Croyances pOpulaires I par “oeur éîzÆnl-fi/é/egerl, anal Cet article est tiré du manuscrit L’Ame acqgienne rédigé vers 1940 par Soeur Saint«Hildebert (Ann Eliaabeth White), l886—l967, religieuse de la Congrégation de Notre-Dame. Née ä Rollo Bay, Ile—du-PrincewEdouard, elle entra en religion en Z908 après avoir décroché un èærtificatd'enaeignante du collège Prince of Wales. Elle ._obtint ensuite un B.A. de l'Université de Montréal, un VM.A. du Boston College et elle accumule de nombreux crêdits.en vue d'un doctorat. Enseignante de profession, elle fit la classe pendant de nombreuses années ä » Montréal; à Rustico, â Summerside et à Miacouehe. Elle occupa aussi le poste de "Dean of Women" au Mount St. .Bernard College, à Antigonish. La Soeiété Saint-Thomas d'Aquin possède une copie de'son manuscrit et le Centre d'études acadiennes de ‘l'Universitë de Moncton en a une copie microfilmée. ********** Les anciens Acadiens croyaient que la lune influait beaucoup sur 1a nature. Afin d'avoir une bonne récolte, ils plantaient les pommes de terre et scmaient les graines. pendant son premier quartier.1 Quelquefois, à cause du mauvais temps, il arrivait que la saison était très avancée avant que la terre fût préparée pour les semences; si.1a lune n'était pas favorable alors, il fallait planter les pommes de terre pendant que 1a marée descendait. Les femmes acadiennes plantaient les graines de con— combres après la Fête—Dieu ct dans le déclin de la lune; elle croyaient que, si elles n'observaient pas cette règle, il n'y aurait que des fleurs stériles sur les plantes. Elles regardaient aussi la lune avant de planter les bou— turcs ou de transplanter des fleurs, lorsqu'elles mettaient 1. Les Acadiens disent "le croissant de la lune".