L'IMPARTIAL FONDÉ EN 189. PUBLIÉ LE JKUDI DE CHAQUE | SRMAINE ABONNEMENT Un an... 0 $1.00 PERTE | Trois mois... ....00000::25 Les abonnements sont payables ‘avance, . vur cesser de recevoir le jour- nal, il faut donner avis au moins un mois avant l'expiration de son a- bonnement et payer tous les arré rages. Ceux qui changent d'adresse da'yent nous donner l’ancienne aus- si “en que la nouvelle. dressez toutes lettres, p radances, etc., à L'IMPARTIAL Tignish, Ile du Prince Edouad For the convenience of foreign advertisers, l’'Impartial can be seen and rates obtained from the follow- | ing agencies : Montreal : E. Desbarats Advertis- ing Agency. A. McKim & Go. St. James Street. Toronto : J. J. Cibbons, Confeder- ation Life Building. New York : Geo. P. Rowell & Co. 10 Spruce Street. London, Eng. : E. & J. Hardy & Co.. 30 Fleet St., E. C. corres- L'IMPARTIAL Tignish, Jeudi 7 jan. Les Partis Comme on parle beaucoup d’é- lections par le temps qui court, nous croyons intéresser nos lec- teurs en donnant l'état des partis politiques au parlement fédéral a- près l'élection de novembre, 1900 :— Provinces Gouv. Opp. Ontario 37 55 Quebec 58 7 Nouvelle-Ecosse 15 5 Nouveau-Brunswick 9 5 Ile P. Edouard 3 2 Manitoba 3 4 Col. Brit. 4 2 Territoires 4 o 133 80 Ainsi, à cette date, le gouverne- ment avait une majorité de 53 dont s1 venaient d2 la province de Québec. Le Chant d'Eglise Le chant dans les églises est à la veille de subir, croyons-nous, de grandes réformes : certes, en cer- tains endroits, cela n’est pas sans besoin. A ce sujet un journal romain, ‘“*L'Osservatore Romano’’ publie une longue lettre du Pape au car- dinal Respighi, vicaire-général de Sa Sainteté, exprimant le désir d’une réforme de la musiqne sacrée dans les églises. Le Souverain Pontife est sur- tout mécontent de la musique que l’on joue aux messes et aux vê- pres. Il rappelle les églises à la stricte observance des instructions données par les pontifes qui l’on précédé. Sa Sainteté réprouve la transformation de la musique litur- gique en composition de concerts. Ces innovations, dit le Pape, ne servent qu'à nourrir la curiosité des personnes d’une intelligence bornée. Le Saint-Père ajoute que l'orgue ne doit servir qu’à l’accom- pagnement et ne pas noyer la voix des chantres. Des préludes et des interme/zos ne seront plus permis sur l'orgue. On ne ‘doit jamais faire usage de piano, de ta:ubours de symbales, de cloches ou autre instrument frivole, dans les églises. Le Souverain Pontife est forte- ment en faveur du chant grégorien et ila commandé à l'abbé Pérosi D'ARRONDISSEMENTS A chaque Convention des insti-; tuteurs des écoles françaises de cette province, on élit un président et un secrétaire dont le devoir est de convoquer et de tenir des assem- plées dans ies écoles qui composent leur arrondissement. est de nature à faire progresser Seul ce qui l'éducation p:ut être le sujet des délibérations de ces assemblées ; et non seulement les instituteurs, mais aussi les contribuables sont in- vités à exprimer leurs opinions et à faire part aux autres de leur sa- gesse et de leur expérience. Si de- puis la dernière convention, ces assemblées ont eu lieu dans tous les arrondissements de la province, on a fait preuve d’une modestie qui me paraît tout à fait déplacée, en négligeant de donner aux lecteurs de L'IMPARTIAL un compte rendu des délibérations et des résolutions qui en. ont été la suite. Cependart pour donner justice à qui de droit, je dois avouer qu’un seul arrondis- sement a semblé donner signe de vie. Allons ! Messieurs les se- crétaires, ne tenez pas davantage votre lumière sous le boisseau. Faites-nous connaître un peu sinon en détail, du moins d’une manière générale, la bonne œuvre dont vous êtes témoins. Faites en sorte que uous admirions ce qui est