< EN 0 mieu mail HS 2 3 i mt mn CERTA PE TE STE Fe TE y PROSTATE PR PE SE PT CE _ Dernier descendantd’une no- ble et vieille famili: de Bre- tagne, mais triste et sauvage de caractère, le baron Her-. val de Vasouy ne s'était dé- | que Jui racontait cette femme. cidé à se marier que sur le tard, après avoir perdu tous les siens et pour assurer la continuation de sa race. La jeune femme qu'il avait | épousée étant morte la pre- mière année de <on mariage, en mettant au monde un fils, le baron s'était aors enfermé dans sen chateau de Vasouy vieux manoir féodal, siiué sur la côte bretonne, au milieu d'un village pêcheurs dont les eabanes restaient presque | désertes huit meis sur douze, les pères, les maris ct les fils. partant tous pour la pèche de Terre-Neuve. ..... Depuis six ans, le baron Herval vivait douc ai:isi, pres- | que seul et se consacrant 6x- clusivement à l'educa:ion de ec fils unique dont ia sante délicate lui inspirait toujour mille inquiétudes. Or, ce jour-la, assis devant sa table au milieu «4 la gran- de salle gothique sur ivs murs de laquelle s'alignaient, gra- ves et sévère, en leur cadres boisés, les portrai.s de tous ss ancôtres, le baron Herval feuill. etait ‘11 man-crit, quand soucain une Jjo;cuss veix eria du eh r:-: Père ! père! Le baren se levant aussitôt marcha vers la fenêtre lon-) vrit et regarda. Devant lui, sur la pelouse qui s'étendait au pied du cha-: teau, un entaut, un garçonnet de sept ans, frle et comme une fille avec ses long cheveux bouclé poursuivait un | caniche. Le chien jouit, san-: tait, bondissait, sans jamais se laisser attraper. L'enfant riait, tout esseufflc. A cette vue.le visage aus- tère du baron s'éclaire d'un sourire et, d’une veix pleine de sollitude : Ne cours pas si fort, Ax: dré, dit-il alors, tu vas” {e fa- | tigner! L'enfant <'arréta et levant | vers le baron ses jelis yeux Rare — Pieux ; ne Oh! père, si tu savait! fit-il c’est Tom qui m'a pris ma balle et qui ne veut pas me la rendre! Et comme le chien nait sauter autour de l’enfant | la peursuite recommenca. La baron Herval, resté de- bout près de la fenètre, les | regardait, pontif, lorsqu'une voix respectueuse le tira de sa contemplition: Pardon, mousieur le baron, dit un domestique en s‘incli pant, mais c'est la Jacqueli- | ne, la femme au père Houdent | qui désire parler à monsieur. | Charitable au besoin, mais d’une nature hautaine, le ba- ! ron recevait jamais les pau- | vres lui-méme. done d’une voix brève: Dites-lui qu’elle s'adresse à mon intendant. [l verra ce que je puis faire. Mais la porte s'onuvrit brus- quement et une femme entra, à demi fole, tremblante les mains jointes : —Oh! monsieur le ayez piti de mou enfant. mon pauvre petit garçon, va mourir si vous ne m'aidez pas à le sau- ver il a la fièvre, il nous faut cent francs pour faire venir le. médecin Je Ja ville, et nous n'avons rien !...Oh ! nous vous le rendrons, monsieur le baren! … Vovez-vous, si nous vous de- man Îons c’est que nous n'avons Pas eu de chance ! Son père n’a pas pu partir cet hiver avec les autres, pour la pêche ! Puis la maladie du petit est venue ! SRE Nous avons tout dépen- LIRE Er il n’y a que | méde- ein qui puisse le sauver |... Mais il faut qu'il vienne tout de suite... Ayez pilié d:: nous monsieur ie baron, «idez-nous ! : RS Nous sommes des houné- tes gens, nous vous le rendrons ; mourir mon pauvre petit gur-on !..