” m… serrure Eu | : À MEMRAMOOOK en M. le Président, Mesdames et Messieurs, _ Appelé à adresser la parole dans un jour comme c2lui ci, il y aurait tant à dire pour faire justice au sujet qui nous occupe, que je ne sais Par où commencer, et, nne fois lancé, je crains ne pouvoir trouver le secret de sa voir quand finir. Nommer toas ceux qui ont contribué au grand succès de gette belle féte et les en remeraier, serait en soi une tâche aussi longue qu'agréable. Je vois devant moi ot partout, une foule gaie et heurense venant des paroisses environ- nantes, je constate que la grande paroisse de Memramcook, com- me toujours, s'est montrée gé- néreuse et patriotique ; et mon bonheur se multiplie en obssr- vant la délégation d'hommes distingués de la provinvce sœur | de Québec ici ponr rehausser l'éclat de la oélébration de notre fête natiouale. Nous n’avous que des félicitatious à offrir aux organisateurs et des remercie- | ments à prodiguer à tout le DISCOURS DE L'HON JUGE LANBRY | nous faire disparaître, l'on s'est lfaire justice en nombreuses oc. leyons-nous aujourd'hui ici à L'IMPARTIAL JEUDI LE 5 SEPT, 190 | casions. Plaise à Dieu que le Memramcook ©? Des jour ue soit pas trop éloigné où | d'Avadiens qui s’'emprescent de lies autorités ecclésiastiques ap |se rendre à la gare pour saluer preudront que si nons ne som-\l'arrivée des délégués de la pro: mes pas représentés dans l'épis | vince de Québec; uvre proces- copat ce n'est pas parce que|sion imposante—corps de musi- nous voulions faire bande à|queentête— qui défile de la part. Et vous qui am'écontez gare à l'églis: ; une église bon- où trouvez-vous que vons ayez! dée de monde pieux et dévoué ; eu à rougir de la mauvaise con-| élébra nt canadiens et acadiens duite ou du manque de savrair\a l'autel ; sermon éloquent par faire des vôtres quand o1 leur a) un des nôtres ; assistance nom- donné ies positions auxquelles, brense sur Ja place; et un ils avaient droit mélange heurenx de protesants bre et par leur influence ? Pen |dis iugués qui vicnntnt nous sez-vous qu'il saluer ct nons encourager. Ces ment de notre clergé national}, sympathies de frères d'une autre que nous Croy ns au moins l'é- | croyance religieuse montrent gal des autres? lrions ; puis- | qu'ils comprennent que nos que jusqu'a deruièrement en-|démonstrations natio'ales ne core Notre nombre, uatre sou-|leur sont pas hostiles ; et ïls wmission à l'Eglise, nos respec-|tont beaucoup pour “esserrer les tueuses sollicitations, le martyr |liens qui nous unissent quand de nos pères pour ia religion,liis viennent nous témoigner notre soumission pacisque a Îa/ieur estime par leur présence et discipiine de l'Eglise n’ont pulleurs bonnes paroles. Dans ma susciter aucune faveur auprès! pensée la plus intime se tronve des autorités diocésaines des | l'idée que la présente occasion provinces. En politique nous ‘est un jour de grand ralliement. avos nos votes ; en religion | Travaiilous donc tous pour que pous avons la prière. Avec la ce ralliement soit duralhle et prière, de la patience, et sur-|qu il soit rempli de bons résult- tout avec le privilège que novs!ats pour nous et pour notre pat- servi des moyens iniques et millicrs cruels. Tout le monde con- damne cet événement. Ceux qui voudraient notre disparition aujourd'hui ne voient-ils pes qu'ils ne différent des Lawrence et des Winslow que par les mo. yens à suivre pour arriver au même but? Dans la puissance du Canada ily a des subdivi- sions de provinces, de paroisses ou districts, etc. Pourquoidaus la nation canadienne n'y aurait il pas des subdivisions de races comme il y en a de religion ? Ces provinces, ces paroisses, ces districts, cte., tendent tous vers le même but, celui qui compte pour la prospérité et le bonheur de notre Canada. Et ces subdi- visions de races ne peuvent-ils pas aussi s'inspirer d’un même sentiment, celui d'aimer sa pa- trie et de la bien servir ? Nous ne pouvons pas plus penser à renier uotre origine et le nom par lequel l'histoire nous a con- nus, que nous pouvons songer à abandonner nos béaux noms acadiens de Melançon, LeBlanc, Caudet, Belliveau et tant d'au- tres aussi historiques et aussi nombreux, pour prendre des par leur nom | en serait aatre | monde. J'éprouvais on désir, | mes ehers compatriotes, de vous indiquer des raisons pour. la! célébration de notre fête na- | tionals. grand nombre, votre empresse- | ment, votre enthousiasme, cette explication me semble devenir ivutile. Vous les comprenez ces motifs qui nous portent à chômer l'Assomption. Nôus