rer — LETTRE DE NAPLES 19 Septembre, 1899. Le miraoie de Saint Janvier. “Voir Naples et mourir.’ Nons la contemplons et nous voulons vivre. On convient pourtant que le panorama de Naples est un des plus beaux de l'Europe avec celui de Constantinople. Du château Saint Elme, près du- quel se trouve la Chartreuse de L Saint Martin, on domine la ville entière et ses environs. Devant nous s'épanonit le cœur de la | & brillante cité. Ses dômes dorés, | ses palais, ses monmments, sa belle rue de Rome, autrefois de Tolède, parée en larges dalles voleaniques, bordée de superbes Lt édifices etc....…...forment un ta bleau dent la magnificence est rehaussée par la campagne qui lui sert de bordure, et qui s'é- lève on pente douce jusqu'an pied du Vésuve. Le Vésuve lui même aveo son cône uoirci d'ou s'échappe incessamment une large colonne de fumée, ajoute quelque chose de sévère aux vastes plaines de ia Campanie, émaillées de maisons élégantes, dont la blancheur tranche vive ment sur la verdure de la prai rie et le feuillage touffa des oli. viers 8t dis orangers, et jette dans l'âme une terreur involon- taire qui compiète les impres- sions du spectateur. Et si l’on monts jasqu'au courent des Ca maldales, l'horizon s’agrandii : veyez les deux golfes de Naples et de Pouzzoles dans toute leur étendue, les côteaux déliieux de Baia, dont Horace disait : “Nullus in erbe sinus Bans praelucet amaenis.” loi s'étend le p'ateau accidenté de Cumes, les cratères éteints de Ia Nolfa- tarre et do l’Astrumi, le lac d'A guano, :a mer immense, etc... Ajontez à tout cela un ciel d'une magnificence pent-être unique au monde ; et vous se- rez loin d'avoir une idée de la beanté du spectacle que nous ne pouvons contempler plus long-|, - ns ee RE a te à drag sde LE « vs e = m7 TT om na dot TP A RÉTEEGERTS ARRRER CRE A PT sw. hidden C4 0er: me dde + M du Dôme est ornée de fleurs. La foule se dirige compacte vers la cathédrale de Saint Janvier pour assister ‘‘au miracle” de ce pro tecteur du royaume de Naples. Joignons-nous aux fidèles, ot rendons-nous à co temple moi- tié gothrque, moitié grecque dans son architectare et qui présente un vaste champ d'’é- tudes à l'artiste et au chrétien. Mais aujourd hui elle présente un coup d'œil spécial. Nom- breuse est la foule qui déjà remplit la cathédrale, et Ja riche chapelle “del Pesoro di San Gennaro” ne peut plns re- cevoir de visiteurs. Comme trangere, nous pouvons péré- trer dans la sacristie ; 1à, nous L. obtenons de l'obligeance de Messieurs les Chanoiïines une place près du maitre-autel, où se conservent la tête et le sang de Saint Janvier. Les prières pour obtenir ia liquéfaction du sang du saint martyr com- mencent à 9 heures. Un cha- noine tient dans ses mains l'am: poule qui renferme ce sang soli difié : il la tient près de Ja tête du Confesseur de la foi. 11 ré- cite les litanies de la sainte Vierge, le Miserere et d'autres formuies encore. Parmi Ja foule, on entend des femmes qui ré- pètent haute voix de ferventes prières, villes préten- dent appartenir à la famille de “San Gennaro” ; et tont naitu- reement, elles ont ua droit spé- elal à l’accomplissement du mi- raele. Dn reste, amis lecteurs, neus sommes en JÎtalie: jes fêtes sont toujours bruyantes, les litaliens dans leurs églises sont dans la maison de Dien, leur père, et ils s'y mettent à l'aise. loi, les Napolitains sem- blent vouloir faire violence au Ciel pour obtenir la liquétaotion a ! temps. Le temps presse. La rue, EDR EEED EIRE P IEEE RENEPENIETE MR L'IMPARTIAL, J EUDI LE 26 OCTOBRE, 1899. est irrité contre eux tonnons done pas si aree tant d'ardeur. Ca et là, miraole no se produit pas. gé de Naples sempresse de leurs yeux, et à