à 3 À : à Ë x K si, le = | s * ï - A ER er no ne >. + R | se ‘ Le pus dt 5 : F La s cb "7 ni È ? | " - di nu TON TR + éhet “se + «2 3 sante tr à « $ d à $ ; à : | ! : 1 # é 4 $ . # a hd Eee # 3 a à di # EN NOUVELLE SERIE L'IMPARTIAL, TIGNISH, I. P. E. MARDI 16 AOUT 1910 18 ANNÉE Notes Locales et Provinciales M. B. O'Conners, employé chez J. H. Myrick et cie, qui était allé faire une visite aux Etats-Unis, est de retour mardi soir dernier. Il est enchanté de son voyage. M. J. J. Arsenault, inspecteur du brise-lames de Tignish, qui vient de se retirer de la maison commer ciale J. J. Arsenault et Cie, désire remercier les nombreuses pratiques de la maison et leur demander la continuation de leur patronage pour la nouvelle raison sociala. Le Rev. M. Monaghan, D. D. curé de Miscouche, est parti lundi le 8, pour un voyage à Edmonton, peut-être jnsqu'à Vancouver. A sou retour il s'arrêtera à Montréal au Congrès Eucharistique. M. Onésime Richard, Tailleur, Charlottetown, était en visite à Ti- guish, la semaine dernière. Il est déplorable de le dire, mais on rapporle que des malfaiteurs agissent en vrais calotins dans les environs de Greenmount. Il parait que c’est l’habitude de quelq'ies uns d'aller à la petite église pres- bytérienne, qui est isolée à l'encoi- gnure des chemins Fitzpatiick, Kil dare, Birch Grove et Conway, et causent des dégats et des dommages considérables. Ils sont allés dans l’intérieur et ont brisé livres, chaises, fenêtres, etc. etc. Quelques uus de ces individus sont connus et nous savons pour certain, que des mandats d'arrestation seront émis contre eux, bientôt. Ne serait-il pas mieux pour ces gaillards-ià de cesser leurs déprédations ? C’est honteux dans un pays comme le nôtres d'avoir de tels caractè- res au milieu de nous. Mlle. McFhee et son frère, en- fants de M. et Mme. John McPhee, autrefois de Tignish, maintenant demeurant à Haverhill, Mass. sout actuellement en visite chez leurs pareuts et amis à Palmer Road. Mercredi, accompagnés de Mme. (capt.) F. Gallant et Mme. Cor- mier, soeur de Mme. Gallant, ils étaient à Tiguish. Mme. Cormier de Wellington est venue passer quelques jours de repos avec sa soeur, Mme. (capt.) F,. Gallant, Palmer Road. Le résultat de l’élection dns le district de Cardigan, mercredi der- nier, a été un gaiu pour les libé- raux quoique le candidat conser- vateur aétéélu. Dewar, le candi- dat conservateur, a été élu avec une majorité de 31. M. Morson conu- servateur qui avait été élu à la dernière élection générale avait une majorité de 131. Les conservateurs ont donc perdu de leur force dans ce district. M. P. H. Garneau de Québe:, surintendant des commis voyageurs de la Rock City Tobacco Co., était à Tignish jeudi dernier. M. C. A. Perron, le représentant de la compagnie pour “la province, ac compaguait M. Garneau. Jeudi dernier nous avions une pluie torrentiellle à l'ouest de l'ile, tandis qu’à l’est, beau temps clair. M. D. B. Stewart de Charlotte- town, gérant de la ‘‘Queen Insu- rance Company, était à Tignish jeudi dernier. M. F. J. Buote vient d’êire nommé agent général pour Tiguish et les environs pour la ‘‘Queen Iu surance Company’, l'une des meil leures compaguies d'assurance con” tre le feu qni existent. M. Buote est aussi le représentant de la ‘‘Lon- don Guarantee and Accident Com pauy’’ la plus forte compaguie de ce genre qui existe dans le monde. M. Peter Couroy de Tignish, est allé aux courses de chevaux a Moncton, jeudiet vendredi, avec ses trois coursiers ‘‘Axbell’’, ‘‘Yan- kee Princeto n'’ et‘‘Baby Jogan’”’. Mme. Elizabeth Chiasson, autre- fois de Tignish, maintenant de Exeter N. H. est actuellement en visite chez ses parents et amis de Tignish. Elle est accompagnée de sa jeune fille, Mlle. Marie Léo- nie. Vendredi dernier elles nous honoraient d’une visite. ———————— LE DEPART DU LEGAT DU PAPE Loudres, 5.