— 4 F er Dur-dars le cie _e mu: surintcrre, LE MIROIR DE L'ASSASSIN à vious perdu ” MON AME A DIEU, MON CŒUR A TOI I La voile est à la grande nune, Disait un Breten à genoux, Je pars, pour chercher la fortune. Qi ne veut pas venir a neus, Je reviendrai bientôt, j'espère, S-chè tes yeux, prie, attends-moi, En te quittant, ma bonne mère, Mon ame a Dieu (bis), mon cœur à (toi.) Il Pour rendre le sort favorable, Chantaient los marins à loisir, Ii faut sendre son ame au diable, E' donner son cœur aux piaisirs, Mais lui, songeant à sa chaumière, Ple n de tendresse et plein de foi, Il iéçédait : Ma bonne mére, Mon ame à Dieu {bis}, mon cœur à toi. III Errant de rivage en rivage, Eafin il amasse un tré:or, E’ puis, il retourne au vil'age, C'esi pour sa mère 1out son or- Mais 11 lir ces mcts sur la pierre : Je pars aussi, mon fils, plains-mei ; Mars dans 1- ciel comme sur la terre, Mo ame à Dieu {b's}, mon cœur à toi, | succession Mon ame à Dieu [bis]. mon cœur àtai. 1 J'étais jeune alors, me disait ma vieille amie «4 baronne de Kerdaniel ; je venais de me ma- mon époux, le baron Roger de | | rier. Vous n’av:z point conau | | Kerdaniel. Il était mort depuis en | La baronne interrompit son histoire et, après un silence, elle reprit ; “Ici, mon cher ami, il faut absolument me promettre que je ne verrai pas sur vos lèvres l'ombre d’un sourire ou d’une ironie, bien que mon aventure tourne à l’invraisemblable; le ressort de ma calèche se brise juste à l'entrée d'une petit ha- meau que nous allions traver- ser, J'étais déjà à une ving- taine de kilomètres de la ville. J1 y avait plus de deux heures que j'avais quitté la grande route, pour me jeter dans des chemins de traverse dont notre voiture ayait toutes les peines du monde à se tirer, C’était une ininterrompue de fondrières, ne marécages, on bien de rochers mis à nu qui for- maient pour ainsi dire les degrés d’un escasier sur des ponts im- praticables. Le baron n'avait | guère fait cette route qu'à che- val; avec le laisser- aller et l'in- souciance d'un jeune homme auquel les obstacles offrent plus d'agréments que de difficultes. Mon seul étonnement fut que la voiture eût résisté si long- temps, et mon seul regret qu'elle nous eut conduits si loin. “En effet, ce malencontreux accident nous mettait tout à la fois dans l'impossibilité de con- deux ans lorsque vous êtes ve- | tinuey notre route aussi bien | nue en Bretagne. Je n’al jamais | été, mon ami, de ces femmes in- | conséquentes et injustes envers la Providence, qui attendent la mort de leur mari pour s’aper- cevoir enfin de leur bonheur, au moment même ou elles en sont privées. Je ne vous ferai les regrets de ia vieillesse res- semblent trop à des murmures. “Le premier jour où j» me sé- parai de lui pour une absence qui devait durer vingt-quatre heures, est resté l’une des épo- ques les plus mémorables de ma vie. “Nous avions un château à vingt-sept kilometres de Ren- | nes, dans une dirèction qu'il me serait bien difficile de faire retrouver à votre mémoire. Mal- gré cette courte distance, les chemins étaient si mauvais et la route si peu fréquentée qu'il fallait partir de Rennes dès le commencement de |x matinée, pour arriver au grand pérron avant les premières ombres de | la nuit. Ce traj-t me parut court la première fois que je le fis avec Roger, dans la semaine de nos noces. Maintenant qu'il me fal- lait recommencer toute seule ce chemin pour aller l’attendre au Château de Montbazan, j'é- prouvais pius que l'ennui de le quitter, une véritable appré- hension, comme une terreur secrète, press-nthnent