rer qu'il ny a ni illusion, snperekherie. “Te Denm”. La nouvellese ré ville ; le canon dun ehâtean Saint Elme la publie et bientôt vaisceon amiral répètent des environs de Napios. Voilà le fait quise reprodait périodiquement depuis sais combien de sièolés le 19 septembre, le 16 ler samedi de mai, et ea pré- sence de je ne sais eombien de perconnes de toute condition et de tout pays. Les ann‘es se suc- sèdent ; les générations non velles prennent Ja place des ancienues ; les moeurs et les tendanees sont diverses mais le fait est toujours le même ; nos pères dans la fo1ont vénéré et baisé cé sang du 1aartyr liqué fié ; nous le vénérons et le bai sens à notre tonr. Les sciences ont pris dans notre siècle sur- tout un accroissement considé- rable dont les ceatheliques 5e réjouissent les premiers puis qu'il ne saurait y avoir de ceou- tradiction entre la raison et :a foi : ce sont deux rayons Inmi- neux émanés du “qui éelaire tont homme venant. en ce monde.” Mais les sciences nient-alles la possibilité dn mi- racie ? Pas le moins du monde : et les hommes de science table sont heureax de recon- naitre que Celui quia fait les lois de la nature peut bien y déroger quand il lai plait. Ce- lui qui a donné ia vie à toute la natnre psut par sa Puissance et sa torce liqaffier ee sang qui jadis cireulait dans tons les membres du glerieux érêque de Bénévent ; il le peut, et il le fait sous les yeux d’innombra- bles spectateurs que l’on ne sau- rait tous taxer de folie ou d’'hal- iucination Le nombre des fous dans ostte hypothèse serait trop grand, si l'on considère que de- puis tant de siècles, on admet le fait. Pour l'honneur de lha- manité, il ne fiut pas recourir à ane pareille explication ; mais creyons dans la simpiivcité de uotre àme à la possibilité et à l'existence du miracle. À. D G. Tuo Strattord Ladies Tell How Milburn’s Heart and Nerve Pills Make Weak People Strong, MRS. ELIZABETH BARTON, Brittania St., says: ‘I speak a good word for Mil- burn's Heart and Nerve Pills with pleasure. They proved to me a most excellent remedy for nerveusness, nervous debility and exhaustion, and I can heartily recom- mend them.” MRS. POLAND, Brunswick Street, says : ‘My husband suffered greatly with ner- vousness, complicated by heart troubles. Milburn's Heart and Nerve Pills have cured him, and he now is well and strong.” si lé miracle ne se produisait pas, ce serait un signe que Dieu : et l’année se présenterait sous un jour très défavorable. Nous ne nous & l'on prie on voit des curienx, des incrédules méme qui sourient em voyant cette vague humaine et ces oris taumultneux parfois. Cinquante- huit minutes se passent, et le Sou- dain, lesang devient moins é- pais, petit à petit il se liquéfe. J'étais lont près, avec un grand aembre d'étrangers que ie eler- de faire placer de manière à voir bien s'assu- ni Le chaneine qui tenait l'ampoule nons la denne à baiser et la fonie entonne avec enthousiasme le chant da pand rapidement à travers la vingt et un coups de eanon du l'hea- reuse nouvelle à tous les échos je 56 écembre et le même foyer! véri-| — Q —— 11 y a deux façons de diriger la basse cour, l’une en vue sur- tent de la consommation de la ferme, l’autre ayant pour objet la vente. Dans le premier e@as. il faut virer à la produéetion. des œufs et à posséder toujeurs des ani- maux bons à manger. Le nom- bre des noules doit être propor- tionné à ee double objectif. Ina- tile d'avoir des espèces délicates, il suffit qu'elles soient rustiques et peu difficiles sur la qualité de la nourriture. Afin d'éviter la consanguinité on achete un ceq de temps en temps. Bien en- tendu, encore on nourrit ies aBi- maux aveo les produits de ;'ex- ploitation, et on ne fait couver que le nombre d'œufs nécessai res à maintenir la quantité de sujets dont on a besoin. 