" _ D + . M) # 1 à. 44» l L; Fa En ‘4 ._ père ? 2 ne] LA CIE. DE PUB. DE L'IMPARTIAL, PROPRIETAIRE. - :G. BUOTE, RÉDACTEUR. F. J. BUOTE, GÉRANT VOL. EL NO. 34 TIGNISH, ILE du PRINCE EDOUARD, JEUDI LE 26 SEPT 1901. 9 ANNEE. La Jeune Fille Pauvre 0000000XXX0000000 PREMIERE PARTIE LO ré [Suite] comme je la bénis..…...Hugues, ettol, ma bien-aimée, venez plus près encore que je vous voie, que je vous sente‘****" Le silence était si profond, qu'on devinait ces mots plutôt qu'on ne les entendait. : La res piration de la malade était deve- —Mon ami, écoutez-moi, murmurait lamourante. Je n‘ai été qu'une mère aveugle, une femme nulle, incapable. Au- jourd'hui, et c’est trop tard, je comprends le rôle de ja femme dans la famille. 1ly a dix ans, je pouvais tout sau ver ; c'est ma/nue siflante ; son œil vitreux : faiblesse qui a tout per-|une écume rosée colorait ses lè- du. Que mon erreur te soit une | vres ; Sa main étreignait donce- leçon, Fernande. Que vas-tu ment celle de son mariet de sa devenir ? que va devenir ton\fille. Eile poussa un protond J'ai peur pour toi, pour soupir, bégaya les noms du duc vous deux... .Seigneur, ne les |et de Fernande, et son souffle abandonnez pas ! Pitié pour|expira sur la croix que sa fille l'orpheline ! Prenez mon inu-|lui faisait baiser. tile vie mon Dieu, et donnez leur! La duchesse n'existait plus. en échange la tranquilité, sinon! L'orpheline et le duc étaient la joie... Ma fille, ma Fernande | tombés à genoux devant la cou- aimée, on m'a toujours dit que|chefunèbre. Leur muette dou- le monde est. pervers. Je n'en/|leur avait l'éloquence du déses- ai connu que les sourires et n'ai ipoir. Quandils se relevèrent, jamais voulu croire à la perfidie | le prêtre avait clos les yeux de et à laméchanceté, Si tu allais|de la morte, et ïl récitait lente- y souffrir! Qrisait ce qu'en-|ment l'hymne des trepassés. traine ja pauvreté !...( | y gardez | mon enfant. bien cette chère âme. Elle est4FERNANDE HOMME D'AFFAIRES. i de x8rdae-tol,| Mon ami, bianche et pure, oh! que ‘rien| Deux ansse sont écoulés de. née vienne la ternir !... pleu- puis ia mort de la duchesse. | : î RS À re pas, chère mienne, je n'aurais | F | | pas le courage de mc rnande, pour éviter à son père r, de re-|l'humiliation de la vente des noncer à toi, et pourtant, je|menbles, s'en estchargéeelle-mê n’en peux plus j ‘oufle !... | me, et pendant huit jours, malgré Soutiens-moi Fer de... |ses désoiations, elle a dû subir Bien! je suis mieux ainsi... le contact d'une nuée de trafi Hugues, faites prévenir mon|quants qui cherchaient à Ja confesseur qu'il se hâte! voler à qui mieux mieux. Lors- Seigüeur, ayez pitié de votre qu'elle sentait le courage lui servante !.....Fernande, prie échapper, elle baisait la croix avee moi. Tues un ange..…..|de sa mère, priait cette sainte Fernande.....j'ai froid.....ré- | martyre de la soutenir dans l’é- chauffe-moi sous tes caresses... preuve, et, fortifiée, elle repre- nait sa lourde tâche. Elle avait fermé sa maison à tous les importuns, ei n'avait voulu recevoir que le confesseur et le médecin de la duchesse, Da reste, à la nouvelle de la catastrophe, les amis prudents étaient restés tranquillement ch°z eux, se promettant pour la plupart, d'éviter la ren- contre du malheureux duc et de sa fille, dont ‘a détresse, devenue que va devenir ton. malheureux père... Ecarte de son eeux qui l’ont dévoré jasqu'à ce jour..