sommes une petite race à part par notre histoire, par l’abaudon dans jequel des évènements cruels et incontrélables nous ont plongés, par nos environne- ments et par les luttes que nous avons eu à soutenir pour nous maintenir. Par les liens du sang, de la langue, des sympa- thies les plus pures, et de l’ami- tié la plus étroite, nous sommes les frères des Canadiens français : Par intérêt, par le devoir le plus sacré, —celui de l'amour de sun « pays,—par le grand respeot que nous devons, et que nous accor- - dons très volontiers à notre constitution et à nos lois, par l'esprit fraternel qui règne chez les différentes races qui compo. sent notre commune patrie, nous . sommes Canadiens. Et nous sommes fiers d'être Canadiens, parceque nous aimons le Canada, comme nous sommes o’gueil. leux d'être les descendants des Acadiens, parce que nous res- pectons le souvenir de nos aïeux. Et pourquoi voudrait on nous faire abandonner le titre d'Aca- diens? Nos bons frères les Canadiens français sont ici pour s‘unir à nous dans la présenta- tion au collège St. Joseph d'un joli tableau, qui nous rappelle une page bien sombre de notre histoire. Et quel est le nom de ce tableau, quel est l’iucident qu'il représente ? “La Disper- sion des Acadiens.” Ne serait ce pas une anomalie que de nous parler de la dispersion des Acadiens et en même tempr de nous dire qu'il n’y en a jamais eu d’'Acadiens ? Ne serait-ce pas eneore plus faux que de dire | il y en avait des Acadiens mais il n'en existe plus? 11 faut reconnaitre les faits tels qu'il. existent, et en tirer le meilleur parti possible. Nous voulons être les amis les plus dévones et. respectueux des Canadiens fran. çais, nous désirons vivre dans la paix et l'accord le plus pa:fait | avec nos voisins d’autres origi- nes, mais nous ne voulons pas, | nous ne pouvons pas être induits à renier nos aneêtres— et per sonne qui veut raisonner tant|excuse que nous vouiions faire soit peu devrait nous le de- mander. Quand en 1755 on a voulu /|pioclsmous qu'elles ont sp yous Quand je vois votre; noms auglais on irlandais. Quelques-uns nous avcuseat, bien injustement, de vouloir faire bande à part quand nous voulons nous appeler Acadiens et fêter l'Assomption. Je vous le demande quelle justification yatil pour cette acousation ? À partir de 1755 jusqu’à derniè- avons maintenant de porter, au |rie commune—le Canada. moyen d’un intermédiaire éclai ré, nos prières au Saint Siège, la souroe de toute justice, je pré— vols des jours plus heureux | pour notre petite race { Rien ne me parait plus propice. et plus favorable que le moment | 1 actuel pour la présentation de. rement nous faisions en eflet|ce jean tableau, et, pour une! bande à part. Etait-ce notre|;6union comme celle-oei L'o-| choix ? Nos voisins possédaient | çcasion nous fournit de nom! | 4e Fe les richesses, nous étions Pau-|breux sujets de réflexion. Le Waltham vres : nos voisins étaient les! souvenir de nos aleux,leur de-] vainqueurs, nous étions les! bart de la belle France, leur €! vaincus : 1008 Voisins gouver-|tablissement de l’Acadie, l'es-| Wa tehes, naiont, nous étions tolérés : nos! prit de foi st de religion qui Le: : voisins étaient instruits et se | animait, la croix qu'ils Fe A faisaient instruire, nous étions ns taient partout où ils entraien igmorés et nous végétions : nos voisins exerçalent la magistra- ture, se distribuaient les po-i- tions et les emplois, nous mar- l’Acadis, notre patrie, la conqué chious tête basse et craintifs. te finale par l'Angleterre. Mais nous faisions plus. Nous position diflicile de nos pèrese étions attentifs aux avis de la | comme sujets britanniques, le > religion, dévoués à la toi de nos serment de fidélite et enfin Le! “pectacies, pères, et confiants dans la puis grand derangement réprésenté | sante protection de la Sainte ar le tabieau. En tout ceci il, _, + Vide. Ce ot P ‘and Eye glasses with lense:fit- notre salut. fat y a da beau, de l'héroisme, de |ted to each cye separately by Sans trop compter, ]4 bravoure, entremêélé de deso |meansof testino and with fe- sar les jonissances de ce monde! lation, de trahison et de Jächeté. | gard to style and comfort in aous écoutions avec plus d’at--| A nous d'adinirer et d'imiter Les! Wearing. tention et de respeet la voix de belles qualités et d'éviter les ceux qui nous préchaient le mauvaises. A rous de nous bonheur de l'éternité, et nous |sonvenir de grandissions. Oui, vraiment, | de triomph de nos pères pour nous faïsions bande à part a- |]es mieux apprécier ; à nous de