UN JOURNAL CATHOLIQUE DANS UNE PAROISSE C’EST UNE MIS- SION PERPETUELLE. LÉON XII { plantes, chaque variété a sou ter. rain de prédilection et c'est à l'a sait du reste que les variétés à nouveaux types, les meilleures va- FONDÉ EN 1893 PUBLIÉ LÉ JEUDI DE CHAQUE SEMAINE ABONNEMENT Pour LE'CANADA Un en... cc o0ece 6 + .B1:00 Six m0... 50.02.60 0 50 Pour LES EraArs-UX1s UR so cococéoss er $1. Do... ri nub.S+ dal POUR L'EUROPE VE nd ose loss. Six mois.... » Sad Les abonnements sont payable d avance, .$1.85 .00 Pour cesser de recevoir le jour- pal, il faut donner avis au moins un mois avant l’expiration cle son a- bonaement et payer tous les arré rages. Ceux qui changent d'adresse doivent nous donner l’ancienne aus- si bien que la nouvelle, Aïdressez toutes iettres, corres ponsances, etc., à L'IMPARTIAL Tignish, Ile du Prince Edouad L'IMPARTIAL Tignish, Jeudi, 20 Juin, Les Semailles 1907. Les semailles se font tard, cette année à cause de la persistance d’une basse température. Ce retard dans les semailles aura nécessaire- ment pour résultat un rendement inférieure et il faudra réparer cette perte d'une matière ou d'une autre, soit par nne culture plus soignée’ en engrais approprié. Comme façons culturales, l’avoine est l: plus souvent beaucoup trop négligée bien qu'elle paye large- ment les soins qu'elle reçoit. Au point de vue de la famuer elle est encore bien plus mal protégée. Venant le plus souvent en fin d'as- solement si elle n’est pas tonjouis seinée sur le même morceau de terre, elle doit se contenter des cultures ! précédentes et cependant c’est une des plantes les plus sensibles aux en- grais. Nous couseillerons donc aux cul. | de. gricultetir d’avoir le sens pratique assez développi pour remarqner celles qui se comportent le mieux dans le mieu qu'il cultive. On grand rendement ont été créées par des sélectionneurs qui ont pris leurs riétés anciennes et qui ont plutôt cherché à obtenir de bons produits! que des nouveautés. é Les avoines de printemps à grain noir sont, en général plus prisées que les avoines à grain blanc ou ljaunâtre. Ce u’est pourtant pas | un motif de leur donner la préféren- ce, car l'avoine blanche est tout aussi nutritive et plus productive. Dans les terres médiocres qui sont | la majorité, il vaut mieux semer | les avoines grises, rousses, Couron- | nées, précoces et les diverses sous- | variétés acclimatées au pays et a- | méliorées par sélection. | Ne semons pas trop dru les plan- ites manqueraient d’air. On sème, ns ——————— en lignes suffisamment espacées | pour permettre les binages à la lame | mécanique, à raison dé 60 livres de grains (quantité faible) à l'arpent et à une profondeur de r à 3 pou- ces suivant que le sol est com pact lou meuble. Si le sol est sec, ii fau- dra pratiquer un roulage plæs éner- gique nour mettre le graïtn de se- mence en contact le plus intime possible avec la terre. UNE RÉPLIQUE AU MONI- TEUR ACADIEN ET A M. LEBLANC. | Dans le Moniteur Acadien du 13 [juin, un M. Henri P. LeBlanc de | Moncton, N. B., donue ‘‘uve opi- | nion’’ condamnant la ‘‘lettre ouver- |te'” que nous avons publiée dans nos colonnes, le 6 juin. C'est Hérodias demandant la tête de Jean-Baptiste. Mohammed Ahmed, le chef fana- tique des Maddistes, dans sa cour- te et crnelle carrière, n'était pas plus irrité contre les chrétiens que |l’est M. Henri P. LeBlanc contre Île rédocteur de L'IMPARTIAL. ‘*A moins que vous, M. F. J. Buote, vous ne fassiez une rétrac- tation dans votre journal, je vous promets franchement et sur mon honneur (les italics sont les nôtres) que je n’encouragerai jamais aucun acadien de s'abonner à L'Impaez- TIAL, parce que j’ai la conviction que son rédacteur ‘'est hostile à la cause acadienne.’’ Faire nne rétractation !!! A qui? | A vous, M. LeBlanc ? Et pourquoi ? Pour avoir dit la vérité ? Je n'ai aucune rétractation à faire |car je n'ai fais aucune détraction. | J'ai dit la vérité tout juste. | À mon estimable confrère le Æo- tivateurs d’épandre sur leurs embla- | niteur Acadie n, je dirais que ma let- vures d'avoine un peu de uitiate de | tre ouverte est ie fruit de la ré- sonde mélangé à 800 livres de chlo- | fl:xion, et que ce n’est pas une sor- fure de potassium. Cette fumure, | tie int-mpestive que j'ai faite, com- qui produit de notables excédents. | me il le dit daus sa dernière feuil'e. de récoites a aussi le grand avanta- | Tout le monde ne le rzgrettera ge de protéger les jeunes avoines | pas comme il le dit. Un grand cou- }uombre des membres de la Société pent'" moins comme on «lit en a:got. |l'Assomption ont été étonnés Lans les régions de culture moins|en apprenant que la presse aca contre les insectes. Milles se‘: avantageuses, il sera utile de com-|dienne de cette province était igno - dan, 1: char pléter la potasse et l'azote par durée par les officiers de la société. superphosphate dans les terres ar-| . ns ù L'n dd | 1 È S gilo calcaires ou des scories dans les |seil exécutif pour payer un abon autres. | est | La question ds - q J | l'île St. Jeau, comme veut le faire aussi de grande importance et nous| : es «1 2 4: : |croire lu confrère de Shédiac, il avons pu trop souvent ous rendre | compte que la médiocrité des récol-| tes d'avoine peut être attribuée pour | uue large part à des semences iés és nérées, L'avoine dégénère bi n plus vite que le blé et excepté il rait presque nécessaire de r. nouve- Si les moyens manquaient au con- nement au seul journal acadien de des sernences aurait été facile pour quelques uus des officiers de nous le dire, tout en no.s signifiant le désir de recevoir notre jourual à leur bureau, alors en | VOUS nous aurions fait un devoir de _ Leur expédier noire jourual, gratis ; certaines terres privilégiées se |ce n’est pas le premier abonnement ler la semence chaque année très | UE nous avons donné gratis _stagé rapidement, en effet, l'avoine chan [des causes paiciotiques et. HORS" ge de forme et de corleurs . elle | les. s'allonge, son amande cevient plus! Quant à fiuir par regretter ‘‘ses petite, son poids spécifique et sou|dénonciations'’ nous ne le regret- laloge Glpuent, la viyneur de la | tons nullement. Si nous avons végétation, la grosseur et la rigidi- | té de la tige s'atténuent et le ren- dement se trouve ainsi considéra- blement abaissé. Chacun sait que LÉ lantes cul- | tivées doivent être assez fréquem | ment changées de terrain de maniè- re à ce qu'elles trouvent dans ies nouvelles cultures, les éléments qui leurs avaient manqué jusque là pour assurer l'équilibre de leurs fonctions. [1 faut aussi sélection- ner et continuellement viser à ob-| tenir : | 1. Un grain court, lourd, bien renflé et d’une belle teinte ; 2. D'u- ne paille abondante, bien feuillue et raide ; 3. D'un hon tallage. quelque chose à regretter c'est la t:op grande tolérance que nous 2a- vons eue à l'égard des officiers de la Société l'Assomption, lorsque ces fait une grave insulte, l'été dernier, à l’un de nos derniers ont si plus vénérés curés acadiens de cet- te provinc2. Mais laissons ces choses de côté, pour le présent. Ils viendront à PATERSON'S Biscuits nouveaux, délicieux, faits de crème de blé—croquants, exquis, tentants pour toute occasion sociale. Eñ boîtes en fer- blanc seulement. Achetez par nom, 14F Cambridse Wafers » 9e Quelies sont les variétés t’avoi