HIT ET rc E | il SE" PA AS ous ti GRR UE TS ne PRO TS PPT FE 2 a rer En M Rem — # ns APT à Cv NAN LA ARR NUS RL po ur, me: mg RS SR nd cree nl n | er n | 4 Li psc "NT , Fr . É LS \# F sos à “ er ARTE ni #1 > LE AUTEUL — @ F 'ÉÉS SE Ünion à LR F A SEE . es &. la For cez CI E DE L'IMPARTIAL, Proprietaire RE STE 2 + #Y Moscle- Fondé en 1893 par Gilbert Buote et son fils Francois Joseph F. J. BUOTE, Redacteur, Mme. F J. BUOTE Assistante Vol. ane 19 ANNEE De Siva Deux jeunes femmes quittaient le salon de Mme de Fontanes, avant l'argent : pour rien. l'heure du goûter, pour se rendre à un thé où elles avaient pris rendez- vous, elles trottaient menu dans le Sac somptueux de leurs robes é- foites, encore que l’une d'elles s’efforçait a des enjambées ‘mpos- Sibles, comme si elle fuyai:. — Ah !'non ! nom ! “grommelait. elle, ces gens-là m'exaspèrent avec leur vieille petite griffone poussive qui trône dans leur salon comme un idole. Certes, j'aime les bêtes, mais 4 ce point là, c’est plus que ridicule, c’est grotesque ! De quel- que côté, qu’on se retourne on ne voit que cette précieuse Siva. Elle figure, en marbre, sur une console dorée, comme sur un autel. Elle éclate au centre d'urie verrière. Elle éblouit, peinte, dans un cadre ancien, une meiveille ! Ses photo- graphies, remplissent un album oû- vert. Et son fauteuii ! Une ber- gère Louis XVI, tendus d’une soie- rie de musée, et entourée d’un pa- ravaut bas afin que personne autre ne puisse l’occuper que sa proprié- taire ; le fauteuil de Siva ! C’est à donner envie, ma foi, de lui mar- cher sur la patte. L'autre dame se mit à rire, un rire doux, un peu ému, elle mur- mura : — Pauvre petite Siva !... C’est que vous ne savez pas... Vous êtes une nouvelie venue dans les rela- tions des Fontanes. Si vous sa- viez ! Oh ! Ils ne s’en cachent pas d'ailleur. Ils ont bien raison de l'aimer ! — Quoi ? Elle ne leur a pas sauvé la vie, je pense ? —S$i, presque. Comment ! Dites vite alors ! —Voilà. Lucile avait vingt ans, elle n'était pas enccre Mme de Fontanes, et ne pensait pas de de- venir jamais lorsqu'un effroyable malhenr les accabla, sa mère et elle : la ruine. Ruine totale cau- sée par l'imprévoyance et la mal- chance aussi....Le père de Lucile était un haut fonctionnaire, qui ai- mait la vie large et ne songeait pas au lendemain. N'ayaut pour toute fortune que ses appointements su- perbes, il est vrai, il les dépensait jusqu’au dernier sou, sans souci de ce qu’il adviendrait des siens s’il venait à mourir. Quant à sa fille, il lui réservait pour dot l'héritage d’une vieille grand-mère qui habitait avec eux : vieille femme sordide, maniaque, féroce sur la question d'argent et qui se laissait héberger sans dépen- ser un sou. Tant mieux, pensait on, la dot de Lucille sera plus ronde. Elle mourut et l’on ne trouva aucune trac dela petite fortune qu'on lui savait. La chambre qu'elle occupait fut fonillée, retournée ; pas un pafier, pas une note n’indiquait l'emploi qu'elle avait fait de ses fonds. —Bah ! conclut le père, je ferai une rente à Lucile. Pas long- tiouva Et le train continua. tewps, un matin, on le mort, foudroyé par l'apoplexie. Et alors ? Il faut avoir vu de près ce dé- S L' “sastre pour se rendre compte de toute son horreur. Deux femmes, habituées à la vie la plus luxueuse, la plus mondaive, et, du jour au Inudpmain, n'eyavt vite mn nou, [ D'ailleurs, plus de pain ! Selon les rites accoutumés en ces terribles épreuves, on vendit tout ce qui était vendable : meubles, bi- joux, voitures, comme cela se vend | lorsque l'on est pressé de faire de Les dettes | payées, les deux pauvres femmes déménagèrent, s'en allèrent, dans [une maison très humble, occuper un tout petit logis que l’on meubla avec les débris naguère relégués aux greniers, tout le bric à-brac des meubles vétustes. Le seul objet de luxe qu'elles emportèrent fut une mignonne pe- tite griffonne que Lucile avait ra- massée un jour, sous une porte, pei due, transie, à derai morte de faim. C'était une petite perfection : propre, obéissante, douce et jolie, et gaie on aurait pu la vendre aus- si. Mais Lucile ne serait morte de chagrin. —Laisse-la moi, dit-elle à sa mère, je me