EN n ant Ce 7 RE F x fi A LE d CRE RE : d ù AR ESS MS PRE A 77 L PONTS fe #, at Fo Sal et LU A: Le" 5 LE GRAND VAINCU {Suite de ja lère Page] VI. LE REVE DU JONGLEUR. 11 y avait devant la hutte du conseil un espace assez vaste où l'herbe avait été brûlée et qu servai: de place publique au pe tit village delaware. Les vieillards, ayant ordonné à la toule de décrire un cercle autour de cette place, se diri- gèrent vers la hutte de sorcier, qui était située à quelque dis- tance. Selon la coutume indienne, ils voulaient prendre l'avis de cet important personnage, l'in- terroger sur les causes du cour- roux dent le Grand-Esprit sem- blait animé contre la nation de- laware et lui demander enfin par quels moyens on pourrait apaiser cette colère. 1ls trouvèrent le jongleur as- sis par terre sur sa natte, les yeux fermés, les bras pendants, dans une sorte d'extase catalep- tique. Ils lui parlèrent ; il ne ré- pondit pas. Alors le grand sà chem se décida à le toucher du doigt Le sercier ouvrit les yeux et promena autour de lui des re- gards hébétés. L'un des vieillards lui apprit les évènements qui venaient de s'accomplir ; il lui demanda s’il avait eu un songe qui püût ex- pliquer l'échec subi par le chef de la triba et faire espérer que le Grand-Esprit donnerait bien- tôt à ses enfants rouges la vic- teire sur leurs ennemis. Sans répondre, le sorcier ten- dit ses deux mains aux vieil- lards, qui l’aidèrent à se lever. 11 dirigea ses regards vers le ciel, murmura des mots incohé- rents que les sachems écoutèrent en donnant des signes d’une at- tention profonde, puis, poussant un grand cri, il s’avança vers le cercle formé par la tribu dela- ware. 11 marchait lentement. Sa fi- gure bizarrement peinte avait d'horribles contractions. 11 le- vait à tous moments ses bras vers le ciel, s2s yeux se renver- saient convalsivement dans leurs noires orbites, une écume blanchâtre apparaissait aux coins de ses lèv -es tombantes. Un silence profond régnait meintenant dans le camp ; tous les regards étaient fixés sur le sorcier ; on attendait impatiers- ment les paroles qu'il allait prononcer. Ce jongleur était un homme d'une taille colossale et dont la force devait être prodigieuse. Néaumoins il se trainait avec peine, appuyé sur les sachems, et à chaque insta.t sa tête bal- lottait et ses yeux se convul- saient comme s'’ii eût été près de rendre l'âme. Dès qu'ilfut au milieu du cercle formé par les crédules 1n- diens, il appuya ses mains cris- pées sur sa poitrine en poussant des hurlements horribles ; il semblait tourmenté par de cru- elles douleurs, puis il tomba à terre, se roula, se tordit dans d’a- troces convulsions et arrosa la terre d’une écume sanguinc- lente. Tout à coup il porta les deux mains contre ses lèvres, les éloi- gua ensuite vivement, comme s’il eût arraché de sa bouche an objet qui l'étouffait, et, montrant à la foule anxieuse, terrifiée, un petit morceau d'os qu'il tenait entre ses doigts : —Voilà le raaléfice ! s’écria-t- il en se remettant adroitement sur ses pieds, le Grand-Esprit m'a délivré. Je vais parler. Un frémissement agita les spectateurs de cette scène é- trange, qui seirapprochèrent du sorcier et fixèrent leurs yeux ar dents sur son visage. Le jongieur reprit d’une voix rauque, rapide et avec des gestes désordopnés : b Grand-Esprit, le missiounaire em eme aen c T L'IMPARTIAT, JEUDI LE 15 DECEMBRE, 1898. —Le Grand:-Esorit est mecon- tent de ses fils rouges. Cette nuit, j'ai vu des ours dans mes songes. Areskoui, dieu de la guerre, m'est apparu et j'ai aper- çu des traces de larmes sur sa barbe blanche. Les Delawares ne sont plus que des femmes ba- vardes et sans cœur ; ils entrent dans le sentier de la guerre saus penser à Calmer la colère du Grand-Esprit ; ils périront tous jusqu'au dernier...Les Abéna- quis prendront leurs chevelares et boiront dans leurs