trop vé- ridique des aventures que j'al- lais avoir à courir. “Nous étions en automne. Je m'étais attardée le matin à Ren- | } | | pas la peinture de ce bonheur ; | | { | | | | | | Î nes, un peu plus longtemps qu'il ne l'aurait fallu. Je vous ai dit déjà que je n: m'étais point encore séparée du baron | de Kerdanie]l. Nous pro!ongions | à l’envi le charme et le trouble de ces premiers adieux. {1 n'’a- vait pas la force de me renvoyer ni moi la raison de partir: et cependant il devait me rejoindre au bout de trois semaines. “Du reste, pour arriver au château de Montbazan avant la nuit, ne suffisait-il pas de pres- ser un peu l'allure de nos trot- | teurs ? Le chemin était mau- vais. mais la calèche était telle- | ment légère, qu'elle s’enlevait d'eile même sons le moindre eftort de l’attelage. “Nous done avec un rapidité de bon augure et sinotre voyage se .ontinuait avc cette allure et cet entrain, nous ne devions pas manquer partimes de reg:gner le temps que nous | que de revenir sur nos pas La nuit approchait, Je n'avais ni loisir ni les ressources néces- saires pour impreviser quel- que moyen de transport; &t | d'un autre côté, ou chercher un abri dans ce misérable village qui ne comptait pas plus de vingt ou trente maisons ? “En face même de l'endroit où une ornière plus profonde que les autres avait causé notre mésavenutnre, deux vieilles bonnes gens étaient assises à l’en trée d’une cour assez vaste, ter- minée dans le fond par un petit bâtiment d'assez maigre ap- | parence. “I1 fallait bien accepter l'hos- pitalité qu'ils s'empressèrent de nous offrir, ou rester à la bhelle étoile, sinon coucher dans notre voiture dont les glaces avajent été brisées- “ A neuf heures du soir, après ua souper frugal servi par la bonne vieille en personne, lors- que je me vis ssule dans la pièce ou l'on m'avait conduite pour y passer la nuit, je me pris à regretter de n'avoir point gardé avec mol ma femme de chambre ‘iQuoiqu'elle fut à mou ser- vice depuis bien peu de temps, 1: m'éut été agréable de l'avoir auprès de moi, non point à cause des services qu’elle eùt pu me rendre, mais à cause de la compagnie qu’elle m'aurait. tenue. Je n'avais pas même Ja ressource d’apercevoir le com- pagne. Les fenêtres dela petite chambre que j'occupais don- naient sur la grande cour, et je n'avais en face de moi qu’un grand mur blanc longeant le chemin, et au milieu une porte noire solidement fermée. Un gros chien de garde qu'on avait détaché se promenait de long en large, la gueule à demi ou- verte. et je me demandais mal- | gré moi s'il était là pour me pro- téger contre les attaques on bien pour me défendre de fuir. “Mon cocher aussi bien que ma femme de chambre avaient été emmenés pour passer la nuit dans d’autres maisons du village. En cas d’accident je | n'aurais pas même su au jaste | où les envoyer quérir, 11 “Je regardais machinalement ce que j'ayais devant les yeux. “J'étais assise devant une table, sur laquelle j'avais déposé un petit nécessaire de voyage, quelques feuilles de papier, des mana Rest L'IMPARTIAL, er lettres que j'avais emportées afin de mettre à jour ma cor- respondance dans ma prochaine solitude. “En face de moi et à quelques distance au dessus de ma tête, pendaît, accroché à un clou, un petit miroir tel que les gens du village les emploient pour se faire la barbe. Ce miroir un pen penché en ayant offrait à mes regards l’intérieur triste et ny de cette chambre à peu près vide, qu’assombrissait encore la lumière fameuse de ma iampe bretonne. : “Ce que je distinguais par- dessus tout dams ce