me S “ Ar tt ee sf é: $ | ee ere 71 na % ts Fr r à L'IMPARTIAL FONDE EN 1893 Le seul Journal français de l'1ie du Frince Edouard. a te HEBDOMADAIRE, 8 PAGES. ABONNEMENT : ons Le 0 00 Ru dns 0 T rois ERP SE les abounements «ont paya bies d avance. Annonces 10 cents la ligne, 1ère ivesrtion, 2 cents la ligne les in- tertions subséquentes To tes communications Aoi- vent âtre adressées à L'IMPARTIAL TIGNISH. I. P.E L'LMPARTIAI, TianisH 27 JUILLET 1899. LES TROQUEURS DE VOTES Voltaire disait : Mentons, mentons : il en restera toujours quelque chose. Les hableurs politiques disent : cor- rom pons, corrompons ; ROoUS y gagne- rons toujours quelque chose. À ferce de patauger dans la fan- ge, il parait que l’on ne peut plus s'empêcher de patauger dans la fan ge. Nous en avons eu un ex emple à l'élection de mardi. Les ca- baleurs, malgré la rude leçon qui leur a été enseignée par le procès Meddée Gallant ont été incapables de se tenir dans les limites dictées par la loi électorale. A la veille même de l'élection du 25, on a en- core été obsédé par des partisans de bas étage, qui n’ont pas eu hon- te de hisser le drapeau de la corrnp- tion pour engager les honnêtes é- lecteurs à vendre leurs principes. Un gros bonnet faisant partie de l'équipage qui monte la galère du gouvernement a colporté son illus- tre individualité dans tous les re- coins de la paroisse et a été jusqu’à offrir de défrayer les dépenses en- courues à l'hôpital pour une fem- me qui y est malade à présent si son mari voulait supporter le candi- dat de son choix. Il a promis de fai- re renvoyer certaines personnes qui sont employées sur la ligne du che- min de fer et y faire mettre ce mê- me mari. Mais, disons-le, à l’hon- neur de ce brave électeur, il a mis le tenteur à la porte. Si cet homme courageux a eu le coeur de respec- ter ainsi son honneur, il s'en est trouvé d’autres, malheureusement, aux idées faibles, des hommes sans coeur qui devraient être privés du droit de vote, qui ont mordu à l’hameçon qui portait l’appat cor- rupteur, et on assure que parmi ces gens demoralisés. il s’en est trouvé un dans notre village qui le matin de l'élection, a vendu son vote à un officier du gouvernement fédé- ral qui lui à fait des promesses qu’il est incapable de remplir. L'IMPARTIAL ILLUSTRE Numéro publié à l’occasion de la célébration du Centenaire de Tig- nish. Prix, 50 cents. Par la malle, 52 cents. ; Les personnes qui ont payé leur abonnement avant le Ier juillet ont droit à un Numéro Illustré. N.B.——Comme il ne nous en quantité en main, ceux qui désirent se procurer un Numéro reste qu'une petite Illustré ne doivent l pas retarder. Faisant allusion a l'association des | instituteurs irançais de l'Ile du Prince Edonard, l'Evangéline dit : « Les bia- ves Acadiens de l'Ile nous montrent | ce que peuvent l'énergie et la bonne | entente. Quaud pourrons-nous sous! organiser de la sorte, a la Nouvelle E | cosse, avec tous ns dé “putés, nos colle | ges, etc. ? En attenuant, nous n'avons! pas même dans nos écoles un livre | français décent pour apprendre notre | Sn bé maternelle. | Si l’on considérait l'av antage et les | besoins des Acadiens, au re de s’arré | ter a de mistrables considérations de! politique, il ya longtemps qu ‘on au-| rait fait quelques démarches en leur | faveur ! ” & DUGALD M. CURE DE LA PAROISSE DE TIGNISH. Le Dix-Neuf Juillet 1899. 000000 CENTENAIRE DE LA FONDATION DE TIGNISH, 000000 REV. MACDONALD, IMPOSANTES CÉRÉMONIES RELIGIEUSES 000000 Pres de 7,000 Personnes Presentes 000000 Compte rendu de la Celebration. . 