PRIT rt A Ne a RE 1h em. qe on 9 | | | = nes LE ” & mn ns, 3. NO. 26 VOL. nee - LA CIE, DE PUB. DE L'IMPARTIA rceZ y Mosclier TIGNISH, ILE du PRINCE EDOUARD, JEUDI LE 6 AOUT 1908. G. BUOTE, RÉDACTEUR. F. J. BUOTE, GÉRANT il ANNEE. QAR RARE PRE PIPE SR ? —"" Devil ! ’ grogna Boubou en rafraîchissant les côtés de son che- val de deux splendides coups de fouet. Nous allons voir ça. C’est l'affaire de vingt minutes.”’ _ Boubou. cela sautait aux yeux depuis le matin, ne paraissait pas pénétré d’une confiance aveugle en Jupiter. Ii n'avait rien dit, à la vérité. Mais peut-être était-il re- tenu par un sentiment bien naturel. Les quatre gaillards recrutés par Arsène Martin étaient de sa race. Rien d'étonnant à ce qu'il gardât une hésitation inquiète. Toute- fois, il s'était pris d’une affection sincère pour Claude, et, d'ailleurs, il appartenait, de nature, à la caté- gorie des serviteurs, pour qui l’at- tachement et la reconnaissance sem- blent être le plus doux et le plus agréable des devoirs. Le petite troupe dévora promp- tement le chemin qui la séparait des deux nègres. Hélégas, au res- te bien avant qu'on l’eût rejoint, s'était mis à faire de grands gestes, donnant ainsi à penser qu'il atten- | dait impatieriment Michon et tout son monde. Dès qu'on fut à portée de la voix, Boubou, fort impatient, lui cria: ‘ Il y a donc du nouveau ? —Oui, parbleu ! répondit Hélé- gas. Nous sommes sur leurs tra- ces. —Depuis quand ? —Depuis trois bons quarts d’heu- vue ? —Ah !ils sont malins, allez. Fi- rurez-vous qu'au moment où nous éroyions n'avoir qu'a les suivre bien tranquillement, ils sont entrés dans un bois, et puis... envolés les beau les chercher, plus rien! De côté du bois, la route s’étendait à oiseaux. Nous avous eu l’autre perte de vue, sans une âme, ce qui! éyest pas étonnant à cette heure de la journée. _Abrège abrège, dit Boubou, . 2 Les Los nero t ’ ta & | fmpatienté; mais, avant, monte Sur le cheval qui est là, derrière.” Hélégas ne se le fit pas dire deux fois. C'était presque un cavalier. [I vint se placer à la hauteur de Claude et reprit son récit, que Bou- bou traduisait au furet à mesure. ‘iCes sacrées canailles, reprit le noir, avaient Sans doute besoin de faire la stes'e. ls ont duü dormir unebonne heure; après quoi, ils ont déniche, le ne sais où, deux chevaux et une catiole,et, au m ?- ment où nous étions sur la route à chercher vainement depuis cinq quarts d'heure ce qu'ils ét ils sont arrivés SUT nous à ent UL veutns, fond de train. —Et vous n'avez pas attelage ? arrêté leur Merci bon ! bon ! fit Hélègas, | Ts autant vouloir re-| : rs : re |tre se gonflr jusqu’à éclater, et il! tomba lourdement sur le chemin. dans son patois, ss États tenir chemin de fer avec ficelle. d _Alnrs, vous avez eu peur ? dit SRE ie mépris Claude, avec un regard de mépri qui alla au cœur d’'Hélégas. 1 Peur ! nous ft Ah! Peur ! s’écria ce dermer. massa. nous éC sous cheva Jupiter où ils étaient ft € jen S ser passer CUX, bien Q Y ERRIRIRIRSRERIRERSRS —Vous le: aviez donc perdus de| Mais si rasés, piétinés, en bouillie 1x, qui aurait pu dire à ? Nous, lais-|6;ja le mari de Sophie. L # è \ si A4 Z a bus x EE D. 2 2 ûrs que vous | il vit les trois nègres arrêtés autour | chaïent, les nègres à cheval s'éloi FEUILLETON DE L'IMPARTIAL € L'AVENTURIER MALGRE LUI. 00000060 pas loin. —Et ma femme ? demanda Mi- chon, avec le vague espoir que l’his- Chicago fût, sinon apocryphe, du moins une erreur... — Pas vue, répondit le noir. Mais massa sait donc pas que Cabirol a expédié boîte ? —Qu'est-ce que c’est que Cabi- rol ? | —C'est