miroir, c’é- tait la porte blanche d’un grand placard en sapin, adossé contre la muraille à l’autre bout de la pièce, derrière mei. “Cette armoire paraissait fer- “Je n'avais pas accordé d’au- ire importance ni d'autre atten- tion à cette circonstance qui ne semblait pas faite pour m'in- téresser. “Je continuais machinale- ment à regarder dans le miroir cette porte blanche qui ressor- tait dans l’ombre, lorsqu'il me sembla tout d'un coup la voir s’entr'ouvrir. “Etait-ce une illusion ? était- ce quelque jeu de l'ombre ou quelque trouble de ma vue ? “Avant que j'eusse achevé cette première réflexion et com- mencé mon mouvement pour me retourner, qu'elle ne fut pas ma stapéfaction d’apercevoir dans la glace fidèle la porte de l'armoire qui achevait de scou- vrir, en tournant sans bruit sur ses gonds ? “Je n'avais pas besoin de faise aucun mouvement pour continuer d’apercevoir dans la glace tout ce qui pouvait se pas- sé derrière moi; je continual à demeurer immobile; aucun tressaillement ne trahit mon émotion, “L’armoire, autant que je pou- vais m'en rendre compte dans cette demi-obscurité, était par- tagée, comme il arriva d’ordi- paire, par un certain nombre de rayons placés à des hauteurs inégales. Le dernier étage était beaucoup plus élevé que les autres, et je voyais distencte- ment, à la lueur tremblent de la lampe, deux mains velues et nerveuses qui passaient en de- hors et se posaient l’une aprés l’autre sur le plancher de bri- ques rougies. «Ces deux mains furent pres- que aussitôt suivies d’une tête. “Je n’ayais point encore vu cet homme. IIme parut offrir nne vague ressemblance avec les deux vieillards dont les a- vances m'avaient fait agréer leur hoSpitalité perfide. C'était leur fils sans doute, eu toute au moins quelqu'un de leurs pa- rents, complice de la sanglante tragédie dont le denoùment lugubre allait s’accomplir. “ L’assassin jeta à droite et à gauche des regards frutifs; sur le lit d’abord, qu'il parut s’éton- ner de trouver vide. Il avait compté sur les habitudes de la province et croyait sans doute me trouver profondément en- dormie de mon premier som- meil. Puis, ramenant les yeux il ne tarda point à m'apercevoir. Après quelques moments d’hé- sitation, je le vois qui s’avance en rampant ; son corps et $ses pieds ne tardent point à sortir du placard. Le voilà debout, et, autant que je puis le distinguer dans le miroir, il tient à la main une bare de fer, une espèce de massue dont il a pris la précau- tion de se munir.” A cet endroit du récit, et mal- gré le flegme dont j'étais armé, je ne pus m'empêcher d'inter- rompre la baronne. Vous étiez vraiment perdue, madame! m'écriai-je moi, et si je n'etendais pas ce récit de votre faudrait renoncer à devener mée ; il n'y avait pas de clé. _. quelle intervention miraculeuse a pu vous tirer de ce péril. Aucune, reprit Mme Ker- daniel avec beaucoup de sang- froid, aucune absolument. C’est à ce signe, mon ami, qu'il vous sera-donné, si vous le voulez bien, de distinguer une histoire véritable d’un roman fait à plai- sir. Il est très facile, dans les drames, d'inventer je ne sais quels incidents merveilleux qui I] n’en 8st pas de même dans la vie réelle. Le premier, je di- rais presque le seul secotrs sur lequel nous puissions compter, c'est notre calme, notre sang- froid, notre esprit de résolution. Vous figurez bien la position dans laquelle je me trouvais, a demi-renversée sur ma chaise de paille, les yeux naturelle- ment dirigés vers Ce petit mi- roir que ne mé laissait ignorer aucun mouvement de l'assassin. Il n'avait plus qu’à étendre le