000400 La grande fête du roome anni- |tourée d'arbres pour l'occasion et versaire de la fondation de la pa-/présentait, du dehors, toutes les roisse de Tignish a eu lieu, tel apparences d’une solide forêt, tan- qu’annoncé, le 19 juillet 1899 et a | dis qu’elle offrait l’aspect d'un joli été chômée avec une magnificence | bocage à l’intérieur. Une vive fusil- telle qu’on en n’a jamais vu dans | lade annonça l'ouverture de la fête, la province {Jamais le soleil ne parut | Suivie des cloches de l’église qui avec plus de splendeur aux portes | Sonnaient à toute volée et d’un des de l'Orient qu'au matin de ce grand plus beaux morceaux du répertoire jour qui restera ineffaçable dans la | de la fanfare sous la direction du | Professeur Florence Pitre. Long- évé- temps avant l'heure fixée pour la époque | messe, des milliers de personnes annales de l'histoire du | occupaient le terrain de l’église et dé l'Ile du Prince se donnaient de tout cœur aux di- entière sem-|vVers amusements. blait se concerter pour faire de ce, À huit heures et demie les clo- grand jour un jour de prière, un |Ches carillonnant de nouveau, an- jour de réjouissance, un jour de re-| |nonçaient que la messe allait com- connaissance. Le ciel était pur. et|mencer. Toutes les portes s'ouvri- serein ; une brise douce et légère | rent et bientôt une foule compacte faisait balancer gracieusement *#n | "emplit la grande et spacieuse é- nombre infini de drapeaux qu’on vo-|8lise—un grand nombre de per- yait de tous côtés, aussi loin que ,Sonnes étant obligé de rester de- la vue pouvait s'étendre ; les oi-| hors faute d'espace. Au dessus de seaux gazouillaient gaîment leurs/ l'arche élevée à la grande porte, mille chants divers dans les boca-!à l'entrée de l’église on lisait : Do- ges ; enfin tout concourait à PET- MINE, DILEXI DECOREM DOMUS suader que jamais on n'avait eu _ promesse d’un si beau cour de l'église avait mémoire de ceux qui ont été té- moins de ce remarquable nement qui fera dans les peuple acadien Edouardf La nature t a [TU AE. L'intérieur de l’église décoré jour. été en- par le Revd. J. S . Turbide, présen- 7 REVD. S. BOUDRAULT, ARCHIPRETRE, À LA MESSSE, LE JOUR DU CENTENAIRE. | | | | |pendues à chaque colonnes flot- : ! | ‘!Revd. Pèrz McGra ‘jmarquait dans je pl . . é |vemientur in eis’’ ; | 4. . rabili dono ejus’’ Domino gaudebo’’ { grande tait un spectade ravissant. L'autel était revêtu de ses plus riches pa- rures, et éta:t ‘Iluminé à profusion. Au dessus au lisait en lettres en- luminées l'inscription : ‘Quid re- tribuam Domipo’’. Au dessous de ! cette inscription étaient déployées, | du côté de l'Evangile la bannière de la société des Enfants de Marie et celle de la société des Dames de la Ste. Famille du côté de l’Epitre. | Du côté de l'Evangile, était élevé avec tous les goûts de l’art le trône | que devait occuper l’évêque. Sus- | taient des oriflammes couleurs variées—celles du côté de l'Evangile portant les inscriptions : ‘‘Immola Deo sacrificium laudis’’ ‘‘Cum semine eorum permanent bona’”” ; ‘‘Non fecit taliter omni na- tioni’’ ; ‘‘Beati qui habitant in do- mo tu Domine’’ ; ‘‘Dies pleni in- ‘‘Electi mei non laborabunt frustra’’. Sur celles suspendues du côté de l'Épitre on, lisait : ‘‘Quam dilecta tabernacula | tua Domine virtutum’’ ; ‘‘Gaudete : in Domino semper iterum dico gau- dete’’ ; ‘‘Corôna senum filii filio-| rum’’ ; ‘‘Gratias Deo super inenar- ;: ‘Ego autem in ‘“‘Gloria filio- rum patres eorum'’. Au dessous des fenêtres de chaque côté de l’é- glise on lisait en lettres dorées : ‘‘Ave Maria gratia plena’’, du côté. de l’Epître et ‘‘Ecce Ancilla Doini- ni’” du côté de l'Evangile. Chaque | - AUX | …. * patte - “mp0 Sépénnann-donmininé on dt cie. é JEUDI LE 27 J UILLET, 1899. REVD. Revds D. M. Mac J. ?. MCGRATH, SOUS-DIACRE D'OFFICE, F ul : Qi porn Re DU CENTENAIRE. donald, J. S. MU Dei , É ti Curran, bide ; Primeau de Boucherville, e urbic rue e a ja nef PQ. elandais, directeur du! . Q RE , Pur | gieuses collége des Sulpiciens, Montréal ; M. Richard, Rogersville, N. 1] i i = | LeBlanc, Cap Pelé, N oriflamme portait en tête la lettre |IÆ€Blanc, Cap Pelé, NX, B. “M”. Vers le milieu de l'église veau, Giande Digne, N, ! Gloria, un bon Dans Reli- de la congrégation N. D. Collège St. Dunstan. nombre de ‘|occupaient des sièges d'honneur. 