crânes dé- pouillés ! Un hurlement de colère ac- cuei!lit ces parois du sorcier. Les guerriers, frappant à grands coups lenr poitrine, baissèrent la tête sous ces cruels reproches. Un des sachems s'avança et d'un ton deux et triste : —Mon fils atil eu un autre songe ? demandat-il. Dira t-il aux pères de sa tribu comment ils peuvent apaiser la colère du Grand-Esprit et chasser Kitchi- Manitou, l'esprit du mal ? — J'ai avalé cette nuit en songe un serpent blanc et un sorpent noir, répliqua le jon- gleur ; iis s'agitent dans ma poitrine et me causent d’affreuses douleurs ! —Comment mon fils explique- il ce songe ? —Le Serpent-Rouge n'’a-t-il pas ramené des prisonniers ? —Oui une robe noire et un visage pâle. —Voilà ! s’écria le sorcier en sautant sur ses pieds et en se li- vrant à d'horribles contorsions ; voilà les deux serpents !......Ce sont eux qui m'étouffent, qui siflent dans ma poitrine et qui s’enroulent dans men esprit ponr m'empêcher de voir la di- rection que les Abénaquis ont prise en s'enfuyant. Ces dernières paroles dun jongleur furent couvertes par des khurlements ter- tibies. Des femmes échevelées se mirent à courir à travers ie camp en criant et en frappant à coup redoublés sur des instru- ments de cuivre peur chasser Kitchi-Minitou. D'autres chantaient : ‘Qu'on dresse le poteau de torture, qu'on y attache les prisonniers, nous voulons voir leur sang couler goutte à goutte ; nous voulons leur arracher les ongles — Que disent-ils, père André ? demanda de nouveau Jean d'Ar- ramoude. De grâce, vons qui connaissez la langue delaware, expliquez-moi ce que raconte ce granu coquin au milieu de toutes ses grimaces..... Le père André baissa la tête et saisissant les mains liées de Jean d'Arramonde : —Mon pauvre enfant ! dit-il avec émotion, vous saviez qne J'étais le prisonnier de ces sau- vages...… vous avez voulu me délivrer, et, entrainé par votre généreuse àrdeur… —Je me suis laissé prendre comme un simple et naïf cas- tor, pour parler le le lan- gage des gens de ce pays...Mon Dieu ! oui, pèrs André. Mais, soyez-en bien persuadé, je n'ai qu'un regret, c'est de n'avoir pu coucher par terre quelques-uns de ces brigands...Je comptais sur mon épée...Ah !il faut sa- vouer que Tolèds a joliment usurpé sa réputation ! —-Mon pauvre enfant, dit le père André, du courage !...… —Ah!l'heureest venne..…… Je suis condamné ?.… — Nous 50 nmes condamnés. —Comment ! nous ? s’écria d'Ariamonde en pâlisssnt…..Ces misérables oseraient-ils porter la main sur vous, leur père, leur bienfaiteur ?...Ne m'avez- vous pas dit plus d’une fois que la robe dont vous êtes revêtu était pour vous une sauvegarde assurée ?...... —J'ai essayé autrefois de faire un peu de bien à ces pauvres gens, dit le père André avec douceur, mais leurs oreilles et leur cœur sont restés fermés à mes paroles. Néanmoins ils me respecteraient peut-être si leur insuccés de cette nuit ne Jes avait rendus fous de colère et de honte. Ce jongleur me hait parce que j'aitenté jadis de dé- tourner de lui ces pauvres 1n- diens crédules...il se venge an- jourd'hui. Le missionnaire achevait à peine ces mots que la foule se ruait de leur côté ;le sorcier, ouvrant la porte de la hutte, mit la main sur le bras du père André pour le tirer dehors. Le vieillard s'arrêta un ius- tant à l’entrée de la cabane. La majesté de son visage, le calme de son regard qu'il promena ere. et les dents et faire avec leur os \tranquillement autour de lui, des sifHlets pour nos enfante.” Les guerriers, se prenant par la main, commencèrent une danse folle et leurs voix dures psalmodièrent un chant de gue- re. Le hutte dans laquelle le père André et Jeau d’Aira- monde avaient été enfermés re trouvait à peu de distance du lieu de cette scène. Les paroles du jongleur et les cris des indiens qui formaient maient autour de lui un cercle bruyant, animé, parvenaient aux oreilles des prisonniers. A travers les fentes des bran- chages dont la hutte était cons- truite, ils pouvaient voir ce qui se passait dans le villags dela- ware. Jean d'Arramonde regardait curieusement ce singulier spec- tacle ; mais ii ne comprenait pas ce que signifiaient les cla- meurs et les contorsions de ces sauvages. 