nes les plus #condnancdables ? Kn comme en autres : a, oine toutes # —— Fm nat. Pre LÉ { es À <a re nn, mad ds —— —— L'IMPARTIAL, TIGNISH, I. P.E., JEUDI 20 JUIN, 1007. À l'heure et à temps. Traitons, pour le présent, avec M. LeBlanc de Moncton, qui veut nous faire perdre des abonnés, on pour nous servir de ses propres pa- roles ‘‘n'enconragera pa: les aca- diens de s’abonuer à L'IMPARTIAL. M. LeBlanc a t-il encouragé uu acadien quelque fois à patronner L'IMPARTIAL? M. L:B'anc a t-il patronné L'IMPARTIAL lui-même ? Nou, Donc ses menaces sont autant de coups d'épée dans l’eau. Don Quichotte n’est pas encore mort. M. LeBlauc a la conviction que le rédacteur de L'IMPARTIAL ‘‘est hostile à la cause acadienne’’, Nous laissons la réponse à nos braves insulüires qui nous connais- sent depuis quarante ans et pour qui notre journal se dévoue depuis 1893. : Après tout nous croyons que M. LeBlanc s'est échauffé inutilement. Depuis 1902, notre journal, dans ses humbles efforts, a fait tout en son pouvoir pour l'avancement de la Société 1’ Assomption. Demandez aux quinze cents per- sonnes qui ont eu la con plaisance de nous écouter, l'hiver dernier, dans une série de conférences sur la mutualité, que nous nous som- mes fait un devoir de donner dans aos paroisses acadisnnes, si nous sommes hostile à la cause acadienue où à la Société l’Assomption ? Doucement, doucement, M. Le- Blanc. Ne vous fachez pas tout rouge lorsque l'on vous dit des vé- rités. La Société l’ Assomption a fait et fera, nous n’en doutons pas, beau- coun de bien aux acadiens, mais ce u'est pas une raison pour que les quelques personnes qui se trouveut à présent officiers du conseil execu- tif nous ignorent dans bien des occasions et nous traitent, avec, j'ose dire mépris, comme i's l’ont fait depuis 1902. Bien à vous, F. J. BUOTE. ne à . GRAND PELERINAGE A SAINTE ANNE DE BEAU- PRE LE 2 JUILLET 1907 Sa Grandeur Monseigneur T. Casey. qui eut la bienveillance de présider l’an dernier notre pèleri- nage a approuvé et encouragé avec bonheur l’organisation d'un troi- sième av sanctuaire vénéré de la grande Thaumathurge du Canada. La satisfaction manifestée par les pèlerins des deux premiers voyages nous donne l'assurance que toutes les familles réprésentée:, alors ont appris avec joie l'annonce de celui de la présente année. Les directeurs suggèrent à toutes les familles qui doivent fournir des pèlerins de faire, en commun, une petite neuvaine qui devra se terimi- uer le 4 juillet jour de la comu.u- union genérale à Sainte Anne. Lit dans le char dortoir 5.00 Il y aura en vente à bord des chars des billeis moitié prix pour les ea- fants, $3. ° Quiconque désire s'assurer nn lit dortoir vorira bien d'ici au 28 juin, en faire li du:nan- de au conrtté du pèlerinage. Daus toutes les localités qui ont fourni des pèlerins l'an dernier il y a un dépôt de billets. L'on pourra s’en procurer en adressant au Cou- vent ou au comité du pèlerinage à Saint-Joseph, le prix des billets que l’on désire. Tout pèlerivs. désirant avoir quel jues jours pour visiter Quebec ou demeurer à Sainte Anve, pour- ra obtenir une extension de temps jusqu'au 12 juillet en se conformant aux conditions ci-dessus énoncées. Il devra présenter au chef de gare son billet de pèlerin et verser eu sùûs la somme de $6.25. L'on pourra a- voir la même extension de temps pour aller à Montréal moyennant une remise de $10.75. Le trajet du retour devra se faire sans arrêt aux stations intermédiaires. Le service des tables est confié à M. Florian F. Gaudet, dont l’habi- lité et le succès dans les affaires sont nne garantie qu'il y aura pour les pélerins satisfaction