….Pauvre ! Pauvre ! queile soitude va se faire autour de vous... Comme supporterez- vous ce fardeau, si nouveau pour vous : Ja pauvreté 2... Mon Dieu, écartez de mes lèvres le murmure ! que je vide le ca- lice jusqu’à la lie qu'il n'y reste pas une goutte de fiel pour passage ces chers êtres que j'aban | publique, excitait trop leur sen- donne !....Mon Dieu, venez à |sibilité. mon aide ! Hâtez vous, Sei-| Nous ne dirons rien de ces gneur, de me secourir |. 1ls| pénibles heures où la pauvre tardent bien à venir... Elie! Fernande se défaisait de tant pälissait visiblement: Sa fille |d'objets chers à son souvenir. retenait son souiils : elle ne|Eile ne murmurait pas une pleurait plus, mais son œil avait une fixité étrange. On dit que. pas cette puissance de conceutration, elle espérait arrê ter le soufile de Le prêtre parut. Qui ne conaait cette cérémouie touchante de la dernière heure? plainte ; mais à sa pâleur ‘bis- |tree au tremblement qui agitait parfois, ses lèvres on sentait la lutte quise faisait en elle, et ‘une indicible pitié vous mon- | tait au cœur à la vue de tant de jeunesse, d'énergie et de souf. | france. aura!t la monravte .…….Après sa confession, la du- | Le vieux François, le seul des chesse appela de nouveau son|domestiques qui n’eût pas voulu mari et sa fille ; elle ne parlait|la quitter, essuya plus d'une qu'avec dificulté ; sa respiration || devenait entrecoupée, hale | leuse, en comprenant, en partie Elle remit à Fernande une pe-|du moins, ies sacrifices qu'el!e tite croix d'or enrichie de pier-|s'imnosait et les révoltes de sa te "1 tante. rèries en murmurant fierté. —La croix, chère enfant :| C'est elle encore qui avait reçu voilà ton héritage. Cowserve|l:s hommes d'affaires, qui s'était celle-ci, c'est une religue le fa-| mise au courant de la situation, | mille. Voilà deux cents ans|qui avait vérifié les comptes. qu'elle existe. Surelle,se sont | Tout terminé, le due n'avait eu posés les dernièrs regards delqu'à signer, ce qu'il avait fait, chacun des inivus, Cynservelsaus deviner | :HgTat l:beur au irme du revers de sa main cal- | quel sa fille venait de se soam:t tre. De leur aucienne opulence, Fernande n'avait conservé que aussi cet annean ; c'est celui de/fle cabinet de son pére,:a cham mes fiançailles.…..Adieu, mon|bre. celle de sa mère, eufant.…..Mon Dieu, bénissez là) d'argenterie, le necessaire, enfin; ment sacrifié, même c: que la duchesse avait conservé de 8es bijoax. La jeune file se tronva, les règlements faits, à la tête de 30,000 francs qui farent piacés en rentes sur l'Etat et en obliga tions de chemins de fer. C'é taient 1,600 francs de revenns, l'achat des titres ayant été fait daas de bounes conditions. Aidée de Francois, eile aila s'installer à Passy daus un ep- partément très exigu, et, pour que 6on père neût pas trop à souffrir de sa nouvelle position, elle essaya de s'occuper. n'était pas chose facile. A dit-huit ane, élevée comme elle l'avait été, elle n'avait pas de grandes ressources. Elle fit tour à tour de Ja broderie, d2 la Elle voalut donner des cons soit de musique, soit de fran çais, toujours à l'insa de père ; elle ne réussit pas davan ces essais infructueux. Le duc, enferms ds son ca binet, servi avec la même exac— ] sa fille d'adresse indnstriense. de patiente économie pour lai devoirse contenter. Ji geait son temps entre ja lecture ot les promenades, ponr se consoler, que cet état de choses ne pouvait durer, et que l'auteur de sa ruine lui rendrait, un jour ou l’autre, l'argent qu'il s'était si déloyalemeut appro- prié ; qu’il était parti pour fou. der, sans doute, l'étabiissement qu'ils avaient proj:té ensemble, et que, les colous installés, les bénéfices réalisés, 1] lui écrirait d'aller le rejoindre poxr parta- ger sa bonne fortune. 