bras pour me saisir et qu’à me frapper de son arme pour m'é- tendre inanimée sur le carreau. À ce moment suprême, je saisis lentement. d’un geste non- chalant et ennuyé. une des feuilles de papier qui se trou- vaient étendues devant moi sur la table, et fvignant de me re- lire à moi-même, à demi-yoix. une lettre que j'aurais écrite, j'improvisa}, à quelque chose près, les paroles qui suivent ;. Mon cher hoger. I1 m arrive uce bien étrange ayenture Ma calèche s'est brisée, et me voilà tout d'un coup arrêtée an mileu de mon chemin chez d: braves gens qui m'ont offert l'hospitalité Ce qu'il y x de plus piquant, c'est que je suis absolument sang argent. J‘ui oublié ma bou,se, et me voilà dans l'impossibilité ne payer le charrou, aussi bien que de rec nuaaître ies services qui me soit rendus. Envoie moi donc de l'argent au plus tôt: je suis condamnée à rester ici jusqu'à ce qu'il me soit parvenu... J'ajoutais le nom du village. Je ne vous le dis pas, parce que vous y connaissez, je Crois, quel- ques habitants, J'avais à peine achevé de lire cette lettre imaginaire que je me penchai en ayant pour la plier et y mettre l'adresse. L'assassin, qui ne se savait point observé de si près, laissait éclater l’un après l'autre leg sentiments divers qui l’agitaient tour à tour. Immobile d’abord et hésitant, il semble se dé- mander ce qu'il doit faire. A uoi bon comraettre un meurtre inutile ? Je n'avais sur moi au- cune espèce de bijou, pas même des boucles d'oreilles. Enfin, après une minute plus longue qu'un siècle, je le vois qui re- cule et qui regagne l'armoire avec le même silence et les mêmes précautions. La porte se referme : j'étais sauvée ! Je n'ai pas besoin de vous ra- conter ce qui suivit. Le lende- main, à la première heure, j'é- tais debout, et, sous prétexte de me rendre à la messe, je me hà- tai de gagner le hourg le plus voisin. Le bon vieux et la vieille sont morts l’un et l’autre au bagne de Toulon. D’autres voy- ageurs s'étaient réfugiés avant moi dans cette chaumière pat- riarcale ; je suis la seule à la- quelle il ait donné d’en sortir.” ANTONIN RONDELET JEAN SERIEN 11 vient de naître unfils à Jean Sé- rien. l’heureux père se rend à l'Hotel de Ville pour faire sa déclaration. Votre nom ? jait l'ewployé. Jean Sé rien, Monsieur. Comment, vous n’en s£- vez rien ! Vous plaisantez ! Allez donc! dites votre nom. Je vous le dis, Moa- sieur : Jean Sérien. Avez-vous fini de vous-uoquer de moi ? C’est plutôt veus qui vous moquez de moi ? Une dernière fois : votre nom ? Mais puisque je vous dis : Jeau Sérien. L’employé,se fache. Jean 80 fache aussi Les agents de poliee s’en mêlent et on emmôêne Jean chez le commissaire Votre nom ? Jean Siérien. Si vous con- tinuez cette plaisanterie, on vous garde ra au poste. Une dernière fois je vous demande votre nem. Jean sort de ses gonds ; il menace de teut casser. Fina- lement le commissaire ordonne de le garder. On dresse procès verbal de suites, on en donne lecture à Jean et on le prie de sig: er. Il signe : Jean Sérien. Le eommæissaire éclate de rire et ren voie l’infortuné en lui disant : C'est rien, Jean ! I! avait de l’esprit ce com- algré : m lg Te : due tn La Éngravings the very latest and newest ! de! : and the latest information on Fabrics, What to Wear : i Millivery, Trimmings. Household Deco âtion and bouche, il me ë : missaire là ! RUES CEE; MN LUE Issued Montbly. Illustrates in splendidly executed in Ladies’, Misses’ and Children’s Garments, Furni g: Coéking and Domestic Receipts. Sub- ecription pr only 50 cents PRE Sample copies, cents. Send Money