È $ : | APR ET ME Ne ARE PEAR DR ANS ER A EN D — UNE HAINE DE VILLAGE (suie de la 1ère Page) garde le silence aujourd'hui, de- main et quelques jour encore. J'ai besoin de me consulter, de réfléchir. Vous m'accerdez bien va répit, n'est-ce pas ? Oh ! mademoiselle ! Je vous remercie de votre gé nérosité, et fe ferai ions mes ef ferts pour y répondre. Je me vous dis pas d'espérer et j> ne vous refuse pas non plus. At- tenez ! voilà la seule réponse que je puisse rons donner en ce moment. Elie me comble de joie \ Permeitez moi de me retirer. Et à moi de vous offrir men bras. Adrienne n'osa pas le refuser. Ils rentrèrent ensemble à ]a maison, dans cette attitude qui est pleine de preme:ses lorsque deux cœurs battent à l'unisson Jean Malicorne demanda à son fils comment les choses s'6 taient passées. Très bien ! répondit celui ci. Ellene m'a point dit qu'elle m'aimait, parce qu'en ne peut espérer un pareil aveu dans un premier entretien mais elle m'a dit qu'elle ne me détestait pas, ce qui était bien voisin de me dire : Je vous aime ! Tant mieux, répondit Jean Malicerne, ta mère et moi nous ferons le reste. X111 Adreinne, ignorante de la vie et des passions, subissait à son insu la pression morale que Jean Malicorne et sa ferame Ju- lienne exercaienut smar elle. Dès que l’un ou l’autre des deux époux se trouvait avee la jeune fille, 1l entonnait mne li- tanie de louanges sur Prosper. “Prosper est le meilleur des fils, il sera an bon mari,” disait Ju- lienne—‘Presper est appelé à une haute position repremait le père ; en outre de ma fortane qui lui permettra de satisfaire tous les goûts de sa ferame, la scienee qu'il pessède, les grands services quil rend au pays ap- pellerout sar lui l'attention de l'autorité ; il sera maire, mem- bre du conseil général, et un jour qui n’est pas loin, il rece- vra la décoration.” Et tous les deux eu chœur: “Prosper est beau! Prosper est bon! Prosper est élégant ! Prosper a un caractère d'or ! Prosper a toutes les qualités du cœur ! Prosper a été mandé chez le préfet, qui voulait ie consulter à propes de sa iemme ! Prosper par ci, Prosper par-là !” Le refrain ne variait pas. C'était tous les jours une ob. session adroite qui venait per- vertir le ssns moral de la jeun: fille el placer perpétuell:ment l'officier de santé dans son es- prit. Une jeune fille savante ne s’y fat point laissé prendre ; une fille ignerante devait y succom-! ber. ; Adrienne arriva à penser que ses impressions du de j'aveu é6-! taient injustes ; elle fit tous ses | efforts pour le chasser de son | | souvenir, et s’appliqua à ne re-| garder Prosper qu'à travers les. grands mérites. les qualités dont son pére et sa mère lo douaient si générensement. De cette situation d'esprit à un consentement, il n'y avai qu'an tout petit pas. | Malicerne père, qui suivait le | travail mental qui s'opérait dans | l'imagination de la jeune fille, | brusqua le dénoûment. Adrienne, lui dit-il, Prosper est bien malheureux ! Ne veux- tn point me charger d’une bonne parole pour lui ? | Et comme Adrienne, un pen embarrassée, ne répondit pas, madame Maiisorne prit la sn: | role et dit à sen mari, avec Fa fcinte bonhomie. | | | | | Î | } } } | madame ” nr mesenes s Eh, box Dieu! ne la tour mente donc pas, cette chère enfaut. Nous ferons la noce après les vendages : c’est conve- nu. Elle embrassa Adrienne et ajouta : N'est ce pas que ta veux bien être otre fille pour tout de bou ? Adrienne cacha sa tête dans la poitrine de la vieille f-mme et n: dit mot. Les époax Malisorne prirent Ca silense pour un eonsente- ment. La conduite de Prosper pen- dant tout ce temps avait été d'une habileté merveilleuse. Soit qu'il cemprit qu'il n'était pas sympathique à la jeuue fille, seit qu'il n'esât point l'en- tretenir de son amour, 1l avait gardé un silence complet avec elle et n'avait en auvune eir- constance pressé un aveu qui se faisait mn peu attendre. Adrienne prit cette conduite pour de la délicatesse, et lui en sut un gré infini au fend de son cœnr. Elle le lui marqna pas quel- ques bons regards, par quelques petites attentions qui enchantè- rent Jean Malicorne. L'époque des vendages était arrivée. À cette eccasion, Malicorne erut pouvoir se départir un peu de la surveillanee qu'il avait ex ereée jusque-là sur Adrienne et de l’étroite réclusion à laquelle il l'avait condamnée. 