retiens D E CIE —— LT M PA. RTTA LE, Froprt etaire Fondé en 1893 par Gilbert Buote et son fils Francois Joseph F. J. BUOTE, Redacteur, Mme. F J. BUOTE Assistante Vol. 3 No. 47 N ouvelle Serie CHALEUR ET ORAGES ELECTRIQUES Destruction d'une Eglise, d'un Presbytere et d'un Couvent Ottawa, 24—Un violent crage électrique a causé un véritable dé- sastre lundi soir à Ste Cécile de Mashawm, un villoge situé à vingt- cinq milles d’ici. Vers 8 heures, pendant qu’un salut solennel du T. S. Sacrement était célébré dans l’église parois- siale, la foudte est tombée sur le clocher, et a allumé un incendie qui fut découvert peu de temps après ia cérémonie. Les flammes ‘se sont propagées avec une grande rapidité. L'église, le presbytère et le couvent ont été en grande par- tie détruits. Les pertes se chiffrent à environ $50,000 et les assurances à $17,500, réparties comme suit : $7,000 sur l'église ; $5,000 sur le couvent, et $5,000 sur le preshytère. M. le vicaire Roy possédait $500 d’assu- rances sur ses effets personnels. M. le curé Garon n’en avait au- cune. Pendant que l'incendie dévorait l’église, les Soeurs, réunies sur la galerie du couvent, priaient pour et dans ses bras. Les magasins de MM. Raymond, Jérémie Brazeau et de Mme P. Ber- trand ont été menacés. Plusieurs personnes ont été bles- sées par la foudre dans l’église. Ce sont M. Cyprien Barnabé, M. P. Cloutier, Mme ©. Phillips, çois Cloutier et Mme Pierre Clou- tier. Plusieurs ont reçu de dou- loureuses brûlures, mais leur état ! n’est pas critique. UN OURAGAN Montréal, 24—Un ouragan s’est abattu sur la région nord de Mont de sérieux dégats. A St-Jérôme, la foudre est tom: bée sur l'église et a brisé la statue de St. Joseph. Elle est aussi tom bée sur les écuries de M. Lucas, dans le rang appelé ‘‘Cordon’’ et a tué six chevaux. À plusieurs en- droits, des arbres ont été brisés, les clôtures renversées. A Ste Geneviève, la foudre est tombée sur la maison de M. Isaie demander à Dieu d'arrêter la mar- che des flammes et de sauver l’égli- se et le couvent. Lorsque celui-ci fut atteint, elles le quittèrent eni chantant des cantiques. Le sauve- tage des enfants a donné lieu à plu- sieurs scènes émouvantes. Aucun d'eux n’a été blessé. Une vieille : dame en a sauvé 7 d’un seul coup. Elle en portait accrochés à sa robe | Laniel, en bas du village et a brisé un miroir. Un commencement ‘d'incendie s’est déclaré, mais fut { éteint avant qu’il ne cause des dé- gats. A Ste Rose, des fils électriques furent brisés et le villages se trouva sans lumière jusqu'a 8 heures, hier soir. Fame. la real et a causé en certains endroits ! core plus violent qu’ailieurs. L'ou- ragan atteignit ce village vers 2.45 heures et dura une demi heure. vent soufflait en véritable tempêre. La pluie tombait à torrent et était accompagnée de grêle. Dans le village même les dommages sont Mme. Hubert Cloutier, M. Fran- | peu considérables cependant. L'ou- ragan a plutôt sévi dans la ‘Côte ‘Côte Nord’, la rivière Cachée, et entre St Augustin et Ste Thérèse. Des arbres d’un dia- ! mètre de 3 à 4 pieds ont été brisés, des clôtures ont été renversées, en- tre autre, chez M. Arthur Dubois. | Une grange a été en partie détrui- te, chez M. Alexandre Dubois. Dans la direction de St Augustin, les poteaux de téléphone ont été jetés à terre et les communications avec ce village sont interrompues. VICTIME DE LA CHALEUR Une dépêche de Joliette annonce qu à St Félix, un inconuu, que l’on dit venirde New Glasgow, a été frappé d’insolation et a succombé quelques instants plus tard. Son cadavre a été transporté à Joliette. NEIGE DANS L’ALBERTA Pendant qu’une chaleur torride règne dans la plus grande partie des provinces de l’est, les provinces de l'Ouest ont du froid et de la nei- Ige. En effét, hier, il est tombé |dix pouces de neige dans l’ Alberta. HOROSCOPE SUR LES ENFANTS | Ua enfant qui se lève tard aura une mauvaise santé, deviendra pa- resseux et contractera de détesta- bles habitudes, Un enfant qui ne s'occupe pas, qui passe ses journées dans le dé- soeuviement, deviendra forcément vicieux. Un enfant que son père et sa mè- re ne savent pas faire obéir, un en- . fant gâté, comme on dit jeviendra révolté, et il fera verser bien des larmes