PAGE 34 I (687-701) institua officielle- a populaire en français de la ment la fête de la «Purification ' «chandeleur» et de la Vierge». La fête s’appe- lait pareillement en Angleterre avant la rupture avec Rome en 1534. C’est encore le pape Sergius I qui y introduit une proces- sion. Il semble que l’intro- duction de cierges à la procession, sans doute pour symboliser l’entrée du Christ en tant que «Lumière du monde» dans le Temple, n’a pas eu lieu avant le onzième siècle. C’est peut-être pour cette raison que dès lors, la fête prit le nom de Festa Candelarum, la fête des cierges (chandelles) d’où le nom en anglais «Candlemas». La chandeleur marquait la fin du cycle de la Nativité. Une fois les chandelles bénites le 2 février, on se servait de celles-ci pour la bénédiction des gorges le lendemain, à la Saint-Blaise (le 3février). Quelles que soient les ori— gines de cette observance ésotérique et chrétienne, il existe un folklore très riche au sujet de la chandeleur. Une tradition était que le cierge de la chandeleur devait être rapporté de l’église jusqu’à chez soi, en restant allumé. -_.. - l On prête à la chandelle de la chandeleur certains pou- Ë voirs, si l’on en croit ce dicton suivant: i Celui qui la rapporte chez lui allumée Pour sûr ne mourra pas dans l’anne’e. Des siècles durant, les paysans ont pensé que s’ils ne faisaient pas de crêpes le jour de la chandeleur, leur blé risquait d'être gâté : 1 ._. un NE”, , 9. À Abram-Village avec Georges Arsenault, i. 1997 Si point ne veut _ de ble’ charbonneux f ,â' 12. Chez Expédit et Anita Gallant, St—Raplzaël, 1997 Mange des crêpes à la Chandeleur. f" 10. Avec Marie—Anne Arsenault, Mont- ' Carmel,1997 l9 UNI 7l l.‘ , (mnmn .— ” ‘ZAEHlII 15. Avec la jeune Lucia et 14. Edmond Connier, St- habillé en coq, WL’I' Arscnault, lington, 1998 Iage, 1998 N M _. N l 13. Léona Bernard l ,. , ' Harvey Robichaud, 11. St-Chrysostome, 1997 Raphaël, 1997 Abram—Vil-