Order or Bauk Draft 649 W: Fth Min Non York dénouent toutes les situations. : POURQUOI LIRE LE JOURNAL ? Pourquoi avoir des amis ? Pourquoi essayer à chasser nos ennuis et charmer nos loisirs ? Pourquoi chercher à s'instruire, à acquérir des con- naissances qui développent l'esprit en même temps qu'el- les forment le cœur. La réponse à toutes ces questions se trouve dans la solution de la question :— pourquoi lire le journal ? Comme l'intelligence tend toujours vers quelque chose et aspire sans Cesse a appr'en- dre, elle trouve dans la lec- ture l’aliment qui lui est na- turel. Elle éprouve cette s5a- tisfaction qui se communique au cœur et qui produit le charme de la vie. La jouis- | sauce de l'esprit et de l'ame ent la seule qui puisse méri- ter le nom de bonheur. La lecture, qui nous ap- prend quelque chose d'utile, nous procure une satisfac- tion intellectuelle qu'on é-- pronve pas même en compag- nie d'amis qui nous amuseñt sans nous être utile. Le journal est le plus pré- cieux de nos amis. ï est l‘in- time de la maison. Il est notre compagnon du soir, après une journée de travail et de la- beurs. C’est notre conseiller pratique dans la carrière ou le métier que nous 1ven8 em- brassé. C'est un ami qui &- claire et instruit. Le lecteur doit l'aimer comme on aime un ami sincère et dévoué à ses intérêts. Alphonse Karr disait uu jour : “Chacun vout avoir un ami ; presque per- sonne ne penseà être ami.” Le publie, c'est à dire l’eu- vrier, l'artisan, l’homme d'at- faires et de bureau se montre ami du journal, si le scir, en rentrant à la maison, on prend le journal, ou sien revenant de l’ouvrage on le prend au dépôt, comme on arrêterait prendre un interessant com- pagno. | De son coté, le journal se montre l'ami du lecteur, en lui appoitant des nouvelles qui l'intéresseront et en lui dounant des renseignements quil’instruiront sur ses dreits, sur ses devoirs et ses intérêts. Le journal travail au déve- loppement des dispositions naturelles que le lecteur à dé- jà, et agrandit d'une manière étonnante le cercle de ses idées. Ainsi le journal en travail- lant“au perfectionnement de l'intelligence, enseigne le de- voir et mieux les hommes connaissaut leurs devoirs, wieux ils sont disposés à les remplir. Jlyaux fait inde niable, c’est que plus un hom- me est intelligent, mieux il- sait travailler. et si l’homme instruit est plus laborieux et connaît mieux ses devoirs, l'ignorance, au contraire, cn- gendre la paresse l'‘imprévoy- ance, l‘immoralité, le préjugé et bien d‘antre maux. L'ou- vrier ignorant dilapidera son salaire, non seulement en dé- penses inutils, mais encore nuisibles. L;'enseignement qui ressort de ces choses est très salutaire et l'homme aride de savoir trouve toujours dans le journal des choses utiles et intéressantes. Quant aux lecteurs et aux lectrices dont les dispositions ne les portent pas aux études sérieuses, ils trouveront dans le feuilleton ce qui peut char- mer les loisirs. On aime par- fois à sortir, en imagination de la vie réelle, ou les soucis l’emporteront sur les beaux jours peut voyayer quelque peu dans de monde idéal ou l'on s’intéresge sans s'attrister aux infortunes d’un person- nage fictif, dont le bonheur rend heureux et dont les qua- lités et les vertus nids meilleurs. En lisant ainsi chaque jour le journal, en acquiert, sans s’apercevoir, une foule de con ES naissanees qui ornent l'esprit et développe les qualités in- tellectuels. AE Pre à uelque état qu‘il appartien- à . besoin d'étude, La lec- ture du journal nous démon- tre nos intérêts et nous Ap- prend à