edge mr tete, RER e Re ee EEE coéagmnagnt Rue $ OR ASS | tt ur: she AC LA RE TLUTS on, v'r ARR SONTEERCARER CAERNOUE MURS PAR PEER RE REINE ET BERGERE Il est grand matin. Lu porte du palais vient de s'ouvri; une forme blan-he lisse au-dehors: une jeune emme,serée duns une fine tuniqu:.. Nur ses épaules, un léger manteau, rejeté en ar- rière, flotte “légamment sous une longue iresse d'épais che- Veux noirs. À cette vue, l'homme de garde a surgi impar-ible. C'est un guerrier france, au: rudes mousi:-hes tombante:. aux regard fi: et dur. À sc côté pend sa hache d'arme. 1l tient à la main la longue e: large épée. —Qui va la? crie l’homme d'une voix très rude. La blanche dame s'est ap- proché et mvrmur un mot. L soldat confus s'incline profon- dément dans l'aititude du res- pect. #*+x À cette heur- matinale, au mois de jrin, ia cité sommeille encore. Pas un bruit ne s'élève de Lutèce ässoupu-. que le chant lointain du cog à ns les mi- tairies, ou le ciap tement sur le ruban srgeut de la Seine. de quelques b:irques qu'en vient opprêter de bonne heure... De ja villa royale, masse sombre ue les premières lueurs de l’xube uaissante en- veioppent d'un jour indécis C.otide, seule et sans suite, se dirige, «D cuivanie le chemin de haiage qui longe le bras droit de lx rivière vers l’extré- miié de l'ile où s'élève la basilique géninée de Saint- Etienne et de Notre-Dame. Sous son bra: elle porte un psautier de par-hemen. Tandis qu'elle se hât., ses lèvres mur- mureut d'ard-ntés prières. De ses beanx yeux, sur son visage d'une admirable beauté, des larmes coulent lentement. Parvenue devant un humble chaumière, la reine s'arrête et heurte de la main contre la porte. qui s'ouvre après quel ques instants ; une femme àgée apparait sur ie seuil. —(Geneviève ! —Clotilde. ma reine véné- rée ! Déja Ciotilde, malgré le geste de respectueuse retenue de la Vénérabi femme, s'est jetée dans ses br s. Eile appuie son front briülunt de fièvre sur le cœtr de la Sainte, et versant ds armes abondantes, elle murmure: “Geneviève, Ô ma mère, Velez à mon secours !” Genevieve laisse un instant s'épan her, dans cette chre- tienne étriente, la royale dou-! icnr ; ell. murmure à Clotilde. d’une voix tres douce, des pa- roles de consolation céleste. puis, appro-h:nt un siège, elle invite Ciotilde à se reposer, et, debout, elle «itend en silence que su noble amie, oppressée par les lirmes, puisse enfin lui ouvrir $0: àine. Genvieve à 70 ans. Sous sa tunique de bure brune et gros- tiere, sou corps, etterminé par les jeunes et les macerations. se devine à peine ; dans son VISagS. OSSEUX &i émaclé, d’où se deg: pour:ant une impres- “on véieste, les yeux seuls, d'une douc-ur infinie, et d’une fiamim étrange. offrent l’idée d: .a vie. ‘0 ;: a reine, a murmuré la Voyunte, ‘ous souffrez! votre cœur parait daus une cruelle ANL'OIsSE. — Oui Geneviève, ma douce «ni, ei la tendre mère de mon âme, je suis Venue ce matin avant l'heure de Laudes, dès la petite aurore, peur chercher lumiere et secours. Oh! que je voudrais donc, au lieu de cette courenne qui pèse si lourde- meni à mon front à certaines heures, porter le voile des votre dans cette benie maison! Ce- linie, Aurea, filles de Jesus que jeuvie votre sort! — Reine ne faiblissez pas, dit Geneviève avec fermeté. Le Seigneur Dieu vous a fixé nue autre mission. C’est à vous qui: appartient de rendre le Gaules à Jésus Christ et de fondre son règne. Sur le cal- vaire et sous la croix, soyez forte. Je le voudrais, à Gene- viève, mais Îla tâche est si ane à 2e 00e LP AT DE RS M" , te en après son baptème,” Le roi, toujours paien, en a conçu une grave irritation, et maintenant que je suis devenue mère une seconde fois, il ne vent pas que mon entant reçoive Ie saint baptème. Et mou fils est très malade ; demain peut-être il sera mou- unt..