… Mais ne laissez pas | [n'a que quatr: ans et 1} est Ki gentil 7... Ni vous ‘aviez vu, joh reve- | Il repondit | barou., | sieur le baron ! | Elle parlait d’une voix eptre- coupée, étouffant, bégayant et pleurant à chaque mot. Le ba- rou Herval la toisait, dédaig- | neux et ne comprenait guère ce Il haussa les épaules et se recu- lant légèrement car la pauvre malheureuse, le touchait pres- | que avec ses mains tendues et . suppliantes : | —Adressez-vous à mon inten- ! dant, dit-il sèchement. | Puis, se tournant vers le do- mestique : —Quant à vous, Jean, ajouta- t-il, je vous renverral si vous | laissez ainsi forcer ma porte par | Ja première venue. Et soulerant une portiire, le baron gagna la pièce voisine. La malheureuse mère se re- dressa chancelante, et la voix haineuse : —Oh ! si mon petit meurt, le bon Dieu me vengera, dit-elle. II Le lendemain, la cloche de l'église tinta et réunit bien- | tôt derrière le cereuneil de l’en- ! fant mort toutes les femmes du | village. Quelques vieux pê- churs suivaivnt aussi, hochant la tête tristement. La Jacqueline avait voulu ac- compagner son petit jusqu'au cimetière ; elle marchait main- tenant, tont pâle, les lèvres ser- rées. Son mari, le père Houdent, se tenait à coté d'elle, la tête cour- | bée, et sa robuste poitrine sou- | levée de temps à autre pas un | long gémissement. Les femmes causaient entre elles, à voix basse. | —Pauvre Jacqueline, disait l'une ; elle aurait mieux fait aussi de s'adresser à l’inten- dant. à}. le baron n'aime pas qu'on lui parle à lui-même. —C'est égal, disait l'autre. Les Houdent sont de braves gens, il aurait bien pu les aider. Quand tout fut terminé et | que la dernière goute d'eau bé- nit eût été jetée sur la tombe, la Jacqueline eut une nouveïls | crise de désespoir et s'abattaut | près de la terre nouvellement | remuée : Le -—-0h | mon petif, mon pan- | vre petit, gémit-elle, dire que ! 81 Lon-&vait voulu, tu serais peut-être sauvé |... 111 | Les jeurs suivants le village | reprit sori train de vie habituel Les femmes cousant et repri- sant ; les vieux fumant leur pipe au frileux soleil d'avril et les enfants guettant déjà, au lointain, sur la grande mer, la première voile annonçant le re- tour annuel des pêcheurs. Le baron Herval n'avait pas | même su ia mort du petit Hou- , dent, absorbé qu'il était à pré- | sent par les études de son élu. | L'enfant ayant soudain pris des | forces sous l'influence du prin- | temps, le baron avait voulu en | profiter pour commencer son | instruction, et tous les matins, | une lecon de lecture faisait dé- | sormais se pencher sur le même livre, la tête grisonnante du | père ei la tête blonde de l'en- | fant | L'après-midi le petit André | avait sa liberté, liberté dont il | profitait souvent pour se sauver | hors du château et pour aller | jouer sur la grève avec les au- tres enfants du village ; esca- pade hardie que les domesti- ques cachaient d'ailleurs au ba ron Herval. Donc, un des premiers jour de mai, le petit André s’ennuy- ant dans le château avait cru à | propos de gagner le bord de la mer. Tom, son caniche, s’avait suivi, et tous deuu s’amusaient à creuser le sable, l'enfant avec sa pelle, le chien avec ses pat- tes, en attendant l’arrivée de | leurs camarades habituels. | Mais le ciel était sombre, la | mer houlense et, plus expéri- ments que l'enfant du châtelain | les enfants du village prévoy- ant un orage ne vinrent pas ce jour-là. Alors, au bont d’uue heure, le petit André s'ennuya et se mit en quête de distractions. 