—Une dépêche de Rome dit que le cardinal Vauuutel- } li partira le 26 août à bord de l’‘‘Empress of Ireland’ pour se rendre à Montréal. Sa suite com- prendra le prince Ferdinand de Croy, Mgr Santo Tampieri, deux chambellans, Thomas Kelly, de New-York, et M. Lemoyne de Martigny. M. de Martigny a été appelé à faire partie de la suite du Cardinal Vanutelli par le pape qui ‘voulait que le Canada eût l’hon- Ineur d'être représenté parmi les compagaous de l’illustre légat. mme Mont-Carmel, [ PE Le Pique-Nique de Mont Carmel a été couronné d’un grand succès. ilne pouvait pas en être autre- ment. L'AUTEL— Mardi 9 du courant, M. Cyrus Poirier conduisait à l’au- tel, Mlle. Béatrice Arsenault, ins- titutrice, nièce du Rev. P. P. Ar- senault, curé de la paroisse. M. Emmanuel Gallant et Mile. José- phine Gallant servaient de témoins. La cérémonie était présidée par le Rev P. P. Arsenault assisté du Rev. S. Boudreault, curé d’Eg- mont Bay. Vers les neuf heures une figure familière se joignait aux autres pour souhaiter à l'heureux couple, longue vie et prospérité ; c'était le Rev John A. McDonald, curé de la Grand Rivière. L'ImPARTIAL-se joint aux nom- breux amis de l’heureux couple pour leur souhaiter longue vie, bonheur et prospérité. Luudi, le 15 de ce mois, deux jeunes garçons : Augustin Arse- uault et Augustin Richard, sont partis pour le noviciat des Rev Pères Redemptoristes à Ste. Anne de Beau Pré. sen LES PREPARATIFS DE LA SESSION Ottawa, 9.—Presque tous les mi- nistres sont attendus à Ottawa vers le 8 septembre pour les prépa- tifs de la session, laquelle sera pro- bablement ouve:tèe au millieu de uovembre. La question du traité le réciprocité j'ioposée entre les Etats-Unis et le Canada, sera l’une des premières qui seront soumises au Cabinet. L'Encouragement à la litterature et | aux Beaux Arts Le gouvernement provincial veut, c’est évident, et il nous en a d'allleurs donné en plusieurs cir- constance, différentes preuves ex- cellentes, l’:vancement de la litté- rature et des beaux arts parmi les nôtres. Ce projet de loi quia reçu, lors de la dernière session provinciale, la sanction d1 Gouvernemnt a été fort apprécié par les écrivains et les artistes canadiens. Ces derniers ne recevaient ordi- nairement, pour tout bénéfice de leurs oeuvres qu’une faible fpitance que pouvait leur en agporter la vente de ces oeuvres. Maintenant ils sont assurés d’une chose, {c’est que, si leurs oeuvres méritent réel- lement qu'on les récompense, le gouvernement s’acquittera de la chose. N'est-ce"pas là un digne encou- ragement ? N'est ce pas là un acte généréux qui aura pour bon effet l'avancement des lettres et des arts dans la Province ? Qui en bénéfi- os = — re 2 ES ——_—» nn À Le Tabac coupé © MASTER MASON “AMERICAN NAVY' à fumer et à chiquer, provient exclusivement - de nos palettes ‘‘ AMERICAN Navy’ fabriquées avec le choix du’ meilleur Tabac Américain. EN VENTE PARTOUT ee \ TT 7 HA KA MANUFACTURÉ PAR QUEBEC ROCK CITY TOBACCO CO. ETAT Tobacco mérite. cés. Le Gouvernement de Qué- la préparation du tableau devant représenter la séance du premier parlement canadien en 1729. Ce panneau décoratif sera placé audessus du Trône de