de fan at mo ans 0 ments _ gestes, riches. w ängez Pas précipitamment et mastiquez Votre nourritive, votre vie est sédentaire, prauez modérément de l'exercice ausélisf 1e# | OU avant de vous couéher. Y 12 , servez pas do pilules purgatf YA fortes; | érisons certaines, mais en réa eaucoup d’entre ellge sont an- noncées comme devant € SeAer des té, eLes: que de bien, en affai' s£ ues' ce vieux remède ont plus de mal blissant le système, Si vous propos de faire usage d’un jaxs! conque, ayez recours À végétal que voici: } Extrait Fluide de Cascara.,,., 34 once, irop de Babar." euce 2e Ÿ onoe Composé de Carrigna.. +.s# 1 Once. Sirop Composé de alsepareille 5 onces.: Prenez-en une cuillerée à thé après chaque repas et au coucher. { Ca remède agit doucement et patüe | rellement, et il est affaiblissants |tifs violents. { | ents peuvent être achetés | sé ent et n'importe qui veut les | Préparer À la maison. Cette recette sera un bienfait pour nos lecteurs et ellq vaut le peine d'être conservée, ! exempt des effets que provoquent jes purga- P. C. MURPHY, M.D. Médecin—Chirugien TIGNISH, ILE DU P.E mms ca ol J. À. JOHNSTON, M. D., C. M Médecin—Chirugien TIGNISH, ILE DU P.E. | MCQUARRIE & ARSENAULT AVOCATS, NOTAIRES PUBLICS, Etc, SUMMERSIDE, P. E,. I. Argent à prêter NEIL McQuarrtr# AUBIN E. ARSENAULT Frank S. Gaudet CONTRACTOR & GENERAL CARPENTER a Lmber of all Kind, Shingles, Mouldiugs, Doors & Windows, all kind of finished lumber ior build- ing purposes, supplied at short notice. Tignish, P. E. Island March 1st. 1910. 6 mos. Dr, 4, L. Purdy, Dentist ALBERTON a Will be at Tignish, until further notice, the 24rd. and 25th. of the month and every last Tuesday and Wednesday of each month. BERNARD HOTEL Tignish, P. E. 1, This well known hotel has been refitted and renovated this spring, making it one of the best hostelery in Prince County. Only a few minutes’ walk from the Railway Depot. Rates Moderate. in connection. THEO. BERNARD, PROP Good Stabling GRAND TRÜUNK BUPEAU IN LONDON. 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