1l est inutile d'en avoir trop, car les poules mangent beanconp et très certainement les déchets de la ferme sont plus avantageuse. ment consommés par les pores : d'autre part la vente des œufs n'est remnaératrice que si elle se fait sur une grande échelle : aller an marché quelques douzaines d'œufs est une perte de temps inntile. Qaand où veut vendre volaii- les ct œufs, il convient de pro- céder autrement. 11 est tout d'a- bord indispensable de recourir aux espèces perfectionnées s'en- graissant facilem préviée, d œufs. encore, deux laçons d'opérer, pour la cousommetion ment à chair ap: produisant beancoup 11 la vente on bin M als, É: 1 o Ie anx éleyenrs. Pour ja consomimaiion, les #. très bien racés, tandis are ceux qu'on veid reproduc- tours doivent au contraire jpes- sèder tons les caractères de pu: rcté Dans ce deraier oas, il laut! considérer si l'oa vend aux agri- comme lenlteurs proprement dits on | le, 45X euiucurs Aux pre- minrs Hu cuhyieuuvnt que les races bin vonnues tandis que les seconds préfèrent les espèces peu répaudnes. Quand on vent rendre les an1- maux de ba.se-counr à somimnation, sa con- i! convient non seu- lement de chotsir races Îles plus rech:rch£ées sur les mar- chés voisins, mals encore de bien 3 1eSs présenter les suj:ts. La volaille bien parte est celle qui se vènd | - fn ile mieux en général. Au reste, si l'on veut réussir, il favt pren- dre conseit du marchand snquel lon expédie, on adepte et la race Let lembailage qu'il prescrit. 1i ne faut pas croire qu'on impose une au commerce : le le négociant consent difficile. meñi à faire des essais, et en core en impose t-il les frais l'expéditeur. De même, il con vient de jui demander de fixer les époques où ila besoin da plus grana nombre de sujets. Les couveuses artificielles donnent d'excellents résultats, mais à la condition d'être très bien dérigées. Leur fonctionne- ment est délicat ; ii demande une grande surveillance. En un mot, avaut de créer une grande basse-cour, il faut réfléchir afin de bien voir le pour et le contre. Que de fermes dans lesquelles elle est une source de gaspillages | espèce \ a V. LEG®R LAXA-LIVER Take oneat night be- PILLS. work while you sleep without a grip or gripe, curing Biliousness, Sick Headache, du sang de Saïut Janvier, Car, pere S- feel better in the morning. fore retiring. ’Twill ; Constipation and Dyspepsia, and make you | invoyez un timbre pournotre rot s = 1- 7 cnrs e Nous obtenons plus de patentes | pour les inventeurs que tous les autres ingé- | aicurs ensemble, et nous faisons une spéci se des applic: tions, que les autres agents n’ont | pas réussi à obtenir. Pas de patente, p:1 9 pa re. MARION & HAARION, EXPERTS. La Basse-Cour | }{FOT A MINUTE, of your time pour vendre yal! nimaux n'ont pas beoiu dctie { No. 185 rue St, Jacques, Montréal, Tel, 2388. Henti 'nnez c: Fournaf, | i t j D mmeremeretene master le He ere ne 29e EAST * 2 ni $ PE FLENDE to remind you of how wefl W.J. Creckett's store is stocked with vonfectionery, Biseuits Fruits, Temperate Drinks, si- gars, Tobaceo, etc. On a hot day you can get the most refreshing drinks at Oro. cketts Prices are always riglt Goods are perfeetion. W. J. Crockett. Alberton A. À, û. | (ALBERTON HEADQUARTERS) WOO0L SEASON 159 We are in the market to bay wool as seon as the elip )ready. We bought a greñt deal last year, and those who sold to lus were well satisfisd. We want to handle an. increased quantity this season, and would be glad te have the offerings of all who read this. We promise the highest possibie price, and in exchsuge an assortment of goods of all kinds, that is not equalled— or even appraached —in any other store in the Riding. READY MADE CLOTHING —Thisisa business that has been growing fast with us. Eaeh year finds us handling mere. For men and youths we show Shorey’s make, acknowledged te be the most honestly made stuff in Canada. This year it is excep- tionally stylish and we.l made. Our Boys's and Children's Suits are abso!utely right in quality, style and price, asd our stock will be found twice as large as any other in West Prince. Cioras.