priverai de tout, je travaillerai, mais laisse moi cette petite joie, dont les cris me sem- ] blent des rires d'enfant, de ces rires qui parlent de vie, d'espoir : lzisse la moi !.... Et l’on emporta Siva, qui fut d'abord bien surprise et presque révoltée d’avoir à poser ses précieu- ses pattes sur un parquet sans ta et Siva s’acharnait à griffer ce qui en restait. dents le crin que ses pattes démê. lait ; et ce jeu lui plaisait tellement qu'i! était impossible de l'en dis- traire. : —Laisse-là, disait dolement Lu- cile à sa mère, puisque c'est son plaisir à cette petite ! Et on lui avait abandonné son jouet. Le matin se leva du jour terrible où la jeune fille devait partir; oc. cupée dans sa chambre, à ranger Elle y mettait de la|bligations qu’il comporte, les ver- force grondait, tiraillait avec ses /tus qu'il demande. 3 No. 51 Nouvelle Serie TIGNISH, ILE DU PRINCE EDOUARD, MARDI LE 4 JUILLET I9II os caractère sacré du mariage, les o- Que les époux s'inspirent des sentiments religieux : infaillible- ment leur mariage sera heureux. Qu’ils se préoccupent avant tout de fonder une famille chrétienne et la bénédiction d’en haut sera de cette famille un petit paradis sur la terre. LES CIGALES DANS LE NEW-JERSEY Il existe à présent une bonne ex- cuse pour expliquer le retard des dans une malle le maigre trousseau qu’elle emportait, elle entendit sou- dain des aboiïiements furieux, fu- | rieux mais triomphants, et les cris | de sa mère et une course folle à travers la pièce Lucile accourut. Le fauteuil était là, éventrée, béant, et Siva, grondante, fuyant sous les meubles, traînant avec elle ün pa- quet de chiffons qu’elle secouait, malmenait, mordait comme pour la punir de sa longe résistence. — Mais elle est folle ! criait la ère. Qu'’a-telle donc trouvé dans ce fauteuil ? Dès que Lucille fut entrée, la griffonne se calma. Fière, cambrée, la tête haute, le paquet brimbal- lant, à sa petite [bouche rageuse, elle vint se camper devant sa maî. pis. Mais elle se résigna vite. Lucile et sa mêre, : dans l’accablement de leur deuil et | et de leur misère, ne songeaient plus à s'occuper des fantaisies de Siva. Tontes leurs pensées tour- naient autonr de ce problème : ga- gner leur vie, travailler ! Vous vous imaginez ce que pou- | vait être le travail de ces deux mondaines. EÆElles essayèrent de la! couture, de la broderie, sans parve. | nir, en s’écrasant de fatigue, à ga- gner leur pain. Jlfallait chercher autre chose- Quoi ! Résolument, Lucile chercha des leçons : elle n‘en trouva pas. Mais on lui offrit une place de gouver- nante près de jeunesenfants. (C’é- tait la séparation. Ce qu’il y eut de pleurs versés, d’étreintes farouches, de ces crises, où le désespoir ose avouer la possi- bilité d’un double suicide ?.... | Mais que deviendrait Siva? Ce petit rien s’aggrippait à la jeune fille pour la retenir au bord de l’a } bîme. Un sentiment nouveau surgit en elle pour accroître ses tortures. De- puis peu, un jeune médecin consul- té par hasard, s'était glissé dans leur intimité. C'était un pauvre petit médecin de quartier, trop pau- vre pour s'établir confortablement et qui végétuit avec une clientèie de miséreux. Ah ! si la chauce avait tourné ! Mais le m<yen d'associer ces deux infortunés ? Et cepen- dant les jeunes gens s’aimaient : s'aimer et se savoir à jamais sépa- ls Allons, il étant vide : le commençait à manquer. —Je vais entrer dans cette place, dit un soir Lucile ; j'écrirai demain. Ne pensons plus. Et comme elle cherchait des yeux sa petite griffonne, elle l'aperçut qui se Jivrait à un jeu, commencé déjà depuis quelques jours et au quel elle se donrait avec frénésie. Il s'agissait de dépioter un vieux fauteuil, une épave trouvée dans les greniers fet rapporté pour lui faire une couche douillette. timmte mod gemdait Jamticntmhlemnunt bourse !: pain | le fallait. Ia morceau de 1,e tresse et laissa tomber à ses pieds son étrange trouvaille, Les deux femmes se regardèrent avec uu même frisson d’indicible espoir. —Le fauteuil de grand’mère ! murmura Lucile. Leurs mains, tremblaient en démaillottant ce chiffon serré, ligotté, noué, que des ciseaux, avec précaution, éven trèrent. Vous