chef des voleurs de da- mes. Ah ! oui, pouvez pas savoir ; nous l’avons reconnu tout à l'heure, moi, Thucydide, au moment où lui voulait écraser nous deux. — Enfin ! dit l’oncle Martin, voi- Mais Vous u’avez pas pu | là quelque chose de précis, | où sont-ils ? | les suivre ? —Thucydide beaucoup couru et ‘arrivé derrière eux en haut de la | montée. — Alors, ils doivent descendre en ce moment l’autre versant du co- teau ? nouveau son fusil. —Hardi ! hardi 1 alors,’ | Boubou, qui fit prendre à son che- val une allure plus rapide encore. Ils arrivèrent bientôt au sommet de la colline. Thucydide les y at- tendait pour leur montrer la carrio- le des noirs, qui dévalait vers la | plaine, au triple galop. L'oncle Martin, comme Claude Michon, s'était levé dans la voiture et regardait fuir les ravisseurs, dont le vent apportait jusqu'à eux, quoi que très affaiblis, les cris qu'ils poussaient pour exciter leurs che- vaux... Boubou, saisi de rage, fouailla » | | | conduisait, mais la pauvre bête ve- nait de monter la côte au galop, et, | quoique vaillante, resta insensible — [aux coups... | . V2 2 | ‘Les misérables vont nous échap- per, hurla Michon, qui brandissait | sa carabine avec frénésie. — j'en ai bien peur, | Martin. " | —Boubou, reprit Claude, crève ton cheval, mais rejoins-les.’’ Le boy se dressa sur le siège et, prenant le fouet par le haut, il frap- du dit l’oncle pa follement manche sur la croupe du malheureux quadrupède. ‘‘Que nous puissious les appro- cher à cinquante mètres, cria Mi- chon, et ce sera bien le diable si je n’en étends pas un raide mort ! —]l vaudrait bien mieux tuer un de leurs chevaux ! répliqua l’oncle Mais Boubou eut beau frapper, le cheval s'arrêta tout à fait. Puis, ayant un instant tremblé sur ses quatre jambes, il fit comme un ef- fort suprême pour respirer, son ven- Il était mort. ‘Tonnerre ! vociféra Claude, | qu'est-ce qu'il lui arrive donc ? | __}] était rendu, dit l'oncle, et il vient de mourir. —Mais c’est donc l’enfer qui est 2 contre nous depuis trois jours ! s’é- Et quand toire du funèbre colis expédié à! Est-ce que vous espérez le ressusci- fit Michou, qui examina de | hurla | de toutes ses forces l’ani nal qu'il! Martin. Ah ! c'est vrai. Boubou, pousse, pousse ta bête à fond. Elle n’a plus rien à traîner sur cette des- | cente.”’” à de la voiture, il entra de nouveau Fa une fureur épileptique. “Qu'est-ce que vous faites-là ? ter en le regardant ? —Mon neveu a raison, clama Martin à son tour, vous êtes mon- tés sur des chevaux qui peuvent fournir une assez longue carrière, et vous restez-là, pendant que les autres se sauvent ? Etes-vous fous ou leurs complices ?’’ Ainsi objurgés, Jupiter et les au- tres partirent au galop, tandis que Thucydide les suivait en courant. Mais, nous l’avons dit, sauf Hélé- gas, les nègres étaient de piteux ca- valiers. Ils craignaïient, en outre, | montures ne fissent un faux pas et les envoyassent se casser la tête à trente mètres. | Ils galopèrent donc assez molle- |ment, et, en somme, leurs bêtes é- taient fatiguées aussi. Bref, ce fut à peine s’ils pafvin- rent à garder leur distance, et ÿ n’y | Î | 1 | | que, sur cette pente raide, leurs | Pain in the Stomach, Diarrhæa, \ Dysentery, Colie, Cholera Morbus, Cholera Infantum, Seasickness, and all kinds of Summer Com- plaint are quickly eured by taking Dr. Fowler’s Extract of Wild Strawberry. It has been used by thousands for | nearly sixty years—and we have yet to hear a complaint about its action. A few doses have often cured when all other remedies have failed. Its | action is Pleasant, Rapid, Reliable and Effectual. 