—_ * L'IMPARTIAL | a # * FONDÉ EN 1893 LIÉ LE JEUDI DE CHAQUE SEMAINE Te ABONNEMENT Un an.................$1.00 0 PANNES dl cn ce ee 128 Les abonnements sont payables d'avance. Pour cesser de recevoir le jour- nal, il faut donner avis au moins un mois avant l'expiration de son a- bonnement et payer tous les arré- ages. Ceux qui changent d’adresse doivent nous donner l’ancienne aus- si bien que la nouvelle. Adressez toutes lettres, corres- pondances, etc., à L'IMPARTIAL Tignish, Ile du Prince Edouard. L'IMFARTIAI, .Tignish, Jeudi 7 Mai Les Elections Federales Le correspondant du ‘Sfar,’ à Ottawa, annonce de source certaine, que le gouvernement se propose de dissoudre les chambres immédiate- ment après la présente session et de faire des élections générales au mois d'octobre prochain. Le correspondant du ‘Mai! and ÆEmpire," à Ottawa, dit qu’il tient d’une bonne autorité que la session actuelle est la dernière du orème. Parlement, et que des élections gé- nérales auront certainement lieu à l'automne ; que des instructions ont été envoyées à Québec à l'effet de préparer la lutte, et que sir Wil- frid va prendre une part active à la campagne, mais que ce sera proba- blement poux la dernière fois. Le bill de rédistribution va être adopté à cette session, de sorte qu’à la clôture des chambres, le parle- ment actuel ne sera plus, en réalité, _ le représentant de tout le pays. 1 D'un autre côté, sir Wilfrid Lau- rier est loin d’être en aussi bonne santé qu’en 1896, bien qu’il dise qu’il soit complètement rétabli. ——— M. D. GORDON ; M. J. 4. MATHESON ——— Comme il l'avait déjà signifié à Georgetown et plus récemment à Charlottetown, l’hon. D. Gordon : le chef de l'opposition dans la poli- tique locale de c_tte province a, peu avant la prorogation le la législa- ture, annoncé en chambre sa déci- cision finale de se retirer de la posi- tion de chef de son parti. En se retirant de cette position honorable et responsable, l'hon. D. Gordon abandonne la direction de son parti sans que l’on puisse trouver la moindre tache qui puisse tendre à ternir sa carrière politique. L'âge avancé de M. Gordon, la probabilité d’une lutte électorale dans nn prochain avenir—ce qui deviendrait une tâche trop ardue pour in octogénaire—telles sont les raisons qui ont décidé le chef de l'opposition à céder la place à M. J. À. Matheson, un jeune homme qui est à la fleur del’âgeet qui promet, si l'on doit en juger par le rôle qu’. il a déjà joué depuis qu’il est en- tré dans la vie politique, de se Montrer te digne successeur de ce- lui qui l’a précédé. M. Blair s'en irait —— On dit dans les cercles politiques que l’hon. M. Biair ministre des chemins de fer disparaîtrait. Le gouvernement craindrait cer- taines indiscrétions de M. Tarte, qui n'aime guère d'amour tendre M. Blair. M. Sutherland remplacerait M. Blair aux chemins de fer, M. Pré- fontaine irait enfin aux Travaux Pablics et M. Emmerson prendrait a Marine. mes me mms Il y à encore des Bigots On annonce de Londres que }’ Al- lance protestante a télégraphié au ‘Ycrétaire, qui se trouvera avec le ©i Edouard à Rome, exprimant son Vif regret de ce que notre roi pro- ‘&t ait l'intention de visiter le VW qui est décrit dans les homé- notre église comme étant st. Nous espèrons sincè- cs bruits sont absolu- , ment sans fondement.’ | Il doit leur manquer quelque | chose dans la caboche, à ces bons anglicans de l’ Alliance protestante, pour se donner la peine de télégra- phier de pareilles absurdités. Mais, heureusement, ces fanatiques à vues étroites et mesquines, constituent la minorité chez nos frères séparés, même dans l« protestante Angle- terre. Cela n'a pas empêché le roi Edouard d'aller rendre visite au Pape hier. C'est une marque de déférence envers ie chef de |’ Eglise catholique dont les millions de ca- tholiques de l'empire britannique devront savoir gré à leur fouve- rain. Une Machine a Voter Un M. M. Prince du Manitoba, a donner récemment, devant la cham- bre manitobaine, l'explication d'une machine à voter dont il est l’inven- teur. Il suffit de pousser un seul bou- ton pour enregistrer son vote. Au- dat se trouve un bouton. Il suffit de presser celui du candidat en fa- veur de qui l’on veut voter pour enregistrer son vote. Dès qu’on a touché un bouton les autres sont bloqués. Il faut pour que la ma- chine marche que l'officier rappor- teur presse d’abord un bouton de déclanchement. Ce qui lui assure le contrôle, ’à chaque fois qu’on pousse un des boutons enregistreurs, une sonnette retentit. Enfin, pour savoir le résultat du vote à la fin de la journée, il suffit d'ouvrir le volet scellée au préala- ble qui fixe le compteur. Il ne peut ainsi y avoir d'erreur. Cette machine, si son fonctionne- ment est irréprochable, assurerait Fabsolue correction du vote. La machine a du bon. C’est tout de même assez triste qu'on soit à se torturer le cerveau pour empêcher la fraude quand il s’agit d’élire les représentants du peuple. College St.-Dunstan Il paraît que des sœurs Religieu- ses vont prendre charge de l’ouvra- ge intérieur du collège St.-Dunstan au commencement de la prochaine année scolastique. Ces sœurs ap- partiennent à une des nombreuses communautés chassées de la France par le gouvernement franc-maçon de Combes. Elles ont une mission à Trois-Rivières, P. Q. La Peche Jusqu’à présent le hareng n’est pas en très grande quantité sur nos côtes. Le homard cependant est assez nombreux. Dommages Jeudi dernier au soir en venant à vendredi une tempête de vent causa beaucoup de dommages aux embai- leurs de homards sur ia côte est de l'Ile. M. Fidèle Perry de Kildare a eu la malchance de voir quatre de ses embarcations brisées, encour- rent par là de lourdes pertes. Augmentation de Salaire Le maître de poste de Tignish vient de recevoir l'heureuse nou- velle, qu'à l'avenir, son salaire sera de soixante piastres de plus, par an, que par le passé. Cette aug- mentation est due en grande partie aux exposés quiont été faits par L'TMPARTIAL—-que le maître de poste était contraint d'être à son poste dix-huit heures par jour.— Les autorités ont reconnu la justice des réclamations faites en faveur de notre maître de poste et ont aug- menté son salaire. Félicitations. AE Beau Stock de Livres de Prieres - M. Joseph E. Richard de ce vil- lage vient de recevoir un magnif- que Stock de livres de prières qu’il ofire au public à prix très réduits. Ces livres sont de la célèbre mai- son Lech et Fils, ce qui prouve que la qualité est des meilleures. Tous ceux qui ont besoin de li- vres de prières, allez chez M. Ri- chard voir son Stock. o Sa NOUS AVONS BESOIH De deux fill:s pour travailler au bureau de L/IMFARTIAL, dessous du nom de chaque candi- FE M RTE TT + ss “ . “ # L'Agitation Religieuse en France ———"#,# UNE LETTRE DU CARDINAL RICHARD —+,@* mé . . ‘ Le cardinal Richard, archévêque | de Paris, vient d'adresser la lettre | . É.: . suivante aux religieux de son dio- |cèse qui sont obligés de se disperser ‘à la suite du refus d'autorisation ‘dorit ils viennent d’être l’objet : “Paris, 10 avril, vendredi saint. ‘Mes chers et révérends pères, ‘‘Je ne puis vous laisser quitter vos demeures, sans vous apporter le témoignage de ma religieuse affec- tion, sans exprimer la profonde tris- tesse que j’éprouve comme évêque et comme Français y présence des mesures qui frappent nos congréga- tions. “Le souverain pontife, inspiré par la pensée de remplir les devoirs de sa charge pastorale et aussi par l'affection paternelle qu’il porte à la France; m’adressait, le 23 décem- bre 1900, une lettre dans laquelle il traitait cette grave question des congrégations religieuses. ‘A for- ce de malentendus et de préjugés, disait Léon XIII, on est venu à penser qu’il serait nécessaire au bien de l'Etat de restreindre la li- berté des congrégations et peut-être même de procéder plus durement contre elles.”” Il demandait ‘‘aux hommes droits et impartiaux de se laisser éclairer par ses conseils et d'empêcher d’'irréparables mal- heuts pour l'Eglise et pour la France.’ ‘Les évêques n’ont pas tenu un autre langage, ils n’ont pas cessé de protester contre les alléga- tions de ceux qui prétendent défen- dre les droits et la liberté du clergé séculier en détruisant les congréga- tions religieuses : et en vous écri- vaut aujourd'hui, je sais que j’aia- vec moi MM. les curés et les prêé- tres de Paris. ‘‘’Nous n'avons pas la pensée, mes chers et révérends pères, de re- prendre ici la discussion des mesu- res législatives dont les cougréga- tious ont été l'ojet. Vous avez eu d’éloquents défenseurs dans nos assemblées publiques et nous leur en expriinons notre vive reconnais- sance. Nous nous bornerons à ré- sumer en quelques paroles les gra- ves questions religieuses et sociales qui sont engagées dans les débats de :’heure présente. ‘Ce sont nos libertés les plus sa- crées qui sont attaquées : la liberté des consciences, la liberté des pères de famille pour l'éducation de leurs enfants, la liberté de l’enseigne- ment, la liberté de la charité. “Si l'on se demande pourquoi cette attaque contre nos libertés, on ne trouve pas d'autre réponse, sinon la volonté de détruire toutes les institutions chrétiennes. ‘Quel reproche peut-on faire aux écoles des religieux et des reli- gieuses ? Ces écoles ont été ouver- tes dans les conditions prescrites par les lois et les règlements. Les maîtres se sont toujours déclarés prêts à se mettre en mesure avec la législatios scolaire, ‘Les congrégations qui se dé- vouent au service des pauvres et des malades ne demandent qu’à se con- former aux prescriptions légales en accomplissant les actes de la chari- té. ines, Quel est leur crime ? Ces hom- ces femmes, sont inspirés par la foi, par la charité chrétienne. priment la charité, qu'ils ne pro- vres leur seront permises. gratuite. jour encourager les oeuvres d’en- seignement, de secours, dès lors qu'elles répudient la foi chrétienne, tout en cherchant à imiter les insti- tutions que celle-ci a crées. ‘Mais ici uous demandons si la société dans laquelle nous vivons est née ou non des enseignements de l'Evangile. ‘La réponse n'est pas douteuse. Avant notre seigneur Jésus-Christ toutes ces institutions qui ont fait l'honneur de nos sociétés modernes n’existaient pas. La destruction de ces institutions n'est-elle pas la violation la plus douloureuée de la liberté des consciences pour nous qui vivons des enseignements de l'Evangile ? ‘Mais ici encore se présente une question nouvelle, Nous le disons, en commençant cette lettre, nous é- prouvons une tristesse profonde comme évêque et comme Français. C'est qu’en effet, la France est chrétienne et catholique. Les con- grégations religieuses servent les intérêts de la France en même temps que les intérêts de l'Eglise, Ceux qui attaquent nos libertés re- ligieuses ne se rendent pas compte qu’ils sacrifient en même temps les intérêts de la France. Il semble- rait parfois que certains hommes se résignent à voir la France périr pourvu qu’elle cesse d’être chré- tienne. ‘“Si nous parlons avec liberté, nos paroles sont sans amertume. Nous souffrons avec vous, mes chers et révérends pères, et avec vous aussi nous ne saurions nourrir des sentiments de haïne, contre les enfants de notre commune patrie, nous