A _ Dollard :-— n AELUNON Te GS ET PÉE CC Re . 2. " ” "e PR" sat 7 û ou FL % % + ee N à PL £ ’ k2 + : à 5 ES a] e + js HE 7 É4 D Pts « : A . ET es hi D 3u Re is 65 E— UE TENUE & s SE ait la Forcez ge 54 era TR LT" _ CIE DE L'IMPARTIAL, Proprietaire Fondé er 1893 par Gilbert Buote et son fils Francois Joseph F. J. BUOTE, Redacteur, Mme: F J., BUOTE Assistante Vol. 3 No. 50 Nouvelle Serie MYSTERIOUS OCCURRENCES (De l'Action Socialz) Voici un titre pas très français qu'il faut nécessairement expliquer: Deux semaines de suite en Irlan de un orangiste tira deux coups de feu dans ma chambre à coucher. Les journaux fanatiques et la po: lice elle même après enquête se contentèrent d'appeler cet attentat du nom de ‘‘mysterious occurren- œ””. Plus tard en revenant d’excursion avec mes jeunes gens du Cercle comme le train traversait une loca lité orangiste, une balle fut tirée dans un des compartiment, risquant de tuer un de nos passagers....la presse orangiste nomma encore ce- la : ‘‘A mvsterious occurrence’’. Or ce mois-ci une ‘‘Mysterious occurerce” se produisait à l’école Le feu prit dans une propriété condité juive est là pour contrecar- un crime d'avoir jeté dans notre ville de Montréal un élément plus nuisible que celui des nègres aux Etats-Unis. — Aujourd'dui les Américains ne savent que faire de leurs nègres, dans dix ans nous ne saurons que faire de nos Juifs qui sauront quoi faire de nous. EMILE PICHE. —‘"L'Action Ouvrière’’. QUE FAIRE D'UN LEPREUX ? La ville de Pittsburg, Penunsyl- vanie, est en émoi, à la suite de la découverte d'un cas le lèpre. La victime est un Chinois nommé Lee Tung, né à San Francisco et emplo yé comme comptable depuis trois ans dans une maison de commerce de Pittsburg. Dès que la nature du mal dont voisine appartenant à un juif, habi- tée par plusieurs familles juives et deux familles canadiennes— L'incendie s'est déclaré dans un hangar où un juif reçoit de vieux meubles, d'Abraham, d'Isaac, de Jacob & Co. ; personne n’habite la nuit dans ce taudis. Aux premières lueurs dn sinistre, avant tout embrasement de la mai- son juive adjacente, le frère Direc teur aperçut le feu du hangar, pré- vint ses frères, et trois minutes a- près la maison voisine flambait, l'incendie attaquait aussi l’école. — Mais, ‘‘Mysterious occurrence’, les locataires juifs étaient déjà tous sortis complêtement vêtns, leur lin- ge rangé et laissant tranquillement | brûler les locataires catholiques € sansse troubler d'aller son'er l’a; larme ! ! | Ce fut le veilleur de nuit de l’é | cole Dollard qui, réveillé par la fu- esoèce de Capharuaum | souffie Lee Tung a été connue, le service de la santé s'est emparé du | Chinois et l'a fait transporter au Municipal Hospital. Il est actuel- [lement logé sous une tente isolée, en attendant qu'un pavillon soit construit pour lui seul. Néanmc ins les habitants de Pitts- burg ne considéreut pas ces inesu- res comme suffisantes pour les pré- server d’une épidemie. de citoyens s'est formé et au cours d'une réunion a discuté le cas. Que faire de ce lèpreux ? tel é- tait le problème. —Tuons-le ! propose quelqu'un. Et cette solution élégante a été a- doptée immédiatement- Voilà pourquoi circulera ces jours ci dans Pittsburg uve pétition a- t: dressée au directeur du service de la santé demandant la mise à mort immédiate du Chinois lèpreux. On n'y va pas par quatre che- | mins dans la bonne ville de Pitts- mée, avertit les familles catholiques burg. et courut sonuer l'alarme.— : ae mage, le vent, à [UN-CLOCHER QUI trois heures du matin, soufflant en core avec force sur l’école ; le chien d'un voisin jappa furieusement à cause du bruit insolite qui se faisait | près du hangar avaut l'incendie. ““Mysterious occurence |”? Si la pression d’eau eut manqué l’école Dollard aurait eu le sort de l'école de M. le Chanoine le Pail- leur. Ceci posé je constate que c'est la troisième propriété juive qui flam be en quinze mois près de notre é- glise. Et maintenant je ne comprends pas pourquoi des Canadiens ven- dent aux Juifs, achètent des Juifs et louent aux Juifs. Car étant donné que le Juif ne s’assimile jamais au pays où il