PR 4 my anque + 4 TEE) SE sem LA CIE. DE PUB. DE L'IMPARTIAL, PROPRIETAIRE. VOL. 2. NO. 25 TIGNISH, AXLLERIRIIE Fe L pedleg=dles ï T° A. he <a GE LOSRSDSOIASTSE ä (suite) Aux deux angles les plus avan- cés du blockhouse, vaient aussi contruit les colons a- des tourelles, pourvues de meurtrières, afin de défendre plus facilement, en cas d'attaque, toute la façade de la clô- ture. Par une fraîche matinée de dé- cembre, de nombreux troupeaux de bisons avaient fait leur apparition dans la prairie ; Daniel proposa de leur livrer la chasse à cheval. Ii voulait non seulement se procurer des peaux, mais, encore obtenir des conserves de viande salée et fumée, provisions iudispensables pour la saison froide qui allait venir, et pendant laquelle ces conserves ris- auaient moins de se gâter. Wal- ter avait depuis longtemps désiré se donner le plaisir d’une pareille chasse ; aussi fut-il bientôt prêt à y prendre part. Après qu’on eut sellé les che- vaux, dont on ment les brides, examina soigneuse- lorsqu'on eut en- roulé la peau de jaguar à l’aide d’une double sangle, nos chasseurs descendirent la colline fougueuses montures, et se trouvè- mt bientôt au milieu des hautes herbes à l’heure où le soleil se le- levait à l'horizon. Debout près de la porte tranchement, mistriss les enfants leur adressaient des si- sur leurs du re- Taylor et gnes d'adieu, et ces manifestations: amicales durèrent jusqu’au mo- ment où on les perdit de vue parmi les arbres et les arbrisseaux disper- | sés çà et 1à en groupes isolés dans la verte prairie. Oneût dit une île au milieu du cours d’une ri- vière. M. Taylor retourna au jardin, tandis que sa femme et sa fille va- quaient à leurs occupations domes- tiques. Quant aux deux garçons, ils descendirent vers la rivière pour pêcher, et emmenèrent Pluton pour les accompagner et les protéger au besoin. Ils avaient à bei de l’eau, qu’ils remarquèrent A à coup devant eux, au milieu de l'herbe, un animal strié de noir et de blanc, de la grosseur d’un chat. Les deux enfants coururent sur lui pour s’en emparer ; mais l’ani- mal, au lieu de fuir, se couvrit en entier de sa longue queue revêtue de poils blancs. Freddy et son frère décidèrent |s qu’il fallait emporter cette jolie bête à la maison, et ils appelèrent | Pluton pour leur aider à s’en sai- peine atteint le sir. Pluton sauta bien sur le petit a- nimal pour le gueule, mais il reçut sur le museau un coup de dent si violent, qu il! s'enfuit en huriant. Au même instant le gracieux | quadrupède tourna le dos du côté | du pauvre chien et des deux gar-| cons, et les arrosa tous les trois d’un liquide exhalant une odeur natuséa- donde qui empoisonna l’ atmosphère | potnr quelques minutes. uton, furieux, se jeta sur l'a- et lui cassa les reins à coups! de dents. Pendant que ceci se pas- happer dans sa MR RRRRRRNDARENANTINAM FEUILLETON DE L'IMPARTIA 000000 LA PANTHÈERE NOIRE 00000000 CHAPITRE IX CII ÉCHRURUIMRANAIMNIAUILUIEL sait, Freddy, ne pouvant supporter cette odeur, avait entraîné son frère et s’était enfui. Pluton suivit les deux enfants en emportant la petite bête dans sa gueule. Les fils de mistriss Taylor firent bientôt leur entrée dans la chambre de leur mère, où le brave chien dé- posa triomphalement sa victime à ses pieds. ‘, Bonté divine ! s'écria la mère avec dégoût, quelle puanteur ! Qu'apportez-vous donc là ?”” Toute la maison avait été em- pestée un instant. C'est... .ct animal... qui pue de cette façon !”’ Tout en disant ces mots, les deux garçons se bouchaiïient le nez : ils un air moins vicié. maison. Quelle odeur ! c'est à se trouver mal !’’ s’écria mistris Tay- ior, qui sortit elle-même de la imaïi- son, suivie par Àmy. Pluton lui-même paraissait mal à son aise ; on eût dit que lui aussi éprouvait des nausées. ‘‘Empester ainsi la Voyons, hâtez-vous donc d'enlever cet odieux animal !’’ dit encore une fois mistriss Taylor d’un ton irrité. - Mais les tant très incommodés, se refusaient à rentrer dans la maison. Mistriss Taylor fut alors forcée de courir à la tournelle qui donnait sur le jardin, et elle appela son mari à travers une meurtrière. M. Taylor fut bientôt mis au courant de l’aventure, et, tout sur- pris de ce qu’on lui racontait, il maison |! deux enfants, se sen- nu | E : ‘achemina vers la maison. ‘‘Je crois que vous êtes tous fous,’ disait-il en riant. Mais à peine eut-il franchi le seuil du blockhouse, qu’il recula suffoqué par la puanteur qui s’en dégageait. I1 pénétra cependant dans la chambre, s'empara d’une pincette, et saisissant le trophée immonde de Pluton, il le traîna hors du for- tin, vers la rivière, dans laquelle :l le jeta sans regret. ‘‘Jamais pareille chose ne m'est arrivée, se disait-il en revenant à l'habitation. Quel moyen prendre pour faire disparaître cette odeur insupportable ?”” Ii se décida à creuser la terre