la salle de l’Assemblée Législative à Québec. On aurait bien pu faire préparer ce tableau par des artistes étran- gers, mais l'on était certain de trouver dans la Province des artis- tes renommés, capables de l'exé- cution d’un tel travail. C’est là, n’est-ce pas une prauve évidente de l’encouragement que veut dou- uer le Gouvernement Gouin au petit noyau d'artistes et de littéra- teurs qui vivent parmi nous. Ceux-ci ont en effet, le droit au- jourd’hui d’envisager l'avenir sous uu aspect moins sombre que par le passé, alors que le talent n'avait peu au poiu: d'encouragement. Le Quotidien. Pourquoi ne vous débarrassez- vous pas de cette Dyspepsie ? Il est probable que vous avez tout essayé, la diète, les médecins et les drogues. La seule erreur que vous avez faite est de ne pas avoir essayé encore | les Tablettes ‘ No. 11” de Father Morriscy. Si vous l'eussiez faït, vous seriez guéri. Il est peu probable qu'il n’y ait jamais eu un remède meilleur imaginé contre l’indigestion, la dyspepsie et que ces tablettes prescrites par Father Morriscy. Il étudia cette prescription avec le plus grand soin, avec toute sa science profonde, parce qu'il savait que tous les gens du peuple avaient besoin d’un remède de ce genre. Pendant sa vie, des milliers furent guéris par les Tablettes ‘No. 11” et la même bonne œuvre va toujours se continuant. Ne perdez pas espoir, en pensant qu'il n’y a pas de guérison pour vous, jusqu’au moment où vous aurez essayé ces tablettes. (Chaque tablette peut digérer 1% livre d’aliments, et quelque soit la faiblesse de votre estomac, un bon repas peut être digéré, et par cela même, vous reprendrez des forces. Le ‘‘ No. 11’ de Father Morriscy vous donnera un regain de vie, socts. chez votre fournisseur ou de la Father Morriscy Medicine Co., Ltd, Chatham, N.B. ASF EX PLOSION A BORD D'UN SOUS-MARIN Portsmouth, NN. H., 8—Deux officiers et cinq marins ont été dan- gereusement blessés par suite d'u- ne explosion de pétrole à bord du sous-marin À. 1. Il a déjà été ceulé dans une collision à Ports- mouth en 1904, et son équipage, composé de onze hommes, y périt. C'est un submersible du ‘type Hul- land, mesurant 100 pieds de lon- gueur et ayant un déplacement de 180 tonnes. Watches and Rings Small oxydized watches, 5,00 6.00, 8,00. Small silver watches 8,00, 10,00 15,0€. Gold hiled watches 7.50, 10.00, 12.50, 15.00 up. A servicable watch for men in Nickel Case for 4.50. ciers ? L'auteur d’abord, le peuple eusuite, Nos canadiens n'ont:ils, pas eux aussi, des eeuvres méritci- res ? Certainement que oui et jus-| qu'au momeut de la passation de} la loi en question. elle semblaient | avoir été oubliées. | Le nombre des liltérateurs cana- diens, et le nombre des artistes “4 s’augmenterait-il pas ? Nous l’igno- rons pour jusqu'ici, mais nous som- mes certains que les auteurs étaut rénumérés, ces derniers se feront | en plus grand nombre. Il faut | vres ne seront pas rénumérées, | bien remarquer que toutes les oeu- Our stock of Gem and other Rings is extensive, prices 1.50, 1.75, 2.00, 2.50, 3 00, 5.00, 10,00 up to 50.00. A special card for taking size required will be sent on request. E, W. Taylor mais seulemeut celles quiont du) Charlottetown Les me. Ce qui suit donnera une preuve bien évidente de précédents avan- bec vient de oonfier, à M. Charles Huot, artists canadien, le soin de tous les genres demaladies de l’estomac, ; _|été plus chanceux que moi. SoUTH SIDE QUEEN’S SOUARE | Q Le Secret de la Correspondances [e] | [LE DIRECTEUR D'UN