….…..Je viens de m'arra- her à son bearceau pour vous ‘cmunder secours. Crenevière, Geneviève, servante de Dieu, et mon conselil. obtenez du Seigneur, que mon enfant soit (à Lui!...…… … et s'il le veut dans 4 divine misericorde, qu'il me le laisse! et qu'il gagn: enfin le cœur de Clovis!” De nouveau la reine s'était levée, agitée par la violence de sa peine ; elle se jeta de nou veau daus les bras de la Sainte. Geneviève l'entraina doure- ment dans le petit clos, qui des ‘endait en pente rapide vers la Seine. Les deux femmes tombèrent À genoux sur le gazon. Elies a- vaient la main dans la main : leurs visages, baignés de lar- mes, étaient tournés vers le ciel ; la prière courait sur leurs lèvres entr'ouvertes. L'atmos- phère respirait une paix infinie; dans les arbres toutfut, sur les églantiers en fleurs, le gazouii- lement des oiseaux s'élevait, chantant Dieu ; tout en bas du jardin, la Seine roulait ses flots paisibles entre les berges vertes et fleuries. Tout à coup, là bas. perçant la buée matinale, le so- leil apparut, inondant les cam- pagnes et la ville d'un flot de lunière, avec une incomparable majesté... * Geneviève s'était levée. Clo- tide avait les yeux sur elle et la considérait avec une admira- tion mêlée d’effroi . Le visage de la Sainte, trans- figuré tout à coup par l’extase, reflétait maintenant quelque chose de l'éternité. Son front, blanc d'ivoire, ap- paraissait dans un nimbe de lumière, ses mains, d’abord jointes, élevèes en croix vers 1: clel. L'esprit de Dieu remplissait la voyante, —0 Clotide, à reine, à chré- tienne! Dieu t'appele au eal- vaire, mais aussi à la gloire, et tu sauveras le peuple franc! Ton fils sera baptisé et il vivra. Clovis adorera ce qu'il a brülé et deviendra le serviteur du Christ Jésus. Et vons fonderez la France. Et la France sera le royaume du Christ. Et les génée- rations reculées publieront ses louanges et feront son œuvre. Ciotide demeurée à genoux, venait de baiser les mains de Geneviève, maintenant retom- bées. Elle les couvrait de ses baisers, oubliant sa dignité de reine. La patricienne et la plébéin- ne, ces deux illustres femmes qui bientôt allaient tenir la trance sur lés fonts du baptême, bénissaient Dieu, leur âmes confondues dans une même,et sublime espérance! Lx PARISIEN. “MEURT DE FAIM’ —Tu as tout mis veiture ? —Tout, Monsieur. —Ma valise? —Oui, Monsieur? —Mon paquet de pluies? —Oui, Monsieur. — Alors, tu vas m'accompa- gner à la gare? —Oui, Monsieur. En chemin, je le questionnai; il était fils d'un tout petit laboureur des environs; et, chaque semaine, il venait à Bressuire vendre des pommes de terre et de la volaille. Mais il me rendit la monnaie de ma pièce, et voulut abselu- ment savoir où j'allais, si dans la para- leudre! par moments, mon pauvre cœur défaillie...…. Cette | u:i: encore le roi, mon maitre, vis, ce prin.: si rude et que | jai e pourtant de toute mon] “hic, Ma park aveu colere :: “Vous savez qu notre premier. enianui est mort peu de temps ? j habitais habituellement Paris, si j'étais bien logé...et si je me promenais souvent sur la place de la Cencorde..……. C’est moi, fit-il en manière de conclusion, qui voudrais bien demeurer à Paris ! — À Paris, pourquoi faire? —Pour gagner beaucoup, beaucoup d'argent... — Ah lle gaillard ! et qu'est-ce que tu ferais pour gagner beaucoup d'argent ?..… : —Je chercherais une bonne — Une place de quoi? — N'importe...une place à tout faire!… à LE... it, comme j'éclatais de rire a+ : AT NE OT FAR PT RE mou amié£.