plusieurs autres personnes contre lesquelles ils avaient des warrants v entre autres, le grand Hubert, le grand Jos. Corny, le petit Mik. etc. Ces émissaires étaient au nombre de seize: le grand shérif Bearsto, le député shérif Warburton, et quatorze constahles, en traîne; deux hommes chaque traine. Arrivés à la croisée des chemins, la foule qui était déjà arrivée lä, les attendait et leur barra le chemin. Le député shérif venait le premier. Arrêté par la foule, il commanda, au nom de la loi, qu'on les laissa passer. Personne ne fit cas de ses paroles. Alors se tournant vers le grand shérif qui venait après lui il cria: pass me your pistol. A peine avait-il prononcé ces paroles que son cheu val tomba comme un corps mort. La grand' Nannette ä Be— lone, une des femmes qui était venue avec les autres pour défendre ses foyers s'était armée d'un rondin sur le bu“ cher ä Firmin, et d'un coup porté entre les deux oreilles du cheval du député shérif, abattit l'animal qui, les yeux hors de leurs orbites, resta étendu comme un corps mort sur le chemin, Le député shérif et ceux qui l'accompagnaient, voyant qu'ils étaient déjà si mal menés par une femme, et pré— xzoyant ce qui leur arriverait: si les homes se mettaient de . la partie, entreprirent de jouer au plus fin, et demandèrent ' piteusement qu'on les laissat passer: qu'ils aven allaient chez un ami de leurs connaissances ä l'autre bout du village, N et qu'ils ne porteraient noise a personne. La foule sans se fier à ces promesses forcées et avec le dessein bien arrêté et les suivres de près, se rangea de chaque côté du chemin; et ces lâches qui, il n'y avait quïun instant, menaçaient de mettre tout ä feu et à sang, furent permis de passer, pour ainsi dire, sous ces fourches caudines, tel que jadis les Samnites firent passer les Romains vaincus; Tandis que ceci se cassait ä la croisée des chemins ä Firmin, Bruno à Moïse Bëjin et trois autres jeunes hommes avaient quitté la foule nana rien dire aux autres et étaient allés défaire le pont sur la rivière à Pierrette. Après a» voir fait une ouverture d'une dizaine de pieds de large, ils allèrent se blottir à l'ombre des sapins sur le bord de la rivière en attendant le plongeon du cheval qui viendrait le premier. Mais en arrivant ä l'ouverture l‘animal arrêta tout ä coup et se cabra. Les constables s‘aperçurent vite du tour qu'on leur avait joué. Ils raccommodèrent tant bien que mal, à la hâte, ce cassemcou oü on leur avait prépare un bain de février, et passèrent le pont, la foule étant toujours ä leurs trousses. .. moto.