amères. Gâter un enfant, c’est hair c:t enfant et se haïr soi-même. Corriger un enfant, c'est lui faire du bien et se préparer à soi-même une vieillesse respectée. Un enfant qui court les rues y trouvera beaucoup de mal et pas de bien. Il rencontrera très certainement des spectacles dangereux des exem- ples mauvais, qui le rendront vici- eux, car rien ne s’apprend aussi vi- te que le mal. {1 trouvera pour le corrompre et le conduire aux pires désordres de mauvais camarades, de détestables garnements qui très vite détruiront ja bonne éducation reçue à la mai- son Ainsi en quelques jours, une pouime pourrie gâle toutes celles d'alentour. Un enfant que son père et sa mè - re laissent lire n'importe quoi, est vn entant perdu, car entre de mau- vais livres et de bons, entre de mau- vais journaux et de bons, ce sont ront damnés dans l’autre. MENTOR. La Semaine Religieuse de Québec. La Conterence Imperiale Londres. 24.—La conférence im- périale a été ouverte hier, au bu présidence du premier ministre, M. Asquith. Les membres du cabinet impé- rial, quinze premiers. ministre, y compris Sir Wilfrid Laurier, et plu sieurs ministres des colonies y as- sistaient. A cette première séance, un seul sujet a été discuté. Jls’agissait de savoir si les délibérations de la con- férence allaient être rendu publi- ques. Après longue discussion la question fut résolue dans la néga- tive. La conférence s’est ajournée C'est le premier ministre Asquith qui a souhaité la bienvenue aux dé- légués, puis on s’est immédiate ment mis à l'étude du piogramme. Parmi les graves questions qui seront étudiées, il faut mention per celle de la coordination des ar- mées de terre et de mer pour Ja dé- fence de l'empire ; celle de la dé claration de Londres ; ce!le de l’é- du Globe et celle de la future cons- titution de l'empire. les mauvais qu’il choisira. Couclusion : Un père et une mère qui ne veillent pas Su leurs enfants sont indigues de leur mis- sion, Dieu les punira dès cette vie, |q ils #0 (ts ‘ile ne font pas pÉRItENCE. au projet de fédération impériale. Il est entendu que les relations An- des discussions intéressantes. euhliée. reau des affaires étrangères, sous la 3 tablissement d'une ligne, de traus- port ‘‘All Red’’ devant faire lé tour Il est probable que plusieurs dé- cisions seront prises relativement DE LA NEIGE DANS L’ALBERTA Le Canada est par excellence le! pays des variations climatériques en coups de théâtre. Ainsi pen- dant que les provinces de l’est sont en proie à une chaleur intense et, absolument anormale, il est tom: bé dix pouces de neige dans l’Al- berta et à onze heures le thermo mètre marquait tandis qu'il était à 32 à Calgary. La chaleur intolérable de jeuii et des jours précédents a un peu di- winué et le mercure a descendu de huit degrés. Ilest à souhaiter que cette ‘‘heureuse chute’’ continue. QUELQUES EXEMPLES (L'Union des Cantons de l'Est) Nos bous bons conservateurs qui vous chantent que la réciprocité va ruiner le pays nese tiennent pas au courant dece quise passe à Washington, évidemment. Au congrès des Etats-Unis, le traité subit un assaut formidable, parce que les sénateurs américains le trou- vent trop favorable au Canada. M. John Norris au nom de l’À- merican News Paper Publishers’ Association proteste contre l'entrée, exempte de droits, du bois de pulpe aux Etats-Unis qui est une injusti- ce pour les habitants du pays, dit-il. Cette protestation est soutenue par le grand propriétaire de limites à bois Leonard Bronsom. Cela veut donc dire que sur ce rapport le traité serait trap favora- glo Américaines donneront lieu à ble aux canadiens. La uestion ue sera certainemet pas Pourquoi nous en plaindre ? fraux en franchise de ces machi- A Ste Thérèse, l'orage a été en-| Le : Francis J, Arend, gérant de la (De Faval Separator Cy” prateste RARES LE DU PRINCE EDOUARD, MARDI LE6 JUIN IQ9II 18 ANNEE ues aux Etats-Unis. D'après lui compagnies canadiennes manufac- turières de ces séparateurs auront la cinquième du commerce de certe branche aux Etats-TJnis. | Voilà encore un point du traité {dont nous aurions tort de nous plaindre ! La ‘‘Nationai Wood Grover’s Association’’ proteste contre l’en- trée en franchise de la laine et des moutons. D'après les