…Supposonus qu'il y L'Iu il me regarde avec des yeux! étounés, ne comprenant pas. Alors je lui dis: —Une place à tout faire, en ait cent actuellement à Paris... Sais-tu combien il y a de pauvres garçons comme toi pour se les disputer ?... Eh bien! 50,000 !.. .et ajoute à cela 50,000 autres Parisiens qui n’ont pas de pluce du tout et qui se décarcassent deuze heures par jour pour en trouver. et sans y réussir, Tu vois, mon ami, les chances qui te restent! —-C'est que, voyez-vous, fit- PARTIAY. { —Ecoutez, docteur, me dit le / malade, j ai étudié un peu de philosophie, et j'en ai assez pour ne pas croire à l'existence de l'âme, Et il se mit x me développer quelques-uns des arguments de! l’école matérialiste, Ces e1r urs qui m'auraient choqué dans la bouche d'un professeur tloqu- cent, me parurent dans cette mansarde et sur les lèvres de ce mourant, revoitantes et monstrueuses. Je sortis navré. Cependant nous continuons, le vieux prêtre et moi, à soigner, saus plus de succès l’un que il d’un ir navré, en meurt de fan à la campagne. FY 11] me disut cela avec sa bonne figure bien rougr, ses grosses joues rebondies, son air de santé superbs... on dévinait à le voir, vie calme descham ps, les tas de pommes de terre ac- cumulés à la cave, la cave, le jait bien pur, mêine le bon vin et le grand air vivificateur… Que vous soyez pauvres à la campagne, lui dis-je grave- ment, c’est prssible ; mais, vois- tu, mon petit, ne dis pas à Ja légère que vous mourez de faim ; c’est offenser le bon Hieu, quand on à comme vous les matières premières, le pain de chaque jour, et peu de besoins. Si tu mentais en Wagon ave: moi, en débarquant ce soir sur le pavé de Paris, tu verrais peut-être un monsieur ‘bien mis, à ridingote noire, avec un chapeau de haute jorme” qui m'aborderait d'un air suppii ant ; ses joues sont creuses, ses mains sont inaigresS sous ses gants, ses jambes flageolent dans son pantalon. il! n'ose pas me parler, tellement ce qu'il doit me dire lui déchire la bouche; écoute pourtant, ear tu doit savoir; entends-le me murmurer ; Jours je n'ai pas mangé ma femme est malide, men loyer est en retard, Monsieur un peu de pain... par pitié! Etonné: tu te reculeras en arrière, et tn te diras: Mon Dieu, je n'auruis jamais cru eela possible !...... mendier gen habit noir!...Le paavre !.. il n'en a pas d'autre: et en Île quiitant 1l déposerait la ‘der- nière chance de trouver une place Ceiui là, ei que d'autres avec lui, meurt véritablement de faim. Eprouves-tu le b:soin d'en augmenter Île nombre? Non, n'est ce pas, eh bien! reste sorts et sourtout que je ne te vole jamais à Paris. sans quoi !.… PIERRE L'ERMITE. LES DEBUTS D'UN MEDE- CIN. Un des premiers malades que je visita, fut un jeune homme d'environ trente-cinq ans. La débauche Favait eon- duit à travers la misère sur le lit de mort. Ja m'attachai à ce malheu- reux et ne pouvant le sauver J'essayai d'adoucir s2s.souffran- ces. Froid, silencieux, stricte- ment poli, mon malade accep- tait mes remèdes et mes soins saus croire beaucoup à leur cef- ficacité. 11 aurait voulu dormir toujours et il ne cessait de de- mander de l'opium. Je rencontrai, dans l'escalier de la maison, un vieux prêtre qui me dit : “Monsieur, j'ai entendu dire que vous étiez chrétien ; rendez donc à ce malheureux jeune homme un service ! dites-lui quelques mots de Dieu. Je lui ai fait, sans ré- sultats, plusieurs visites. 