1l interrogeait à tout moment son compagnon. Sombre et préoccupé, contre sa coutume, le père André évi- tait de lui répondre. 1l suivait d’un œil attentif les péripéties de cette scène étran- ge. Lorsque le sorcier fit com- prendre à la foule altérée de sang que le sacrifice des pri- sonniers était nécessaire s'ils voulaient apaiser la colère du sera les poings en murmurant : —Ah!le misérable, mon | Dieu ! le misérable ! firent une certaine impression sur cette foule turieuse. Ua2 des saclems toucha le bras du jongleur et lui dit : —Mon fils est-il bien sûr d'a- voir rêvé d’un serpent noir ? Les yeux da sorcier lancèrent deux terribles éclairs, comme ceux du tigre auquel on vou: drait ravir une proie longtempe convoitée : —Mecn père osera-t-il mettre en doute mes paroles? dit-il d'un tonirrité. Pourquoi est-il venu me chercher avec les au- tres sachems de ‘a tribu, s'ils croit que le souffle du Grand- Esprit m’a abandonné et que mes songes n’ont pas plus d'importance que. ceux d'un enfant endormi qui rève de ses jeux ? Eh bien soit ! Ren- dez la liberté aux prisonniers, ne vengez pas le sang de vos frères tués cette nuit par les vi- sages pâles, bravez la colère du Grand-Esprit... Mais ensuite que les guerriers delawares se cou- pent le nez et les oreilles, qu'ils ailient servir d'esclaves aux À- bénaquis et tirent leurs trai- neaux comme des bêtes de som- me ! Les guerriers accueillirent ces paroles par un hurlement de colère ; le sachem se retira en baissant la tête. Des cris de mort et de vengeance confirmè- rent l’arrêt rendu par le sorcier. —Alagami, dit le Serpent- Rouge en s'adressant au jon- gleur, tu promets à la nation delaware que, si les prisonniers sout nis à mort, le Grand-Es | Mde. Mary Mathieu. MALADE DEPUIS DIX LONGUES ANNEES, EST GUERIE EN DEUX MOIÈ PAR SEPT BOITES DE PILULES ROUGES DU Dr. CODERRE. QUATRE MEDECINS L'ONT SOIGNEE PENDANT SEPT ANS, MAIS AUCUN D'EUX N'ONT PU LA GUERIR, Quand tout vous est à charge, que vous ne pouvez marcher sans être fatiguées, que vous suez faci- lement, que votre visage rougit, que vous devenez excitées et ner- veuses, que vous ne pouvez rien supporter et que vous ressentez toujours une douleur quelque part, | faites bien attention, car vous êtes en danger, la faiblesse s’est empa- rée de vous, vos nerfs sont épuisés et vous devez sans retarder faire disparaitre tous ces symptômes qui sont l'indice de graves maladies. Combien de femmes par une cou- pable négligence, attendent, retar- dent jusqu'à ce qu’'enfin une ma- ladie grave, souvent incurable se soit déclarée. Les Pilules Rouges du Dr. Coderre ont guéri des mil- liers de femmes que les médecins avaient abandonnées. Tous les jours, nous recevons des témoigna- ges de guérisons vraiment extraor- dinaires obtenues par les Pilules Rouges du Dr. Coderre, lisez ce qui # dans tous les membres. “ ni rien prendre. “guérisons obtenues par les Pilules # J'ai recommandé les Pilules Rouges “toutes les femmes qui souffrent.” “rHIEU, St. Victor de Tring, Québec. les voir ou en écrivant, veuillez donc nous ferons notre possible pour vous “ Coderre m'obligea à en prendre, et je ne le regrette ‘€ pas, car elles m'ont complètement ramenée à la santé. ‘“ à plusieurs dames et je l:s recommand: encore à Mme Mary Ma- Les témoignages que nous publions sont vrais et sin- cères: Nous donnons les noms, l'adresse et le portrait des femmes reconnaissantes qui veulent aider à d'autres |tations contiennent femmes souffrantes à se guérir comme clles l'ont été par les Pilules