l’avez deviné, n’est-ce pas ! Toute la petite fortune disparue é- tait là, en billets de mille, roulés menus, menus par la vieille mania- que. Il y en avait près de deux cents... Ce soir-là, il y eut autre chose que du j'ain sec sur la table, au festin où le jeune docteur fut con- vié; il y avait sur un coussin, en belle place, la providentieile Siva, redevenue modeste et sage, et pas plus fière, mainteyant. que si, obé- | issant à son flair, elle n'avait pas déniché le trésor qui apportait à ces trois êtres, plus que la vie, le bonheur. La pauvre petite griffonne est bien vieille, aujourd'hui : elle a près de douze ans, mais elle ne se- ra jamais oubliée: elle restera l'i- dole, le fétiche de ce foyer qu’elle a créé, elle, toute toute petite, ra- ma-sée au coin d’une rue, mourant de froid et de faim. Il y a de bien mystérieux hasards dans la vie ! Georges de Peyregruner eme en PR ent TER à BR ne M mr MARIAGE HEUREUX Le sacrement de mariage, dit l'Apôtre saint Paul, est un grand sacrement daus l'église de Jésus- Christ. Iiest de digne tout hon- neur. Dieu a institué le mariage pour le bien de la société et le bon- heur de ses membres, Il a voulu en même temps que ce fut une allian ce sainte et sacrée. Comment se fait-il que tant de mariages soient malheureux et deviennent pour les époux uu joug insupportable au lieu d’être la consolation et le char- me de leur existence ? C’est uni quethent parce qu'on fénatin#it le, | Rouen, et qui reviendra à Paris de- trains. Dans les contés de Warren et le Sussex, il paraît que les ciga- les sont légion. Ces insouciants insectes se jettent sous les roues des locomotives, dans l'espoir de les arrêter sans donte. Et ils y ré- ussissent à moitié. Quand un certain nombre a été écrasé par lés roues, celles-ci et les rails doviennent si graisseux, que le mécanicien et ie chauffeur sont parfois obligés de faire halte et de jeter des cendres sux les rails. Aux montés surtout, des trains restent aisément en panne. Aux descendes, ça ne va pas mieux, attendu qu’un arrêt prompt est presque impossible. DEMISSION DU CABINET MONIS. fait mention aucun autre journal. A St-Constant, hier l'honorable Rodolphe Lemieux, maître-général des Postes, a dit M. Bourassa commence sa carrière où son ancê- tre l'a terminée, la révolte contre la Couronne britannique. Je suis représentant de Gaspé au Parle- ment mais je défie ici M. Bourassa qui a jeté de la boue et toutes sor- de saletés au visage de notre plus grand canadien Sir Wilfzid Laurier de se présenter contre moi dans n'importe quel comté de cette LEMIEUX ET BOURASSA LE MINISTRE DES POSTES LANCE UN DEFI AU DEPUTEDE SAINT-HYACINTHE Le ‘‘Witness’”’ du 19 publie la [Province. Qu'il nomme le comté grave information suivante dont ne let je dirai oui. Il reste à M. Bourassa de relever le gant, ajouta le ministre des Pos- tes, car le défi est maintenu. Le ‘‘Witness’’ ajoute : ‘Cette déclaration faite par M. Lemieux à St Constant hier invite une réplique c'est-à dire une accep- tation du défi. M. Bourassa tiendra une assem- blée ans le comté de Labelle, de- main et il se peut qu’il ait dans son piopie comté corame adversaire M. Lemieux. sente l'aspect d’un tonneau mou vant en chair et en os. Et ce qui étonne surtout les mé- decins qui suivent de près les pha- ses de son développement corporel, pos et ne mange pas plus qu’un homme de taille et de développe- ment ordinaire. Bouquet de Pensees La musique est la langue de l'â- me elle exprime des sentiments Le grand profit de la charité, Paris, 24.— La crise {ministériele attendue depuis quelque temps sur- tout depuis la mort de M. Bertreux a éclaté hier, à la suite du vote de non confiance qui a mis le cabinet en minorité. Le vote a été de 243 à 224. Le général Goiran, ministre de la guerre, M. Declassé, ministre de la Marine, et M. Cruppi, ministre des Affaires Etrangères, ont ac- cueilli le vote les bras croisés et se sout rendus immédiatement auprès du premier ministre Monis, quia été blessé récemment dans un ac- cident d'aéroplane et lui ont racon- té ce qui venait de se passer. Le vote a été pris sur une ques- tion relative au commandement su- Le gé- | prême en cas de