LEE ART mer nm ne DES ACADIENS DE L'ILE ST-JEAN HEBDOMADAIRE © FONDE EN 1892 DANS L'INTERET | | _— — “a 7 | 4 N N Le > Vol. 3. No 15. Tignish, Ile du Prince Edouard, Mardi le 23 Fev. 1915. ABONNEMENT : UNAN SL00 SIX MOIS 50€ F. J. BUOTE, DIRECTEUR, TIGNISH met} 29ieme Annee. mm) Organe, dans la langue francaise, du Parti Liberal des Provinces Maritimes. bien en effet une transformation etc., etc. ‘ sont ceux de deux femmes he Rovges : chaleur et d2s vertiges quatre fois et je fus obligée md * parier. entendu suis em rio n'avoir leur action c'était la santé qui souffrant moins. Une douzaine Rose, Eurling£ion, Vt. couchée; je n'avais pas assez fait soigner par un médecin fus bientôt debout et commen ni du bas-ventre. Mes nuits se de l’âge, qui avait été la cause le même entrain et le même Quels changements n’arrivent- vers la, quarantaine, à cette époque appelée avec beaucoup de raison ‘‘le changement de vie.” C’est en elle. La femme qui vivait heureuse et tranquille, se voit tout à coup assaillie d’inquiétudes et de trou- bles nerveux ; sa digestion devient laborieuse ; son appétit s'en va, le sommeil la quitte ; elle devient sujette aux douleurs de toutes sortes, aux maux de tête, aux névralgies, étourdissements, engourdisse- ments, bourdonnements d’oreilles, palpitations de cœur, bouffées de chaleurs, frissons, etc. ; c’est aussi une lassitude générale àvec dérobement des jambes, un affaiblissement de la vue, la perte de mémoire, parfois des rougeurs, des boutons, des éruptions, Les témoignages que nous publions aujourd’hui leur satisfaction des résultats obtenus par les Pilules “J'ai été troubléo pendart huit ans par le retour de l'âge ; j'enaurais coutinuellement des douleurs internes; tout mouvement m'était pénible tant les reins me faisaient mal; javais des bouffées de ne pouvoir refter de- bout. Pendant le couis d'une année j'ai pris lélit- deme mettre sous les soins d'un médecin qui cependant ne rétablit pas ma santé. J'étais devemue très faible, très ner- veuse et avais de forés battements de cœur. J'étais désespérée, lorsqu'il me vint à l'idée de prendre les Pilules Rouges dont j'avais beaucoup Dés les premières boîtes je me trouvée plus de force et moi qui avais déjà | yé tant Ge remèdes, je regrettai alors de pas pris plus tôtles Pilules Rouges. Sous que jour je me trouvais mieux, plus à l'aise et| les Rouges & su.” Mme Louis Vasseur, 38 rue meurer debout et encore moins pour m'occuper | ; de l'entretien de ma maison. J'avais contracté un | Utrement qu'en 1 100 ; elles portent à un bout de chaque pe près m'être signature de la CIE CHIMIQUE FRANCO-AM RICAINE et un numéro de contrôle. Nous enga- geons notre nombreuse clientèle à refuser toute SUBSTITUTION. Lorsque vous demandez les Pi- lules Rouges, n’acceptez jamais un autre produit que l’on vous recommanderait comme étant aussi bon. REFUSEZ CATÉGORIQUEMENT. Défiez-vous aussi des COLPORTEURS ; les Pilules Rouges ne sont jamais vendues de porte en porte. Rappelez- ue les PILULES ROUGES sont la grande SP CTALITÉ pour la femme, celle qui guérit tous les jours u and nombre de personnes, ET QUI UÉRIRA Si vous ne pouvez vous procurer dans votre loca- rhume et je toussais tant que j'en avais des dou-! au leurs dans le dos et dans l'estomac. A aucun bien de son traitement, je me mis, sur les instances de quelques amies, à prendre des Pilu- | les Rouges. Dès les premières semaines, j'aisenti m2 santé s'améliorer et mes forces s’accroître. Je : ; et ( çai à travailler; je n'eus plus à souffrir ni des reins, ni de l'estomac, sommeil calme et reposant, l'appétit était bo les äigestions aliaient bien, enfin, le changemen santé, s'opéra, me laissant avec la même vigueur, de ma jeunesse. J’att:ibue aux Pilules Rouges cet aussi parfait rétablissement.” Mme Antoine Brousseau, 139 rue Church, Ottawa, Ont. CONSULTATIONS GRATUITES. — Le Dr E. Simard, qui a passé près de trois années en Europe, à étudier les maladies des femmes, sous la direction des célèbres docteurs spécialistes Capelle et DeVos, est maintenant de retour et continuera de donner des consultations au No 274 rue Saint-Denis. Comme ils pas à une femme en —_ radicale qui s’opère =. à «(4 (I ÉT ureuses d’exprimer reparaissait; cha-| de boîtes de Pilu- Mme LOUIS VASSEUR Mme LOUIS VASSEUR dit: “Le retour de l’âge m’a tenue malade pendant huït ans et moi qui avais employé tant de remèdes, j’ai regretté de n’avoir pas pris en premier lieu les PILULES ROUGES.’° Mme ANTOINE BROUSSEAU dit: “Je n’eus plus à souffrir ni des reins, ni de l’estomac; mon sommeil était calme, l’appétit bon, les diges- tions allaient bien dès que j’eus pris des bonnes Pilules Rouges.’° » : à"; y + #i + par le passé, ces consultations se donneront tous les |jours, dimanche excepté, de 9 heures du matin à 8 | heures du soir, et seront absolument gratuites. L'expérience acquise par le Dr Simard, durant son séjour en Europe, est une sérieuse garantie de succès; nous espérons donc que toutes les femmes qui souffrent sauront profiter des avantages que nous mettons à leur disposition, en venant le consulter ; celles qui en seraient empêchées peuvent lui écrire en Jui donnant une description complète de leur ma- ladie et elles recevront des conseils qui leur seront de la plus grande utilité. 4 AVIS IMPORTANT. — Les Pilules Rouges pour Ge force pour de-| l } et n'avoir obtenu passaient dans un de cet écart de ma |vou courage que ceux VOUS G lité les véritables Pâles et Faibles, 274 rue Saint-Denis, Montréal. “J'étais, depuis six mois, malade des reins et. Femmes Pâles et Faibles sont en vente chez tous les très faible ; pendant tout un hiver j'ai dû me tenir marchands de remèdes au prix de 50c la.boîte, ou six boîtes pour $2.50 ; elles ne sont jamais vendues boîtes contenant 50 pilules, jamais AUSSI. PILULES ROUGES pour Femmes CRIVEZ-NOUS,. nous vous les ferons parvenir FRANCO. Le dut Adressez toute rene: COMPAGNIE CHIMIQUE FRANCO-AW RICAINE (LIMT E), : telles que: Rhume, Etc. SIROP DU Dr SODERRE POUR LES ENFANTS. > i Est offert aux mères de famille, tel que préparé par le Dr. J. Emery Coderre, et positivement le seul recommandé par tous les médecins de ‘l’Université et du Col- lège Victoria”. Voici les noms : Dr. À. P. BEAUBIEN, Dr. O. RAYMOND, Dr. A. P. DELVECCHIO, Dr. HECTORPELTIER, Dr. Z. B. CRAIG, Dr. G. O. BEAUDRY, Dr. ELZEAR PAQUIN, Dr. J. B. BIRAUD, Dr. Dr. P. MUNRO, Dr. L. B. DUROCHER, Dr. D. W. ARCHAMBAUL#, Dr. Ths. E. D’'ODET D'ORSONNENS, Dr. A. T. BROSSEAU, Dr. Alex. GERMAIN, DT. E A. Row, . H. TRUDEIL, Tous res médecins ont certifié que :e Sirop du Dr. CODERRE pour les enfants est préparé avec les médicaments propresau traitement des maladies des enfants Coliques, Diarrhée, Dysenterie, Dentition douloureuse, Toux, insistez auprès de votre marchand pour qu'il veus donne le Sirop du Dr, CODERRE et n’en acceptez jamais d'autre. Evitez les imitations. Vendu par tous les marchands àâe remèdes, à 25c la bouteille. ARBRES D'ORNEMENT te le titre arbres d'ornement.