cr è , # à D SAN Qi ce Fe . ee : Du ee * Vs. in L à 1: 8 Sn, F9 « $ ” e, . vy & Vas L'TIMPARTIAL. porn LA BRIDE ET LA SELLE. » ne | CHroNIQUx. | Je me suis mêle, en curieux, | à tous les autr's curieux qui: composaient hier. en majeure! partie, la grande foule d'affa- més manltfestant en face de Vhôtel de ville. J'y ai rencon-| tré nn de mes amis, ouvrier honnête, intelligent, instruit. très habils: mécanicien, électr:-| cien, eic., ete. que je ee soc pas vu depuis longtemps. | —En quelle qualité es-tu ic1, lui dis-je? co uine manifestant | ou comme curi‘ux ? —Ni l’un, mi l'autre, me dit mon ami. Je suis ici en philo- sophe. J'ai vorlu voir à l’œu-| vre encore une fois les tireurs de ficelles et s’agiter les pan- tins qu ils font :nouvoir. C'est un spectacle teujours intéres- sant pour mot. pus intéressant même aujourd'hui que je sais par expérience ce que l’on res- sent quand on dause au bout de ja ficelle. —Que veux-tu dire ? —Ah! journaliste, mon ami, tu voudrais bien me faire, jaser, hein ? te conter ma petite expé- rience personnelie, afin d’en faire un petit potin euffisam- ment scandaleux pour attirer, l'attention de tes lecteurs, avec a-compagnement de gros titres et de quatre ou cinq sous-titres. duis je n'aime pas à me mettre en scêne, tu sals, et c’est inu- tile. —Tu me juges bien mal, mOn garcon ; je suis Journaliste, ça, je l'avoue ; lnais pas repor- ter, entendus tu? C’est le re- Porter qui est lindiscrétion Personnifiée ; moi, je suis chr- rroniqueur! C::la fait tonte la diflérenée du monde. Quand on se pérmet une indiscréation | sous forme de chronique, on le fait de manière à ne compre- mettre personne. Eufiu, je lui en dis tant et tant que je finis par lui arracher son histoire. Qui fut bien embarrassé a- près cela? Ce fut un petit chroniqueur de ma connais- sance qui avalt promis de rap- porter la “hose sans compro- mettre personne. Le moyen de tenir parole sans casser les vitres ! Après y avoir longtemps ré- Héchi, je m'avisai d’un expédi- ent. 1} consiste à mettre la chose sous forme d’un conte arabe. On peut en prendre à son aise avec les sultans, les vizirs et toutes les autorités d’un pays loiitain et qui, d’ailleurs n'est pas désigné. Pas de danger que les per- (porte, même réponse, même! réflexion pour lui, fit le serment | pense que je Ini donnerais. 11 réclamé, et franchit le seuil de| m'a demandé deux cents coups de la première porte. de bâton. C’est donc cinquante ne veux-tu au Sultan ?|coups qui reviennent à chacun lui dit, à quelques pas de là, le! de vous. Va! Hafiz. gardien de Ja seconde porte. Et l'exécution eut lieu sur le Montr ra Sa Hautesse un|champ. Leurs biens qui étaient petit perfectionnement que j'ai| considérables furent confisqués fait à cette bride. au profit du Sultat. Hassan —Tu u'iras pas plus loin. à|reçut mille sequins et fut moins que tu ne t'engages par| nommé gardien en chef de serment à me donner ie quart|tontes les portes.” de ja recompense que tu rece-| Ce dénouement me dit mon vras du sultan. ami, n'est pas de notre fin du Hassan fort découragé et)siècle. Tu es bien en retard. scandalisé prèta ce second ser- pour un journaliste. ment, si semblable au premier,; Eh bien! vovons ton dénoue- et continua sa marche. | ment fin de siècle, —1l me restera toujours, pen-| ‘“ Amrou ne fut pas stupéfait sait il la moitié de ja récom-|\ie moins du monde. 11 regarda pense, Hassan avec mépris et lui dit: Malheureusement il y avait! Ton accusation est très grave, encore deux portes à franchir. Ou sont tes témoins? Quelle est Même demande à chaane ta preuve? Hassan n'avait que sa parole serment prêté, Lorsque le pau- Les gardiens avaient eu grand du trône, sa bride au bras, il conditions devant témoins. ne travaillait plus que pour la Toutefois, pour faire parade de gloire. Quant à l'intérêt et an justice, le sultan institua une lucre, il y était aussi insen- | enquête, Les gardiens qui. eux sible que peut l'être le der-|mêmes, donnaient le quart de de ce monde, jrent devant ces dignitaire