11 consen- tit à ce que la jeune fille aveom- pagnait madame Malicorne das les vignes. Adrienne en avait mauifesté le désir d'une façon très vive, et son tuteur ne cerut pas devoir lui refaser ce plaisir. D'ailleurs, le mariage lui parais- sait une chose si bien arrêtée que cette sortir ni parut sans danger. Le lendemain, à cinq heures du matin, madame Malicorne, Adrienne et les ouvriers se ren- dirent dans les vignes qui 6: taient situées sur la rive gauche de : Yonne. Jean VMalicorne et la servante restèrent à la mai son, l'an pour surveiller les cuves, l'autre pour préparer le repas des vendangevrs. (l'était ane de ces matinées äe septembre qui n’annencent en rien l'arrivée prochaine de la mauvaise saison. Le elel était par et le soieil radieux. Sous ses rayons encere très-ardents, la feuille des pampres avait une transparence lumineuse d'un effet magique ; les groxses grappes de raisin relnisaient comme des billes d'agate polie. À chaque pas que l'on faissit dans les vignes, ls grive gour- mande, la perdrix au rouge col- lier, la caille au plumage gris s’enfuyaient à tire d'ai en fai- sant entendre un petit ori plain- tif; le hèvre se sanvait à tra- vers les champs, en quète d'un nouveau refuge. Adrienne poussait à ehaque instant des clameurs de surprise et de joie. Tout était nouveau pour elle dans ce spectacle qui l'enchantait, dans ces aromes vi vifianis qui lui montaiont au cerveau et la plongeaient dans une espèce d'ivresse. Sen cœur | battait, sa poitrine se soulevait, 7 son teint d’ane blancheur éeia- éminentes tante prenait la couleur du plus tivhe incareat. Elle avait envie de ehanter, de prier de 1ire, tout cela à la fois ; mille sensa- tions diverses l’assaillaient ; eile se sentait vivre, enfin, et pour la première fois depuis qn'ele ex- istait ! Un peu avant huit heures, Malieorne dit à A: drienne : 11 faut rentrer, ma fille ; voici l'heure du déjeuner des vendan- geurs ; nous allons alier le cher- cher. Nous 1eviendrons aves la domestique. Oh ! madame Juiienne ! s'é- cria Ad:ienne, laissez mof ici ; — ro MR ON 2. {je me trouve «1 bien ! 1} y avait dans la vo'x da la jeune fille un tel accent da câli- rie et de prière que madame Ma- licorne, dont le eœnr etait ce- pendant aussi raoeorni que l'é- piderine de ses mainr, ue put résister à éette sapplication. Ne t'éloigne pas, au moins ! Je ne bovgerai pas de la Vigna. Ta me le promets ? Je veus ie jure ? Cependant Julienne Mal: corne ne se contenta pas de cette promesse ; elle dit à une rieille femme, sa peren'te, qui travaillait à la vendang- : Eh ! la Suzette, surveille un pen Adrienne que je laisse dans la vigue. (à sontinuer) MORTGAGE SALE There will be sold by publio auc- tion, in front of the Court House in Summerside, on FRIDAY THE FIRST DAY OF DECEMBER, A. D. 1899, at the hour of ten o’clock in the fore- noon, under a power of sale contained in a mortgage datei the 3rd. day of December, À. D. 1880 and made be- tween Henry Fitzgerald Jarvis and Harry Compton Green of the first part, Charies Green of the seeond part | and John Lefurgæy of the third part. All that piece of land on Lot Seven- teen in Prince County bounded as fol- lows : commencing at a stake fixed on the west side of the road leading through Saint Eleanors to Richmond | Bay thence south eighty five degrees west ten chains and seventy links to the east boundary line of land now or formerly in possession of