À | x ee me + SE open dem JDN og | CE ntm Cum Fr LA Le Chapeau Neuf Il aurait pu rester neuf loug- temps, ce chapeau, Mme Saupiquet répétant chaque fois qu'elle le vo- yait dans la chambre de son mari : —Queile drôle d'idée tu as eue d'acheter encore un chapeau neuf qui reste là depuis quinze jours dans son étui de papier bleu ! —Je n* le mets pas, répondit Saupiquet, parce que tu me rabâ- che sans cesse que mon vieux est excellent. -—Oui, ‘et qu'il ya déjà vingt sept chapeaux que tu ne portes plus et que tu laisses entasser {dans tou ‘‘fourre tout ’, pleins de peus- sière. Qu'est ce que tu veux en faire ? Jette-les ! —Les jeter !... et pour un rieu, pour une moitié d’allumette que tu gardes parce qu'elle peut encore servir, tu me dis que ‘‘tu n'aimes pas à perdre’’ ! —Non je n'aime pas à perdre mais voir amasser des vieux cha- peaux qui ne ‘servent à personne. quand il y ‘a tant de malheureux qui vont nu pieds !... —Jls ne peuvent pas se mettre des chapeaux aux pieds. Tu sais bien ce que je veux dire. Ne fais jas celu: qui ne comprend pas. Appelle un marchand d’ha- bits et vends lui tes chapeaux. —Je n'y pense jamais. — Je ne sais pas à quoi tu penses! Enfin, fais ce que tu voudras ! A- chète des chapeaux, mets-les, ne les mets pas ; qu'est ce que cela me fait ? Et Mme Saupiquet conclut : —Tu m'assommes à la fin ! Et elle s’en alla dans sa chambre, dont elle ferma la porte avec vio- lence. — Voilà ma vie ! dit Saupiquet ; que je fasse une chose ou le con- traire, je suis certain de ne pas sa- tisfaire ma femme. Voilà ce cha- peau, par exemple : ‘‘C'était bien la peine de l'acheter, me dit ele, pour ne pas le mettre !”’ Et le jour où je le prendrai pour sortir, elle me dira : ‘lu mets ton cha- peau neuf quand l’autre est encore très convenable Ca ne manque { pas ! ? —Je sors ! dit Saupiquet à sa femme quelques jours après. — Bon, répondit Mme Saupiquet. Puis, le regardant : —Où vas tu donc ? — Je vais voir ce pauvre Mariton qui est malade. Et c'est pour aller voir Mari- ton que tu mets ton chapeau neuf ? —Je l'attendais, celle là ! répon- dit Saupiquet avec un rire ironique. Quand je mets mon vieux, tu me] dis : ‘C'était bien la psine d’ache-| ter un chapeau neuf pour ne pas | t'en servir !’’ Je le mets, tu me | dis : ‘‘Tiens ! tu mets ton ‘chapeau neuf ?’’ Eh bien mon chapeau neuf ! | -Alors, jette l’autre dans ton , l'oui, je le mets, ‘‘fouire-tout .’ colère le vieux chapeau, ouvrit une porte et le lança dans une pièce voisine. Saupiquet prit avec -Il y est, dit-il, tu me ‘‘rase- ras” plus avec ce chapeau ! —Ca fait vingt huit ! répondit Madame en riant aux éclats. Saupiquet sortit brusquement. Il se dirigea vers le domicile de Mariton, tranquillement, en fumant sou cigare, s'arrétant aux mille ob- jets de ‘l’article de Paris’’, cux boutiques de librairie où ii feuille- tait les ouvrages exposés. Sou- dain, le garçon d'une de ves libraïi. ries vint jeter une toile sur les li- vres. Pardon, monsieur, dit le gar- çon, il pleut. Il pleut ? s'écria notre flâneur eu posant son livre... Tiens ! c'est vrai, ça commence... Et je n'ai pas de parapluie !.., peau newf ! et ‘j'ai mon cha- A ce moment, l'averse qui mena- çait s'abattit à flots. — Je ne peux pas aller à pied chez Mariton d’un temps pareil. Rapidement, Saupiquet se refu- gia sous une porte voisine, guet- tant les voitures 1u passage et hé- lant les cochers qui, tous étant “chargés”, ne Jui répondaïent ième pas. {urottoir, il les hélait de nouveau on gg on 0 D D A 0 A 26 RD RE OR L'’IMPFARTIAIL 198068 © LADIES MANTLES. = . The stock in our Mantle department has been completed by the arrival of the following lines. LADIEN SUMMER COATN “SKIRTS, RAINCOAT:- * WHITEWEAR, SILKS WAISTS “ UNDERSKIRTS, WRAPPERS The above goods are made by the best manufacturers in Canada, and for fit, and finish cannot be excelle OURLADIENFURNINSHED DEPARTMENT contains some very attractive Novelties in FANCY SILK BELTS WASH BELTS | R 1. 