‘ nière de les transplanter et les trai- aiusi que des notes sur les princi- La ferme expérimentale centrale vient de publier un bulletin qui por! ‘‘Plantation et soin des! Cette publication, qui est l'oeu- vre de M. F. E. Buck B, S. À. ad joint à l'horticulteur du Dominion, contient des instructions et des con- seils pratiques pour Je choix des arbres d'ornement, leur plantation, la Ina PLANTATION ET SOIN DES/!|paux accidents et les conditions dé- favcrables auxquels ils sont exço- | sés, particulièrement dans nos vil- les. Elle contient également des listes de variétés pour les avenues publiques et les parterres privés. | Ce bulletin est le No 19 de la deuxième série de la ferme expéri mentale centrale. Les bulletins de |cette série ne sont envoyés qu’à ceux auxquels les renseignements |qu‘ils renferment peuvent être uti- |les. Pour en obtenir un exemplaire, s'adresser à la division des publica- tements et les soins à leur donner [tions du Ministère fédéral de l‘a- |griculture, Ottawa, LA MARMITE | | C’est dans la première quivzaine | d'août que nous eûmes l'avantage | de faire sa connaissance. Un régiment de rotre armée de Lorraine, qui avait déjà été au feu et avait subi sans broncher le bap- |tême des obus allemands, vit un jour—c'était exactement le 12 août, en territoire annexé—fondre sur lui des projectiles;énormes, lesquels, par leuriforme cylindrique et aplatie, ressemblaient à s'y méprendre à de grosses soupières. Ces projectiles, {qu'ils .ayaien! ben avec uu bruit affreux, annéan tissant hommes et choses. .Le long des sections trouées, mutilées, un frémissement courut, et, dans l’hor rible fracas, une voix retentst: — Tonnerre ! voilà qu'à présent ils nous envoient des marmites ! Le mot se répandit et demeura. On n'appela plus jamais que ‘’marmites’’ les obns que crachaient les gros canons allemands de 150. Les artilleurs, qui s’y connaissent en matière de destruction par le feu, avouent que la marmite n'est pas trop mal conçue comme moyen de terreur sur les corps et sur les âmes des combattants. Sa vitesse de son étant plus grande que sa vitesse de trajectoire, on l'entend venir de loin. Ceux surtôut dont l'oreille est habituée à son sifflement sinistre peuvent fixer {l'endroit précis où elle tombera: ils penvent prédire si elle éclatera devant vous ou derriè- re, uu peu sur la droite ou sur la gauche. L'explosion même est formidable, Selon l’expression d'un témoin, ‘‘il semble que la terre s'effondre sous vos pas et que toùt s'écroule autour .|de vous.’”’ Le commandant du fort de Troyon, qui: vit s'abbattre sur ses casemates quatres cents obus en une matinée, raconfait que l’un d'entre eux, ‘“‘rien que «par son souffle, avait fait sortirde ses gonds une porte blindée‘ et dés héroi- ques défenseugs! de »Liège disaient ; ét la sensation ; de crabbty dela fonte’’ EE _ voir le. ciel: tilleurs, fantassins, combattants, on peut se garer de l’ouragau on peut éviter la tombe... | D'abord, la marmite annonçant sa venue par sou fracas, on a quel Fous secondes de répit qui souvent permettent de chercher—et de trou- ver—un abri: certains fantassins sont, à cet égard, devenus d‘une a- gilité prodigieuse, et des sections entières par un bond rapide derriè- re un refuge ou par leur prestesse à se jeter à plat ventre sur la terre, ont échappé au terrible projectiles. Ensuite, tout dépend du sol sur le- quel la marmite éclate: est il dur, est-ce par exemple une route