BUREAU DE POSTE MIS EN ETAT LOTS Le directeur des postes de Storm (King, New-York, M. John J. Lynch, a été mis en état d’arresta- tion et placé sous 1,000 dollars de caution pour avoir ouvert une let- tre adressée à une autre personne. Le 29 juillet, le capitaine Samuel du Bronx, adressait une lettre au chef Price, détective du bureau D'ARRESTATION POUR AVOIR OUVERT UNE LETTRE ADRESSEE À UN AUTRE —— Q —— &e la police ou au ‘‘constable de Storm King, comté de Dutohess. Dans cettre lettre il demandait l’ar- restation ‘d'un nommé Thomas {Dunn. Le directeur des postes aurait ouvert cette lettre et Thomas Dunn avant appris que son arrestation é- tait imminente, s’échappa. La foi s’en Va! Depuis longtemps, bien des fois, ce cri d'alarme a retenti à nos oreil. les. Depuis bien des années la voix de notre clergé s’est fait entendre pour nous avertir du danger, pour nous prémunir contre le vice qui a ruiné la vie religieuse dans l'âme de la Mère-patrie ; l'indifférence en matière de religion. Peu à peu, ne croyant pas le dan- ger immédiat uous novs sommes endormis laissant !e mal faire son oeuvre. Sous prétexte ‘‘d'être de son temps’ on déserte l'Eglise et on abandonne Dieu. Ainsi, par exem- ple, entr'autres choses, parlons de jla sanctification du dimanche. En face de la situation présente on se- lrait porté à croire que le troisième | commandement est changé et que la formuie en serait ; les dimanches tu garderas en servant Dieu plus ou moins dévotement. Ainsi on se contente facilement d’une simple messe basse, Le sermen ons’en passe bien : ‘‘car, après tout, les curés ne nous parlent que des cho- ses qu’on sait.’ Quant aux Vé- pres, on les laisse pour les dévots et les dévotes. Et n’allez pas croi- re que cela se fait seulement qu’à : la ville ; nos bonnes campagnes se sentent anssi de ce mal. Je vais vous raconter un fait des plus autheutiques qui, quoiqu'’a- musant vous prouvera la vérité de mon assertion. Un dimanche soir je me rendis veiller chez une amie, Là je me trouvai en compagnie d’une réunion de jeunes gens de la paroisse, Na- turellement, comme nous n'avions pas grand’chose de bien nouveau à nous dire, nous causions du ‘‘temps’”, ce qui est toujours vieux et toujours neuf. Comme il avait fait tout le jour une chaleur écra- sante, chacun s’en plaignait à sa ménière : —Moi, dit Joséphine, j'étais fière de garder aujourd’hui, j'ai passé mon tour à Alexina et je n’avais pas beaucoup dans le goût d'aller à la messe. — Ah ! quant à moi, réplique Léon en frisant sa blonde mousta- che, j'ai entendu une messe basse 1et j'ai passé le reste de la journée | étendu dans lé hamac, sous les sau- les. —Oh ? vous avez donc bien fait, riposte la brunette Georgine en fai- sant les doux yeux à celui pour qui son coeur palpite....et vous avez Ce matin, je me disposais à partir pour l'église, quand papa me dit : ‘‘Tu sais, Georgine, vas à messe basse sila dévotinn t’y porte, mais tu retourneras à la grand’'messe. Tu m'as joué le tour dimanche dernier, ça, une fois par année, c’est assez”, Je n'ai pas osé répliquer, car si je |l’eus fait, j'aurais eu les Vêpres en cadeau, et. peut-être qu'à ce mo- ment-ci je serais à l’heure 4’adora- | La foi s’en Va! O- ——— |tion et....j'ai été à la grand’messe, mais Léon, soyez sans inquiétude, vous n’avez rien perdu : il faisait chaud à mourir. Puis M. le curé nous a entretenus trois quarts d’heute durant sur l’‘‘irréligion’”’ sur la ‘‘franc-maçonnerie,”’ sur la ‘‘juiverie””, moi, j'ai dormi tout simplement, —Pour