Amrou reçut très bien Hassan \eonstitués en cout seur, fit du perfectionnement |séduire pour finir, ce fut le et finalement congédia l’inven- coups de baton. teur avec un cadeau de cent se- quins. Il fallut s'exécuter et remet-! vraisemblable? tre vingt cinq sequins à chacun PIERRE QUIROULE. des gardiens. Ces quatre off- oiers prirent cette somme et la! mirent dans leurs poches sans même le remercier.” …ÆEt voilà comme, DOUX PAYS. ajouta lorsque l’on est exploité, pillé | des prés, à récolter des mois-|haureux en demeurant dévalisé par les gardiens du/}sons et à faire ses prières. palais. Et voilà pourquoi Has- sultan. | à l'intelligence très vive. —Ton conte finit mal, Jui d'y ajouter un épilogne ? —Voyous l'épilogne ; san se présenta à la première tours. porte du palais d’Amrou, une | ne selle toute neuve sur le dos. |tienne, il n’y a pas trois jours, —Que veux-tu au Sultan ?/|se trouvait chez son voisin X..., dit le gardien. entre un journaliste rouge sang — Montrer à Sa Hautesse un dont il est inutile que vous petit perfectionnement que je |connaissiez les noms. viens de faire à cette selle. Chacun parlait à son tour —Tu n'iras pas plus loin à | dans cette maison b:en rangée, moins que tu ne t’'engages par|et quand ce fut le tour de mon serment à me donner le quart oncle, il commença ainsi : de le récompense que tu re- x * x Cevras. —Eh! bien, messiears, je — N'est-ce pas un pen trop ? vais vous conter une histoire. hasarda timidement l'homme à la selle. reur et son empire, et cet rin- s'écria le gardien. cet empire. sonhages mis eh cause vlennent nier (avec indignation) les! accusations de mon ami. Premi-r avantage. Le publie intelligent fera du conte arabe lapplication qu'il voudra. Chacun, se croyant le plus fin, sera satisfait : résultat | superbe, | L'idée me parait ingéniense, | qui bless-rait ma modestie. Voici donc, déguisé en conte arabe l'histoire de mon ami, | que j'appeilerai Hassan, pour! la couleu: lecale. | “Le sultan Amrou aimait! avée passion on seulement les chevaux, muis tout ce qui les touche. Une bonne partie de ses loisirs rovaux était employée à façonner des mors, des brides, des selles et toutes les autres Parties du harnachement du chevai. Ce gout du souverain, bien connu de ses sujets, donna à Hursan l'idé. de travailler au perfection er.ent de la bride. La bride perfectionnée, 1] la passa à sou bras et se ren- dit à la capitale. —S1 je puis seulement abor- der Amrou, pensait-il, ma for-| tune : st en bonu« veie. 1l est | impossible que Sa Hautesse ne soit pas frappée de mon inven-| tion et ne la récompense pas | royalement. | Lu difivulté était de parve-| jusqu'au pied du trone. Al -a premiere porte du palais, | Hassan rencontra un gardien qui lui demanda ce qu’il vou- | lait au sultan. | —Je désire répondit Hassan, | lui montrer un petit prefection- | lement que jal fait à cette! bride. | — Tu n'iras pas plus loin, ré-| pondi: le gardien d la porte, a let poinss liés EE - D | moins que tn ne t'engages par | s#r:.ent à ue donner Île quart |lJes gardiens de la r-ompense quetu rece-| morts que vifs au pied du trône. V às du suitan H ss:n trouva la demande de Hassan qu'il vous cédât à 10r$ injnste, mais il garda cette chacun le quart de Ja récom- faire. —Non'!non!se hâta de dire Toujours de nouveau impôts, Hassan, vous aurez ce que vous | de nouvelles persécutiens. demandez. Î | Les choses se passérent de la | les citoyens les plus utiles, les laboureurs, écrasés sous le poids: méme façon aux trois autres | portes, et Hassan parvint au |\ne pouraient plus gagner leur pied du trône. 