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They’re Dangerous. avait guère à espérer que les fugi- | tifs fussent rejoints. | Cependant, Boubou, dont les. | yeux étaient de qualité supérieure, | poussa un cri de triomphe : | . . | ‘‘Ils s'arrêtent, dit-il. | F5 i ? | Qui : | —Les voleurs. ! | —Tuen es sûr ? | —(Certainement. | —EÆEt puis ? | —Ah ! je ne vois plus rien.” | Mais le boy n'avait pas fini de! | parler que le vent apporta le bruit | | de plusieurs détonations. | | ‘Ils se battent avec les nôtres, |cria Boubou en trépiguant d’impa- ! |tienice. | -——Oui, oui, ajouta Martin, nous |n'avons plus rien à faire ici, près | de cette rosse morte : courons, al- | lons les aider. | —Pourvu que nous arrivions à temps !”’ gronda Michon, dont le cœur renaissait à l'espoir de voir | finir cette odyssée en miniature et |de retrouver enfin sa pauvre So- | phie. | Ils s’élancèrent tous les trois sur la pente, avec la vigueur que don- |ne une promesse de succès. Bou- lbou, agile comme un chevreuil, |bondissait en avant, gagnant du terrain ; puis venaient Claude, | courant à perdre haleive, et enfin, | l'oncle Arsène ; ce dernier, quel- | que sclide qu’il fût, avait soixante- | douze ans, et ses grandes jambes 'iguoraient depuis assez longtemps |les courses furibondes. Il suivait, | néanmoins, et fort honorablement. De nouveaux coups de feu réson- inérent très distinctement, aigui- | sant l’ardeur de Michon et de Bou- | bou... Bientôt ils distinguèrent, à mille yards environ, quelque chose com- lime une mélée. L'oncle, haletant, déjà grommelait : ‘‘Pourvu qu'ils ne s'amusent pas | à les tuer tous ! Mieux vaudrait |cent fois n’en prendre qu’un, mais vivant, pour qu'il ouisse parler’’, | Du train dont Claude et Boubou | galopaient, ilne leur fallait pas | plus de huit minutes pour arriver |sur le théâtre de la bagarre. - Par malheur, à mesure qu’ils appro- | 1 CRAMPS, Importers aad Liealers in DRY GOODS HARDWARE FINE GROCEKIES And F:ing Supplies AT TIGNISH We opened a tull Agents Demandés 1 Ps : ss | LE PAPE EST MORT. | ÿ Lo magnifique pr | \ tus officiel et en de | ? la Vie du Pape Léon, par | son pare taie PER | ee O'Reilly, est prêt. Ecrit eur l’ordre spé- cial de Sa Sainteté, Le seul ouvrage recon- pu par l'Eglise Catho- \ Jique. Introduction par DNA Son Eminence 1e Cardi- WW nai Gibbons. Les prélats et les prêtres s’unissent pour recommander ce livreaux catholiques et aux protestants, comme étant la seule histoire autorisée et authentique | de ce grand homme, Publié en anglais, et en français, Ouvrage considérable, Superbement illustré. Bon marché. Se vend à vue. 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Quand à l’autre cavalier, il avait pris à droite de la route, mais au moment où il était sur le point de saisir au | collet un nègre qui fuyait devant deux jambes de devant dans un ma- | récage, il tomba lui-même au milieu | d’une vase profonde. | ‘‘Au secours, criait le drôle, au | secours ! | —Qu'’est-ce qu’il a donc, cet im- bécile, à hurler de la sorte ? de- manda Claude, qui, au surplus, fit quelques pas pour lui tendre la ain... —Laissez-le se tirer d’affaire, mou neveu, dit l'oncle Martin en arrivant, très essoufflé, Vous n’a- vez pas l'habitude ni l'œil néces- saire pour vous mêler de ça. Si quelque caïman se trouvait par ià, jvous vous en douteriez peut-être trop tard. — Un caïman ! répéta Michon. 1 { (Suite à la Sme. Page) BOOTS & SHOES and A LBERTON have just ano complete stock oi NEW GOODS. 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