tom- be, qu’il s'efforce d’y implanter ses lois en dépit des lois de la contrée qui lui donne l'hospitalité, que pour lui l'intérêt juif par tous les moyens permis et défendus prime tous les autres intérêts, je blâme sérieusement le chrétien qui les en- courage. La question n'est pas de savoir si à certäins jours ils vendent meil leur marché que les autres, mais de comorendre que l'élément juif dans un pays est une plaie sociale. Quavd bien même un Juif m'of- frirait de m'ouvrir la porte du ciel, je refuserais, car je suis sûr qu'il en aurait volé la clef ! L'implantation du Juif chez S'ECROULE |: we» Comme l’a annoncé une dépêche spéciale au ‘‘Courrier des Etats-U- nis,’’ le 24 mai au matin, vers qna- tre heures, la tour de la vieille é glise St-Jean s’est effondrée, détrui- saut ep partie deux maisons voi- TU n'y a pas eu de mort à déplorer. Par mesure de précau- tions, les immeubles menacés a- vaient du reste été évacués le veille. Les milliers de curieux sont ve- nus*dans la matinée contempler les ruines de latour antique et les dé- gâts qu’elle a causés dans sa chute. Un enchevêtrement inextricable de charpente et de matériaux encom- bre les rues voisines. L'énorme plône soutenant les cloches massives est tombé sur la pâtisserie Bezançon, située en fa ce de l'église. Le beffroi décollé a coiffé comue d’un casque le toit de l'immeuble. La fièche a traversé la cheminée sans la détériorer. Les deux cloches se sont posées dans les greniers. L'église St-Jean, monument clas- sé par les beaux-arts, est une des curiosités de Troyes. Du côté sud, entre la nef et le choeur, s’avan- çait le mur d un croisillon que ter- mipait, semblable à un minaret, la tour renfermant l'horloge. Letout paraissant dater du treizième siècle était surmonté d'un couronnement sines. vous à été un terrible contre-poids | en charpente d’un type particulier | à l'influence chrétienne, st la fé | à la région troyeune. Le choeur et la nef, qui ont été rer la fécondité canadienne ; c'est fortement endommagés par l'acci uent, avaient été restaurés et a- grandis sous les ‘règnes de Charles Fe et de Henri III. c’est une des conceptious les frappantes de la Re- naissance troyenne appliquée aux édéfices religieux. Les vieilles maisons qui s’accrochent à l'édifice en reudaient l'aspect aussi mouve- menté que pittoresque. nes, placées dans le nouveau choeur, et la nef, il en est une qui rep:ésen- te le sacre de Louis le Bègne, cé- lébré, craît ou, à l'église St-Jean. Les cloches de la vieille église troyenne sonnèrent plusieurs céré- monies historiques, notamment pour le mariage d'Isabeau de Ba- vière et pour celui du roi Henri V d'Angleterre avec la fille de Char- les VI, Catherine, qui lui apportait en dot la couronne de France. L'église St-Jean possède un maî tre-autel avec rétable du dix-sep- tième siècle, dont les peintures— le baptême du Christ et le Père E- ternel—sont de Pierre Migrard : les sculptures sont de Girardou. L'INFIRMIERE Si j'étais femme de santé robuste, j « , Un comité riche ou pauvre et que je n’eusse point le désir de me marier, je n'hésiterais pas un instant à me faire infirmière, Après tout, le graud problème, le seul problème à résoudre en ce monde, c’esl de trou- ver le borheur, et le bonheur con- siste à sentir que l’on est utiie, que l’on procure du bonheur à ses sem- blables. Vous j'ouvez être parfai- tement heureux rien que de savoir qu’il existe des gens qui sont recon- naissants de ce que vous existez et qui ne sauraient se passer de vous. Se rendre indispensable à quelqu’- uu, voilà la solutiou du problème. Je suis convaincu que si j'étais fem- me, je trouverais le bonheur au chevet des malades. Piusieurs fois dans ma vie, j'ai eu des infirmières et je leur ai toujours envié l'air heureux qui était inva- riablement peint sur leur figure. L'infirmière est gaie, elle porte sur ses traits l'empreinte de la joie, d'une sérénité séduisante, de ce bonheur de vivre que possèdent les femmes qui se dévouent au bien- être de leurs semblables et au sou- lagement de leurs souffrances. Je vis un jour uue jeune infirmi- ère près du lit d'une petite fille qu’elle avait tendrement