ma part, dit à son tour Théobald, qui revient des ‘‘Etats’’, je prétendrais que l’étéil ne de- vrait pas y avoir de sermon je di- manche, pas même de grand’mes- se. On est si fatigué le dimanche, aprés une semaine de travail, on est bien aise de se reposer un peu. Plusieurs voix approuvèrent, Et on allait emeore dire quelques sornettes quand le son du violon, accomppgné de légers accords de | pieds vint tout interrompre et, à ce signe bien significatif, trois ou [quatre jeunes hommes des plus | ‘‘fatigués”” qui, le matin, n’avaient |eu que la force a’entendre une pe- tite messe bien courte, demandè- rent la danse. En vain la maîtres- |se de céaus fit-elle quelques objec- tions, elle fut désarmée par les | compliments mielleux de nos amis. Bien ! la danse commeuca, et la |danse continua sans interruption et grand Dieu ! il faisait une cha- leur insuportable, J'étais assis [près d’une fenêtre et cependant j'avais peine à respirer. Enfin, à onze heures, je voulus quitter le salon. —Mais pourquoi donc ? KÆEncore quelques instants, cher Diebal, Tiens nous allous commencer une | nouvelle danse et....ça va être de votre goût, et ça expressément pour vous.... — Oh ! merci, répliquai-je d’un ton ironique, ce n’est pas la peine, ne faites pas cet effort, vous qu n'avez pu assister aux offices reli- gienx de ce jour et pour cause de fatigue surtout. Je ne vondrais pas vous contraindre à un tel far- deau !!! —Tête de mes danseurs qui res- tèrent bée. Eh bien ! on avait été trop fati- ué pour sanctifier le jour du Sei- gueur, wais on ne l'était pour pas- ser une nuit à sauter comme des gerboises. N'avais-je pas raison de dire que la vie religieuse s’en allait. Prenons garde, jeunes gens, nous | semons l'indifférence, nous récol- iterons l’irréligion. Cependant, j'ose espérer que la voix de nos prêtres et les accents de la presse catholique parviendronut à nous persuader que l’on peut ‘‘être de son temps’’ et être catholique fer- vent. Et tenons-nous sur nos gardes, effo:çons-nous de réagir quand nous entendons réitérer à nos o- reilles ce cri d'alarme : la Foi s’en | va ! la Foi s'en va ! Diebald Irove, Hâtrière, juillet 1910. Un Peu de Tout Les journaux de médecine rap- portent qu’il y a actuellement, dans les états de l'est américain, | plus de 500 cas de paralysie infan- tile. Les médecins sont sur les dents pour découvrir la nature et l'origine de grave affection. | ]l y a quelques cas de cette re. | doutable maladie à Québec. 1 } ! | On prétend que trois compagnies |canadiennes et deux compagnies l . anglaises veulent soumissionner : our la construction des vaisseaux ! nca: dépit al Frans de guerre canadiens. Le nombre des journaux actuel- lement publiés aux Etats-Unis est de vingt et un mille. Certains de leurs rédacteurs sont payés, dit-on, $50,000 par an. Les arrières-pe- tits-fils des journalistes canadiens actuels recevront pent-être un pa- reil salaire. Durant les derniers six mois 160,- 000 immigrants, dont 90,000 amé- ricains et 70,000 européens sont en- trés en Canada. De partout nous arriveut de nouvelles presque terrifiantes au sujet des ravages causés par la fou- dre durant les derniers orages. Si le tonnerre pouvait se reposer un peu maintenant |! On estime que $106,000,000 d’ar- gent américain ont été dépensés, l’an dernier, par nos voisins, pour l’achat de terres au Canada. ee A PROPOS DE GREVES La récente grève des employés du Grand-Tronc a exercé l’ingénio- sité des chercheurs. Quel est le pays à qui revient l'honneur (?) d’avoir vu la premiè.