1l en trouva bien vite une. Un bateau était là, amarré au bord du rivage : ce serait bien amu- . sant de monter dedans: Et l’en- fant, inconscient du danger, sauta dans la frèle embarcation, non sans mouiller quelque peu ses fines bottines dans l’eau de ia mer. Puis quand il fut instailé laissé mourir le nôtre! C’est dans le bateau, bien assis sur le | Dion qui le punit de son man- bane, ses cheveux blonds fouet- | que de cœur !......... tés par le vent le petit André | Et la Jacqueline, —car était { Be ne Se Re é : ET es tt Ë : Les es / — che n’aumait pas l’eau ; il allait et venait maintenant sur la grè- ve, inquiet de voir son jeune maitre si loin, car la barque, se- conée et soulevée par les flots, s’éloignat de plus en plus du rivage, tirant avec jorce sur son amarre. L'enfant, lui, tout joyeux de se sentir balancé sur l'eau, riait et criait : Viens done, Tom, viens done, poltron. Mais lorsque les nuages bruns quement amoncel’s enrent obs- curei Le ciel et lorsque le pre- mier grondement de tonnere eut déchiré les aïrs, la scène changea. L'enfant prit peur, courant affolé dans la parque et se pen- chant imprudeminent à droit et à gauche, en appelant “mon père” d’une voix angoisse, tan- dis que le chien hurlait lamen- tablement ......…. Pendant ce temps, au chà- teau, le haron Hervai achevait sa correspondance, quand ua coup de tonnerre plus violent que les autres Le fit soudain tressaillir. 11 y avait bien long- temps qu'il n'avait entendu la voix d'Andre, cette voix Joy- euse, si douce à son cœur tristé. Ou est mon fils? demanda-t- il. Le domestique buibutia : Monsieur le baron M. André s’est éloigné, mais on est parti à sa recherche. Le baron s: précipita. Eloign :! Et ou? Et eom- ment ? En une minute,sur lor- dre du baron, le chateau et le pare furent parcourus et fouil- lés en tous sens, muis valne- ment, hélas ! Alors quelques-uns des do- mestiques descendirent vers le village, tandis que mu par un pressentiment, le baron Herval se dirigeait vers la mer avec les autres. À peine arrivaient-iis sur la grève, qu'utu Gris, un loug cri de ditresse leur -par- L vint, recouvert _&ws.itst pur le tumulte des vagues qui mugis- salut furieuses et d cha nées - André! André! eria ie baron. Mais rien ne lui répondit. Une vague venait de faire som- brer la barque, emportant en son reflux le corps de l'enfant évanoul....…. Mon fils! mon fils! sanglota le baron Herval, en cherchant à se précipiter au secours de l'enfant. Mais ces gens le retinrent. Oh! monsiour le baron, ce serait uns folie ! Vous y trou- veriez la mort sans le sauver! Attendez plutôt ! On vint ! Toute le village arrivait en effet, prévenu de la disparition du petit André et divinant le danger qu'ii courait. Le baron se tourna vers les arrivants et leur montrant le corps balotté par les vagaes : Ma fortune à qui le sauvera ! s’écria-t-1l. Mais nul ne s’avança. Les domestiques ne savaient ni ra- ner ni nager. Les vieux pè- cheurs secouaient la tête; ils n'osaient pas tenter l'aventure ; ne | tiendrait pas en barque ; il fal- et tous les, la m:r était mauvaise; on lait de bons bras gars solides étaient à Terre- Neuve... Il y eut uu silence effrayant. Le baron répéta, désespéré : Ma fortune à qui le sauve- TR ces Pas besoin d'argent, monsieur le baron, fit alors une grosse | voix essoufHée. On le sauvera, bien pour rien !...….. Et le père Houdent qui, pré- venu le dernier, accourait en toute hâte du village, écarta les gens, et retirant sa vareuse, s’a- | vança bravement au bord de l'eau guettant le moment fa- vorable pourse jeter à la nage. Le baron, devant ce devou- vement, rougit en se rappelant | son refus du mois précédent et le cœur remué. Houdent, fit-il, voulez-vous me faire l'honneur de me don- la main ? Le brave marin tendit les doigts : mais au moment ou le baron s'avançait pour les pres- ser, une femme se jeta entre eux et d’une voix rude: Houdent, déclara-t-elie, : tu es mon homme, je n'ai que toi. Tu m'appartiens et jete dé- | fends de risquer ta vie pour | sauver l'enfant de cette homme ! | Il ne le mérite pas, puisqu'il a at- son mari. Les assistants frémirent, tant l rancnne de cette femme sem- blait vivace! Le baron Herval. courba