les aimerons toujours, nous prierons pour eux, nous demande- rons que l’union des cœurs se fasse | dans la vérité et la charité. Et si vous devez vivre quelque temps dans l'exil, vous ferez aimer la France autour de vous par vos ver- tus. | ‘‘Trois mois avant sa mort, notre vénérable prédécesseur le cardinal Guibert, qui avait été * mêlé, pen- dant son épiscogat de quarante ans, à tous les grands événements de notre pays, et en particulier à nos malheurs, considérait les efforts les institutions chrétiennes et pré- parer l'abolition de la religion elle- même. Il conjurait ceux qui por- |taient la charge du pouvoir de ra- mener la république au respect des consciences, à une application loya- le du concordat dans son esprit aussi bien que dans sa lettre, pour assurer la paix publique et pour ramener l'union dans les esprits. |‘‘Si vous ne croyez pas pouvoir tenter cette entreprise, ajouta-t-il, ce n’est pas l'Eglise qu’on pourra accuser de travailler à la ruine de l'établissement. politique dont vous l'avez la garde ; vous savez que la | révolte n’est pas une arme à notre | usage. Le clergé continuera de souffrir patiemment ; il demandera à Dieu deles éclairer et de leurs inspirer de plus justes sentiments ; mais ceux qui auront voulu cette guerre impie, s’y détruiront eux- | nêmes, et de grandes ruines auront été faites avant que notre bien-aimé pays revoie des jours prospères. Les passions subversives dont plus | d’un indice fait redouter le prochain réveil, créeront des périls autre- ment graves que les préteadus abus que l’on reproche au clergé. Dieu veuille que dans cette affreuse tem- pête, où les appétits déchainés ne trouveront plus devant eux aucun: barrière morale, on ne voie pas sombrer la fortune et jusqu’à l’in- | dépendance de notre patrie.” ‘J'ai relu cette page, il y a quel- ques jours et parvenu à mon tour à Qu'ils sippriment la foi, qu'ils sup-! l’âge du cardinal Guibert, je veux, à son exemple, avant d'aller rendre 1 Si) on . É + noncent plus le nom de notre sei-|compte à Dieu de mon administra- gneur Jésus-Christ toutes les œu- tion, dégager ma responsabilité à l'égard de pareils malheurs ; mais ‘Ce n'est point une allégation | je garderai toujours, avec lui, l’es- Nous voyons chaque)poir que la France ne laissera ja- mais dépouiller des saintes croyan- {ces qui ont fait sa gloire dans le |passé et lui ont assuré le premier rang parmi les nations. : ‘Ce sera ma parole d'adieu, mes chers et révérends pères ; vous | l’emporterez avec vous, et partout | où la Providence pourra vous con- | duire vous travaillerez pour l'Eglise et pour la France. Je vous demeu- | rerai toujours uni dans l'amour de [cette double patrie. | ‘“Frauçois, cardinal Richard, } . | ‘‘archevêque de Paris’’. Nos Remerciements | Au Rév. A. E. Burke, prési- | dent de la F. G. A., pour l'envoi | d’un exemplaire du rapport annu- | el de cette association. Correction Dans la correspondance de Law- rence de la semaine dernière, au lieu de Alphonse, fils de Dominique de 10 mois, Œi 48 RL be ST PTT En L'IMPARTIAL, JEUDI LE 7 MAI, 1908. Feu L'abbe O0 X (De l'Evangéline) Feu le Rev. James Daly est né, dans la cité de Cork, Irlande, le 14 octobre, 1834, du mariage .de Mi- chael Daly et de Mary Moore qui sont émigrés dans ce pays en 1842. M. M. Daly aété pendant plu-| sieurs années principal de l’école | St. Patrick G’Hal fax, bien connu dans toute la province. Le Rev M. Daly a reçu ses premières études classiques, de son père, et termina, ses études théologiques au collège Ste, Marie. Il fut ordonné prêtre dans l’année 1858 dans la cathé- drale d'Halifax, par Mgr Parche- vêque Connolly. La première année de son minis- tère fut consacré dans la mission d’Annapolis et Digby, ensuite il