Benjamin Schurman thence along the said boun- dary line south one degree and a quarter east thirty six chains and se- venty links thence south twenty five degrees and a half west eighty two chains thence south sixty six degrees | and one quarter east ten-ehains and | seventy eight links thence north twenty six degrees and three quartiers east to the road leading through saint Éleanors thence northward to the road leading to Richmond Bay and thence along said road to the place of commencement containing one hun- dred and thirty six and a quarler a- cres more or less. Also all that other piece of land on said lot known as the Storofield bounded as follows : com- mencing at a stake fixed on the shoïe of Richmond Bay on ths east side of thence southward along said road c- leven chains and fifty links to la:d now or formerly in possession of Hax- ry C. Craswell thence along said Jand south eighty five degrees and a half a degree east fifteen chains and twenty five links thence north three quarters of a degree west twu chains and forty links to Richm nd Bay thence west. ward along the said shore to the place of beginning containing thir- teen acres of land more or less. For further particulars apply at the at Law, Summerside. Dated this 6th day of November A. D. 1899. DOROTHEA LEFURGY Surviving executrix of the last will and testament 3 ins of the Mortgagee A WoRrD OF WARNING There are s0 many substitntes, most of them dangerous, being foisted on the public, that we would advise every one to see that the full name Dr. Fowler's Extract of Wild Straw- berry is on every bottle you buy. Fighting the Fires. FA Hard life the plucky firemen \ | lead; out in all sorts of weather, VX! —Josing sleep, catching cold and straining their backs. Hard to have strong, well kidneys under such conditions. That’s why firemen, policemen and other:, who are exposed to the weather, are sc often troubled with Veak, Lame Backs and with Urinary Troubles. DOAN’S Kidney Pills are helping hundreds of such to health. Mr. John Robinson, chief of the fire department, Dresden, Ont., says: ‘€ Prior to taking these pills I had kid- ney trouble which caused severe pain in the small of my back and in both sides. 1 had a tired feeling and never seemed to | be able to get rested. However, I com- menced the use of Doan’s Kidney Pills, and aftertaking three boxes am completely eured. 1 have now no backache or urinary | trouble, and the tired feeling is com- | pletely gone. In fact, I am well and | strong.” FREE To RHEUMATIC SUFFERERS Those who are afflicted with KRheu- matism, Sciatics, Lumbago, Neural- gia or Gout, who have never tried Milburn’s Rheumatio Pills, can have a full sized box free of obarge by .. closing 4c. in stamps for psoking sud | postage, T, Milburn & Co., Toronts, | nes | } L, JEUDI LE 80 NOVEMBRE, 1899. Les femmes nerveuses sont celles que l’on peut d appeler, les femmes à demi-malade ; elles sont ordinairement maigres, pâles ; leur digestion se fait mal ; elles ne peuvent pas dormir la nuit; le moindre petit bruit les surprend et leur fait peur ; elles ont des palpitations. Cette maladie est causé par la pauvreté du sang, et ordi- nairement lorsqu'une femme est nerveuse, elle souffre de plu- sieurs maladies qui lui sont par- ticulières, tel que, le beau mal, leuchorrée, douleurs dans les reins, dans les côtés, étourdisse- ments et faiblesse générale. Deux Pilules Rouges prises après chaque repas, est ce qu'il y a de mieux pour ces femmes, et elles devront aussi suivre les règles hygiéniques qui se trouvent sur chaque circulaire qui entoure les boîtes de Pilules Rouges du Dr Coderre. En suivant ces directions, ces femmés seront récompensées par une bonne santé, les couleurs leur reviendront avec leurs forces, le S sang deviendra pur et fort. Ce que nous disons des Pilules Rouges du Dr Cocerre est vrai. Nous donnons toujours