À ee » ee le 4? TX 7. LE , A fquel les peaux des loups séchérent Hu la clairièr giss Taylor apprêtait le repas ® TR PT Do M UE OR US a Du tin à M ue do NU EVE VE M NE ER CNE —— rt rt ce tt) — nn LA CIE. DE PUB. DE L'IMPARTIAL, PROPRIÉTAIRE. G. BUOTE, RÉDACTEUR. Fi J BUOTE, GÉRANT VOL. 2. NO. 22 ————— D PROOUMRRE RR RAR NIMNMRNCINC NUL HCÉ $ . G $ 4 à (suite) ‘Voila, mon jeune ami, des coups be feu qui vous font hon- neur !s’écria Warwick, à travers la trouée ouverte par la piste au milieu de la forêt. Cer- tes, le meilleur tireur doit vous féliciter et rendre hommage à l’ha- bileté et à la promptitude avec 1a- quelle vous savez décharger votre fusil !”’ & Et s'adressant à Taylor, il ajou- ta ‘‘Les Indiens n’auront guère en- vie de faire connaissance avec la | carabine de ce garçon-là, qui vous sera d’un secours inappréciable. —Il a déjà fait preuve de son. talent en maintes occasions,’ ré- pondit M. Taylor en attachant un: regard de gratitude sur le jeune homme, qui examinait la blessure mortelle du loup et passait la main sur son épaisse fourrure en lissant ses poils en désordre. ‘Dis donc, Daniel, cria-t-il au nègre, j'ai bien envie de garder la, peau de ces loups. —C'est comme ïl vous plaira, mon jeune maître, je vais les dé-| pouiller en un clin d'œil. Seule- ment, c'est dommage que ce ne soient que des pelages d’été ; car, comme vous le savez du reste, les peaux d'hiver sont plus durables. — Peu importe ! répliqua ter en rechargeant son fusil, nous les utiliserons d’une manière ou d’une autre.” Ainsi que Daniel l'avait déclaré, il eut écorché et dépouillé le loups en un instant, puis il alla rejoin- dre ses compagnons, après avoir é- tendu les peaux sur sa selle. Au coucher du soleil, les excur- sionnistes atteignirent l'établisse- ment de Warwick, où on les recut| avec des cris de joie. La langue de bison et les din-| dons furent livrés à la maîtresse de maison, tandis que Walter et Da- niel allumaient un feu devant le- durant la nuit. Warwick se rendit le lendemain matin chez tous les colons du voi- sinage, afin de les engager à aider M. ‘Taylor dans la construction de sa nouvelle habitation à Bear- Creek. Deux jours plus tard, les Taylor prenaient congé de la famille War- wick, dans le but de mettre enfin un terme à leur long voyage. Warwick les accompagna avec unc vingtaine d'hommes de bonne vo- lonté. Bien qu'il n’y eût aucune trace de route, ni même de sentier qui menât à Bear-Creek, travérsèrent la prairie : cle. Mais, une f lisière de la forêt, gés d'y faire hal n'étant sons pas large pour permettre aux ee de s'engager dans la forêt. Aussi, après avoir allumé Wal-: TIGNISH, FEUILLETON DE L'IMPARTIAL. 000000 LA PANTHERE NOIRE RE "| éspummpss CHAPITRE VII NAELECLILIENUYE NES HRUARUUMARNRLLIAUILURM A? Lu : Ù : min à travers bois, coupant et sa-|de leur bivouac, on les laissa afin | pant deci delà. IT va sans dire que Walter était verte qui s’étendait sous qui parut aussi de la partie, et qu’il se servit pieds. de sa hache comme eût pu le faire un homme d'âge mür. Warwick, en qualité de chef de l'expédition, faisait son possible pour diriger la voie sur un point de la rivière où la berge ne serait pas trop élevée et où l’eau serait en même temps agréable. La route que l'on tracait ainsi allait en serpentant dans les en- droits les moins épais de la forêt ; | Car l'important n'était pas, selon | Warwick, qu’elle fût plus ou moins longue, mais qu’on y le moins de temps. On en consequence tous les grands | arbres, en attaquant seulement les arbrisseaux et les broussailless. | Quelques heures après, la route létait tracée jusqu'à la rivière ; | mais avant d'aller plus loin les | pionniers, désirant se réconforter pour pouvoir mieux travailler, re- | tournèrent auprès de mistriss Tay- or, qui leur offrit une collation ra-| fraîchissante ; après avoir [chacun leur part, iménagea pris | pos. sur les deux rives du cours d’eau, afin de facililer les passage des chariots, et l’on continua de frayer | la voie à travers bois, Gans la di- rection ouest de la prairie. Nos explorateurs avaient achevé | leur pénible travail au moment où \le soleil se couchaïit dans toute | splendeur. | Ils s'empressèrent de rejoindre leurs chariots, d’y atteler les bêtes de somme, et sans plus tarder toute- la-petite caravane se remit en sa marche. , Avec un attelage de trois paires [de bœufs, obligés de passer par des contours difhcilles, de franchir des obstacles de toute nature, il fallait un conducteur aussi habile que Da- niel pour mener le convoi à bonne fin ; c'est ce qu’il fit, malgré toute la difficulté d'une pareille tâche. Le crépuscule était éclairé par les dernières lueurs rougeâtres du soleil couchant, lorsque les voya- geurs sortirent de la forêt et saluè- | rent leur nouvelle patrie, en éle- vant un regard de reconnaissance et de joie vers le ciel empourpré d’or et de feu. En quittant les bois, on s'était | dirigé sur la colline qu’on avait | choisie pour y établir l'habitation |future, etqui nese trouvait plus | qu'à une faible distance. M. Taylor, dont le cœur était ies pionniers | fort ému, vint aider à sa femme à sans obsta- | descendre du véhicule, et, ois arrivés à la | de confiance dans l'avenir, de re- ils furent obli- | connaissance envers Dieu, les deux te, la piste de bi-! époux se serrèrent dans les bras suffisamment | l’un de l’autre. remplis En un instant la tente fut plantée len terre, près de la source, on Î'é- un feu | claira par un feu à son ouverture, e, et tandis que tmis- tandis qu’on allumait un second l'ombre d'un grand chêne, hommes, munis de haches et piques, se à | feu au sommet de la coline, où les les | | gens de Choctaw avaient établi de | | leur campement. Après avoir at- il / erdit |s’ils reposaient au sein d’un pays civilisé. Daniel et Walter Arden, avec sa D ils retournèrent | | | grand silence des bois et des plai- observa le bon serviteur, [à leur travail sans se livrer au re- | nes. |ment muet du haut de la voûte é- Le terrain fut battu et égalisé |toilée, et les ormes jetaient leur ombre sur les colons endormis. ILE du PRINCE EDOUARD, LE 3 JUILLET 10 ANNEE. 1902. Ce les" SES RSCISFI ESS È 2S l’herbe leurs qu’elles pussent brouter Ce soir-là, mistriss Taylor s'oc- cupa des apprêts de son souper avec ue gaieté inaccoutumeée. N'était-ce pas la première fois qu'elle faisait les honneurs d’un chez elle, d’un A4ome,'’ qu'elle avait rêvé depuis si longtemps ! Ce ne fut qu’à une heure avan- cée de la nuit qu’on s’endormit les une après les autres : les Taylor, en bénissant Dieu du fond de leur cœur ; les Choctawiens, autour de leur feu et aussi insouciants que peau de loup blanc, improvisèrent des lits devant la tente, fut enseveli dans un silence que rien ne vint troubler ; et peu à peu les feux s’éteignirent. Les chevaux et les bœufs, gués du labeur de la journee, posaient aussi sans sourciller. C’est à peine si le murmure ar- gentin de la rivière interrompait ce Juis puis tout Haxp TUBULAR. fati- re- | La lune regardait le campe- Tout à coup Walter s'éveilla, croyant entendre les grognements de Pluton ; il ouvrit les yeux et se mit sur ses coudes pour mieux dis- cerner ce qui se passait. Il ne se trompait pas, le chien était sur pied, ses regards tournés vers le pied du monticuie où les chevaux étaient couchés. Walter distingua alors un objet noir, quelque chose d’à peine visi- ble, qui rampait dans l’herbe à une petite distance des chevaux ; il crut applicatiou. or bowl complications whatever. yet produced, tances as regards the quality, condition and temperatures of the milk, results heretofore considered in possible, delivers a smooth, frothless, perfect cream that will churn out more butter than can be obtained from any other Separator in