lors, mais nous y étions forcée. LS du manteau de la ch2- Quand le temps fut plus mür |rité et d'oubli tout ce qui pour- pour être plus favorablement rait nous paraître cruel et injus- reconnus des gouvernants où te. Et que d'intéressantes pages a-t-ou refusé de nous uuir le d'histoire depuis la dispersion ! plus étroitement possible aux La dépossession des biens de autorités civiles—ce sont les nos pères, la séparation des fa. seules qui nous aient invités milles, le déconregement, le jusqu'à ce jour—et de faire! maiheur, la mort dans l'exil, le baude avec eux ? En quelles! ;etour de quelques uns, possession des terres, les guerres | oruelles entre l’Angieterre et Frauce pour se rendre maitre de | | inthar DIN , Bu ‘ass sÈs à - DOOLRET INILINTO, HO variotles | tvies and stones. Silver Spoons, s jours de gloire et Forks and an extensive stock of fancy and Table ware, suitable or presents, E. W. TAYLOR, Cameron Block, Ch'Town, April 4th., 1901. notre Hotel Bernard circonstances nous sommes | vie paisible mais pénible après noas montrés indisposés à faire {ant de malheur, l'oubli dans È | bande sur un pied égal avec lequel nous vivions. Tous ces This house is thoroughly titted up ; s : x 2 ; ‘ ae within 2 imnioutes walk troui depot It is Irlandais Anglais, etc. ? Jamais, sujets sont autant de matières | condueted on first class briuc.ples, every . . ds : : au grand jamais L Au civil qui abondent en détails on AE D being given to the comfort ot | devant le devoir de travailler nous nous sommes quelques| veut» et instruclifs, qui Terms are reasonable tois plaints de ce qu'une autre débordent de lecons Mu Theo. Héernard race vint chez nous où nous taires poux le : jeunesse] TON 7e étions en grande majorité, Pour et pour le peuple. Mais Ja : accaparer les honneurs, ies phase la plus consolante de ce places qui de droit nous reve qui se préseute à notre esprit POURQUOI EXPERIMENTER 3 1. qe .|tquand vons pouvez obtenir un nalent—nouns nous sommes aujourd hui est le spectacle qui à er ; : Rp = à à ss # ‘ à | 2 FEU JUL © ucCia 1Ù LU - opposés à faire une bande : 1 Pr frappe notre intelligence et qui) aus d'épreuve—Fallers B'ack- Spéciale pour nous effacer ct s'imprègne dans notre mémoire | berry Cordial. 1l guérit toutes pour les faire monter à nos aveo donceur, ie spectacle, dis 16: maladies d'Eté, chez les En. | STILL TO THE FRONT. We are still to th» froat this spring with oa2 of {ha nises assorted stock of general merchaudise to be found in auy city or country store in this province. Although this is the season of bad roads, the extra induce- ments we offer, and the reduced prices on most of our goods, will more than repay the sacrifice of iravelling through the bad roads. Do not come all at once, but for the next fey months we een guarantee you, that our staff of attentive clerks will be even ready and willing to serve you all, to your attire satisfastion. The prospects for a big trade during the spriug season is very bright indeed. As soon as roads permit our egg buyers will be out again to visit everybody, and solicit their trade. 1t is not necessary to enumerate here the different kinds of goods in our Stock. Sufficient it is to say, that we keep almost anything which the people want. Our spring goods are already all in uow, and anybody wa can't suit in anything, cannot be suited on this Earth. We are always prepared to buy all kinds of produce in ex- change for our merchandise. Eggs, we make a specialty. Last year we handled 55,000 dozens, and this year we waut to ïin- orease this amount considerably. We want wool, hides and pelis, also pork, beef, cattle and sheep, oats, wheat, and other grains, potatoes etc. A full stock of Carter’s Tested Seeds on hand. We handle lumber of all kinds. Give us a trial. J ® ARSENAULT & SON& Te LLINGTON ty E* 4) et PUY Ha 500 FOR $3.75. This is the way we’re selling the $12,000 worth of Bankrupt clothing we bought the other day. All other suits at the same rate of discount as this one. À good solid suit worth $5 3.75 À very nice suit worth 1.75 Bankrupt price ARE price Another, two pieces, good twecd, marked, 275 and worth it too. Bankrupt price 2.00 À b:tter line, nice tweed, worth 450. Bankrupt price. 3.00 A very finc line of Scotch tweed, worth 5.50 Bankrupt price. 4.00 A three-piece suit marked and worth 295. Bankrupt price 2.00. A better grade three-piece suit, worth 4.00. Bankrupt price 2.95 Still another three pieces, worth 5.75. Bankrupt price. 379. 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