l’adresse complète des femmes qui témoignent, aller les voir, vous mêmes, si vous doutez de ce que nous avançons. soit par lettre ou à pas ; un grand no prairie + Si les Pilules Ro guérissent les fem En garde aussi LR Mme George Talbot, East Kingston, N.Y., Dit : «“ Enumérer toutes m°s souffrances ce serait trop long, Qu'il me suffise de dire que sans les consci!s Ces mé- Mréid LA de 7e #7 lades devront consulter tuites; ces consultations pa sont absolument gratuites, pas un seul sou à payer. Les Pilules Rouges du Dr.Coderre, ne purgent de Pilules ont été lancées sur le marché depuis quelque temps, dans le scul but de profiter du grand succès des Pilules Rouges du Dr.Coderre. nos Médecins Spécialistes leurs salons de consultations gra- r lettres ou personnelles mbre de femmes sont constipées; celles-là ont de la difficulté à digérer les Pilules Rouges du Dr. Coderre, et souvent même, elles leur font du mal à l'estomac, c’est tout simplement dû à leur mauvaise digestion causée par la constipation. Ces femmes, pour avoir l'effet des Pilules Rouges du Dr. Coderre devront, en même temps, prendre les Ta- blettes Purgatives du Dr. Coderre, ceci esttrès important. L'action combiné de ces deux remèdes est garantie ; lisez tou- jours les directions données sur é i : Ca rs les circulaires, et suivez autant que possible ce que Li vous y trouverez. ‘ Défiez-vous de nos imitateurs ; un grand nombre k} [24 uges ont du sucéès c’est qu’elles mes. contre les Pilules que l’on vous ENTREE" vend à la douzaine, au cent ou à 25c. la boîte; in- sistez toujours pour avoir les Riluies Rouges du Æk & e PR de CU D. Re ritu Etes ms tocus | … Of: COUPER pOur les HENRES LORN ET SESSSS É] ses formes et j'avais une maladie de cœur si forte que depuis votre marchand ne les a pas, En oyez-nous S9c. EN 30 ans je ne pouvais me coucher sur le côté gaucie, Avec cntimbres canadiens ou américains, pour une boîte » cela nerveuse à l'excès, je dormais à peine, PTE ” de Pilules Rouges, ou $2.50 par lettres enregis- & suis guérie, je fais mon ouvrage seule, j2 mange et Gors bien. trées, pour six boîtes de Pilules. Les Tablettes Fe Les Pilules Rouges du Dr. Coderre, sont Purgatives se vendent 25c. la boîte, Toutes D pou Dee: Pme en chose ce se commandes ou consultations par lettres, devront «4 prises par les jeunes filles et les femmes de tout | ‘aire adressées à A âge et sous toutes conditions. Ilestimpor'art qre | SAME À ns ris sue “1 les femmes malades prennent les Pilules Rouges | GIE CHAQUE FRANCO-AMERICAIRE, Ra du Dr. Coderrs de la maniére la plus ap} OR éc Hos Médecins Srécielistes peuvent être consultés au L à leur maladie ; pour cela, les femunes quisou®= | No 274 rue St-Denis, Montréal, 66 rue St-Jean, Québec, PLULESN frent depuis longtemps, et qui sont bien ma- | cteu Ne 241 rue Tremont, Boston, Mass. RU pa A EIRE Hickey & Fichoison | TOBACCO MANUFACTURERS | Black Twist, Bright Twist (Smoking]. | Flat Chewing Tobacco “Hic Hi” | Orders Solicited and Satisfaction Guaranteed the road leading to Saint Eleano:rs | Charlottetown Oct. 14ih 1897 TAN je ï Ÿ WA D NIN G | AAA À 4 4 2 Ÿ\ À RUN LA | À een, ARS SES des Lo he” Enr Do 3 \ D Em re | FU | ne Owing to recent changes in our s#irm office of J. Edward Wyatt, Barrister| WQÇ FES Jecttully request | ayinent OÙ a Il debts due. All amounts overdne one to eixht years, unless paid before January 1st 1900, will be placed in court for collection. Brace McKay & Co. S'ide, Nov 15th 1899. 1 will so!l at public auction, commencing on te Monday the 20th November QT D É AINUTE RE of your time to remind you of hew well W.J. Crockett's store is stooked with vonfectionery, Bieeaits Fruits, Temperats Drinks, si- æars, Tobaecco, etc. Où a hot day you can get the most refreshing drinks at Ore- cketts. Prices are always riglt Goods are perfeotion. W.J. 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