- re grève dont l’histoire fasse men- tion ? C’est l’ Allemagne, paraît-il. HKt la ville qui fut le théâtre de cette première grève historique est Bzes- lau, en Silésie. En 1329—ily a 581 ans, par conséquent—les ouvriers brasseurs de Breslau refusèrent collective- ment et solidairement le travail. La giève dura toute une année. Cinquante-six ans pins tard, en 1385, à Dantzig, les ouvriers forge- ront désertèrent en masse les ate- liers. Mais la grève fut de courte durée. Un édit fut, en effet, ren- du par lequel tout ouvrier refusant à son patron l’obéissance proftes- sionnelle devait avoir les oreilles coupées. ER VICTIMES DES PICKPOCKETS Québec, 6—Les pickpockets con- tinuent à opérer avec succès dans cette région. A Sainte-Anne de Beaupré, hier, au pèlerinage des Chevaliers de Colomb, l'abbé Lee, de Dakota Nord, s’est fait voler $183. Un autre chevalier de Colomb s’est fait enlever son portefeuille daus un tramway. Quand il sentit une main fouiller son gousset, il l'empoigna, mais le filou se fit là- cher d’un mouvement brusque et il sauta dans la rue en emportant le portefeuille qu'il venait de saisir. La police est à la recherche des coupables. La Mission des Meres Une des premières causes éloi- gnées des misères dans la famille, est le défaut d’une éducation con- veuable. Elever des enfants ! Quelle bel- le mission, mais hélas ! souvent mal comprise. Elever un enfant cela veut dire le porter, le tenir à la hauteur où Dieu veut que ses pa- rents conduisent les enfants qu'il leur a donnés en dépôt. Nous di- sons porter, tenir à une hauteur qui touche à celle où sont placés les an- ges, et cela demande un travail per- sévérant, souvent ennuyeux, fati- gant, énervant ; cela demande des efforts continuels, un tact particu- lier, des sacrifices parfois pénibles : une vigilence de tous les jours. L'Eglise a placé l'enfant à une hau- sublime par le baptême, mais la plaie purulente de la concupiscence est restée toujours au fond du coeur du petit-être purifié. Cette concu- piscence qui se développe avant l’âge, tend à soustraire l'enfant à l’action bienfaisante de la grâce qui a été déposée en lui, elle tend à le tirer et à le tenir en bas. Il s’agit donc de combattre ces inclinations mauvaises dès qu’elles se montrent chez les ehfants, et d'employer les moyens efficaces pour armer contre elles ces chères petites Âmes, aux- quelles elle déclare la guerre, Quant au mariage ; pour y vivre heureux et content de son sort, il faut des caractères trempés contre la souffrance, le chagrin l'ennui, les peines, les déconvenues de tou- te nature ; il faut une énergie viri- le dans l’accomplissemant du de- voir. Or, une éducation qui en tretient les caprices au lieu de les téprimer, qui laisse faire aux en- fants leur volonté, qui ne sait pas les priver d’un plaisir, qui cède à toutes leurs petites passions en ré- volte, ne peut pas former des hom- mes qui savent vouloir, Elle for- me des caractères mous, incapables de dévouement et victimes malheu- reuses de l’amour-propre, J. H. Myrick & Co ut 100 CRIS DRY GOODS HARDWARE |BOOTS & SHUES FINE GROCERIES And Fishing Supplies AT TIGNISH and ALBERTON We have just opened à full anû complete stock of NEW GUUDS We are prepared to supply the wants of the farmer fish= erman and mecha- niC We invite in tending purchasers to give us a call and they will find we can meet ali competiters, and them the save trouble and expen- se of going to Summerside Charlottetown. or OVER es YEARS? EXPERIENCE 4 if