digne d’admiration, et permettez que nous soyons édifiés par les bons ex- emples’que vous avez, sans doute, sous les yeux. À vous la parole, MM. les secrétaires ou MM. les présidents des arrondissements. JEAN CHIASSON CANDIDAT CHOISI A leur convention du 31 décem- bre, les libéraux de Shelburne, N. E., ont choisi l’hon. M. Field- ing caudidat pour les prochaines é- lections fédérales. Avis Vu des circonstances imprévues qu’il nous est impossible de contrô- ler en ce mcment, L’IMPARTIAL ne paraîtra pas la semaine prochaine. eme nn La Ligue de l'Enseignement HISTOIRE D’UNE CONSPIRATION MAÇONNIQUE A MONTREAL Telest letitre d’une élégante brochure de 110 pages que vient de publier M. Henri Bernard, de No- tre-Dame des Neiges Ouest, P. Q. Dans cette brochure, M. Ber- nard déchire tous les voiles et mon- tre la ligue de ji Enseignement sous son véritable jour. Après avoir prouvé clairement, par des docu- ments indiscutables, que la Ligue de l’enseignement à Montréal est affiliée à la Ligue de l'Enseigne- ment en France, il montre le ca- ractère antireligieux, maçonnique de la Ligue-mère en France, et prouve d’une manière indéniable que cette Ligue a été formellement condamnée par Pie IX et Léon XIII. Nos sincères remerciements à M. Bernard pour l'envoi de cette im- portante brochure. Horaire d’hiver L'horaire d'hiver sur notre ligne de chemin de fera commencé le 4 de ce mois. Jusqu'à nouvel ordre un train partira de Tignish à 6 heures a. m., et un autre à 11. 20. a. m. Par ce règlement les voyageurs qui vont de composer une messe grégorienne | de Tignish auront 3 heures et 5 mi- pour le centenaire de Saint-Gré- nutes à Charlottetown et pourront goire le grand, à Pâques prochain. | s’en revenir le même iour. _——— La Guerre D’après les informations reçues par les diplomates les mieux ren- Le Froid au N. Bruuswick I) n’y a pas qu’à l’Ile du Prince Edouard qu’on a à enregistrer la L’1M PARTIAL, UNE INF ITATION AUX CHEFS JEUDI, LE 7 JAN. 1904. Le Grand-Tronc-Pacifique M. Charles M. Hays, gérant gé - néral du Grand-Tronc, de retour de son voyage en Angleterre a fait les déclarations suivantes à Mon- \tréal..— ‘Le Grand-Tronc-Pacifique sera certainement construit. Le Grand- Tronc actuel n'a jamais éprouvé aucune difficulté à trouver des ca- pitaux et n’en éprouvera aucune à mener à bonne fin le projet du Trans:ontinental. A propos du dépôt du Grand- Tronc, M. Hays a dit : ‘‘Les titres que nous avons déposés valent mieux qu’une somme d'argent é- quivalente. Nous avons déposé ces tities parce que c'était plus commode et non parce que nous n'avons pas réussi à trouver le ca- pital exigé par le gouvernement. Nous avons tardé quelques jours, il est vrai, à faire le dépot, mais il faut a/ouer que le délai accordé par le gouvernement était plutôt un peu restreint. Mous n'avons ni manqué de parole au gouverne- ment, ni failli à nos obligations envers les actionnaires. Le Grand-Tronc détenait les ti- tres déposés, pour l'usage de la compaguie et ou s’en est servi en conséquence, J'ajouterai, continua M. Hays, que le projet est en excellente voie de réalisation. Cette question du Transcontinental prête à des com- mentaires politiques, mais je m’ai jusqu'à présent jamais enteudu dire qu’il fût question de renoncer à la construction du Grand- Tronc-Pacifique. Les capitalistes anglais riraient bien s'ils appre- naient un jour ou l’autre qu’on hésite à le construire. Il va sans dire qu’un transconti- nental ne peut être arpenté et cous- truit en une année. Si nous avions à l'heure actuelle en caisse tous les capitaux dont nous aurons besoin, nous ne pourrions faire plus que nons ne faisons. Je ne crois pas pour ma part qu'aucun plan de constructivn d’un transcontinental ait jamais été mieux organisé. Pour ce qui est de la sécurité qu'offre la