11e Rev d J. A. McDonald, de Mis- + seur Pitre étaient au chœur. Mlle | tenait l’orgue au K yrie, Credo etc. M. Théodore Wen ù | couche arriva trop tard pour la "77" °° |messe. Le Revd. Père McDougald, | de Coleman assistait le chœur à se l'orgue. MM. Onésime (Chaisson, |maître chantre de la paroïsse et | François Buote dirigeaient le chœur | qui exécuta la messe royale avec une précision admirable, MM. Jo- |seph J. Gaudet, autrefois chantre à | l'église de Tignish mais actuelle- nent à à Palmer Road et le profes- |seur Pi | | | | | (all: el <oua à T'offertni | Galiant eccl. joua à l’offertoire. Après l'évangile ie Revd. Père | Richard de Rogersvikle, N. 3. pro- | nonça le sermon de circonstance en | français, et à la fin de a messe, le | Revd Dr.'Doyle de Vernon River fit (le sermon en anglais, Nos lecteurs trouveront ces deux touchantes 1Hocutions dans nos colonnes au- jourd'hui. Après la m on chan- ta le ‘le Deum après quoi fut chanté très solennelle ment le cantiqu US invoruons tous _ L ia partie reli- gieu ae a \p train spécial le C] w11 ucl était H nt-gouver- neur Mclstyre ui 1e soixantainé de & # | | personnes se rendirent au couvent 81 GRANDEUR MGR. J. C.-McDONALD QUI À OFFICIE À LA MESSE LE) pour participer au banquet pr(paré JOUR DU CENTENAIRE. POLE Hate tr sous la direction des : Dame: du était déployée la bannière de la so- ! McDonaïd, Rustico ; Dr. Doyle, Couventet Mile Lamb. Le ruenu ciété de l’Assomption de Tignish. | Vernon River ; J. Æ. McDo-| | |sthivant fut servi D'innombrables banderoles de nald, Hope River ; D. J. G. Mac- | ns couleurs variées s’étendaient d’une donald, Sumimerside : TJ, T, MtDo. | is colonne à l’autre, auxquelles é-'nald, Kinkora ; $S. ’! Phelan, | pau nt CT Tor ue taient suspendues des couronnes | Georgetown : J. C. AMaslean, St, ! tons Soles à la Creme dressées avec tous les goûts de George ; P. C. Cart collège | _ ps l’art. Au milieu de la voute étaitiSt. Dunstan : A. HNiurke, Alber-|Sirloin of Beef à la jardiniere and suspendu un magnifique globe sur- {ton ; Dr. Morrison, Chariottetown:!Dish Gravy, Chicken ani Currant monté d'une croix et au dessous] Dr. Macmillan, Cardiean ; Dr. Jelly. duquel était attachée une ancre. [+ Le long de la galerie on lisait en lettres l'inscription : | 1799 CENTENAIRE 1850, ! ai dessus de lsquelle éta ait | ER. l'inscription : ‘‘Magnificat anima miza Pouinurr ct'‘In-te Prmirel sp ‘ravi’ os liscit à la! gauche : ‘Ave Mrsris! Stella" et ‘God, ]'aith and Couutry'' à la! droite. Ces alt GESEOUS. déccrations ont fait l'almiration de tois ceux ani les | | Î | | ont vues, ct nous avous ettendu:! plusieurs personnes avouer qu'eiles | n'avaient jamais rien vu de compa- | rable dns 1c5 plus ‘grandes vilks | du Canada. | À neuf heures précises, le cl:rgé | fit son entré: au choeur ct la mes: ce | commença. Sa Grandeur Mor. Mec | Donal1 ère Bondrault comme tre ; le Rev. Père Gallant diacre & Honneur ; le Revd. Père Arsenault comme sous-diacre | d’ Honneur ; le Revd. Père Chaïis- son comme diacre d'Office : le! th comme sous- assisté du Revd : archntpre offcia à l COMME | diacre d'Office ; le Revd Père Ig.| McDonäld, 1er maître de cérémo-| uies ; le Revd. Monaglhan, | 2me maître de cérémonies. On re- sanctuaire, .les | Père | REVD. J. C..CHAISSON, D. D. DIACRE D'OFFI CÉNÆÉNAIRE. 4 £ : 2 < dt ine PE Eee TT F 3 les LT & ; dns “F4 * # PS CF; AA A