do ns on manne te mm 2 * . PUBLIE LE JEUDI DE CHAQUE SEMAIEN ANNONCES 1ère insertion la ligne, rocts. Insertions subséquentes, 2ct Cartes ‘affaires, $s par an 0£ Ampartial, | L’IMPARTIAL. lu Prince Edouard. ABRONNEMENT : Six AMOÏB ee. se roro hremese.s. ee à MO: roses cod tons dens cd Le seul journal français dans l'Ile US AS. errors 50 TR F. J. Buote, Editeur--Proprietaire. | “L'Union fait la Force.” } Abonnement : $1.00 Payable d'ayanee. Vol. 1. Tignish, Ile du Prince Edouard, J eudi le 1 Fevrier, 1894. No. 32. CARTES D'AFFAIRES. “x REMEMBER Sec + Doiron, M. D. Gradué de l'Université Laval, Montréal | When you are in need of First-Class Work, Thoroughly Bureau et Résidence dans la maison | Eyecuted by Skilled Mechanics. anciennement occupée par E. Haekett Ecr. TIGNISH, IL P. E. Juin 15 63 tf —— SEE THE PLANS OF DE RÉCIT DCS 15e SEND FOR ESTIMATE ON AN YSTEHING YOU NT } ! | ' The Temperance and General Life Ins. 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Mon bon ami X*% qui, entre parenthèse, roue un culte soigné à tout ce qui peut flatter le palais, fumait placidement chez moi cette belle bonne pipée, la pipée par excellence, celle que les fumeurs savourent avec tant d'heur au sortir d’un bon diner. Nous causions nonchala- ment de Madni, alors dans toute sa gloire, et j'étais précisément en train de donner à cette occa- sion un bon souvenir aux oig- nons d'Egypte, lorsque l’ami X* m'interrompit brusquement, presque brutalement, au beau milieu d'une description fan-, tastique du légendaire oignon, en me posant cette question, d'autant plus faite pour m'in- triguer qu'elle était plus vague ; Sais tu une chose, mon cher ? Parbleu, répondis-je en sou- raint, je crois bien si je la sais ta chose, Et bien non, répliqua-t-il d’un ton sérieux, en faisant rouler dans leur orbite respectif, ses deux bons et naïfs gros yeux; eh bien non, tu ne la sais pas cette chose et je suis précisé- ment venu chez toi pour te l'ap- prendre et en même temps te demander conseil. Ah! diable, fis-je, sur le coup de la surprise que me causa cette solennelle entrée en ma- tière. Et j'allais demander une ex- plication, lorsque l'ami X* me coupant la parole sur le bout de la langue et me regardant de ce regard fixe qui commande la silence et l'attention, reprit sur la même note grave : Oui, je joue décidément de malheur. Ma couche-chaude, cette chère ceuche-chaude que j'avais préparée avec tant de sollicitude, ma couche-chaude boude et boude si bien, qu'il est fort douteux que je puisse en tirer même un pied présen- table de laitue, C’est déjà assez vexant, n’est ce pas ? Et bien. il m'arrive quelque chose de plus tarabustant que cela encore, et tu vas juger si j'ai raison de faire du mauvais sang. Tu sais que je raffole de la rhubarbe, cette excellente plante dont on fait de si succulentes confitures et de si délicieuses poudings, Tu sais, encore, que j'ai fait ve- ir à grands frais, ce printemps une racine d’une varliéié très recommandée de rhubarbe, que je l’ai reçue en bon ordre, que je l'ai douillettement installée provisoirement dans un grand | pot à bouquets, en attendant l'heure de la planter à demeure dans mon jardin. Mais ce que tu ignores, ce sont les singulières allures de mon plant étranger, Plus je le dorlote, plus il s’ob- stine à ne pas faire de tige. Il y à aujourd'hui deux fois quinze jours comptés que je le tiens aux petits soins, et pas la plus petite feuille en vue ! Elle a vie, pourtant, cette ratanée ra- cine, et une vie robuste encore; à preuve, le phénoménal travail souterrain auquel elle se livre, Figure-toi que, tous les matins, je trouve en dehors du vase une bonne jointée de terre, C’est à faire croire que, s’embétant là dedans, elle veut jeter de dépit par dessus bord tout l'excellent terreau dans lequel je l’ai com- plétement enfouie. Tu as l'aire de croire que je t'en colle une ? Et biens, viens voir. Et, se levant brusquement, l’ami X*% enfila prestement les portes, me trainant grand train à sa remorque, La scène représent une pro- prette chambrette de mansarde. C'est le jardin des plantes de mon ami X* Pas de sièges, pas de meubles Pourtant oui, un meuble sur la tablette de l’uni- | que fenêtre: c’est le fameux pot qui sert d'hôtel temporaire à la non moins fameuse racine de rhubarbe, L'ami X* n'avait exagéré en rien. Pas l'ombre d’une feuille à l'horizon ; mais, par contre, sur la tablette et faisant cercle au pied du vase, un remblai de terreau tout fraichement éhoulé.. Los deux poings campés sur les hanches, mon ami X* me consultait anxieusement d’un regard inquisiteur. Je me préparais à . faire une fouille pour arriver à pénétrer le secret de ce singulier caprice de végétation, lorsque mon ami X,* m'attrapant le bras au vol me dit d’un ton impératif: Ah! par exemple, ne touche à rien ; tu vas achever de tout gater. Allons, lui dis-je, un peu in- terloqué, voilà qui est drôle, Tu m'appelles en consultation et tu ne veux pas même me laisser le loisir de faire un tout petit vont de diagnostic. Tu doit com- prendre qu'il faut nécessaire- ment voir ce puise passe là- dessous. Autrement, pas moyen de percer le mystère. Un doute désopilant me sur- vint sur l’enterfaite et me tour- nant vers l’ami X%, Dis-donc ; as tu déjà planté des racines de rhubarbe ? Non ; mais j'espère que tu ne me feras pas l’injure de supposer que je puis avoir pris la tête pour la racine. Qui sait ! Et sur ce, plongeant la main dans les profondeurs du vase, par un monvement leste que mon ami n’eût pas le temps d'empêcher, je saisis la racine, la tirai de son moéleux lit de ter- reau, et..