soignée et qui veuait de s'endormir pour ue plus jamais se réveiller. Elle me rappela ces anges que les peintres se plaisent à représenter au chevet des enfants dont ilssont venus cher cher les âmes pour ies porter au sé- jours des séraphins. Comme la soeur de charité, l'infirmière peut aller partout. Son costume inspi- re le respect; tous, aristocrates on va nu-pied, la saluent et se reti- rent pour la laisser passer. Elle peut, en uniforme, aller dans une première loge à l'Opéra, ou dans les cloaques les plus immondes de Londres. Partout on lui lance un regard sympathies et d’admiration. L'aristocratie la plus frère du monde la traite d’égal à égal et les pauvres geus la regardent comme une envoyée du ciel qui leur appor- te un rayon de soleil. Abonnez ous à l'npartil, . # é “| Parmi les verrières très ancien- le bilan d’un accident de fer à New Castle, Ont., où un train du Grand Tronc, filant à 60 miles à l’heure, déraille, par suite de la rupture d’un essieu. Le feu fait rage pendant trois heures, dans la cale du navire ‘‘Président Lincoln’, amarré au dock No 2, à New Vork, et cause des dammages considérables à Ja cargaison. La Conférence Impériale discute et admet en principe le projet d’une série de stations de télégraphie sans fil, pour relier toutes les parties de l’Empire anglais, et à être construi- tes aux frais communs de tous les gouvernements intéressés. La Société antivaccinatrice de Montréal lève ouvertement l'éten. dard de la révolte contre le projet proposé d’un règlement pour ren- dre la vaccination uniformément obligatoire. Les conservateurs du comté de Leeds-sud, Ont., réunis en conven- tion à Delta, protestent énergique- TiGNISH, ILE DU PRINCE EDOUAKD, MARDI LE 27 JUIN I91II 19 ANNEE une bonne majorité. On a fini par reconnaître que l’ancien Président du Vénézuéla, Cipriano (Castro, ne se trouvait point sur le navire ‘‘Cousul Gros- truck’’, traité de pirate internatio- nal par les autorités allemandes et qui moilie présentement dans les eaux haïtiennes. On mande de Lisbonne que le | gouvernement espagnol, à la de- mande de celui du Portugal, a pro- mis de mettre sous arrêt le capitai- ne Conceire et Coutinho Chagas, qu'on suppose être de meneurs de l'insurrection monarchiste appré- hendée. Le journal ‘‘El Mundo’ prétend qu'on a découvert à Lis- bonne une puissante agence mo- narchiste, disposant d'une budget de $40,000,000,pour travailler à la restauration de la royauté. En creusant la terre, sur un - NOUVELLES DE - PARTOUT Un mort et quatre blessés; tel est | pourra être adopté bientôt, et par (Ottawa, de la falsificetion du sirop d'érable. Ilest probable qu'après examen des échantillons fournis le gouvernement décrètera la création | d'un degré ‘‘étalon’”’ de pureté, à l'être mis en force dans tout le Ca- nada. Le Dr Bryce, du département de l'immigration, à Ottawa, déclaré que le mormonisme étant cousidéré comme un crime aux Etats-Unis, les mormons passant au Canada peuvent et doivent être renvoyés, comme immigrants non désirables, Le Collège Manhattan confère le degré de docteur en loi au gouver- neur Pothier, du Rhode-Island. La taxe de 5 p. c. sur le reveuu excédant $50 par jour, dans {es bu- vettes d’Ontario, a rapporté $18,- 000, pour le mois de mai. Les Irlandais catholiques ont dé- point du Mont-Royal, un jardinier opérés dans les églises, depuis quel- meut contre l'entente douanière, qu’ils appellent ‘‘la politique anti- nationale et pro-américaine”' de Sir Wilfrid Laurier. L'honorable sénateur Dandurand représentera le Canada, jeudi pro chain, à un dîner donné par le Club Canadien, de New-Vork, en l’hon- neur de la réciprocité. Une enquête générale va être faite, par la Cammision de Conser- vation, sur les pertes par le feu, au Canada. Les statistiques des as. sureurs établissement que l'incendie cause des dommages pius considé- rables en notres pays qu’en aucun artre du vieux monde. Le biil de la Réciprocité canado-: yankee est poussé avec activité, au | Sénat de Washington. Les leaders de cette Chambre comptent qu'il ques années, et dont la série étzit interrompue, depuis qu’une couple de jeunes vauriens, résidant