11 vivait dans cette douce espérance. C'était pourtant nn homme intelligent que le duc de Valde pine ; mais quelle est la riche nature quin’ap#’s son côté fai- ble! 1létait si probe, qu'il ne pouvait croire à l'improbité d'autrui. Son esprit avait trop soif d'inconnu pour pénétrer les détails de ja vie, les besoins de chaque heure. il regardait sans voir ce quise passait au tour de Jui, et il aorait été sur- pris d’apprendre que Ceux qui l'intouraient, redoutaient venir, cet arenir qu'ililluminait toujours de ses chimères. Les prétendus intenteurs qui, autretois, accouralent vers lui pour lui soumettre leurs plans et lui demander ses conseils, s'étaient retirés dès qu ils paria- se disant x ia a— f.ee. étaient bien venus jusqu'à Passy, mais Krançois ne | jauprès du maitre, et de guerre |lassr ils n'avaient plus paru. Fernande, de ce côté. jouissait |douc d’an pen de repos Ci ja'était qu'un moment d'accal- mie. | (Suite à la Sue pige) CARTES A'FFAIRES Goo ADVICE le reste avait été impitoyable- | MIGNISH Ce | tapisserie ; elle dut y renoncer. tage, et deux aus passèreat dans: procurer le peu dontii croyait vaient compris qu'iis ne pour-| raient plus paiser dans ses vof. | Quelques pauvres diables | le relancer | Dr. Murphy | PHYSICIAN AND SURGEON Î ND Pen First Prize Graduate New York University . P. E. L A | | J. DOIRON,M.D. | GRADUÉ DE LAVAL DE MONTREAL. ssh ski Us À. À Meclean, K. C Attorney at Law ErRowNS BLocx, CH'Towx Mouey to loan at low rates. WYATT, SUCCESSEUR De Ilopesox & Wyarr | + . 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Pat, Why was that, Peter ? | _ Peter, ‘Well, he says last spring when : Margaret was sick she had ali the doc: ;tors in the place to see her, and the de"il |the bit sbe was the better of them. | Pat And will you teli me what cured | her ? | Peter, Well, he says he heard great [ue about this MacDONALD'S DRUG | STORE keeping very fine medicine for | man or beast, and he started at once to | see Mr. McDonalds, himself. He gave [him two bottles of MicDONALD'S AN |ODYNE PINE EXPECTORANT, ; which only cost him 25 cents apiece. |T'his eured her completely. | Pat, Well ! Well ! that was cheap | Peter, Yes and he says if he had gone |to MeDoraid's Drug Store and got this | medicine in the fir t start he would have saved over $50 that he had paid out for | dectors” bills and medicines. | Pat Dear, oh dear ! My, vh- my ! | Peter, L would advise you to go to Sum- | Inerside and see that man at once! | Peter Well, Pat, I will go to see him {this day with the he'p ofthe Lord and | the old horse, Good bye, Pat. Pat. Good bye, Peter. | P.S. Pat—-5oy! Hi! Before you go | take this 25 cents with you and bring ne ja bottle of that MeDouald s Anodyne | Pine Expeetorant for Ann, | Peter—1I will that, sure. | | AVIS . Aubin E. Arsenault, avocat, sera au magasin de MM. J. O0. Arsenault Let cie. Wellington, tous les samedis après midi, durant les mois d'été. loutes personnes de cette partie du pays ayant affaire alui pourront le voir—Mai 22 I90I tf. | | WOOD FARM FOR SALE. Situated at Palmer Road, Lot 2, containing 123 acres, covered with a good growth of mixed wood. For farther particulars apply to B. D. McLELLAN. Paimer Road, May 9th. 1901—tf. Pioneer. School & College BOOKS Ot ail kiuds ALWAYS ON HAND CHAS. J. MITCHELL 144 Queen St. Charlottetown Opp. Prowse Bros. 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