11 fut mieux vie. reçu encore que la première! . Dans cet empire là, on mou fois, et Amerou ordonna à son |rait de faim couramment, et il. pour ne pas dire géniale, ce | trésorier de lui compter sur le |£e commettait tant de crimes champ deux cent sequins. que les prisons ne pouvaient —Seigneur, dit Hassan, vous | plus suffire à loger voleurs et combleriez mes vœux si au lieu | assassins. - de me denner deux cents $e-! Ah! Je tyran! dirent en- quins votre bon plaisir était de semble les deux rédacteurs. Du de deux cents reste, voilà bien les empereurs! | me gratifier coups de bâton. —Tu veux rire? dit le sultan. *% —Non, Seigneur, et c'est à| 11 arrivait parfois que le peu- genoux que je vous supplie de | ple, sentant le joug trop lourd me faire cadeaux de deux cents | essayait de le secower. coup de bâton vigoureusement | administrés. ; | Continuez. le sultan Amrou, ou bien c'est | sujets. un mauvais plaisant qui me! 1]avait, du reste, un moyen manque de respect. On n’est de calmer les plus terribles, et de la sorte les selles et les brides. C’est done un imperti- nent et je vais le châtier: Hafiz: Vous appelez ça un truc, je crois. Le voici : L'empereur, un bevu jour, | fait appeler ses ministres et | leur tient ce langage : “Voici mes ordres. Je veux qu’à l'avenir tous les enfants riches de mon royaume étu-|! dient le livre merveilleux : | L'Art d'être heureux. Quant | aux enfants pauvres, je leur in-! terdis même d'apporter ce livre dans mes écoles : partagés en deux catégories : vre Hassan fut arrivé au pied soin de ne pas lui faire leurs | viche le plus détaché des biens {leur salaire aux vizirs, prouvè-| | *°% | de justice l'étendue de l'empire, aux de VEN EZ RQUS VOIR examina sa bride en connais-| que Hassan avait tenté de les plaudissements (Ces députés, | Mon oncle Etienne passe sa! mon ami, ce que l’on ressent | vie à tracer des sillons à faucher n'avaient pas appris l'Art d'être C'est un homme aux mains !|et anarchistes, puis . | 1 + LL. Le | à . ‘ san ne travaille plus pour, le calieuses, anx rondes allures et assassins, disant : Pourquoi les C'est ainsi que mon oncle E- 11 y avait une fois un eimpe- —Je crois que tu répliques! }pereur faisait le malheur del | Et la distribution des charges | À la bonne heure! se faisait de telle manière que | barbe et continuait de plus —Cet homme est fou, pensa belle à écraser ses malheureux | | ï , . | 5 . . . | T [Pas fou lorsqu'on perfectionn ce moyen réussissait toujours. | E + | libres : ils ne doivent pas connaitre l’Art d'être heu- jiere comfortable. reux, jamais, javais. De plus, les enfants du peuple seront L'HIVER ARRIVE.! LEE 11 vous faut tenir votre maison ehaudement et d’une ma- : Essayez une [de nos ‘Fournaises à les enfants qui ont l’œii bleu: et les enfants qui ne l'ont pas. air chaud. ‘Aux premiers, on donnera cas- quettes, vestes pantalons, chaus sures, puin et livres. Aux au- tres, on ne donnera rien du tont, ce qui n’empêchera pas Les meilleurs sur le marche. Nous avons une grande quantité de MORUE de première (leurs parents d'avoir à payer exactement leurs impôts et à moarir pour moisur les champs de batuille. “Il n’est pas injuste de pui- ser dans la bourse de tous au profit d'une cattgorie de ci- toyens.” à —Ah! le monstre! rugirent les deux journalistes, * , La loi fatexécutée dans toute des journalistes et des gros des éloges mêlés de critiques, |pauvre Hassan qui reçu les bourgeois. | Ce qui arriva, vous le de- Je le demande à mes lecteurs, yinez. quel est le dénoueraent le plus Les enfants qui n'avaient pas ‘œil bleu eurent faim toute ch", grelottérent en hiver pen: | Fr que leurs petits cama- |rades jouissaient de tous les se- | COUTS. Devenus grands, comme ils | hou- inêtes, ils se firent socia!istes voleurs et autres uns ont-il tout et les 11 lit la Croix, que je lui en- | ;ien ? dis je, veux-tu me permettre vole très régulisroment ; et son | voisin, M. X..., (un gros bon-! ble, de pius en plus supersti- | net), le fait asseoir à côté des/|tieux, continuait à se proster- | “Trois mois plus tard, Has- plus illustres citoyens des alen- [ner devant les trois déesses, de | plus en plus sourdes et inuettes. | ilen fut ainsi jusqu'au jour on des hommes d'intelligence let d'énergie jurèrent de déli- |vrer leurs concitoyens. | Ces braves se mirent coura- geusement à, latâche. Par la parole, par le livre, par Le jour- jual, par la prière, 1ls firent tant ! Let si bièén que ie peuple, enfin