complète. Heure du départ, war ii 2 juillet à 1 heure ; retour vendredi après- midi. SOEURS DE CHARITÉ. LA CHENILLE DES ARBRES Le cultivateur est un lutteur par prof:ssion, sur son champ et dans son verger. - ce pour garaut.r le feuillage et les fruits, consiste à appliquer, à l’aide d’une pompe pulvérisateur, le mé- lauge suivant : vert de Paris, une once ; chaux vive, une once ; eau, dix gatlons. M. Kletcher, entomo- logiste des Fermes expérimentales, nous rappelle qu'il existe deux es- pèces de chenilles nuisibles. L'une d'elles file une tente blanche très apparente dans laquelle toute la co- lonie se réunit chaque soir et à cer- taines heures du jour ; l’autre ne fait pas de tente, les colonies se ré unissent seulement en masses sur les branches. Dans le cas de la première, on peut couper les ra- meaux portant les tentes et écraser les colonies sous les pieds. Le re- mède cité plus haut, mélange de vert de Paris et de chaux vive, est réputé radical pour !a destruction des chenilles qni s’attaquent à uos 27 sg 27 > re. Notre homme se déci le, se met à genoux et commence sa confes- sion. Quaud elle est finie, —elle avait été bien faite — le missionnaire lui dit: ' —Maintenant, Monsieur, veuillez vous asseoir et me faire l'honneur ; de me soumettre vos difficultés; je ferai mon possible pour les résou- dre. — Des difficultés, mon Père, il n’y en a plus; elles sont toutes résolues. Vous l’avouerai j:? J'étais aussi croyaut que vous. S:u'em:nt, ne pratiquant pas, ct n: voulant pas avouer les motifs qui m empê chaient d'accomplir mes devoirs re. ligieux, je trouvais plus commo‘e d'afficher des sentiments d'incré- dulité qui n'etaient pas dans mon mens Nous lisons dans a Justice de New-Castle. IMPOSANTES CEREMONIES A CHATHAM. A l’occasion des premières céré- monies religieuses célébrées dans le sous-basement de la nouvelle et joli cathédrale de Chatham, une gran- diose cérémonie eut lieu, dimanche dernier. Sa Grandeur Mgr. Bany, élevait à la prêtrise les Révds. MM. Nazaire P. Savoie, de Rogersville, Claude J. Cyr, de Sit. Hilair:, Ma- dawaska, et Georges J. Bernier, de Saint Basile. Sa Grandeur a aussi couferé les ordres mineurs à M. Joseph Aïbert Hartt, d'Edmund- ston. La première messe fut célébrée à 7 heures par Mgr. Varrily, curé de Village de Bathurst. A8 heu- res, le Révd. M. O’Keefe, recteur de la cathédrale célébra aussi la sainte messe. À 10 heures avait lisu une messe prutificale. Sa Grandeur pontifiait, assissté des Révds. M. Dugal, V. G., de Saint Basile, et de Mgr. Var- rily, comme diacre et sous-diacre, On remarquait daus le sanctuaire les membres suivants des clergé : Mgr. Allard, de Caraquet, Mgr. Ri- chard, de Rogersville, et les Révds. MM. J. Pelletier, de Saint Louis, Wim. Morrissy, de Bartibogue, P. W. Dixon, de Newcastle, A. Co. meau, de Saint Hilaire, E. P. Wal- lace, de Campbellton, T. Van de Moortel, de Belledune, P. Hébert, de Cap Pélé, et L. O'Leary, de Chatham. Le Révd. M. Van de Moortel prononça un éloquent sermon de circonstance. Le prédicateur parla de la beauté du temple de Dieu et de la grandeur du sacerdoce. À la fin d: la messe, 1=s nouveaux prêtres .donnèrent leurs bénédic- tions à l'assistance. Le Revd. M. Cyr donvua la béné.