maca- damisée, alors l'explosion se pro- duit formidable et pulvérise tout ce qui se trouve à l‘entour; mais est-il mou, est ce par exemple un champ labouré, alors le monstre s‘enfonc® et onest quitte pour un gigantes- que bain de boue: Là encore, l'in géniosité de notre haut commande- ment a'su metire à profit cette cu- le frant d’éppo:er aux marmites, at |taifË que possible, des masses de ter- res épaisses ét molles. Grâce à cela, grâcé Aussi à certains aménage- ici, le fgénéral X:"..:entre autres, est farrivé à rendre ses ‘tranchés presque invulnérables aux projecti- les des gros obusiers allemands. Et puis, içi comme partout, il y a la loi souveraine de l’accontumance. L'homme qni affronte le champ de bataille traverse au fond trois pério- des: il ya d'abord cette angoisse mystérieuse à laquelle les plus bra- ves ne résistent pas et qui est causée par l'inconnu effroyable où se trou- ve engrenée la pauvre machine hu- waive: il y a ensuite, selon les tem- péraments, la prostratien ou la su- rexcitation provoquée par le déchaî nement formidable de tous les éle- ments de destruction et de mort; et puis, enfin, il y a l'habitude—l’ha- bitude qui éteint toutes les sensibi- lités, qui discipline tous les nerfs, qui courbe tous les corps. Un correspondant du ‘‘Times’’ racontait dernièrement avec é:1er- veillement que, passant par une rue de Reims, au moment où une mar- mite venait d'éclater, il avait aper- çu sur le pas de leurs portes deux rh eme (De l’Acti Le discours de l'honorable poids du fardeau que les évén épaules. minera dans un mois et demi voir. Le Canada se trouve donc e le, et qui ne peut changer ava et qui ne laissera pas de nous Et d’abord elle nous débara quelle nous vivions depuis tro prises de cet avenir qu'elle n produire leur effet logique. rieuse particularité et on a soin sur|. l'Etat est compromise et donc salutaire. , : reculer.est que chacun doit se autre Mais il ne faut pas se portera sur toutes les épaules, unifo:me. ques, gros ou petits marchand certain qu'ils feront pariicipe aux nouvelles dépenses auxqu D'autre part la hausse de 7. paierout les nouveaux droits; coût de la vie; et le fardeau de toutes les épaules. vue. promet de s’enfler dans des proportions fantastiques si la guerre dure encore plusieurs mois, comme tout le fait pré- LE FARDEAU A PORTER on Sociale) M. White au parlement fédé. ral montre clairement au peuple du Canada la nature et le ements actuels placent sur ses Nous sommes loin ne l'époque où chaque exercice finan- cier ce soldait par un surplus de plusieurs millions, et où nos législateurs paraissaient surtout soucieux de dépenser le plus rapidement possible ces millions. Durant les années d’abondance nous n'avons pas su, à l'exemple du Phsraou antique, remplir nos greniers; sette. et le fardeau nous paraît déjà lourd à porter. $185,500,000 de déficit pour l’année financière qui se ter- commencent les aunées de di- IL SE METIA RIRE {ET NOUS PLEURONS A Thum, écrit un sergent dif 49e notre régiment défendait le passage de la Sambre. Dès l’aube, les pre- mières balles sifflèrent au-desstis de nos têtes : fusils et mitrailleuses ar- rosaient'copieusement nos positions. Notre section, tapie dans sa tran- chée, attendait avec impatience le moment d'entrer en action. Tout à coup, j'aperçois un de mes cama- rades, le caporal Durquet, qui se hisse hors de la tranchée : , c'est un beau denier, et qui —Tues fou ! Tu vas te faire des- \ cendre ! lui crie-t-on. D'un