à prox- imité du lieu de la trouvaiile, ont été envoyés au pénitencier. Des feux de forêt qui ont sévi pendant ireize jours, au Japon, dans la province de Hoshkai, ont causé des dommages évalués à $5,000,- 000. À l’occasion des fêtes du couron- nement, on vient d’inaugurer, à Londres, au Crystal Palace, une exposition unique de pierres pré- cieuses. Les seuls diamants expo- sés par la Cie De Beers, du Sud- Africain, sont évaluées à plus de $10,000,000. On se plaint de plus en plus, à cidé d'intervenir pour obtenir découvre une cachette d2 vases et |le pardon de James Nolan et de d’autres pièces d'or et d'argent, ' Luke Dillon qui sont depuis 12 ans qu'on reconnaît être le fruit de vols ! au pénitencier de Kingston. No- lan et Dillon ont été condamnés pour avoir tenté de faire sautée les écluses du canal Welland. On croit qu’à l’occasion du cou- ronnement de Georges V icette re- mise de peine pourrait être facile- ment accordée. Tous les ministres du cabinet re- cevront une lettre les priant d’user de leur influence pour arriver à ce résultat. Deux heures avant son départ pour le Canada où demain il devait épouser Mlle Glodys Whitney, M. Chas T. Word, président du club Montana s’est tué accidentellement. ! 11 était à nettoyer un revolver lors- que le coup partit subitement le blessant à mort, (Ce n’est que quelques heures plus tard que le concierge trouva le cadavre baig- nant dans son sang. JUIN DU CULTIVATEUR La transition de la nourriture d'hiver à la nourriture d'été doit se faire progressivement, en mettant d’abord les animaux aux champs quelques heures seulement par jour et leur donnant un peu de foin a-| vant de les yenvoyer. Voiràce| que les abreuvoirs soient propres et à ce qu’il y ait des abris dans les, pâturages. Les animaux doivent; toujours avoir à leur disposition de l'eau de première qualité. Ne pas mettre trop d'animaux à la fois] dans le même clos. Les pâturages doivent avoir été | divisés en plusienrs parties. Des] animaux sonc mis dans l’une d'elles | pendant que l'herbe repousse dans les autres. herbages sont bien mieux utilisés, car il n'y a pas de gaspillage, et la chaque tonte. Quand on enlève les animaux d’un pâturage, avoir soin d'y étenire toutes les | bouses et faucher toutes les touffes De cette matière, les |teur. & du drainage, de ramasser les pier- Le dans les champs, prairie a le temps de se refaire après | il faut | que les vaches n’ont pas tondues. | Ne négligeons pas, si le temps est favorable, de nouer les racines qui sont suffisamment fortes, ainsi que le blé d'Inde. On transplante les choux le tabac, les tomates, etc. On nettoie les fausses et les égoûts de la ferme et les curures de fossés sont employées à faire des com- posts. Ona déjà des lentilles à fancher, Il fant commencer à faucher le tréfle aussitôt qu'il esten fleur. N'en pas faucher trop à la fois et le mettre en veillotes dès le premier jour. Préservez de la maladie vos champs de pomme de terre en arro- sant les rangs des jeune plantes a- servir à la graine de mil. Détrui- sez les mouches à patates avec le ve’t de Paris, aussitôt qu'elles ap- paraissent. Les sociétés de contrôle de va- ches laitières rendent de grands services aux cultivateurs en les ai- dant à sélectionner leurs troupeaux et à en améliorer le rendement. Pour tout ce qui concer:e l’organi- sation de ces sociétés on doit s’a- dresser à la Division de l'Industrie Laitière, Département de l’Agri- culture, à Ottawa. Détruisons les mauvaises herbes avant qu'elles ne portent graines, afin d'arrêter leur dissémination. D'homme des champs vit au mi- de la bouillie boidelaise, une pre: lieu des merveilles de Dieu ; les mière fois à la fin de juin, et la se- |drairies, les forêts, les moissons, conde fois versle 15 juillet. Em- ployez pour cela un bon pulvérisa- C'est encore le temps de faire et d’en faire | des clôtures, de nettoyer les | étables et les écuries, et de Îles blanchir à la chaux. Pen- | dant ce mois, on visite les prairies et où choisit çcelles qui peuvent itout y raconte la bonté du Sei- !gneur et sa libéralité. P. C. MURPHY, M.D. Médecin— Chirugien TIGNISH, ILE DU P, &,