délégués de cette association, le Canada ferait une concurrence désastreuse aux [américains sur ce point. Pourquoi nous plaindre encore ? Les fermiers laitiers protestent à leur tour contre l'entrée du lait canad'en dans leur pays, Les fermiers canadiens, disent-ils vont leur causer un tort considéra- ble. Et ainsi de suite. l Nous ne citons que quelques ex- emples de l'opposition faite au trai- té de réciprocité par les américains pour prouver à nos lecteurs que ce traité nous est favorable. Nos ad- versaires le savent si bien qu'ils sont divisés entre eux, et à bout d'arguments. Ils n’ont rien trou- ver de mieux pour le combattre que de montrer au peuple le spectre de dans cinq ans nos; { préférentielles aux pays étrangers, | au détriment de l’ Angleterre elle- même, La ratification de ce traité, a conclu le comte, mettra la Gran- de Bretage dans une position ex- cessivement délicate. Lord Lucas, sous-secrétaire de la guerre, a répondu que les domma ges causés au commerce anglais u’étaient en réalité que très peu de chose ; que le traité avec les Ktats- Unis n'était pas plus avantageux que celui conclu avec la France et que le fCanada était parfaitement dans son droit en agissant ainsi. De plus, a dit ie baron, il est cer- tain que l’Angleterte ne pourrait jamais offrir au Dominion les mê- mes avantages que les Etats-Unis. Les exportations totales de l’Angle- terre se chiffrent à un million de dollars, annuellement. Sur ‘cette somme, $4.,845,000 se font, avec des tarifs de de douane préféren- tiels et le reste eu franchise. De toutes les nations la Grande Breta- gue obtient une préférence substan- tielle de $2,235,000 BEAUCOUP DE TAPAGE FAIT PAR PEU DEGENS ‘Je sais bien que ce programmes l'annexion |! Sir Wilfrid Laurier il y a deux jours à peine, réfutait ce sot argu- ment dans un banquet des Pilgrim’s à Londres. Il a exprimé l'étonnement res- senti depuis les trois jours qu'il est à Londres, en entendant tant de | personnes s’entretenir des doutes qu'elles éprouvaient sur les inten- tions des Etats-Unis relativement au Canada. La possibilité de l’an- nexion u'est considérée sérieuse- ment ni d'un côté ni de l’autre de la frontière a-t-il ajouté. Il expri- me chaleureusement son admira- tion pour le peuple des Etats-Unis, il aime encore plus l’Angleterre. Le Canada, qui se partage le conti- nent avec les Etats-Unis a un dou: ble intérêt au traité d'arbitrage en- tre la 1 épublique voisine et la Gran- de-Bretagne. ‘Je remercie Dieu, s'est-il écrié, que les relations entre les deux peuples soient aujourd’hui meilleu- res qu’elles n’ont jamais été.?” Sir Wilfrid Laurier a provoqué l'enthousiasme lorsqu'il a déclaré que le Canada et les Etats:Unis se proposaient de montrer au monde deux nations, avec des frontières immenses d’nn océan à un autre vivant en paix et dans le respect mutuel sans une forteresse sans un soldat, sans un canon d’un côté ou de l’autre. Nos Relations Commerciales Londres, 18—Le gouvernement a été vivement critiqué par le com- te de Selborne, à la chambre des lords hier soir, pour ce qu’il a ap- pelé son extraordinaire insouciance à laisser molester les droits de l’ Em- pire Britannique par le Dominion, qui veut accorder un traité de réci- procité aux Etats Unis à des condi- tions plus avantageuses qu’à aucu- ne des autres parties du Royaume Uni. D'autant plus que cette pre- mière concession constitue un pré- cédent qui pourrait bien avoir des | suites beaucoup plus graves. Bien- tôt les colonies croiront, avec cette gouvelle politique, qu’il est tout naturel de donner des conditions n’a pas été universellement accep- té, qu’il a été dans certains quar- tiers, et je dirai même où l’on s'y serait le moins attendu, l'objet d’une opposition persistante. Ii est bien connu qu'il s’est formé dans les viiles de Montréal et de Toronto une associotion dont le but est de faire rejeter cette enten- te. Jene saurais m'en plaindre ; ceux qui agissent de la sorte sont parfaitement dans leur droit. Je ne chercherai pas davantage à dis- simuler la portée d’un tel mouve- ment ni l'importance de ceux qui l'ont lancé. Mais même en faisant très large la part de ce double fac- teur, je persiste à croire qu'il n'y a pas lieu de s’alarmer. Le