A TE Œ I st NÉ ent : ancs an + ve rs ue ue mars purs. 46 den MED TER ep eee De ent msg ge sg D UE des of es ani nn a SE > Ernie ie L'IMPARTIAL, JEUDI LE 13 SEPT. 1900. = — Be résultat de cette erreur est que nos enfants n'apprennent que très difficilement la langue anglaise. Les règles d'arithme- tique où de grammaire anglaise ne sont que des formules à ex- ercer la mémoire. L'int:\ligence des enfants n'est pas éclairée, et celui-ci n'est tout au plus qu'un savaut perroqu:t J'ai moi-même connu un enfant acadien qui après avoir passé sept ans dans nos écoles où il y avait brillé comme écolior, où il avait appris par cœur tou- tes les formules de la grammai- re anglaise, ne pouvait écrire une seule ligne d'une lettre an- glaise sans commettre un nom- bre de fautes contre la gram- maire. J'ajonterai même que dans toute mon expérience de mos écoles, je n'ai pas encore rencontré un seul jeune homme aeadien qui ait réussi à parler et à écrire l'anglais correcte. ment par le moyen de la métho de que je condamne ici. Un cer. tain nombre de nos enfants aca- diens font des efforts et des dé: peuses pour obtenir des brevets d'enseignement, mais très peu réussissent, et la cause de leur insuccès n’est autre que celle ltait introduité dans nos écoles (de lecture et de grammaire, a- La de leur faciliter l'étude de l'augiais M Ca kin, a'ors prin- î Cipul da l'écoie Normal à Truro ft dans cette méêine ass mblée jia déclaraton suivante : “Je Mmaintiens que ‘is institutenre des écoles acadi nnes d vraient être bien familiarists avee 1: langne materneile des eufants aussi bien qu'avec la langue auglaise” Le Principal ÇCalkin admet donc la justesse de notre Principe. Pour faciliter l'étude | de l'anglais, il nous faut des jinstitutenrs sachant les deux | langues, des institnteurs, bien entendu, qui se servent des | deux langnes dans l‘enseigne- ment. M. i'abbé Sullivan, ins- | pecteur des écoles francaise des Icomtés de Digby et de Yar- | mouth, dit dans son rapport au [arintendent : “Il semble rai- sonnable de supposer que les feraient plus de progrès, si l’é.| 3 e 2 tude de la langne anglaise n'é- francaise qu'après que les élèves oat atteint wvn certain degré de perfection dans leur langue ma- terneile.” | Quelles sont donc les conclu- de n'avoir pas appris tout d'’a- bord leur langue maternelle. Piusicurs d'entre vous ont dû | conelnre, de ces observati@us, | que le français n'est enseigné) que dans très peu de nos écoles | acadiennes Cependant la vérité est que le français s’enseigne| dans plus des deux tiers de sé écoles. Dans le diocèse d'Hali-| fax,oùil y a une population! française d'environ 20,000, on | compte 67 iustituteurs ensei-| gnant le français à plus de 3,000 | Acadiens. Dans le diocèse d’An-| tigonish, le nombre d'écoles où! Be | le français est enseigné est 40! et la population française +st de | seignement offertes aux institu. | teurs du Cap-Breton par FAlli. anee Francaise ont ont contri- bué à généra:iser l'enceigne | meut du français ici. Grâces en soient rendues à ainsi qu'à l'hon. Sénateur Poi- rier, notre bien aimé président, | qui a intéressé l'Alliance Fran-| caise à la conservation de notre, cette société | langue. La perspective pour l'avenir! est plus souriante que jamais. Un coliège classique et com-| mercial vient d'être établi à la| Baie Ste. Marie. Un excellent! cours commercial anglais et| francais, un cours classique d’é-| gale valeur, une discipline éclairée, le tout couronné d’une bonne formation religieuse, voi: là les principaux points recom-| mandables de cette institution qui est l'espoir de nos popula:] tions francaises en la Nouvelle-| Ecosse. Un autre sujet d'espérance pour uous, est l'attitude sympa-| thique de notre conseil d'ins-| truction Publique. Ce conseil! semble maistenant admettre Île principe qui nous est ei chèr,| celui de l'enseignement de l'an glais par le moyen de notre lan- gue maternelle. Non seulement il a placé sur la liste des livres! autorisés. d's Rivres de lecture | et une gran mal! f-snvaise ; mais ia encor: nhnin: tont dernièr. h',pur nos écoles | francaises : et de Yarmouth, un visiteur! spécial dans la personne de M l'abbé Sullivan De plus, dans un congrès d'institutenrs tenu à Truro en 1895, un congrès com-| posé des plus intelligents par- mi nos tous Anglais excepté un seul, — ] - nwlais caucatenrs angials, — la résolation suivante fat adop- tée : ‘Que dans cette association 1! semble dési l'opinion de rable que le conseil d‘Iastruc-| tion Publique de cette province dans les livres destinés aux districis d'écoles francais qui donnerait permette tek changement à cês écoles des livres francais |la langue anglaise qu'ils s‘ap. |sacrèer } à Û . [par la nomination d'‘inspecteurs _25,000 âmes. Les primes d'en | a Pas. |drait au zèle du salnt des âmes! | Ces prêtres atadiens dirigerai | St Dunstar’s sions pratiques qui découlent | de la considération de l'état de la langue francaise en Acadie ? J'en remarque plusieurs : lo Les Acadiens font d'autant plus de progrès dans l'étude de pliquent avec plus de soin à l'étude de leur propre langue. 20 I] serait utiie à l'enseigne. ment des deux langue de con- plus de temps à l‘étude du franoais, quatre ou cinq ans par exemple, et d‘aceompaguer l'enseignement de l'anglais d'explications en francais. | 30 Le principe que nous avan-| | |eons serait beancoup seconde Ù | francais pour nos écoles dans! toutes les provinces où il n‘y en) 40 Enfin, comme bouquet. spirituel, je vous conseillerais! fort d'apporter avec vons de cet-| t+ convention la résolution de. nous créer un clergé national. La question de la langue étant | siintimement lJi‘e à celle de! notre foi, un clergé acadien join | | le zéle de la lançue francaise.) ent vers la prêtrise ceux des) nôtres qui y sont appelés et} leur fourniraient les moyens de répondre à i‘appel de Dieu. En an mot ua clergé national serait | an peuple acadien ee que la | nuée miraculeuse fut au peuple d‘Israel. Le jour cette nuée lui servait de protecelon contre les ardeurs du soleil, et 11 nuit elle! éclairait leur chemin à travers | les ténèbres. Un clergé rcadien| s>conderait de même Les fius de! la Providence, donnerait an peu-! ple acadien les conseils dont il! a besoin, et lui conservereit se! | langue, ses institutions et sa foi. S | a continuer | } } r College sn th NS F | (Afiliated to Laval University) | Complete Commercial and Classical | Courses. | —————— 000 Studies will be resumed on THURSDAY, Sept 6th. For further particulars apply to A. P. McLellan, RECTOR. St Dunstan’s College, Charlottetown, P. E. Island. 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