gt ie En | tendre de cette paille | et que je serais aise simon papa CZE, LA DZ PUB. DE L'IMPARTIAL, -PROPRIETAIRE. | Foudé en 1803 par Gi oh 121 RE... git BESS ‘3 (@} CÉ Penn - Fr = PSMLDES TOR et PU RS Dr late, # Mescle- ns on ce — nette ertttl} st ibert Buote et son fils, | F. J. BUOTE, RÉDACTEUR. Mme. F. J. BUOITE, Assistante. o a — VOz. TIGNISH, ILE du PRINCE EDOUARD, JEUDI LE 18 JUINET., 1905. 13 ANNEE. 4 ® ») D & AS < RSR LARERS RERIRERIERERE GR SR SARIERI ES Tous les autres enfants exprimè- rent à leur père et à leur mère de s:mblables sentiments, et ce redou- biement de tendresse réciproque rendit la famille plus heureuse en- core qu'elle ne l'avait jamais été. Les enfants connurent aussi le prix de la santé, et, en remerciant le bon Dieu de les avoir guéris, ils le prièrent de ne plus {les affliger par de nouvelles maladies. C'est ainsi que Dieu se servit de la fièvre même pour leur ouvrir une uouvelle source de bénédic- tions, de tendresse et de félicité do- mestique. y Maladie de la mère de famille. Cette période de difficultés et de chagrins une fois passée, notre ins- tituteur et sa famille revirent des jours heureux. De bonnes récoltes succédant à la disette avaient ré- pandu l'abondance dans le pays, et les vivres devenaient à très bon marché. Il fut pour lors facile au brave Hermann et à sa digne épou- se de rétablir leurs petites affaires et de remettre leur nombreuse fa- mille dans une aisance. Plusieurs années s'étaient écoulées modeste ainsi rapidement au sein de conten- tement et du bonheur domestique, saus qu'aucun acci.ent fût venu troubler léur repos, lorsque Dieu soumit ces mortels vertueux à une nouvelle épreuve. L'instituteur avait accueilli avec des transports de joie la naissance de son neuvième enfant ; mais cette fois les couches de son épouse ché- rie fureat teliement pénibles et dangereuses, qu’elle fut longtemps obligée de garder le lit. Cependant, à force d'attentions, son état peu à peu, et bientôt elle put se le- de soins et s'améliora ver quelques heures chaque jour. C'est dans ces circonstances qu'’ar- riva l'anniversaire de la naissance de s1 fille Catherine, et la veille elle resta debout toute la journée. Trop faible encore pour pouvoir) se livrer aux occupations du méua- ge, rester oisive, elle alla prendre dans son armoire et ne voulant pas un chapeau de paille qu'elle avait porté autrefois à Lindenberg cvant d'être mariée, et se mit à l’arran- ger pour Catherine, pensant le lui offrir le jonr de sa fête. Quoique le chapeau se trouvât endommagé en plusieurs endroits, ellesut si bien le restaurer, qu'on l'aurait pris au premier coup d’eoil pour un chapean de paille tout neuf. La jeune Catherine reçut avec une joie infinie ce cadeau, qui ve- nait de coûter tant de travail à sa Elle en admira sur: graciense. Oh !}; de ruban de cou-| bien sur le jaune! | pensait-elle | bonne mère. tout la forme qu'un joli noeud leur foncée irait avait la bonté de me faire présent de la petite somme qu'il faudrait | Sans | doute, si je l'en priais, il me la donmerait tout de suite ; mais non, n'en disons rien au cher papa; il est déjà tellement surchargé de, tant de dépenses nécessaires à | notre entretien, que ce : 7att ! pour en acheter à mon goût : pete 4 GUIRLANDE DE HÔUBLON EPISODE véritable péché de lui demander encore de l’argeñt pour une parure inutile. La bonne Thérèse avait pris plai- sir à s'occuper durant toute la jour- née de l'arrangement de ce chapeau destiné à sa fille chérie ; mais cette application, dans son état de fai- blesse, augmenta son mal de tête au point qu’elle s'en plaignit vive- ment ; et quand Ja nuit fut venue, ells eut un sccès de fièvre si vio- lent, qu’on fut alarmé de son état. Hermann, effrayé, se leva et alla réveiller le plus âgé des enfants. Tous accoururent, en pleurant et en sanglotant, autour du lit de leur mère ; la désolation était profonde et générale. ‘Ah !