guerre. néral Goiran, depuis la mort de M. Berteaux, aurait dit récemment qu’en cas de guerre, le) président de la république aurait le commandement Cette déclaration a été ridiculisée et cri- tiquée par l'opposition, de là la chute du miuistère. Le résultat du vote a causé une grande excitation’ à la Chambre. Le démission du cabinet ne sera officielle qu'après le retour du pré- Faillières, actuellement à! ministre suprême. sident main. c'est de nous obliger à sortir du culte de nous même. Plus je vis d'étrangers, plus j’ai-, me ma patrie. C’est une belle passion que celle des bons livres, lorsqu'on les fait passer dans sa mémoire et dans son coeur. La vie, comme le feu ne se con- serve qu’en se communiquant, Réfléchissons avant de parler, prenons conseil avant d'agir, LA POLITESSE Vous savez l’histoire de l’étiquet- te ? Il est des gens qu’on reconduit. Il en est que l’on accompagne, a dit jadis, un poète courtisan. En effet, on reconduit un ami, un égal, un inférieur même ; on n’accompa- gne qu’un supérieur. Et à ce propos, l'on rapporte le trait suivant : M. N., qui aimait à jouer sur les mots, s'aperçoit que M. P., à qui il venait renûre visite, le suit par politesse. Il l’arrête et lui dit, &’un ton badin : — Vous savez sans doute la musi- que, monsieur, Car vous aimez l'ac- compagnement. PEN L'Américain, Charles H. Jack-! son, habite la Brookton, | dans. l'Etat de Massachussets. Cet | homme extraordinaire est âgé de| ville de 52 ans et pèse cinq cent dix huit! C’est un phénomène dont | les journaux | livres. s’entretiennent tous de là-bas. Lorsque Charles Jackson s’est marié, en 1879, il ne pesait que 176 livres, ce qui n’est pas excessif. Un| an après, il gagnait quatre livres. | Et, depuis, il ne cesse de grossir au paint du'à l'heure qu'il ent, il pré: —Sur quoi, M. P.,se redressant, rétorqua : —Monsieur, je vous reconduis, je ne vous accompagne pas. Cette réponse cinglante fais son- ger à cet autre mot non moins hau tain. c'est que Charles Jackson se porte, à merveiile, il est toujours bien dis- ! Une actrice disait à un passant | qu’elle rencontrait sur son chemin :| —Qu'avez vous à me considéter ? | — Madame répondit vivement son interlocuteur, je vous regarde, je! ne vous considère pas. — Pour être du bon ton, il faut ! | avoir du tres ut In fréquentation ” la bonne compagnie aide à le déve- lopper. —Lorsque deux personnes—un homme et une femme—se rencon- trent, le premier salut doit venir de la femme ; cette étiquette est le contraire de ce qui se pratique en France, mais si ‘‘à Rome il faut faire ce que font les Romains’’ sa- chons aussi que cette règle est ap- plicable à tous les autres pays du monde. Conformons-nous donc aux règlements de l’étiquette amé- ricaine. Lorsqu'un inférieur rencontre aisissables à la parole et au pinceau. {son supérieur, c’est celui-ci qui doit saluer, donnant ainsi, le premier, le témoignage flatteur de sa considé- ration, Dès qu’il fait nuit on est censé ne distinguer personne, sauf, cela va de soi, dans des rues très éclai- rées. Il faut remarquer que le salut ne se renouvelie pas dans un endroit public. Il paraît que l'étiquette de nos parlements défend à toute person- ne, dans les galeries, de saluer un ministre ou un député à son siêge, quand la Chambre e:t en session. "et it at MAIL CONTRAGT SEALED TENDERS, addressed to the Pastmaster General, will be received at Ottawa until Noon, on Fridav, the 21st. July rort for the conveyance Of His Majesty’s Mails, on a proposed Contract for four years, three times per week each way, between O'Leary Station and West Cape (Circular route) frou the Postmaster General’s Pleasure next. Printed notices containing furth- er information asto conditions of proposed Contract may be seen and blank forms of Tender may be obtained at the Post Offices of O'- Leary Station, West Cape and route cflices and at the office of the Post Office Inspector, at Charlottetown. JoHN F. WHEAR Post Office Inspector Post Office Inspector' s Office Charlottetown P. E, I. 2nd June 191rr, J. A. JOHNSTON, M. D., C. M Médecin—Chirugien TIONISH, IL DU P. : SE ns GE RL rot PP PRE r LT 01» ax came lutte dm mn ll jan abtimennt és. *