. LA CIE. DE PUB. DE L'IMPARTIAL, PROPRIÉTAIRE. 2 = e/ SL Uni G. BUOTE, RÉDACTEUR. mm F. J. BUOTE, GÉRANT VOL. + -NO. 35 LE 3 OCTA31901I. 9 ANNEE. res La Jeune Fille Pauvre . 0000000XX 0000000 PREMIERE PARTIE | — Par qui ? Par qui ! Par moi, 9 puisqu'il faut lâcher le mot. Me croit-on un 1roquois, un ru- etre, un sans cœur ! Je savais bien ce qui crisait dansia mar- mite. J'avais quelques sous ga- gnés au service de monsieur le duc, je lies ai dépensés, voilà. N'en parlons plus. — François, comment jamais. Mademoiselle, ce qui est dit, est dit, et ce qui est fait est fait: 1l me reste de bons bras,et si monsieur le due veut le permet- tre, lorsqu'il pourra se passer de 1a0s solus, je tâcherai de gagner quelque chose. Allons mademoi- selle Fernande, ne vous tourmen- tez pas. On est riche quand on n'a pas de dettes. Fernaude était trop émue pour répondre. Elle ne put que ser- rer la main dé ce dévoué servi- teur et tomber à genoux. A peine tout terminé avec maitre X.... , la jeune fille se mit en quête d'ouvrage. louti- lement elle frappa à plusieurs magasins. Son hésitation, sa mine embarrassée, sa timidité paralysante lui valurent plus d'un brusque renvoi, plus d’un sourire méprisant et railleur. —S$Si j'allais chez quelques amies de ma mère, pensa-tel le, peut être trouveraisie des le-- çons onu des travaux quelcon ques ! Et elie se dirigea vers le noble faubourg, résolue à tenter toutes les épreuves. De ce côté encore, elle ne fat pas plus heureuse. Les con cierges l’arrêtaient à la porte, les laquais la toisaient de la tête aux pieds, analysant son costume et cherchant à voir ses traits X1 sous son voile de crêpe. Son|LA MY@PIE D'UN AGENT DE nom donné, ils disvaraissaient | POLICE. revenir hientôt portant E : sen der __. | Cependant le temps passait ; celte invariable réponse : —Madame est sortie madame ne reçoit pas! et ac: compagnans lajeune fille qu'au seuil avec un Ï ironique on une in: miijarité. Ch:z la marquise d la santé du duc toujours chance- lante demandait des soins assi- dus ; François, malgré son bon | n'avait pu trouver à s’- quelques heures ; [quaut à Fernande, qnoi qu’elle it restée sans tra- vente des bijoux voulais vVOu:!IO1I , occuper :] eût fait, elie ét: **1a pau:| x ni Après la | vaii,. vre Fernande entenc la mai: |: des vêtements étäfégéhue la tresse de la maison dire à sa | vente des meubles. £euls, ceux femme de Re T . |du duo avaient été respectés. M … ” ne y * Le — Celui-ci, ne quittant pas sa Valdepine LE ann C6 MEL chambre, ne se dontait guère de diants commecela. lites quel éétalile ani J'abeet Pie le et que mafñile| : « _— manquait de rien, mais sovvent François et Fernande avaient manqué de tout, et chacun, sous un prétexte ou sous un autre, s'était couché plus d’une fois sansavoir mangé. , Le moment arrivait où le dno lui-même allait s'apercevoir de.la détresse commune ; le moment arrivait je suis soufir n’est pas visi 218 Fernande, le rouge de la honte et de l'indignation au front, avait disparu lorsque la soubrette revint transmeitre les ordres de sa maitresse La malheureuse jeune fille rentra chez elle l'âme navrée. Elle eut pourtant le courage de sou-|anssi où il faudrait payer le rire à son père. Seul, le vieux terme écha du loyer sous peine François comprit ce qu'il y a-|4'être chassés. vait en elle de désolé et d‘anxi.| Unsoir, François sortit, et, eux. Lorsque le duc fut couché plus tard à1l revint, il il alla la trouver dans sa cham-| posait sur latahbrie le pain de bre. | lorsque 27 l'axmône. La dernière pièce dépensée, Fernande sortit aussi. 