Rouges du Dr. Coderre, Les adresses que nous publions sont toujours celles qui nous sont | Pilules Rouges du données en même temps que le témoignage des femmes | timbres canadiens guéries. Si vous ne pouvez trouver ces femmes en allant munication avec elles. Femmes qui souffrez, demandez, exigez, insistez toujours pour avoir les Pilules Rouges du Dr. Coderre pour les femmes pâles et faibles, vous aurez alors celles qui guérissent toujours. Les Pilules | lettres contenant de Rouges du Dr. Coderre guérissent infailliblement le beau mal, le mal de tête, les maux de reins, de cô'é,,! Adressez: font désenfler les mains, les jambes et les pieds, ‘eu Cü MADAME MARY MATHIEU. suit : “Depuis dix ans, j'ai beaucoup souffert J'avais, du Dr. Coder.e est “ des gros maux de tête, si violents que j'étais 2bligée ‘ de prendre le lit, douleurs d'estomac, mal aux reins, | toutes les femmes. “ douleurs entre les deux épaules, dans les côtés, j'étais ‘ d'une grande faiblesse et je ressentais des douleurs Durant sept ans, je me fis “ soigner par quatre médecins, mais aucun d'eux ne put “me guérir. J'étais si découragée, que durant les trois “ dernière années, je ne voulais plus me faire soigner DECOURAGEE, ELLE NE VOULAIT PLUS RIEN PRENDRE, MAIS SON MARI L'OBLIGE A ESSAYER LES PILULES ROUGES DU Dr. CODERRE, QUI L’'ONT COMPLETEMENT GUERIE. Le triomphe des Pilules Rouges du Dr. Coderre, augmente tous les jours Les guerisons les plus etonnantes s'operent par ce grand remede. bas-ventre, dou- leurs des maladies mensuelles, irrégularités, toutes les mala- dies du changement d’àge, leucor- rhée, l'hystérie, douleurs dans l’es- tomac, manque d'énergie, fatigue après le moindre exercice, dos fai- biv, vertige, étourdissements, bour- donnement dans les oreilles, dépres- sion de l’esprit ou mélancolie ; aux femmes pâles et faibles, les Pilules Kcuges du Dr. Coderre font du sang rouge, 1iche et pur, elles ren- d:nt les joues roses, les yeux ter- cs luisants, l'appétit aux estomacs x. bles, celles que la maladie rend Ce mauvaise Humeur deviennent souriantes, Jes iemmes nerveuses cuinc peuvent dormir reccuvrent le sommeil, Les Pilules Rouges du Jr, Cocerie sont surtout recom- mencés aux femmes enceintes, elles donneront des forces à la mère, et aiceront à la formation de l’en- f.nt. Nous n'exagerons rien, ce que rous disons ces Pilules Rouges viai, ne soyez pas surprises, elles leurs dans Je sent pour les femmes c'est pcuiquoi elles guérissent N'oubliez pas que nous avons à votre disposition un médecin spécialiste maladies des fcmmes. Nous vous invitons à lui écrire une description complète de votie maladie. Si vous le préférez, écrivez-nous ment. J] vous répondïa confidentiellement et absolu- Mon mari ayant entendu parler des | ment pour rien. des plus éminents pour les pour un blanc de traite- J1 vous donnera de bons conseils, Rouges du Dr.|comment vous soigner et vous guérir. Ne retardez pas, car tous les jours votre maladie s'aggrave et devient plus difficile à guérir. Adressez comme suit : du Dr. Coderie | Departement Medical, Boite 2806, Montreal, nous avertir, et | boites. En garde contre les pilules qu'ont vous offre à la douzaine au cent ou a 25c la boite. cont pas les véritables Pilulcs Rouges du Dr. Coderre, ce sont des imitations, refusez-les. Elles vous feront plus de tort que de bien. Un grand nombre de ces imi- Ces pilules ne de la moryhine, de la strychnine et de l'arsénic, et comme vous le savez, ces diogues sont dangereuses. Si votre marchand n’a pas les véritables Dr. Coderre envoyez-nous 5oc. en ou américains pour une boite ou $2.50 par lettre enrégistrée ou mandat poste pour six Une boite de Pilules Rouges du Dr. Coderre mettre en coni- | dure plus longtemps qu'aucune bouteille en liquide que vous payez une piastre, Rouges du Dr, Coderre au Canada et aux Etats-Unis ; pas de douane à