- diction du Saint-Sacrement à la chapelle de l’Hôtel-Dieu dans l’a- près-midi, et le Révd. M. Savoie, assisté des Révds. Cyr et Bernier célébrait la même cérémonie à la cathédrale, le soir. Le Révd. M. Savoie a célébré sa première messe dans la pro-cathé- drale, lundi matin, tandis que le Révd. M. Beruier offrait le Saint- Sacrifice à la méme heure, à 1'HÔ- tel Dieu. | Le Révd. M. Cyr s’embarqua pour sa paroisse natale pour y célé- brer sa première messe. rennes L'INCREDULE Un prédicateur de renom connait ure station de Carême dans une! grande ville. Ua jour, on lui annonça Ia visite d'un homme haut placé de la ville. Il passait pour un incrédule; il ve vait, dit-il, lui demander la solution de certaines difficultés qui le préoc- cupaient. Le prédicateur, homme d’expé- rience, le regarde, et, lui montrant un prie Dieu: — Veuillez, Monsieur, lui dit-il, vous ag-nouiller: je suis tout dispo- sé à vousentendre, — Mais, mon Père, vousallez bien vite: il ne s’agit pas encore de cou- fession. Je désire seulement vous La chenilie occasionne {soumettre certaines objections, et, de grands dégâts sur les arbres {si je suis satisfait de vos réponses, fruitiers, si elle n’est pas combattue je verrai ce que j'aurai à faire, à temps, Le remède paf excellen: | i 1e prédicateur insiste, tient Lon arbres fruitiers. | coeur. Voilà l’incrédule. L'incrédulité : est le fruit des penchants du coeur. Je vouirais trou er, dit un mora- liste, un homme sobre, juste qui me dirait: je ne crois à rien; je pourrais ajouter foi à sa parole parce qu'il parlesait sans intérêt; mais cet homme, je ne le trouve nulle part. | LE CRUCIFIX ET L'ENFANT Voici une parolee extrêmement touchante que nous adressait, il y a quelques semaines, un petit garçon. C'était à la fin des exercices d'une mission, où nous avions ju distri- quer aux hommes de maguifiques crucifix destinés à être la bénédic- tion et l’ornement ie leurs foyers. Lorsque la cérémonie fut terminée, un petit garçon se présenta à la sa- cristie, et eu réclamant un, pour lui tout seul. Nous lui fimes remarquer que nous n’en avions pas assez pour eu donner à tout le monde, mais que, s’il habitait une chambre àpart,nous pourrions satisfaire son désir. Il uous répondit: ,, Je suis un petit bérger et je n’ai pas de chambre, — Mais alors, ‘où couchez-vous? —Dains l'étable, près des boeufs, — .M:is, si uous vous donnons le Christ® où le placerez-vous?— Près de mon lit, dans mon coffre. — Kt pourquois voulez-vous avoir ce Christ avec vous? — Pour me lenir compagnie.,, Le mot fut dit d'uve façon si pieu- se et si pénétrante, que les larmes ueus en vinrent aux yeux. Pauvre petit berger, demeure avec l'image de Jésus crucifié, il te tiendra com- paguie, t'encouragera et te garée- ra. (Un Missionnaire de Paray-le-Mo- nial) Dans uu discours prononcé ré- cemment à Ednonton devant je Canadian Club, l'honorable mon- sieur Frark Oliver ministre de l’In- térieur, et en cette qualité directeur de l'immigration au Canada a in- sisté sur l'obligation por les nou- veaux venus,—qu'ils soient d'Eu- rope ou des Etats-Unis—de ce fon- dre ians l1 nationalité canadien. Le minstre de l'Intérieur a frap- pé la notes juste. Ceux qui viennent ici profitez des avautages que leur of- fre notre pays, doivent de suite se faire à l’idée qu'une fois “étahlis sur nos terres, c’est le sentiment du patriotisme canadi-n qu'il faut leur acquérir et dévelloper. Il ne mauquerait plus que ça, en effet, que, disons, les - Américains vinrent en notre pays avec une ar- rière-pensée d'annexion ou améri- caine.. ; L'unité dé sentiment est à coup sûr la ,ondition première de notre développement national. Cette unité de sentiment, u'inpli- que pas nécessairemeut que les nouveaux venus ou ceux qui de- puis longtemps sont citvyens du Canada, doivent renoncer aux tra- dition de leurs ancêtres ou cesser leur pays d'origine, È L'union de sentiment dont il s’a- git ici est celle qui doit porter tou- te les races, toutes les classes, tou- te les éléments de notre peuple, vers une action ccmmuue, c’est-à- dire, vers je développement, le