leclairé, secoua le joug du tyran et reçut les bienfaits de la civi- Dsation chretienne. ,. —Honneur à ces bons citoy- ‘ens! disent les deux journalis- tes. | Et mon oncle Etienne de re- | prendre, —Qui, messieurs ; honneur à ports avec Ja situation ac- tuelle de notre France l'histoire | | a tyrannie est aujoud’hui nerie qui nous gouverne. C'est ‘ence bienfaisante de la religion la créé de nombreux impôts pro- | ‘nulgué les lois scolaire et mili- taire, | presse, etc. etc. | L'Art d'être heureux c’est le! | Catéchisme. Ce livre est dans les maine des enfants riches, au lycée; il est enlevé aux en- Mais l'empereur riait dans sa | fants du peuple 7 fréquen- | tant l’école primaire. | Les enfants aux yeux bleus, ce sont les élèves pauvres des! | écoles laïques : tout pour eux! | Les autres, ce sont les élèves | | res des écoles. rien pour ces mal- | heureux! Il y a donc deux catégories dit-il à l’exécuteur, conduis cet} L'empereur s'était procuré | d'enfants en France. homme en prison et administre trois statues en marbre blane, lui deux cents coups de bâton. | d’une beauté extraordinaire. 11 À peine cet ordre était-il avait donné des noms à ces sta- donné que Hassan se hâta de |tues : l’une s'appelait Liberté, | Î “—C'est injuste!” a dit M. Dupuy. | —C'est criminel et barbare, dis-je, moi.—La Croix de Lot et. . . de | ay prendre la parole et de raconter l’autre Egalité et la troisième Garonne. les exactions des quatre | Fraternité. L ” | . - gardiens. Chose bizarre, curieuse, | } — Bon! je t'atends là me dit comme vous voudrez, ces trois mon ami, continue. “ Amrou fut était convaincu que ceux qui faisaient oublier la tyrannie veillaient aux portes de son imperiale palais étaient les quatre plus honnêtes portiers de son empire. volte, Haliz, dit il, va me chercher ces coquins et amène-les pieds |jes citoyens de crier : vite les trois statues liberté! Vive l’egalité! Vive | déesses présentées au peuple le stupéfait :1l|captivaient subitement et lui Au premier signe d’une re- | étaient portées sur les lieux et | Vive la! Quelques minutes plus tard, ]à fraternité! | arrivèrent plus ‘les deux journalistes. Vous avez, dit Amreu, exigé | | —Tas d’imbéciles, gemirent a du être caché par des » 8 £ &300,000 DECOUVERT AU | MEXIQUE | | New York 19—On mande de San Luis Potosi, Mexique, qu'-'f un trésor se composant de $300- 000 en pieces espagnolles à été. découvert dans une caverne s’ouvrant dans un ravin, à quelques milles à l’est de cette ville. On suppose que cette argent ban-: dits ou des moines. Suivant la loi, la moitié de Mais voici bien gne autre af- ]a somme sera confisquée par [le gouvernement. | l’année, et, par dessus le mar- Et pendant ce temps-la, le peu- | | | ces bons citoyens ! | Mais, n'est-ce pas, vous avez | rémarque combien a des rap-! invarnée dans la ne * » . | elle qui, en empéchant l'infla- | ropagé la mauvaise, o | qualité. | The, Tabac, Sucre, Melasse, etc. etc. :_ Nous garantissons de vous donner satisfaction. A. J. Bernard. ! { | Mutual Reserve Fund Life Associa- tion of NEW YORK. | (TENUE First and Beat Insurance Asrociations Gives Insuraue- at Cost; Teta | susiness neariy $300.660.,0(0. Paid nes ly #3.060,C00 in 193, te desuse : .meinbers ; ‘ enduoteg on the Be:t Plan, ” | AGENTS wauterl to cauvass th+ proviuoe ef Prince Edward Island. The mestdiberal tesaus oflzrecd Addr:88 | GECQ. Fe TMOMAS SPECLAL AGENT FOR P. £L Lila, June 7th ‘94-—tf dlometos and Suisinoreide* CASH CAN CAS SE | A ee ME ie TT tn E — Se Ï will pay cash for 10,000 Bushels of Black Ouis delivered at my Warehouse during the first of this winter. I also want | 10,000 Cash Customers to buy goods at my Store as | um bound to sell cheap in order to get the cash trade and those | who have not paid up their old accounts Î want thom to pay up without delay. | THOS. WILKINSON, | ALBERTON. Dsc. 8th. 1894. HJOSKPAH GALLANTS+- MARCHANDISES SECIES, GRO- CERIES, BOIS, CHAREON, PRODUITS DEÿTOUTES SORTES ETC. 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