passa quelques temps dans le dio- cèse de Chathaim puis revint dans le comté de Digby, à St. Croix où il desservait Corberie et St-Ber- nard, p ssa aussi quelques années à Church Point, enfin le 6 août, 1865 il fut transféré à la cure de Meteghan oùileut pendant plu- sieurs années la desserte de la pa- roisse de Salmon River. Donc ce vénérable pasteur e it charge d’À- mes, à Meteghan pendant 37 ans et 8 mois. Très estimé de tous, le Rev Père Daly était un modèle d’humilité, d'obéissance, et de bonté, en un mot un bon père, tendre et doux pour ses enfants. Ses œuvres se montrent d’elles-mêmes. Il a fait construire une magnifique église en briques, un modèle d’architectu- re qui a coûlé aux paroissiens au delà de $100,000. Malheureuse- ment cette entreprise n’a pas réussi and if you want to locate in the Poirier, il faut lire Jean Henri âgé}write J. T. PATRICK, Pinebluff, telle que l'avait Cesiré ce bon } ère, car il faudra bientôt en recommen- poursuivis en France pour affaiblir | cer une nouvelle, la brique tombe! par morceaux. Quelles énormes | dépenses ont encourue ces bons pa-| roissiens de Meteghan, qui comne le reste des acadiens sont toujours! soumis et respectueux à l'autorité qui les gouverne tant das l’ordre spirituel que temporel. Dimanche après midi, le 19 cou- rant, ce digne pasteur voit sa fin prochaine, il est seul, bien attristé sur le sort de ses paroissiens qu'il va bientôt quitter. Il appelle au- près de luile Rev. M. A. B. Côté, de Salmon River, son voisin, son véritable ami. Il se hÂte et s’em- presse d’aller porter les dernières consolations à ce vénérable homme de Dieu, qui lui demande en arri- vant, sa dernière bénédiction. La nuit de dimanche à lundi s'est pas- sée bien tristement, car les souf- fra ces de la mort augmentaient ‘et le Rev. M. Côté et M. le Dr. Gai- lant, le faisait marcher presque continuellement pour alléger ses souffrances. Enfin vers 7 heures du matin il consentit de se mettre au lit. Quoique bien préparé et très résigné à entrépreire le grand voyage du temps à l'éternité, ce- peudant, il parlait toujour, de ses paroissiens qu'il aimait tant et si l’on eut pu le comprendre i: aurait dit ‘‘Je désire qu’un prêtre de lan- gue française me succède car j'ai aimé mes paroissiens etils mai- ment aussi, le temps de justice et de la récompense est arrivé.” À 10 heures du matin, lundi, le 20 avril 1903, le bon cur£ de Mete- ghau commençait son agouie et à 2 heures et demi il rendait le dernier soupir, pour comparaître devant le juge suprême. Ila passé en fai- sant le bieu. Auprès de lui se tiennent en silence une multitude d’anges pour recevoir son âme ct la / porter aux demeures éternelles. Il trépassa doucement semblable à la chandelle qui s'éteint petit à petit. Auprès de son lit funèbre le Rév. Père Côté lit les prières des agonis- sants, recommande son âme à Dieu le Père qui nous a créé, à Dieu le Fils qui nous a racheté et à Dieu le Saint-Esprit qui nous a sanctifié, Sa Fidèle servante Mme: Owenes, née Mary Daly, son élève Mlle. May Summers, et quelque: parois- siens sont là présents et versent des | larmes, à la vue d’un spectacle si attendrissant. SES DERNIERS MOMENTS. O——X——-0 —— st James Daly su RE M. Léon Müulaison et M. Dési- ré Deveau ont eu l'insigne hon- n ur d’eusevelir leur bien-aimé pas- teur, ct lorsque le Rév. l'eut revêtu de ses habits sacerdo- taux, il fut exposé dans le presby- Dans l'après-midi du 22, aussitôt apiès l’arrivée de sa Grâce Mgr. l'Archevêjue O'Brien, eut lieu la {ranslation des restes mortels, du presbytère à l’église, au milieu d’un grand concours de fidèles, la céré- monie étant présidée par sa Grâce Mgr. O'‘Brien d'Halifax. À par- tir de ce moment, pendant toute la nuit et jusqu’au