pro- grès et la wr.ndeur de notre pays. —— LE CHATIMENT ! Ou dirait que le‘*Midi boug +’ en France, et que les gravesyné.onteu- tement de la population viticole du Su Ï sont sur le point de se "muer en une véritable in: urrection de guerre civile. Tout le pays rural est eu émoi; l'excitation est intense dans les villes. A Montpellier, le conseil municipal a déimissionné en bloc, À Nardonne, le tricolore a été a- men et remplacé par une bande de crêpe De: masses de mécontents ont manifesté par toutes les rues de la villes. On a entendue ce cri sédi- tieux: ‘‘Marchons sur Paris! Vive la révolution!”. Je 1ore régiment d'iufanterie a nettement refusé de warcher contre les manifestants, Le gouvernement des Clémenceau, des Briand et des Viviani ne voit-il pas commeucer la rétiibution de la guerre impie qu'il a déclarée à Dieu et à son Eglise?.,.... | L'ABUS DU CREDIT. Voilà la meule an cou qni para lyse le commerce dans toute ville. On a parlé avez raison d'un au- tre abus non moins p'éjud ciable au commerce en générale nous vou. lons parler de l’ivrognerie: mais croyons que l'imprévoyauce et son corrollaire, l'abus du crédit, son des pires ennemis de notre société. Quand on aurait pu faire com :ren- dre au peuple tous lej dauxr:r: le faire des dettes, tous les avantages de l'achat au comptant on l'aura du même coup amené à économi-er eu vue de l'avenir et à dépens:r son ergent pour des choses néc:ssairses, Il y a aussi le luxe qui rogne les modestes revenus de l'ouvriers Il s'en trouve, et un grand nom | bre, qui ne manquent pas de| trouver de l'argent pour acheter! des objets de luxe,etc., et qui achè- tent leur pain à crédit. | L'abus du crédit et le manque de prévoyaïice voilà, nous le répéicns, deux ennemis qu’il faut combattre à | outrance et tout le monde <'en trou- | vera bien. A certaines époques de l'année | nos marchands se plaignent que les affaires marchent pas : c’est-à-, dire que l'argent ne reatre pas daus | leur caisse; que la collection est dif- | ficile, etc. Le premier coupable de cet état de | chose est celui qui ouvie les portes | de son magasin pour se laisser enle- ver ses marchandises à crédit. me Lax-ets 5 ©. Sveet 1e En À Candy Bywel Lazaties sinon utiles à la famille. FEMMES FAIBLES, | Pour les femmes faibles et souffrintes, | au moins un mode de soul 8 Mais eZ deux sont importants et essentiels, — Le ‘‘Dr. Shoup's Might Cure” de Nuit du Dr. Shoop} re local. ni — Le Restaurant du Dr. Shoop est le a ier — Dr. Shoop's N Cure rem —_ , A a ie local suppositoire de er du Dr est un traitement tout à fait intérieur, Le “R staurant'’ atteint tout le gs _ l'amélioration des nerfs, des tissus et. des dies du sang. Le PE son nom l’ rant calme l'agitation des nerfs, et une ambition qui manquaie Lu Ac rocare me fre ours ret l uen tabietres — comme ones tout le système. aleeced ait de : local positif DR, SHOOP’S NIGHT CURE, B. R. McFADYEN. 4 ‘Daby s0wn” 1 04 Ce savon est fait scientifique- ment avec des ingrédients de choix. Jlest parfait, Sa mousse est blanche et dou- | cement parfumée, | —il embellit le teint —il nettoie et adoucit la peau : | | | —il protège contre l'eau dure, le soleil ou le vent, Baby’s Own est le meilleur savon pour tous les usages de la toilette, Albert Soaps Lid., Montréal, dMéñfez-vous des contrefaçons et ds suèstitutions. 4-07 Le Sunlight Savon est supérieur aux autres savons, inais c'est vil est employé suivant la méthode Sunlight qu'il démontre sa plus grende supériorité. Achete ‘Yusge light Savon et euiveg les directions de garder un pieux souvenir pour et finit par rempotter la victoi-| L'AVENIR DU CANADA —_. es vapeur 70 Dé ne ee z