la tête devant haine de mère !...... L'enfant semblait perdu ! Mais Houdent repoussa douce ment sa femme et, d'un ton simple : Ma Jacqueline, fitil, c’est mon devoir ! Je suis le seul qni ) nuisse sauver l'enfant ; je le sauveral ! Et il se lança au-devant des ragues écuimants, Lu scène avait a peine duré une minute, mais le péril était si jinininent pour l'enfant et l'angoisse avait £16 si forte chez l:s femmes que toutes tombè rent a genoux, instinctivéement, priant uvee ferveur pour le salut | du courageux sauvetenur… | Trois fois le pere Houdent | fut emporté par les flots, trois | fois il les surmonta, nageant toujours avec intrép‘dité vers le corps de lPenfant. Lorsqu'il ent enfin son but, un long cri de déh- | vrence s'éleva du rivage, et | lorsque pâle, épuisé, il sortit de l'eau et vint ensuite d'poser l'enfant entre les bras de son père, des acclamations le saluè- | rent. Puis, lorsque le petit An- _ dré cut rouvert les yeux, sous les soins empress's des femmes le baron Herval de Vasony ten- atterré, celte si atteint dit les bras au sauveur de son LAS RE ‘ His, et, à haute voix : lioudent, dit-il alors vou- drez-vous désormais être ain] ? Le pêcheur eut un bon rire et rendant son étrelnte au wen- ul-homnne. Ma foi, oui, monsieur le ba- ron, j'aime mieux cela que de l'argent ! Et vonime [a Jacqueline res- | tait farouche et répétait tou- jours : il x laissé mourir men petit ! k Le magu-&2pprocha d'elle et l'embrassant affectueusement.: Va, notre femme, consoie-toi, le bon Dieu nous en redonnera nn autre pour nous récompen- ser d'avoir fart notre devoir !... Et le baron Herval de Vosou y déclara, solonnel : Alors, votre fils sera le frère de mon: fils ! no: LA LECTURE. Mesdames et Messieurs, L'enseignement de la lecture est » obablement la branche la plus né- s:gée du système d‘instruction, si : n compte pour quelque chose l‘édu- cation et l‘iastruction que l‘on peut faire en enseignant la lecture d'une manière entiêre sous tous les rapports. j‘ose me presenter devant vous pour ve us parler sur l'enseignement de la | ] cture, mais j‘en sens de la confusion | puisque c'est ua sujot qui est audes- sus de mon pouvoir de traiter. Sans | vouloir m attribuer l‘habilité d‘enseig- er mes arais instituteurs sur les règles à suivre pour mener l‘enseignement de la lecture à perfection, je citerai quelques reflexions qui pourront vous donner des notions qui, mises en pra- tique, produiront toujours des résul- iats assez heureux. ; D'abord, prenons l‘enfant qui sait | dejà lire mais qui n‘a point reçu les in- | structions sur la manière de bien lire. | Généralement il “commencera sur un | haut ton, assez seuvent un monotone | choquant, et cette affectation ressemble beaucoup à une application de musi- 1 | que de sa propre composition. Il cone | tinuera sur ce même ton, ne s'‘arrêtant | pas aux virgules si ce n'est que quand | la respiration lui manque, toujours | avec cette monotenie dont le ceuceu | rougirait, et s‘il ne passe pas les points pour s'arrêter entre un article et le nom qu'il determine, en s'y arretant | sa voix souffre une modulation qui : écorche les oreilles. Ces défauts sont três difficiles à | corriger, et ils demandent de la part de | linstituteur une grande persévérance | et un tact-habile pour les combattre. Il n‘est pas nécessaire que je dise plus des défauts dans la lecture, mais peut-être qu‘avec mon peu d‘expérien- ce je pourrai suggérer quelques idées prefitables. Je vais donc tacher de mettre de- vant vous la méthode que je crois la plus avantageuse d‘enseigner la Jec- | ture, et. vous verrez qne je veux vous | dire qu‘on doit non seulement enseig- \ | ner la manière de bien lire, mais aussi { | faire