raisonner et à juger les hommes et les choses. Et comme il n‘est pas per- mis d'être indifférents à 8#e8 intérêts, il ne nous est pas permis de négliger la lecture du journal qui nous éclaire, nous instruit et nous amuse, EXPERIENCE EN AGRICUL- TURE | Faites de nombreuses expériences en agriculture ; assurez-vous, avec le plus grand soin, du résultats et des bons effets obtenus de chacune, et faites-les connaîsre aux autres culti- vateurs qui vous entrourent. Si cçe expéiiences aont favorables à la cul. ture, ils me manquerout pas d'en faire leur profit. par ce moyen, les cuiti- vateurs mettront sous les yeux du pub'ic agricole une multitude de faits qui powrraient être d’une utilité in- ca!culable pour l'agriculture en gené- ral. Dans ces efforts pour améiorer l'agriculture et la rendre plus payante tout enproduisant avec le moins de frais possible, le cultivateur preadra grand soin d'obtenir des produits de premiére qualité, de manière à ce qu’ ils soient appréciés dans le commerce ou avantageux aux maaufactures aux- quelles ces produits sant desti.és, L'agricultur-, les induetries et le com- merce sont trois alhiés qui doivent agri de concert : la prospérité de l’une ne peut qu'e.re wtié et favorable aux deux aur'res. Le cul'ivateur peut introduire des améliorations imp-rtantes dans ses cultures, sans pour cela s'imposer de fortes dépenses, si ces améiiorations sont exécu:6es qu'après en avoir fait l'exyéiience sur une petite échelle, pour ne pas s‘exposer à des pertes au cas de non sucès. Quant à bien la bourer une terre, herser, fumer, semes sarcler, etc., toutes ces cpérations peuvent être faites facilemen , poutvu qu'elles s ient bien exécu.écs à pro- pos et en temps convenabie. Quant aux animaux de la ferme, le prof: que le culiivateur pourra en r:- tirer Gépeudra des moyeus qu'il aura pour les bien mourrir ; ce sont ses champs qui les lui procurerout, s‘ls sont Cul ivés avec soin et bien entrete nus. Le cul ivateur ne devrait faire sur sa ferme aucune améioration que l'ex périence ne saurait l‘autoriser à parti: quer. S'il a quelqu'‘argent à Sdisposer pour bien améliorer sa terre, il doit l'utiliser surement avec la certitude que 1-5 améliorations faites lui prof- t:ront ; il duit faire en sorte de ne pas gaspiller les épargnes qu‘il aura faites en argent par des travaux sur sa fer: me dont l'eff:t serait douteux compar- arativement à l1 somme d'argent dé- pensée, en n‘adoptant pas a leur égard de ces travaux des champs, la chose est de la pius grande impor- ance car leseffets qu'on en attend, pour,ne pas être immédiats, doivent être cependant d‘une plus loagu: du- rée. PROPRIETES DE LA TOMATE COMME PLANTE MEDICI NALE mn Outre que la tomateest regardé: comme un legume très sain et appré- cigble comme nourriture, elle est presque un remèé je souverain pour la dyspepsia et l'indigestion. La tomate adoucit et queiquefois ele arrête en- tièrement un accès de toux ; elle est trés efficacz pour la maladie du foie tet des pumens. Le mode le plus ordinaire de pré- parer €e fruit est le couper e1 tran- ches et de l‘assaisonner avec du sel, du poivre et du vinaigre, comme on le fait pour les concombres. Pour étuver les tomates, il faut les cueillir mures sur la plante, puig les mettre dans un pot sur le poèle ou sur le feu, et sans eau. Il faut les étu. ver lentement et ensuite y mettre un petite morceau de beurre. L=s utiliser comme on le fait de la compote aux pommes. Oa peut utiliser les t>mates soit crues, soit sous forme de marinade ayx repas. 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