-ma bonne, ma chère maman, -s'écria l'une des plus jeunes en tendant ses petits bras vers sa mère, ne meurs pas, je t'en prie !’’ Les cris ét les gémis- sements de ceux qui étaient levés réveillèrent les autres. Ilse ani- rent également à pleurer, même le plus petit, qui commença à crier de toutes ses forces dans son berceau. La vue et les lamentations de tous c?s enfants agitèrent douloureuse- ment l’âme de la teudre mè:e. A: lors Hermann, pour la souiager, les fit sortir de la chambre _et les con- duisit dans la salle ‘j’étude, en leur disant : ‘‘Mes petits amis, mes chers enfants, vos cris ne rendront pas la santé à votre mère ; au ‘con- traire, ils augmenteront son: mal. Allons plutôt prierle bon Dieu pour elle.’ Tous s'agenouillèrent À l'instant même, et élevèrent au ciel leurs mains suppliantes, Le père, se voyant au milieu dela nuit, et à la faible lueur d’une lampe, entouré de ce cercle de ten- dres enfants offrant au Seigneur leurs supplications pour une mère malade, sentit £son coeur se briser. Catherime, portazt dans ses bras le dernier Fde ses frères, se. mit à réciter la prière suivante : ‘‘Père céleste, ah ! ne nous enlevez pas uotre bonne mère : nous vons en conjurous, rendez-lui la santé.’ Hermann joignit ses voeux aux leurs, et dit à Dieu du fond de son Âme : ‘‘Oui, Seigneur, Dieu de bonté, mon seul soutien dans cette désolatien, vous voyez la deuleur et les larmes de ces neuf enfants.!{ Oh ! daignez les écouter favorable- ment, etne leur Ôtez pas cette mère si tendre, qui leur est encore bien nécessaire. Dieu tout-puis- sant, ayez pitié de nos pleurs.”’ Ensuite il entra dans la chambre, et s’assit auprès du, lit de son é: pouse, Tous ses membres tretm- blaient, d'inquiétude ; sa figure était aussi pâle que celle de Thé- rèse, qui, était: revenue de sa fai- blesse, lui tendit la main et lui dit : ‘‘Net'inquiéte donc pas tant, mon cher Frédéric, je me sens dé- jà mieux ; Dieu ne m’abandonnera pas, il me rendra la santé. Ainsi calme-toi, et fais recoucher les en- fants.’’ Il obéit. (Catherine et Sophie restèrent seules jusqu’au jour près de leur mère, et, assis- tées de leur père, . elles lui donnè- rent les plus tendres soins. Cepen- \dant la nuit se passa dans les crain- Jles maladies étant variés à l'infini, de la malade, Le lendemain, au lever de l'au- rore, Catherine courut avertir sa marjJaine, la femme du garde fores- tier. (Cette femme charitable ac- courut sur-le-champ. Hermann la pria de rester auprès de Thérèse et de la garder, tandis qu'il irait à la ville chercher un médecin. A l'instant il prit sa canne et sou cha- peau, et se disposa à partir. ‘‘Reste ici, mon bon ami, lui dit son épouse ; le docteur et les médi- caments sont trop chers pour nous ; déjà nous avons entamé le trimes- tre de traitement qu'on a bien vou- lu nous payer d'avance ; tuéua- gons notre argent ; je me sens déjà mieux, et j'espère que Dieu seul sera mon médecin. Tu verras que dans deux à trois jours ce ne sera plus rien. ’” L'instituteur voulait toujours partir ; la femme du forestier dit a°) 1 can eat anything now without any ill after-effects. It gives me great pleasure to recommend Burdock Blood Bitters, for I feel it saved my life.’ How many Dyspeptics can say that ? Or perhaps you are dyspeptie and don't know it. Den tu Can Eat Anytning Now. + 4- Myrick & Co Have you any of these syimptoms ? Variable appetite, a faint gnawing feel- ing at the pit of the stomach, unsatisfied hunger, a loathing of food, rising and souring of food, a painful load at the pit of the stomach, constipation, or are you gloomy and miserable? Then you are a dyspeptic. The eure is careful diet : avoid stimulants and narcotics, do not drink at meals, keep regular habits, and regulate the stomach and bowels with BURDOCK BLOOD BITTERS, Nature’s specific for Dyspepsia. Miss Laura Chicoine, Belle Anse, Que., says of its wonderful curative powers :— ‘Last winter I was very thin, and was fast losing flesh owing to the run-down state of my system. I suffered from Dyspepsia, loss of appetite and bad blood. I tried everything I could get, but to no purpose; then finally started to use Burdock Blood Bitters. From the first day I felt the good effect of the medicine, and am novv fecling strong and well again. lors : ‘‘Mon cher Hermann, j: crois} que votre fem: a raisou ; je pense aussi que l'accès qui lui est surve- nu la nuit dernière n’est pas aussi dangereux qu'il l'avait semblé au premier abord. Hier, bonne Thé- en quittant sitôt le lit, et en restant debout toute la journée pour tra vailler au chapeau de Catherine. dans votre état de convalescence ; la faiblesse et le émalaise de cette nuit en sont les suites. Mais cro- yez moi, ce ne sera rien, tou: cela se passere, je le sais par expérien- ce. L'année dernière, vous devez vous en souvenir, la même m'est arrivée. Le dccteur de la ville vint ; il me prescrivit une légère tisane, simple décoction de cer- taines herbes, et ce remède me ré- tablitépromptement. Les plantes que j'ai employées se trouvent dans nos contrées, je puis les indiquer ; ayez-en, et vous verrez qu'elles vous procureront le même soulage- ment qu’à moi.’ Thérèse prétendait que se voisi- ne avait raison; mais le mari ne fut pas du même avis, et fit plusieurs objections fort justes. ‘‘ D’abord les circonstances, leur dit-il, ne me paraissent pas tout à fait sembla- bles. Puis, les tempéraments et tel remède qui convient à une per- sonne ne vaut rien pour une autre, et, loin ne lui faire du bien, ag- grave souvent son état. Le méde- cin seul peut apprécier ces différen- ces, et prescrire ce qu'il faut à chacua.”’ Il allait donc partir malgré toutes les observations ; mais la malade le pria avec iusis- tance de rester et d'attendre, afin de voir l'effet de la tisane qui avait fait tant de bien à la marraine de Catherine. ‘‘Ce remède ne peut nuire en aucun façon, ajouta celle- ci ; d'ailleur si, contre toute atten- te, Thérèse a un nouvel accès, il sera toujours temps d'appeler le médecin”? Catherine, qui avait déjà cueilli chercher tout de suite. Hermann t:s les plus vives et damnS des priè- serait un res continuelles pour la guérison | cette épreuve, et il assura en même | è eut bien de la peine à coiscntir à! j ÉE = > ui IS rèse, vous aviez abusé de vos forces] C'était une imprudence très grave. à pour sa marraine les plantes indi- |} quées par celle-ci, offrit d'aller en| NE TOUSSEZ PLUS PRUCINE LE REMEDE DU JOUR % Une Combinaison de Gomme d'Epi- ; uette, de Cerises Sauvages, de Marrube et de Goudron. 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