11 faisait 6 noir | e | — Mademoiselle a du chagrin | | | lui dit-il, sans préambule. —]ly a longtemps, mon bon froid, et un mince schall Francois. couvrait malses épaules tris- — Aujourd'hui plus qu’à l'or | sonnantes. Elle avait an pa- dinaire. | quet à la main, et se dirigeait à | —Qui te le prouve ? | picd da côté de Paris. Sa dé. — Parbleu ! moi qui le vois. |marche était tantôt fébrile, tant La preuve, c'est que mademoi Enfiv, elle s’ar. selle pleurait quand je suis en-|rêta devant le premier magasin tré. d'orfèvrerie qu'elle rencontra, — Eh bien! oui, autant vaut hésita nne seconde, entra, et fut l'avouer tout desuite ; oui j'ailobligée de s'asseoir avant de du chagrin, un chagrin dévo- Les commis la! François nous |regardaient étonnés. | —Que voulez-vous, madame ? demanda l'un d'eux. ët l'avoir! —Vendre ceci, répondit-elle d'ane voix tremblante. Kt elle dépioyait sur le comptoir onze couverts d'argent. Les jeunes gens, en exami- |chaneelante. pouvoir parler. ranut, immense. sommes à la veille de manquer de pain. —Seigveur Jésus ! de mademoiseile ! Et les dentel- les, bijoux de madame ! —Je n'ai plus rien. — Mademoiselle a tout paye, alors ©? nant l’argenterie, ‘examinaient | TOME... D -hen 1e: aussi la jeune fille. Son cos-| —Mademoiselie u joit rien. |tume était propre, mails pauvre.| . —Tu te trompes, François... Et | Qui était-ulle, et d où venaient | le pharmacièn...……… es fourmis-|tous ces con 8 © SCUTS..... Evidenm leurs regards — Régiés. nt di la, plus encore, | Par gai ? t être F.simande ne voy at] =, | 1 tj rien, et attendait, ‘suis lafillie du duc tuu TIGNISH, ILE du PRINCE EDOUARD, JEUDI dans une | morne attitude, le résaitat de! l'examen. L'un des commis s’enhardi: jusqu'à lui demander de qui elle tenait cs objets. —1ls ra'appartiennent, mon sieur, fit-eile simplemeut. » Nouveaux regards, investiga tions nouveiles. —Ces armoirivs, cette coù- ronne ducaie....…. — Que vons importe, mon sieur! rép'iquateile donce mept, mais avec fermeté N'ai je pas le droit de disposer Ce ma propriété ? —$Sans douie, madame, S:u- lement, permettez moi de trou— ver étrange ......…. . —Quoi done, monsieur ? 1lyeut un éclair de fierté dans ces mots. - Suis je ici pour subir nn interrogatoire ? — Dieu me garde d'une tell: peusée, madame... lesexigen-— ces de l'état... la police …. —Qu'a telle à faire dans ceci s’il vous plâit ? Et pour qui me prenez vous ? Voulez vous oni ou non acheter ces objets ? Vous | ne le voulez pas ? C'est bien! D'autres seront moins difficiles. Et Fernande, couverts, quitta le magasin ac- compagnée de quelqu:s paroles de regret. Après son départ, les jeunes gens commenterent sOn 28pP, ax] tion. L'un derx,un gami», la suivit. En route, ilt:ouva agent de police anquel] l'affaire, et tons les deux ne per | dirent pas de vue Ja jeune fiile. F:rnande cheminait triste—) ment ne se dountant pas de l'o-! rage qui s'amoncelaitsurea tête. Elle pénétra enfin daus un autre magasin. Lè, mêmes questions, mêmes réponses. Elle se mandait encore d'où venait cet- te insistance, lorsque Î1 main d'un homme se posa sur son é- paule. Elle se retourna vivement el reconnut un agent de la nolice. —KEt pourquoi faire, mon Dien ? — Belle question ! Pour ex- pliquer la présence de cette ar genterie entre vos mains. È Fernande se sentit defnillir, Et elle qui, queïques instants auparavant, croyait être an comble du malheur ! 11 y avait done des malheurs autres que ceux de la faim et de la misère. — C'est nue méprise, balbu- tiait-elle. Et sa pâleur, sa contenance, réprenaut ses ! 1 “ on 1l conta de l'angoisse sans nom qui l'étrei-l hotel is now open for - business | Opp. Prowse Bros ri Fr F3) I AJ is ke 1, | Late Clinieal Assistant a: Royal London Suinmerside et Charlottetown - a GARTES A'FFAIRES GO0D ADVICE | Dr. Murphy PHYSICIAN AND SURGEON | The following dialogue was heard « TO THE PEOPLE CV few days ago in one of our neighboring settlements. Read it :— Pat—"lello, Peter !”? Peter—‘-#el-oh oh-oh-ho, Pat.” West Prince [I am better prepared than First Prize Graduate New! Pat, Why Peter, that's à terrible : Vos Uriveraes congh you have.” ever to supply the demand in ) LIVEFSITY | Peter. “1 know. It's killing me Pat ‘|! FRUIT of all kinds which ar- j 17 Ç > h. * ss V . pa . ' TIGRE oi. PRE he — DT don't you get something ‘rives fresh weekly. Peier Sure I haye tried all the cough | à : LR on the market but they did me| À1l kinds of Temperate Drinks J. DOIRON,M.D. GRADUË DE LAVAL DE MONTREAL. svt dois Be Be A. 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