…, Tableau ! ah! oui, tableau !... Mon ame X% est là, litté- ralement pétrifié, et moi, je me tords de rire, de ce rire qui vous empoigne jusqu'aux côtés et qui vous donne une commotion dans tout le système. Et il y avait de quoi momifier mon ami X*et me faire a- goniser de rire. À l'extrémité inférieure de l'excentrique racine s’épanouis- sait un gros penache de feuillet ayant cette couleur jaune pâle qui, chez les légumes-feuille, indique l’emprisonnement ou l'emmaillotement. L'ami X% avait tout sim- plement planté son pied de rhu- barbe la tête en bas, et les feuil- les, en se développant graduel- ment au fin fond du vase avai. ent soulevé le terreau et pro- duit ces mystétieux dégâts qui l'avaient tant épaté. Remis. séance tenante, par ma main libératrice, dans sa po- sition normale, le pied de rhu- barbe a prospéré. prospéré, je connais le coin du jardin ou il trône et lorsque le diâble bleu vient frapper à ma porte, c'est sous ses larges pétioles que je vais chercher refuge. Et, de ce pèlerinage, je reviens toujours avec une gaité folle, écho de la scène du jardin des plantes de mon ami X* Je n'ai pas besoin d'ajouter que, les murs ayant parlé mon ami X% n'enleva pas cette année-là, dans son arrondisse- ment, le prix d’horticulture pratique. CLAUDE CELERI, LA MATINÉE CHRETIENNE “ Le moment du rêvei dans l'ombre 01 la e -rté du matin, selon les sai” sons, est un moment précieux. L'ame qui n’en connaît pas le prix ne s’ini, tiera jamais bien avant au voies de Dieu qui à rég é le cou s des astres en même temps que ‘a vie de ‘homme et qui a fait de l'une et de l’autre une harmonie ca'culée, Le mépris de cette h:rmonie, funeste à la santé et au travai, lest bien davantage en- core à a piété. L'aomme qui pro- 'onge son sommeil au de ax du matin, parce qu'i a prolongé sa veilie au- delà d une juste nuit, trouve à son ch2vet le bruit et les affaires du monde. JI:est saisi par leur éclat tu- multueux, et cherche en vain pour Dieu heure tranqui e qu'i a perdu par sa faute. Il ne trouve que des de- voirs qui se précipitent, des ennuis qui s'appe' ent l'oub i de son are et le silence de la vérité,” “ Aussi, dit encore Lacordaire était-ce aux temps p us chrétiens que les nôtres une maxime de toutes les fami les fortes et de tous les esprits vigoreux de se coucher de bonne heure et de se léver de même ; et lorsque je quittai ma province à l'age de vingt ans, pour veni: à Paris, un homme éminent qui s'intéressait à la jeunesse me dit cette parole qui m'es toujours restée présente : Si vous voulez être touc ce que Dieu demande de vous, et vivre autant que le comporte votre nature, ne vei lez jamais au :.e à de dix heures du soir. Aujourd'hui, par une aber- ration commune, mais sévêrement punie, on veut unir au pr.stige des travaux fsérieux la jouissance des p'aisire vulgaires. On «st homme du monde par de à minuit, et l'on se ré- veil'e savan', magistr-t, écrivain. ..en attendant que la nature, accab ée de ce double fardeau, se venge du génie luisrême par un idiotisme qui at- triste l'imagination.” Le premier jour de l'année 1894 eut lieu en Ang'eterre l'inauguration du canal de Manchester, qui re'ie cette vil'e manufacturière et entre- prenante à l’océan At'antique. C'est l'une des plus énormes entreprises des temps mcdirdes, et !« premier navire à passer par ce canal sera Ja barque So,hie Wihe mine, de Parrs, boro, N. E.. dont ie capitaine rec:vra une montre d’or en souvenir de l’évé- nement. Le canal de Manch-ster a 354 milles de longueur et a couté en- viren $75,900,000, ou $2,100,000 le mile. Les travaux ont commencé en 1887, et pendant longtemps ont donné de occupation à onze mille hommes, et le ma ériel pour faire les travaux coutait tout près de 85,000," 000. Durant la construction du cansl, pour faci i'er l'ouvrage, on a possé 228 mil'es de voie ferrée et employé 170 locomotives et 6,500 chars. Manches- ‘ter est maintenant une ville mari ime. LM Xhèatre, pendant une représentation d'HAMLET. La scêne se passe dans une loge ; Mon gendre ? Madame ? Expliquez moi un peu pourquoi ce fos- soyeur chante ? Je suppose qu'il vient d’enterré sa belle mère ! Ripans:Tabules relieve nausea, TE