—Tryon and Eureka Tweeds, Canadian and Enslish is TYLISH, RELIABLE ARTISTICæ by Leading S = THE McCALL COMPANY, e 188 to 146 W. ot mg New York % | 1 | | :| \sortment of ixfauts’ Tweeds and Sarges. GENTLEMEN'S HaTs.—Spevial values ia Soft Hats at 650., 185, #1.00, $1 10 and $1.50, all new goods. Newest shape in fine soft and stiff hats up to $2 50. 1f fn need call and see onr sto:k— ithe largest in West Prince. Everything you need in Shirts, | Neckweur, and 1he small accessories of dress is ready for your inspection. Foorwear —From the ch’apest to the b.st our line is com- plete & and larg: Women's Suoag Boots, 75e. up. Fine Boots, #1.25 np Special value in Mou’s fine goods, and tha most complot «s- aud chiidren’s shoes we have ever shown. SUMMER Host£Ry AND UNDERwWEAR —Ladivs Coton Hose. 5e. up. Ladies Cotton Vests, 4 for 25e. Boysstrong Seamless Hoso &. Full ‘customers one profit. 15e. to 22 range of sizes all direet from the mil}, saving vur New Hardware, New Cro N:w Tin and Grauiteware jnst opening. ckery, New Window Shades, Highest prices paid for Eggs and Woo! RO À A x A fine of SILVER GO@ DS WW AMC EN CHARNS AND A8 NN Gi New open for iuspectiou. assortiment Rings made with own gold up if desired, « LATE Camerou Block you r GR TA +: dut © D 4 CH ARLOITETOWN RES 2 Ver AE Gen CEnte 2 es fete AIT AMC * Your S tomach Distresses You aftereating a hearty meal, and the result is à chronic case of Indiges- tion, Sour Stomach, Heartburn, Dyspepsia, or a bilious attack. PIPANS TABULES Promote Digestion. Regulate the Stomach, Liver and Boweis, Purify the Blood, and ar2 à Pesitive Oure {or Jonstipation, Sick eadavhe, - |iousuess, and all other Di | from 2 disordered condition of the Liver and iStomach. ‘They act gen6iy rs et por and estion foilows tlicir Abules take the place 0: ar Entire Medicine Chests and should be kept 1 in h 2very family. VAE ANT NUE" rfect 4 Pkipans ‘ CA 2 << £riec, 560 Cents a box. At | = AR en | Charlottetown F8 Frivor 8e, New Yonge| | Lis , } Ge Fe ae : | Jan Gih 1896 && WRITYE FOR CUTS AND PRICES . ERA EE ji ALBT À da 2 mere 7 (HE 4 PE ST AND & + ; AZ és: REPAS APAEAS EE LE ET ET 2e h EST CHAIRS —IN — P. EL ns Ta » 2 8 cr ANSE Codes € ET" D 4 AA se 1h 4 7: A CT AS AN ES AO A PEL US PEL TE net MR ae Te AE RD te à der mt nm pt Lu Sr VAL RUE UT a ep , LA RS APE PA A PP PSE ET NAN ETRTA 1" * eee ATELIER mike them onrsvlves sisi Lu, Write For Curs AND Pairgs SCHGOE FURAITURE Good, * one & Cheap et re Se he FRS ‘4 +: CE LE hr Rpeneat TERESA +4 TL : LR ARRET D EE pt NO CARRE 1: 221 f ee, LE + » FR set: ER ‘Æ, . « En " , : . F cer “à 4? « ae r, L 3 À, SRE À # ai > # D og fe TE "E 2 METTRE de : RENE 4 roman A8 Vos Ce _ = ar. 7 rs are S + é Frares 8 ct pes Pate ” tir. % Ÿ d ÿ < £ 27 u vs à Li + € -» 7 dj : Vi : ; AD i E ’ F = FER be” FE ge pe D 1 7 à & ' 1 none artmanétigns. à "54 LA RES EUE ee x #=. & 4 * % À + ; %e.sà 2: à as” S.% Ë à Sr à 5 3 4: nu € 4 % 5 te? Et EI + es MT La ! 2. , LC 2 $ ? >. « | F5 G7 D t-S £ î # + l'E LS * 4 f PR ur? . : s 5 BJ x È9 $= a à & | #5 ve € = | CA. 3 LS 4 Pr | L , 1 Æ, ; +. æ “ | me 4 ra is N ? Fox | Gr: LS | de + [ | | | | MARK WRIGHT & CO.