lendemain, l’église était encombrée dè fidèles venus rendre un dernier hommage, une dernière marque de respect à leur bien-aiimé Père. Jeudi matin le 23, vers dix heu- res commençait le service funèbre, aussi touchañt que solennel Mgr. l’Archevêque O’Brien officiait a- yant pour prêtre assistant, Mgr. Daly, vicaire général ; les RR. M M. Mihan, curé d’Amherst st Fo- ky, curé de Tusket Wedge, ser- vaient diacre et sous diacre, tandis que le- Rév. Hamilton, curé de Varmouth, était maître des céré- monies. L'oraison funèbre a été pronon- cée par le R'’v. M. A. B. Côté, curé de Salmon River, qui fit ver- ser bien dés larmes à la multitude réunie, Un chœur puissant composé des chantres de la paroisse et des pa- roisses voisines, sous l’habile direc- tion du Rév. M. Jean Deveau, exécuta la messe de ÆArgniem avec un entrain parfait, l'orgue étan: habilement touché par M. le Dr. Gallant, organiste de la paroisse. Avant la messe, l'épouse du Dr. Gallant exécuta à perfection une marche funèbre, de Saul. Mgr. l'archevêque O'Brien, pro- nonça avant l’absoute uns seconde oraison funèbre en anglais, expri- mant sou regret et encouragea les paroïssiens. Le /'bera a été chanté par le clergé. Outre les dignitaires déjà men- tionnés, on remarquait au sanctu- aire le Très Rév. Père Dagnaud, supérieur, les RR. PP. Savary, Dréan et Conan, du collège Ste.- Aune, les RR. MM. Moriarty, McCarthy et Murphy d’Halifax, Crouzier, d’Eel-Brook ; Ruest, de Ste. Croix ; Walsh, de St.-Ber- nard ; Hamelin, de l'Ile Surette et le Rév. P. Lavallois du ‘séminaire d'Halifax. Le Rev. M. Ed. LeBlanc, curé de Caledotia, ancien vicaire de Me- teghan, est arrivé trop tard pour la cérémonie, Les ornements sacerdotaux dont se servait l’archevêque et ses assis- tants pour les offices funèbres é- taient ceux dont la feue Reine Vic- toria avait envoyés à Halifax pour l'enterrement de Sir John Thomp- son. Les porteurs étaient MM. Hi- laire Robichaud, Hilarion Théri- ault, Severin Melanson, Edouard Sheehan, Joseph Melanson, Hilaire V. Comeau et Théophile C. Co- meau. Jamais la paroisse de Meteghan n'avait vu dans son église une dé- monstration si solennelle, et une aussi grande foule de monde. Ily avait au inoins 2,000 personnes. Ce jour mémorable sera inscrit à jamais dans les annales de cette pa- roisse, Chose remarquable : Il y avait jeudi matin, dans la paroisse de Me- teghan cinq personnes d’ensevelies : l: Rév. M. Daly, curé et quatre de ses paroissiens : Jean Guidry, de Cheticamp, Mme. ‘Timothée Thériault voisine de l'église, Timo- thée Saulnier et Jean F. Deveau. Mine. Ed. Sheehan, du Royal Hotel, Meteghan, conserve précieu- sement un article qui a paru dans L’ Acadie Libérale, ancien journal publié à Meteghau, touchant l’ar- rivée du Rév. M. James Daly de son voyage à Rome et autres par- ties de l’Europe, THE SOUTHERN STATES Is the coming section of America, most prosperous state of the Union; the one in which there are the most cotton factories, furniture factories and diversified factories of all kind, North Carolina, | | We have not advanced the price of our tobacco, Amber smoking tobacco, Bobs, Currency and Fair Play chewing tobaccos are the same size and price to the Consumer as formerly. We have also extended the time for the redemption of Snowshoe tags to January 1st., 1904. THE EMPIRE TOBACCO CO., Limited j ñ M. Côté citeur pour les te À la vénération des fidèles. | Dr. Murthy ; PHYSICIAN AND SURGEON ct SP, KE, LE KE :WTATT, SUCCESSEUR DE HODGSON & WYA/TT AVOCAT, NOTAIRE, etc. Solli- Nova Scotia et Summerside Banks ARGENT À PRÊTER Au dessous de Clifton House OR: TI Bureau : SUMMERSIDE, McQuarrie & Arsenault AvocATSs, NOTAIRES, &C. Summerside, P. F. I. 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