Compagnie du Grand- Tronc pour l'exécution du trans- x CE QUE DIT M. HAYS Le nu | | temps prochain. continental, M. Hays fait observer { que, tandis que les actions de toutes les grandes compagnies de chemins de fer ont subi dernièrement une baisse sensible fe Grand-Trouc n’a pas failli. Rien, en Angleterre, n’a fait plus de bien au prestige du Canada que le crédit du Grand- Tronc. M. Hays a l'intention de faire commencer l:s travaux le prin- L'arpentage se poursuit activement à l’heure actu- elle et on ne tracera aucun plan dé- finitif avant d'avoir en mains tous les rapoorts des arpenteurs. | ‘Notre premier plan, dif M. Hays, sera de réunir les provinces de l'Est à la région des grands lacs ; après quoi nous nous efforce- rons d'atteindre Winnipeg aussi ra- pidement que possible. Ce qu'on veut surtout ce sont des moyens de transport plus faciles entre l'Est et l'Ouest et notre but principal se:a de répondre immé- diatement à ce vœu. Tous les homimes d’affaires, touS les hommes politiques à qui j'ai eu l’occasion de parler du Transconti- neutal, en Angleterre ont été en chantés du projet. De plus en plus, en Angleterre, on s'intéresse au Canada, Bien des choses ont contribué à faire connaître là-bas notre pays mais plus que tout la politique de Chamberlain. Tout le mondeen Angleterre se passionne à la politique fiscale et pour quiconque n’est pas un politi- cien d'expérience, il est bien diff- cile de dir où en est, à présent, la question. On n’ose trop prédire le succès du nouveau plan de réforme fiscale. Il est possible cependant que Chamberlain réussisse aux é- lections prochaines. Partout, j'ai entendu vanter les résultats de la visite des délégués des Chambres de Commerce au Canada. Leur voyage nous a fait et nous fera uu bien immense. Les capitalistes anglais ont foi en l'avenir du Canada. Le nouveau lTranscontinent:l ne fera qu’aug- menter leur confiance dans les res- sources et là force du pays'”. Dans une allocution qu’il a pro- noncée récemment devant les élè- ves du couvent de Jésus-Marie, à St-Boniface, Manitoba, Mgr Sba- retti, le délégué apostolique au Ca- nada, a dit entre autres choses : ‘“Il faut que l'éducation donnée aux jeunes filles, fasse d'elles l’iaé- al de jeunes âme chrétiennes, capa- bles de briller dans la so:iété. Noire but est de saisir chez elle toute qua- lité naturel'e pour l’élever à sa plus haute perfection possible. En a- gissant de la sorte nous ne dépouil- lons pas une jeune fiile de ses avan- tages naturels, maîs nons la fai.ons passer simplement à une sphère plus élevée. Pour réussir plus sû- rement dans ce travail, nous pla- çons d'abord devant les élèves, le type le plus parfait de la femme et nous leur demandons de le copier. ‘‘Nous n’avous pas une grande admirat‘on pour ce que l’on appelle la femme moderne. Notre type à uous, est vieux comme le christia- nisme et ilest toujours nouveau. Ce type, c’est la glorieuse mère de Jésus-Christ. Voilà l'exemple à suivre, l’idéal à copier. Nous dé- sirons faire de vous non des êtres faibles, mais des femmes fortes en vertus. Nous voulons que toute la bonté et la grâce qui vous sout na- turelles, soient fortifiées par le ca- ractère, de façon que toutes vos précieuses qualités soient consa- crées à la gloire de la religion et au bien-être de la société. ence de la femme sur 12 famille et seignés à Pékin, ceux-ci sont con- | visite d’une vague froide. Lundi | dans les cercles de la haute société, vaiucus que la guerre entre la Rus-| matin, le thérmomètre était à 40 | nous désirons la rendre capable de | sie et le Japon est inévitable et que | sous zéro à Woodstock : 34 à Fre- | déployer toutes ses facultés pour o- peut-être même elle éclatara daps |dericton ; 30 à Grand Falls ; 15 à | pérer le bien dans la famille, dans'Va la force de