ll . - a; A; ' i"qxh?:%?gïèîîäi'“ Elle aimait ça: On aurait dit que c'était sa vocation. , l :vx ‘ (Rustico) "on faisait ça nous autres mêmes, des portesses de moutarde pour une.grosse toux. On n'allait pas au docteurp jamais! Du thé sauvage, c'était pour les reins. Des portesses de gomme, pour v des mals dans le dos. Pour du mal, c'était des feuilles de plantain. Pour de quoi qui était infecté, c'était des feuilles de plantain. Il y en avait [une] qui faisait des portesses de gomme [de bois]. _Elle est morte asteur. C'était une Madame Ben Poirier. Elle s'appelait Léonore.. Il y avait un homme, il avait été là, il avait un gros mal sur sa jambe. Elle lui a fait une portesse avec de la gomme. Il a mis ça et puis ça l'a guéri." (Miscouche) Il y a aussi eu des garde—malades qui ont appliqué leurs connaissances scientifiques de la_médecine en soignant bénévolement les malades dans leur milieu. Une fois mariées, ces femmes abandonnaient leur carrière de garde—malade mais pas pour autant leur_vocation d'infirmière. Annie'Dérasp (née Arsenault), de Mont— Carmel, était une de ces femmes. Comme-nous l'avons déjà vu, elle assistait'äOuvent aux accouchements dans sa paroisse. Elle opère aussi.bénévolement un poste de Croix—Rouge à Mont—Carmel'entre'1948 et 1925.. Elle est ainsi Souvent appelée à administrer les premiers soins ou à visiter des malades.' Les services de gùérisseuseschmmunautaires ont graduellement diminué. En effet, â partir de 1970, grâce au plan d'assurance—santé du gouvernement provincial, les gens ont commencé à se rendre de plus en plus voir des médecins. Ces femmes ont donc fait leur plus grande contri— bution avant l'organisatidn des soins de santé_alors'que les gens étaient encore trop pauvres pour se payer les services d'un médecin. Elles ont ainsi comblé un besoin social dans leUr communauté à une époque oû les gouvernements ne pouvaient pas y répondre.