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It takes no great kno wledge to know when one has indigestion, some of the following symp- ms generally exist, viz.: constipation, sour stomach, variable appetite, headache, heartburn, gas in the stomach, etc. The great point is to cure it, to get back bounding health and vigor. ” BURDOCK BLOOD BITTERS ls constantly effecting cures of d ia because it acts in a natural se oies way upon all the organs involved in the rocess of digestion, removing all cloggin mpurities and making easy the wor » digestion and assimilation. Mr. K. G. Harvey, Ameliasburg, Ont., writes: ‘I have been troubled with dys- pepsia for several years and after usin three bottles of Burdock Blood Bitters was completely cured. I cannot praise B.B.B. enough for what it has done for me. 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En retournant précipitamment sous son abri, il donua dela tête! dans le parapluie d'un passant, et | le chapeau neuf alla rouler datis la! boue : Allons, bon ! fit Saupiq uet | avec fureur. Et ramassant son chapeau : — Ah ! je l’étrenn: bien ! ajouta! t-il ; ce que ma femme va rire !..….| À ce moment, un voyageur des- cendant d'un omnibus qui condui-!! homme, sait chez Mariton, notre sauta sur le marchepied pour. pren- dre la place libre ; mais un voya- geur de l’impériale, qui, de son côté, guettait la première place d'intérieur disponible, descendait pour s’y installer ; il posa jnste son pie sur la tête de son concurrent, |: iui enfonça le malheureux chapeau jusqu'au-dessous du nez et s'empa- ra de la place, pendant que Saupi- quet s’efforçait de se débarrasser du couvre chef qui l'aveuglait. — Votre place, monsieur ? lui dit le conducteur en tendant la main. — Ma moins que je la prenue ! — Elle est prise, monsicur. Et Saupiauet, furieux, de hur- ler : — Elle est... place ?... quoi ? —Oui, on vient de la prendre ; mais payez votre place sur la plate forme. é | —Alors, vous vous figurez que je vais donner six sous pour rester l'à ? — Eh bien ! descendez ! L'infortuné Saupiquet re se le fit pas répéter. Il se précipita sous un nouvel a- bri, en pestant et jurant, aux rires des personnes réfugiées, lui, sous une porte fort réjouies de le voir redresser son chapeau, dont le voyageur de l'impériale avait fait un accordéon. Un des abrités, plus compatissant que les rieurs, lui «it : --Il y a un chapelier par là, monsieur ; la troisième boutique à droite ; il pourra vous arranger votre chapeau : un lavage, un bon coup de fer, et il n’y paraîtra plus. — Troisième boutique à droite ; merci monsieur ? répondit Saupi. quet. Et il courut chez le chapelier. L'opération dura une heure et lui coûta trois francs. Le chapeau était loin d’être re- mis à neuf, mais enfin on pouvait le coiffer sans être remarqué et puis il n'exigeait plus de précautions et son propriétaire put aller, daus un comme café voisin, attendre l'heure où il plairait à la pluie de s'arrêter. Il accrocha son chapeau à une patère et se fit servir une consom- mation pour avoir le droit de s’ins- taller devant une table et d'y lire les journaux que d’ailleurs, il ne lut pas, tont aux réflexions que lui suggéraient ses mésaventures et les railleries dont, à son retour à la maisou, sa femme allait l’abreuver. La pluie ayant à peu près cessé, il se leva, toujours en proie à ses réflexions, décrocha machinalement le chapeau voisin du sien et se reti- | | | | | attendez au 1 | #91 sh) a NYSE | LE, (LT PT CR | J'Y SK KODAKS 10 — GAMERAS TT ————” EEREERS PATES TONTS The season has now arrived when you can get most pleasure from 4 Kodak The enjoyment of taking pictures of your friends, your home or one of the many beautiful views abounding in this province cannot be measured in dollars and cents but the greatest pleasure is looking at the views months or years after you have taken them—they bring back memwries Of happy days. for catalogue—Kodaks to rent. AW. P. 