caractère de la! ROUE à St-Jean. . quelques jours. :sociité et dans l'Eglise, le nar-: femme." | La “Femme Moderne” [e) fum des vertus de la femme doit pé- nétrer dans la famille pour que par ‘elle la société soit poussée vers les sentiers de la vertu et du bonheur. Il ne faut donc pas détruire les belles vèrtus de la femme en lui injectant des germes de virilité propres à é- touffer ses vertus pour en faire une créature ni homme ni femme. ‘Nous n'aimons pas cctte combi- naison de qualités qui détruit le ca- ractère de douceur, de bonté et de pureté de la femime. Nous vou- ‘Jons qu'elle soit élevée et perfec- itionnée de plus en plus, pourvu, toutefois, qu’il n’y ait rien d’op- | posé à sa réelle force de caractère, car nous désapprouvons l’idée de donner à la femme la force particu- lière à l’homme. “Nous n’admirons pas une femme-homuwe, mais une femme d’un grand caractère, Dans la Sainte Ecriture, nous trouvons des modèles de femmes fortes qui ont sauvé le peupie de Dieu. Où peut- on voir une plus grande force 1no- rale que dans Esther, qui renverse la puissance d’Aman devant le roi Assuérus, sauve son peuple et re- conquiert ses droits ? ‘‘Nous connaissons la force de caractère de Judith, type de beauté et de chasteté, mais en même temps de courage viril. Elle fut louée comme la gloire de Jérusalem, la joie d’israel et l'honneur de son humble peuple, parce qu'armée de } Son courage, soutenue par la force ‘“Connaïissant l'immense influ-| divine, elle mit en fuite l’ennemi du peuple juifet sauva sa cité de la dévastation et dela ruine. Vrai- ment, nous te savons pas jusqu'où Agriculture et Protection L'on ne doute de rien au ‘‘So- leil.”’ Nous récoltons plus de grains, de foins et de légumes en 1900 qu’il y a dix ans, vingt ans. Cela est bien naturel. La population augmente, une partie de cette population se livre à la colonisation ou à l’agricultnre et la production se développe. Il serait bien malheureux qu’il en fut autrement. Mais ne voilà. t-il pas que le ‘‘So- leil’” conclue de ces faits que l’agri- culture n’a pas besoin de protec- tion. On ne peut raisonner plus pau- vrement. C'est là un bel échantillon des balivernes que les orateurs protec- tionnistes auront à réfuter durant, la prochaine campagne. Il est indéniable que notre pays produit plus de grains aujourd’hui qu’il y a dix ans et qu’il en produi- ra encore plus qu'aujourd'hui dans dix ans. Les produits se vendent aussi à un prix satisfaisant, mais nous défions bien le ‘‘Soleil’’ de nous prouver que cela est dû àla politique du gouvernement actuel. Notre agriculture est propère parce que les gouvernements pro- vinciaux depuis quinze ans l'ont transformée par une propagande active, dont le résultat a été l’amé- lioration des anciennes méthodes qui a permis cette concurrence heu- reuse sur les marchés étrangers. Mais ce n’est pas une raison pour conclure que la protection est inu- tile à l’agriculture La protection qui augmenterait le marché local, augmenterait aus- si la consommation et c'est de cette dernière que nourrit la prospérité agrico'e. ‘““L'Evènement.”’ Lavez les plats, les casseroles ou les pots avec le Savon Sec de Lever (une poudre) et la graisse disparaitra comme par enchantement, % The Silver-- smith s Contribution to Christmas Jollity The silversmith is almost as in- dispensable an assistant to St. Ni- cholas as the toy maker. For a- mong all the Christmas gifts that women love there is anne of equal cost that quite so much deligh:s the average hous2-wife as some handsome and tasteful piece of Silver. The Taylor Store has put in this Christmas a really expensive and exquisite stock of Table Silver and we sincerelv trust you will see it before making all your Christ- mas selections. 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