1l m'accueillit poliment mais c’est tout. Je suis sûr qu’une parole de vous ferait plus d'effet que toutes mes exkhortations.” Je promis d'essayer. Le len- demain je m'eflorçai de faire causer mon malade, et, comme ce; J'amenai peu à peu la con- versation sur le terrain religi- eux. Le malade s’en apercut et me dit d’un ton ferme : “Je vous en prie, monsieur, ne me parlez pas de religion, je n’y crois pas. — Vous croyez au moins à l'existence de l'âme ? —Je crois à l’opium et au sommeil. Et ïl prit la position d’un homme qui essai de dormir: — Monsieur... depuis trois ï chez 101... Tiens! voilà vinet | sous,une bonne poignée de main | il s’y prêtait d'assez bonne grà-| l'autre, Lle-corps et l'âme de ce malade, Le corps marchait à (grands pas au tombeau. L'âme S'en allait à a perdition éter- nelle. Un jour que je posais à |ve jeune hoïnme une veutouse, |jeus besoin d’un morceau de | Papier ; J'aperçus, à côté deson ivhevet, une feuille de papier [couverte d'écriture. Je la pris | Let j'ailais m'en servir, lomçque ie Jjeuue homme ne saisit brus- iquement fa inain et m'arracha (le papier. : Un peu surpris, je déchirai une feuiiie d'un vieux livre et je fis mon opération. | Le soir du même jour: je re- tournai voir mon chant, qui | baissait de plus rn plus, Je l'a- perçus, tenant à la main et s’ef- forçant de lire,.la lettre que j'a- Vis voulu bruler le matin, | —Docteur, me dit-il, voici la dernière lettre qu: ma mère m'a écrite ; il y a un au qu'elle ju me quitte pas et je. l'ai ne |pius de cent fois : je vondrais l: relire avant de mourir, mais jines mains trembient et ma vue s'obseurcit : soyez bon jus- qu'à {a fin, lisez la moi tout haut. 6 Je pris la lettre et j'en cow- mençui la lecture Non, Jamais depuis, je n'a rien lu d'aussi touchant. C'était Monique ecrivañil à Augustin. J'avais beau être médecin, je n'avais que vingt-six ans et je venais de. perdre la meilleure des mères :ies sanglots éiouflient ma voix ; ju sentais des larmes venir à ma paupiere, Je regie idai le malade, 11, pleuruit silenciensement : mes Inrinos se uiêlèrent aux siennes. Tout à coup je ane levai et mr'écrini: — Malheureux! ponvez-vous croire que celle qui a écrit une semblable lettre n'avait pas une âme? li regarda Le silenve et ses larmes coulérent plus abondain- ment, Le Jendemaiu, ii fit ap- peler le vienx prêtre et eut nn long entretien. Le surlendeinain Jappris qu'il avait recu les Sa rements. 1] vécut encore une semaine. | Na froideur polie n'était qu'un | masque cachent un cœur égaré {sans doute mais bon et géncé- |reux. li mournt entre les bras du vienx prêtre et les iniens ivouvrant, de baisers les pieds du crucifix et la lettre de sa |inère, | UNE ARMEE DE MARTYRS | ‘“Nait on, nous disait il lanjourd'hui, quelle est 1: |moyenne de la vie des mission- inaires dans notrs centre afri- |cain?—Cinq ans.—Je fais mon- ter un peu Ia moyenne; mais quatre missionnaires que je viens de perdre dans leur première année d'apostolut la fout descendre.” Depuis 50 ans, 700 misxion- naires de la congrégation du Saint-Esprit ont laissé leur vie là-bas pour l'Eglise et pour la France, FRANCE. Il y a quelques années, le vaillant évêque était vèenn chercher du renfort en France, 11 désirait une entrevue des | ministres. Mais comment faire? c'était | Ferry et consorts. 11 y alla et il leur dit en arrivant. { “Nous, missionnaires, nous! aimens la France autant que vous, mieux que vV_us: nous ja servons ; nous lui denons notre vie.” 1lis en convinrent. Tous les français sont bien obligés d'en convenir, on «x entendu hier le ministère pn | blic le déclarer; un ministère et un ancien du gouvernement du Congo sont venus rendre hommage à l’évêque et à ses missionnaires. À quelques jours de là, je fis une nouvelle tentative, qui| tourna plus mal encore que ls! première. Après le verdict, 150 avocats! ont défilé devant le prélat et! lai ont serré la main avec eflu- sion, LES MISSIONNAIRES ET LA <a SRE C2 PORTER A) utual Reserve Fund Life Associa- tion of NEW YORK. T iE First and Boat Inenmnec lAssociation ;Gives hasurance at Cost; Tota busmuess neurly $300.600,0(0. 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