sous le plancher dela chambre de sa femme, où l'on avait déposé | l'ignoble petit animal. Cela fait, |il entassa des fagots de bois vert, auxquels il mit le feu. La fumée | monta en spirale et pénétra dans | l’intérieur de la dont :ïl avait fermé les portes et les fenê- | tres. | Lorsqu'il les rouvrit, l'odeur [2 'avait pas entièrement disparu, | mais elle était devenue plus suppor- | table. maison, CHAPITRE X | | Tandis que ceci se passait au for- Itin nos deux chasseurs chevau- |chaient gaiement dans la prairie, et s’approchaient avec précaution | d'un troupeau considérable de | | } 4 coururent à la porte pour y respirer | ‘“Jetez vite cette bête hors de la | CMCUCHC = sets FT s{ P RSS ES RSEIEIRS L. d/ dans un des des replis de la vallée. L'herbe était si haute en cet ns, mes The closest ) Hand, dl endroit, qu'on apercevait seulement le dos de ces gigantesques animaux, dont le reste du corps semblait pro- fondément enfoui dans le pâturage. Daniel avait aperçu ces animaux à une grande distance, et il avait choisi ceux-là mêmes qui étaient à moitié cachés, parce qu’il comptait s'approcher d'eux sans être vu, et épargner aux chevaux la fatigue d’une poursuite au galop. D'autres troupeaux à droite et à gauche avaient déjà aperçu les cava- | liers, et s'étaient enfuis saisis d’une | frayeur irrésistible. “Si parmi les bisons il s'en trou- | ve un qui soit bien |gras, fit observer Daniel à son com- | pagnon, il ne tardera pas à perdre | haleine’ et restera par conséquent en arrière ; je vous montrerai comment on tue un bison sans arme | |à feu. Penchez-vous sur le cou de | votre cheval, | sons approcher sans être vus, cela! sauvera bien du mal à nos mon-| tures.”” Walter suivit le conseil de niel. Bientôt l’un et l’a vèrent tout près des bisons tant avec confiance. Le soufflait servait en outre leusement les chasseurs. La prairie offrait en cet endroit des sinuosités profondes semblables | aux plus hautes vagues de l'Océan, et les cavaliers faisaient leur sible pour se maintenir dans le sil- lon au bout duquel broutaient les bisons. Ils se trouvaient à peine à une distance de cinquante mètres des animaux, lorsque plusieurs d’entre eux relevèrent leur grosse tête ve- lue et regardèrent les chasseurs | d’un air étonné. -““Hurrah ! cria Daniel d’une voix! retentissante. —Hurrah !”” répéta Walter de la même façon. Et tous deux rendirent les gui- des aux chevaux et leur firent sen- tir l’éperon. En un instant cette vallée pai- sible se trouva dans une confusion indescriptible. Environ quatre cents bisons se heurtaient pêle- mêle dans un désordre sans pareil au milieu des hautes Le bruit de leurs sabots grondait comme celui du tonnerre, et, serrés l’un contre l'autre, ils s’enfuyaient gros et bien alors | afin que nous puis-! Da- utre arri- | brou- | vent qui. merveil- pos- herbes. pesamment vers les hauteurs les plus proches. Le troupeau disparut en entier au milieu d'un tourbillon de nous- sière, tandis que les cavalieis le poursuivaient au galop. Des mugissements sauvages ré- pondaient aux cris des chasseurs, qui pressaient leur fuite en aug- mentant la terreur générale. Walter et Daniel s’abandonnè- rent à leur chasse vertigineuse, grimpant et descendant les collines, franchissant pierres et rochers à| |travers l'herbe haute des sillons, sautant par-dessus des troncs d’ar- | bres renversés, s’élançant au fond de torrents dénéehée: sans repos, | sans trève, semblables à ces oura- bisons qui broutait paisiblement | gans qui passent en tourbillonnant | ment plus lourds, ses bonds moins j or bowl com! } Made in : the. HAxD TwBULA The NE Is the c vet-pf 18 tauces as of the m delivers out mor: Separato It can five mint The S! made, newal pa all Complete Catalogue applicatiou. sur la terre. Le troupeau qui fuyait avec une avance d'environ un mille, et cou: rait dans la Girection du vent, qui chassait la poussière soulevée paï leurs sabots à la figure des pour- suivants. Ceux-ci ne lâchaient pas pied ct suivaient toujours, bride abattue, les farouches ani- maux, dontils ne quittaient pas des veux les énormes masses aux! crinières flottantes. Quelle que fût la rapidité de plus en plus impétueuse de ces bœufs sauvages, causée par la crainte des chasseurs qui les épou-| vantaient, les plus gros bisons com-! meniçaient à rester en arrière. Cette poursuite effrénée finit par! harasser un des vieux taureaux de! la bande. Les flancs couverts d’'écume, la langue pantelante, semblable à une flamme incandescente, retombant sur la mâchoire inférieure, le pau- animal regardait <es persécuteurs avec des yeux enflammés de co- lère. Le troupeau n'avait jas ralenti sa course ; mais lui, il restait de | plus en plus en arrière ; ses efforts devinrent inutiles, il ne pouvait re- | joindre ses congénères. Ses mou- vements devenaient à chaque mo-