veston, chapeau, lui ont grimé une paire de lunettes, puis ils l'ont assis dans un coin du compartiment en l'attachant bien au poteau qui était en arrière. Ils lui ont mis un baril Vide en métal, d'environ dix gallons entre les pattes de derrière qu'ils ont attachées au baril avec des cordes. Aux pattes de devant, ils ont attaché des tiges de métal avec des cordes, puis avec d'autres cordes, ils se sont organisés de telle sorte que le porc ne pouvait ni toucher son chapeau ni mouvoir ses pattes de devant vers la droite ni vers la gauche. Tout ce qu'il pouvait faire, c'était de lever de 4 ou 5 pouces les deux pattes en ligne droite vers le haut et de les abattre sur le baril. ' Le matin de la Toussaint, quand le propriétaire arriva ä la porte de sa porcherie, il entendit tout un vacarme de tam— tam. Il entra aussitôt et vit notre jeune artiste, tout‘énervé, jouer du tambour alors que les autres porcs courraient comme de vrais petits diables. Le propriétaire alla chercher sa femme et ses enfants pour voir et entendre un tel spectacle. Toute la famille riait de bon coeur. C'est dommage qu'on n'avait pas de oamera pour prendre une photo de ce spectacle... En général, les gens auxquels on jouait des tours accep— taient très bien cela, et même en riaient. Cependant il y avait quelques exceptions. Comme arguments, certaines personnes âgées disaient que des curés avaient défendu ces tours, car cela avait été inventé par des Protestants écossais pour rire de nos Saints et de nos Saintes. Je n‘ai jamais cru que des curés avaient déjà fait de telles interdictions...