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Achetez-le et suivez 5 5 Le les direction. €. Lever Brothers Limited, Toronto 164F rent la main au collet : —Nous le tenons ! crièrent ils au patron. — Enfin, dit celui ci, nous le pin- cons donc, le voleur de ‘chapeaux ! Saupiquet, ahuri, fse débattait : — Moi ! un voleur de chapeaux ? protestait il i’une voix indigné, moi qui... é Vous vous expliquerez devant le commissaire de police ! Et sans l'écouter plus longtemps, on le fit traverser les rues, aux re- lgards des passants qui applaudis- saient à l'arrestation du voleur, et suivi des gamins qui l’accompagnè- rent jusqu’au commissariat ; On l’y fit entrer et on l’introduisit dans le cabinet du magistrat. — Monsieur le commissaire, dit le patron du café, depuis au moius quinze jours un malfaiteur s’intro- Les catalogues et la list des gratis de votre marchand + ou des seuls represent rs, WILLA RS. 148 ONCE ST- toujours la disparition d’un cha-! peau. Le voilà, le voleur ! venons de le prendre sur le fait. | —Mais je me suis simplement | trompé ! criait" Saupiquet : la preu-! ve, c'est que je n'ai qu’un chapeau, | et je devrais en avoir deux. | — Parce que, d'ordinaire, vous! demanaez où sont les cabinets, vous déposez le chapeau volé dans | Nous | — Mais j'ai de la fortune, gémis-| sait le malheureux accusé ; je suis! honorablement connu ; on peut ai- | ler chez moi. | et je commissaire envoya un agent | au domicile indiqué. Moins d’une heure après, l’a-) gent revenait, chargé {d'une énor- | me quantité de chapeaux. | —Voilà, dit-il, ce que j'ai trouvé chez :ui ; la femme de cet individu! était sortie, et c'est la bonne qui! m'a guidé dans ma perquisition, | — Eh bieu ! dit alors le commis. saire a l’inculpé, nierez vous encore | que vous faites métier et profession | de voler des chapeaux ? — Je nie énergiquement ! {s’écria l'infortuné ;ces chapeaux, je les ai achetés, mais je ne les porte | plus ; voilà l’explication bien sim- ple. — Vous ne les portez pluset vous le: empiiez chez vous ? —Eh ! monsieur, ma femme ne | dit toujours un maichand d'habits : | je n’y pense jamais ; je suis un ou-| Elieux. Ainsi, aujourd'hui, j'ai! oublié mou-parapluie. Je n'ai pas de tête, que voulez vous ? — Vous n'avez pas de tête, et| vous avez vingt huit chapeaux ! —— ÿ Cette accusation contre un £hom-| me dont la position de fortune et la | bonne renommée étaient notoires, | d'être un voleur professionel, ne! pouvait pas s’étérniser, et le Der duisait dans mon établissement, et, ! issaire de sou quartier, dont il in- | | venus vieux et casaniers, prepared,—the only painless Un Experiment Dangereux est d'acheter autre qe le vrai PRr1Ix Edison GEM 10.00 STANDARED 20.00 HOME 30 op TRIUMPH Ut KE or . ants du Canada. & SONS CO. MS LIMITED TORONTO CAIN. Records ET 4 complètement. Remis en liberté, Saupiquet se hâta de rentrei chez lui. Madame était encore s2bsente et igvora ses tribulations. Mais, à partir de ce jour, ileut à souffrir d’une ‘scie isfernale”’. Le cha- peau madame avait constaté l'insuffisante réparation, devint une date, un proverbe, et à neuf, dont ir s « À . . . A. un couloir et vous venez ensuite | chaque acquisition coûteuse de ma- A 2 : prendre le vôtre ; mais, cette fois, | dame, elle répondait aux reproches on ne vous en a pas laissé le temps. | de son mari : — Est ce ‘que je t’empêche d’a- cheter des chapeaux neufs, moi ? À chaque question qu'il lui a- dressait à la suite d’absences pro- Il donna son non et son adresse, longées, elle lui repondait : : _— Est ce que je sais ce que tu as fait, le jour où tu: as mis ton cha- peau neuf ? Et, un jour, plus de trente ans après, comme les deux épuux, de- regar- daient à travers les vitres tomber une pluie torrentielle : — Quel temps ! fit monsieur. —Je n'ai jamais vu le pareil, a. jouta madame. Puis, se repreuant . — Ah !'si, le’ jour où:tu as mis ton chapeau neuf ! JULES MorxaUx. mines: FEW WILL ESCAPE The torturing aches of corns.* Be cure 15 Putman's Corn Extractcr. Fifty years in use and absolute]y guaran- tecd. SHE WAS WILD WITH PAIN From Willow Creek, Ont., Mise E. 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