payer. Nous envoyons les Pilules Faites enrégistrer tuutes vos l'argent. Donnez votre adresse com- | viète afin d'éviter tout retard. PAGE CHIMIQUE FRANCO-AMERICAINE, Boite 7306, Montreal. pait fera tomber entre ses mains les ennemis qui ont pris la fuite cette nuit sur leur piro- gues rapides ? —Je le promets, répliqua Île sercier avec assurADCe — Amenez les prisonnie”s, s’é- cria alors le chef delaware en se tournant vers ses guerriers ; qu'on les attache an poteau de torture, qu'en saiguise les cou- teaux, que les femmes apportent | des aiguilles f pour les cnfoncer| sous leurs ongles, qu'on leur retire la vie peu à peu et qu'ils ne meurent que lorsque les dernières gouttes de leur saug auront rougi l'herbe jaunie !...… Un éclair de triomphe tra- versa les cruels regards du jongleur, lorsqu'il vit la foule hurlante, désordonnée, entrai- ner le missionnaire et Jean d'Arramonde vers l'endroit où d'effroyables supplices leur é- taient réservés. he la NTH : | Sciatique ME OL | Pleuresie DeL A | Les Points Crampes LB MEILLEUR REMEDE Contre le RHUMATISME. Nevralgie Chaque Pilaster est dans une Rh boite de ferblanc émail- uma- md a 2 ote,—e ee 2 eaux d’une ve on, tisme 81 le rouleau. 6 ù Mal de Dos Daris & Lawrence Co., Lid., FABRICANTS, MONTREAL. D tr — cv Ripans Tabules: one gives relief. Ripans Tabules cure indigestion. &ipans Tabules: gentle cathartic, & En Sr pores ps 3 om ic RE 2m ARE TE 2 NT PR ess Le à. SR en ee 7 SET À Re de Largest and Best Stock of Silverware in the Province Goods that will Wear Ffiohe, A nice assortmentof Soiid Silver Goods, in fine white boxes, suit- able for presents. Souvenir Spoons, Solid Silrer enamelled. Watch?s, $3.00 to $#100. Rings, 25c to $50.00 a beauti- ful line. Chains, White all through,5 6e Do, + gold, warranted 20 years by manufacturers, $6.00, $8.00, 510.00 Solid Silver Thimbles, 25c. up. Flag Stick Pins, 5°, 10c, 25e. Souvenir Brooches, 50e, $1.00. Ladies’ Ribbon Guards, 80e, 50c, 75. Fine Chain Bracelets. Belts and Buckles selling off. Ey:glasses and Spectacles, including testing, $1 00 up. Orders by mail solicited, &. W. TAYLOR VICTORIA JEWELRY STORE Nearly opposite Post Office Ch'Town, Sept Lst. 1898. ;e 7 £ A 4 À L 5 D À TÉL: pair IQBTÈRUES PROS PTEMENT! Envoyezur timbre pour notre ‘ Guidedes In- venteurs.” Nous obtenons plus de patentes pour les inveuteurs que tous les autres mgé- nieurs ensemble, e5 nous faisons une spécialité des applications, que les autres agents n’ont pas réussi à obtenir. Paz 2 patente, pas de paye. MARICN & MAX!:ON, EXPERTS. No. 185 rue Été. Jacanes, Montréal Tel. 2398 dé Litut ue Jo UX' té. HE] 4. oo lé + RS ts LT 2 pa gg one De pd me PL em er : - Spectacies Spectacles Chas. Daltoa, Druggist, has been appointed sole agent for Tignish and district for the sale of the cel: brated Lazarrus spec- tacies and Eye Glassee. These glasses are ciean and cooi to the eye and are made of the finest English quality steel and parli- cular attention paid to the glas- ses as they are free from scratches and blemishes and arc a boom to all spectacles wearers These giasses are recommended by all the leading Medical and Ciergy of the present day. Spectacle wearers will do well to call on me before gomg elsewhere. à . My line of Patent Modicines and toilet articles are complete. My drugs er rs dual And. Prscr druggist re ne 7 Ly an expert Price of spectacles from 50ets upwards. CSAT, BALTON DruGcisr Tignish Jine 9h —1y SA pe ME rem ù Ripans Tabules cure « 9usStipation Ripans Tabuies. Ripans T'abules cure bad breati&, } Ripans Tahulus irc janudice. ! f. Déte “étqne E re, ranniétuii TS al retetr 212, is Bose Vases NE + A EN | SPP ES = gt rt hr ns re PRE pa + 0m pe a Pen [ La. + sr mena D re re +4 us 4 de c Re LE” À r « en PTE CORTE macho MR EE RE ee 21 tel ns dus es + ” F FPE 7 one LT CORRE Par Sa AIRE . ; SE SN | 0 : Lo EE