la lecture raisonnée et instruire | les enfants, c'est-à-dire orner leurs es- | prits de connaissances utiles. Mes re- | marques s‘appliqueront également On ne doit pas s'attendre à ce que les enfants puissent comprendre cha- que mot, chaque phrase de la lecon qu‘ils prépareront à la maison pour lire le lendemain. L'instituteur devra éviter de leur donner une longue le- con parcequ'il lui faut toujours tendre mon à ce qu'ils lisent bien long, mais correctement. Il ne doit pas se contenter de leur dé- signer une lecon et de leur recom- mander de la bien apprendre, parce. que même si c'était sufñsant, cette re- / commandation deviendrait quelque chose de peu de sens à force d'usage. | Il doit leur expliquer cette leçon et leur en parler longuement surtout si c‘est pour la première fois qu‘is vont ‘étudier, et comme il arrive assez sou- vent quequelqu‘un n'était peut-être pas en classe quand cette lecon fut étu- d'ée auparavant, si elle le fut jamais, il ne perdra certainement pas son temps en leur donnant encore quél- ques explicaticns. S‘i connait la biographie de l‘au- teur il doit leur raconter les incidents | les plus remarquables de sa vie. Il leur fera aussi remarquer ses senti- ments, son habileté littéraire et ses principaux ouvrages. Ensuite vient le sujet de la lecon. Une explication des | qaelques mots qui forment le sujet d'une leçon, est quelquefois tout ce | qui est nécessaire pour leur faire comprendre, d‘une manière plus ou moins vague sans doute, tout ce que l'auteur à l'intention de traiter. 1 | enfauts doivent |: modéré qui soit | naturel, sans aucune affectation, Il faut | pour cela cemmencet par leur faire | lire des phrases separées et les faire nr nnngiuemenne TE . ES —_ ni AREAS DRE OT tee KES MAnErEE « ne AO ea: … e «? + RU ne Best PE te : Pe : LT 6 MPARTIAL. @ es paume smile ur . 4 " . : | . “ . . e i ds _ UNE REVANCHE vous auriez pitié pour-sur, mor | appela Tom. Mais le bon cani- | elle,— cherchait à entrainer l‘anglaisicomme au français. veillance et déployer toute son éner gie Ce dont il doit s'occuper en pre- mier lieu est de ce ton de voix qui ne manquera jamais d'être assez mau- vais si les enfants n'ont pas été enseig- nés dans les regles nécessaires pour bien lire. Généralement le ton sera percant, languissant, chantant et in- variablement monotone, Or, bien souvent, on entend lire dans ce ton vicieux, que les enfants prennent tow- jours parcequ'ils croient que la lec- ture doit être faite dans un ton diffé- rent du parler, et l‘on a la bonté de les laisser continuer leur inintelligible | lecture en s‘en occupant le moins du | monde, tandis que si on les entendait | parler de cette facon, on serait ébran- | 1é d‘étonnement. Peurtant il est bien vrai que ‘line c'est parler sa lecture. Les ton fait lire d'un tout à répéter jusqu'à ce qu'ils s‘expriment , dans un ton propre au sens de ce | qu'ils lisent. Oa gagnerait beaucoup | dans ce bui en leur faisant lire et même apprendre par coeur des dia- logues comiques. Il faut leur faire observer les pau- ses indiquées par les signes de ponc- | tuation. La virgule est le moindre de tous les signes de ponciw tion et la pause | qu'elle iadique est par conséquert la L‘iastituteur ayant lu et étudié cette | plus courte, mais ee n'est qu'ne intel- lcçon à un temps quelconque, pourra expliquer les idées émises par l'auteur | si cest une anecdote il lui faut leurra- | conter quelque chose qui se rapporte | au pays ou l'évènement avait lieu, afin | de mieux eveiller leur curiosité. Cwn- | naissant toutes les parties de cette le- | gon il sera en êtat de leur expliquer les mots rares ou difhiciles ea donnant l 6 ymolegie de ces mots quand il le peut afin