existence. It can be thoroughly and completely washed inside of five minutes, as there are only three pieces to the bowl. The Sharples machines are the most simple and durable made, and can be maïintained at a 1:ss cost for ail and re- newal parts than any other Separator on the market. RPRRSSRSS RSR RE RESTE LC ESS FACE ZUNE PR M EUSCGEE SHARPLES TUBULAR. Dairy Cream Separator, The closest skimming and easiest turning Separator in existence. Hand, Belt Power and Steam Turbine. [FF NO DISCO 4 Suspended Bowl, Bottom Feed, Low-down Supply Can. Made in a large variety of sizes, adapted to the needs of the smallest dairy or largest Butter factory. FACTORY TUBULAR. “BurrEerR Cur’'’ The NEW SHARPLES TUBULAR Is the closest skimming and easiest turning Separator securiug under the most adverse cireums- It Complete Catalogue, Testimonials and a valuable treatise on ‘Business Dairyiug” free on P. M. SHARPLES, West Chester, Pa., U. S. A. d’abord s'être trompé, Mais cette chose remuait, cette forme de ‘il éveilla son compagnon endormi. ‘‘Damiel, lui dit-il à voix basse, regarde là-bas derrière les chevaux, il y a quelque chose qui bouge....; ne serait-ce pas quelque bête sau- lains ? Il est probable qu’il y a plu- sieurs Peaux-Rouges. J'en vois trois ou quatre au moins dans cet endroit où l’herbe est moins haute... Faites feu ! ils ne sont qu'à une mouvements alors aux chevaux ! visez juste ne les avait —— vage ? : ; nn) É ménagez pas ! Allez !”? — Non, répondit-il après une dc: “ Ace coup de feu,on vit six pause. Non, ce ne sont pas des formes humaines bondir de derrière les chevaux et voler, pour ainsi AA dire, à travers la plaine éclairée par qui viennent voler nos chevaux. | 4 | la lune, comme des cerfs mis fuite. Prenez votre fusil. Nous allons) ,, Expédiez une seconde balle à: les effrayer. + : ces coquins !l’’s’écria Daniel. —Mais la distance est trop ‘ Re | A cette seconde explosion, les grande pour tirer, observa Walter, | Indiens n’en détalèrent que plus —Non, nous attendrons qu'ils! S s |vite :ils finirent par disparaître soient près des chevaux. Je vous er | dans le lointain. donnerai le signal lorsque vous de- | | ë : - 1 :_ Au premier coup de fusil, tout le vrez faire feu. | | monde avait été sur pied ; chacun —Mais ma tante va avoir peur,! ,,, . : ; : É s'était emparé de son arme, et lors- Daniel : je vais la prévenir. F : : - |que la seconde détonation eut ap- —Dans ce cas, hâtez-vous. Ne : G pris aux prisonniers à qui ils a- vous relevez pas une minute à per-|° . D . : : à ; . |vaient affaire, ils déchargérent si- dre, car ces drôles s’avancent rapi- #4 multenément leurs fusils, pour ef- dement. : . frayer les fuyards, car ceux-ci se Se glisser à travers les hautes é : re trouvaient depuis longtemps hors herbes, avertir mistris Taylor et < : : |d’'atteinte. revenir avec les mêmes précautions Si E à à ‘“Les scélérats ! ils ont du moins auprès de Daniel, fut pour Walter à à à + : entendu le sifflement de nos balles l'affaire d’un instant. l : et ne reviendront pas de sitôt. Ils ‘‘“Regardez là-bas, ne s’attendaient pas à cette récep- bêtes sauvages, je crois plutôt que ce sont des aborigènes, des Indiens moïil jeune | maître ; voyez-vous quelque chose tion, s'écria Warwick furieux et mirent à tailler un che-| taché leurs bêtes de somme autour|remuer au-dessus des deux pou-|en menaçant l’invisible ennemi de Î Î l | | ten cat AUCTION SALE Of $12.000 worth of Watches, Jewellry, centaine de mètres de nous. 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Du avaient grande envie de poursuivre | reste, vingt balles sont plus qu'il les Peaux-Rouges ; mais, de l'avis! | n’en faut pour les tenir à distance de Warwick, c'était peine perdue. | pendant un certain temps. ”” “Les misérables, dit-il, ont at-! M. Taylor proposa d’attacher teint à l'heure qu'il est les fourrés (suite à la 8me page) 1