geste, il commande le si- |lence. u face d'une situation nouvel- ut plusieurs années. C'est une épreuve À laquelle il n'était guère possible de se soustraire, être très salutaire si nous s’a- vons l’accepter en hommes et en tirer bon parti. ssera de cette fièvre dans la- p longtemps, et qui menaçait de faire de nous des êtres incapables de concevoir la réalité, ou de se plier aux nécessités qu'elle impose. Elle nous for- cera à convenir que la méthode de tout ramener à soi, et de ne regarder que le présent, sans se préoccuper de l'avenir ni des leçons de l’histoire, ne défend pas plus contre les sur- ‘empêche les événements de Kt si elle peut élever la mentalité de nos hommes publics au-dessus du moi, les convaincre que les malaiies de l’Etat ont leur retentissement nécessaire chez les individus, que la prospérité privée n'est jamais assurée tant que celle de que chacun se doit d’avoir assez d'esprit civique pour contribuer dans la mesure de ses forces au bien commun, l'épreuve présente nous aura été La première conviction devant laquelle il ne s'agit pas de préparer à faire des sacrifices. Le tarif, tel que remanié, peut faire porter apparemment le poids des nouvelles taxes sur telle classe plutôt que sur telle leurrer d'illusions; le fardeau tel le torrent, qui, vour avoir rompu la digne sur un point et y avoir d’abord porté ses eaux, ne laisse pas d'en élever bientôt la masse à un niveau Sans doute, par exemple, les banques et leurs clients se- ront seuls d’abord à porter le poids de cette taxe de 2 sous par biller ou par lettre de change. Mais les clients des ban- , industriels et financiers de toutes sortes, ont à leur tour des relations d'affaires avec les gens de toutes les classes et de routes les conditions, et il est r indirectement ces derniers elles on les oblige. 5 P. c, ou de 5 p. c, ad valo. rem proposée par le ministre des Finances atteint, à peu d'exceptions près, toutes les marchandises et tous les arti- cles importés au Canada. Ce sont certes les importateurs qui mais ce sont les clients de l‘importateur, l’ouvrier, le manoeuvre aussi bien que le ri- che, qui achèteront du négo :iant la marchandise à un prix plus élevé, et paieronc ainsi leur part des nouvelles taxes. Il ne faut donc pas se faire illusion: Cette hausse du tarif siguifie pour tous une augmentation correspondante du la taxe de guerre pèsera sur Voilà le premier point qu'il s’agit de ne pas perdre de Et, en entendant exploser l'engin infernal, ni l'une ni l'autre n'a- vaient même levé la tête: tranquil ments qu'il est inutile d'expliquer | jement imperturbablement, de leurs doigts amaigris, elles avaient conti uuer à tirer la laine. L'habitude, quoi ! L'autre jour, sur le front, un jeu ne soldat de la classe 14 fait ses dé buts dans une tranchéeet les poilns l’invitent à une partie de piquit. On jouait depuis une demi heure quatid, à trente mètres de la tran chée une marmite explose avec un fracas épouvantable, remuant jus qu'aux entrailles de la terre. Seuls, les poilus ne remuent pas, et celui qui tient les cartes, avec la même sérénité que s'il eût été assis au café et qu'il se fût ag; d'une soucoupe tombée, annouce : ” ——$Seizième au roi et quatorze de femmes: quatre vingt seize ! A toi de jouer, blanc bec !.... L'habitude, je vous dis. UN MOBILISE. AU MILIEU DES MIRACLES, Un aumônier de la Girondefécrit | dès qu’ils touchèrent le sol, éclatè- vieilles femmes en train de tricoter. à $. Em. le cardinal archevêque