géné- ral Grant raconta dans ses mémoi- res que durant la guerre du Mexi que, alors qu'il était jeune lieute- nant dans l’armée des Etats-Unis, il se dirigeait un jour à cheval, en compagnie d'un ami, vers la scène des hostilités, quand soudain ils en- tendirent le plus effroyable hurle- ment de loups. Son ami lui de- manda combien il pensait qu’il s'en trouvait daus la bandè, et Grant, pour ne pas exagérer, fixa appro- ximativement le nombre à vingt. Son ami sourit sans rien dire. Quelques instants après, ils arrivè- rent en vue des loups ; ils n'é- taient que deux pour faire tout ce bruit. Le général Grant observe qu'il s’est rappelé cet incident plus tard lorsque, dans le cours de sa vie, il a été témoin du tapage fait par des gens désappointés ; jusqu’à ce qu’on eût pris la peine de les compter, ils faisait toujours l'effet d'être plus nombreux qu'ils n’é- taient en réalité. Je crois que ce qui est vrai des Etats-Unis l’est aussi de notre pays. Des objec- tions que nous avons entendu for- muler contre cette convention, les uues me paraissent manquer singu- lièrement de force ou d’'a-propos ; d’autres, au contraire, seraient di- gnes d'attention, si elles ne se fon- daient sur une étrange autant que fausse conception de ce que seront les conséquences de l'établissement d’un tel régime.’’--Du discours de AUTOUR DU DRAPEAU Le Messager Canadien du Sacré- Coeur dernière livraison, donne le fac-similé d’un côté des médailles offertes par les petits écoliers cana- diens-français aux enfants de Fran- ce qui se distinguent contre les rai- sérables agents de la déchristiani- sation de l’école. Ces médailles représentent un groupe innombrable d'enfants au milieu duquel un petit Canadien tient fièrement un immense dra- peau national Carillon-Sacré Coeux que la brise déploie largement. Au-dessus de ce groupe qui entou- re le drapeau on lit : Je me sou- vieus et au bas ! Nouvelle France. GUERRE DE TARIF EN PERSPECTIVE La possibilité d’une guerre de ta- rif entre les compagnies maritimes sur l'Atlantique, tel est le principal sujet de discussion dans les cercles maritimes. La compagnie du Pacifique, l'une des principales compagnies, a donné avis qu’elle ne ferait plus partie de l'entente sous laquelle presque tou- tes les compagnies faisaient le trafic sur l’Atlantique, connue sous le nom de ‘London Agreement'’ et qui prend fin le 30 juin prochain. Cette entente ne défend pas seu- lement aux vaisseaux de faire con- currence aux autres compaguies daus le même port durant tout le temps de leur contract ; mais enco- re des immigrants, qui sont consi- dérés comme le trafic le plus pay- ant, ne pouvaient être acceptés que suivant ce qui était déterminé pour chaque compagnie, et elle n'avait le pourcentage que suivant le nom- bre de passagers transportés. Ainsi, si un paquebot à un pourcentage basé sur 500 immigrants par voya- ge, les propriétaires devront payer pour 500 passagers, soit qu'ils en transportent 500 ou 20 seulement. Cette règle s'applique À tous les paquebots qui voyagent aux ports de (Atlantique Nor 1, depuis Balti- more jusqu'à Halifax. Cela est considéré comme très nuisible au commerce maritime ca- nadien, car les immigrants sont en très grand nombre sur les paquebots des lignes canadiennes et le résultat c'est que l'argent gagné par eux s’eu retourne à leurs rivaux améri- cains. Une autre cause de mécontente- ment vient de ce que l'entente dé- fendant de voyager sur les territoi- res voisins a été interprétée d’une mauière un peu trop large. Ainsi ilest défendu à la ligne Cunard, White-Star et Anglo-Américaine de venir à Montréal ; mais cepen- dant White-Star y vient sous la protection de la ligne Dominion ; la ligne Cunard sous la ligne Thom- son et la Anglo-Américaine sous la Canada Line. Cela est regardé comme une violation de l’esprit de l'entente supposée qui doit, d’après les termes de l’accord, être entendu à la lettre et suivant l'esprit. Le Pacifique Canadien est bien déterminé à aller jusqu'au bou: et à conclure ses affaires seul à l’ave- nir et comme les autres lignes ca- nadiennes veulent faire la même chose, l’entente a peu de chance de subsister. Abongez- vous a l'Impartial, Air Wilfrid, 1 y mars Seulement une piestre par an te 4