de les reudre plus intelli- gibles, aussi bien que certaines phrases obscures qui sont audessus ee l‘intel ligence des enfan.s. desx figures de discours qu'il fera toujours bien de présent:r à l'esprit | des enfants. Le similitude, n'étant rapport ou la conformité qui existe | entre deux choses, sera toujours com- | prise avee facilité mais, il re laisse pa soutefois d’être intéressante et le plus | souvent instructive. Par exemple je | É rien qu’un comparaison qui établit le Comme un soleil ardent répaadant ! citerai : sa lumière. En passant il console la pauvre chaumière. Si l‘on ne prend pas le soin de leur faire remarquer toute la sublimité de cette comparai son, il est fort à craindre que lesen- fants ne s‘en apercoivent pas. Il ya. beaucoup à dire sur l'effet bienfaisant | d‘un soleil ardent, aussi sur l‘efiet comparativement semblable que pro- duit la visite du missionnaire. Alors les enfants apprécieront la similitude dans toute sa valeur. La métaphore est une fleur de rhé- torique dont la faible intelligence des enfants est souvent incapable de com prendre le sens. Puisque dans la métaphore le mot est trausporté cu les mots sont trans- portés du sens propre au sens figuré ent née uee-domipt mnt ne sens, le propre et le figuré afin qu'ils | en aient le véritable sens, et qu'ils reconnaissent la force et l’élequence | de ces mots. Par exemple: Il sait faire gronder sans craindre leur co- lère sur leurs coupables fronts les foudres de son Dieu. Ilestteut pos- sible que les enfants ne compren- draient pas ow comprendraient le contraire du sens du mot “foudre” parcequ'il est ici au sens figuré. Leur ayant fait comprendre cette lecon du manière générale, sans s'être | donné la peine de les informér de ce qu'ils pouvaient com- prendre eux.mêmes, l’instituteur pourra être certain que cette lecon sera etudié s’il existe chez les enfants le moindre germe de l'amour de l'é- tude, ce qu'il ne doit pas manquer de developper, nen pas en leur disant qu’il leur fera aimer létude paroe- que alors quelque uns pourraient se résoudre de le contrarier, mais en faisant souvent appel à ce qu’ils con- naisssent déjà, en leur faisant racen- ter daus une espèce d'examen oral ce qui se rapporte à que:ques incidents eu quelque sujet qu’ils ent etudiés depuis quelque temps, enfin en leur donnant des occasions fréquentes de deve- lopper et d'exercer leurs facultés in- tellectuelles, Mais c'est surtout quand vient la lecture de cette lecon que l‘institu- teur a besoin d'exercer use grande sur ! | ; | ligence parfaite du sens des phrases qui puisse dé erminer l'infi:xion de voix qu'ils doivent donner en s‘y arre- tant. Le point-virgule est une très-forte | ponctuation qui équivant souvent au point. L‘inflexion de voix est géné | ralement la même qu'au point, qux- | que l1 pause me doit pas être au»; | longue. Les deux points annoncent une ci- tation; s doivent faire l‘aauvnes dans un ton plus bas que la citation | et s'arrêter aux deux points corime -— La similitude et la métaphore sont 2U point mais faire la pause d'uue | plus courte du.ée. [La suite à la deuxième page] André Dhiron, !n HAYENG & HAUVES :INu& InaChRINeErYy. AÏt in need of Faying «nd Harvesting machiuery will save moncy by buying the Massey-Harris >ounls. Fhe quality af tauvse oods are beyont question, We are bound uot to be undersold. Warehouses at TICGINISEL &z Ours popular agent M. M. Christopher has charge of the T'ignish warchouse, and will premptly attend to the wants of the Public. - . - | 1 7? FE 13 , a} ». . CA : il faut leur faire remarquer les deux Binder Twine at cheapest rates. BUGGIES & ROA D- CAR PS always on hand. 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