de . ; Les: pretres à la guerre | Bordeaux une lettre*dgnt nous [dé- tachons ce passage à ot conso- lant et réconfortant : Aussitôt arrivé sur le front, j'ai pu remplir les fonctions du saint ninistère, grâce à l’extrême {obli- | eance des officiers et aussi à la sympathie des soldats, Tous sont heureux de voir le prêtre à leur cô- té, et notre tâche est {bien [facile, tant les dispositions de leur âme les | préparent à l’action de la grâce. Nous vivons fau milieu des mira cles. Quelle mission générale pré- |chée aux homes de France dans les hôpitaux ‘comme au fond des tranchées les plus avancées ! Plus de respect humain. Of - ciers et soldats affichent leurs sen- timents chrétiens. Quel retour ! | Quelle rénovation ! Nous récoltons | .| à l’‘‘avant’’ les fruits de la bonne parole entendue au catéchisme et au patronage. Nul, d’ailieurs, ne ré- siste à l'exemple ; et Dieu sait com bien nos officiers sont exemplaires quand ils se confessent devant tous, en tenue de guerre, revolver et sa- bre au côté, et qu'ils communient avant de remonter en selle. ‘“Dieu ne peut pas abandonner — Plusieurs de nous vont peut- être rester ici, je voudrais vous don ner l’absolution. Recularnt un peu, il s'agenouiile face à l'ennemi, {dépassant de tout son torse le parapet dela tranchée, Toutes les têtes se découvrent. D'une voix qui tremble un peu, il commerce le ‘‘Confiteor.”’ Tout proche de son oreille un sif- fiement le fait tressaillir. Il, omet une phrase ; smais, domptant ses uerfs, il se reprend au:sitôt. Et c’est d’une voix claire et forte qu’il achève. Puis, !l’absolution donnée, il de- mande : — Vous allez dire avec ‘moi trois “Peter,” Calme, les mains jointes, la Spoi- trine offerte aux balles plus nom- breuses qui cin“laient l'air autour de lui, il &it la prière lentement afin que ceux qui ; l'avaient oubliée puissent la répéter apiès lui. Quand il [eut terminé, il ft un large signe de bénédiction. Puis, lentement cette fois, il ressaute dans uotre trou, le coeur joyeux, le’corps indemne. Il se met à rire....et nous {pleu- rons. Le caporal dont il est parlé plus haut est M. l’abbé Durquet, de La bastide Clairence, diocèse de Bayon ne, prêtre de la dernière ordinatien ait sergent depuis et décoré de la médaille militaire sur le champ de bataille. LA LEGISLATURE BU MANITOBA Winnipeg, Man., —Une session qui promet d'être bien ardue et mouvementée, est bien celle qui vient de s'ouvrir à la Législature Manitobaine, Après la lecture du discours du Trôue, M. T.C. Nor- ris, chef de l'opposition, fa déclaré avec énétgie, que c’est l'intention de l'oppoition de prendre le gou- vernement à parti, en rapport favec la façon dont a été conduite la der- nière élection générale, A cours du début, sur le discours du trône, il y eut plasieurs passes- d'armes vives, et le premier minis- tre et le chef de l'opf n, fet fi. palement, on dut dematfGer à l'ora- teur de rétablir l'ordre. Le chef de l'opposition a déclaré qu'il travaillerait avec le gouverne- ment pour contribuer à la défense session verrait les ‘‘les affaires com : rue d’habitude’”’, en était concerné, autaut qu'il W, P. McBrie, MD \ Bureau: Pharmacie Gallant, Résidence: J. Albert Brennän * Consultations nuit et jours Telephone 30 P. O; BOX 37 R. H. Rogers LAC 7% Barrister, Solicitor Notary Publi Money ‘to loan : de pareils soldats, ’’ ALBERTON P. K. ISLAND \ ‘ua de l'empire, mais que, hors cela;-la... "7 "A | ? 1 D : n À : : + m1 1 4 : 2# -. + î È à Ë 1 “À & | os Éd