«ÿ; Mais les souvenirs les plus indélibiles et les plus enemleillés de ma petite enfance m'ont toujours donné preuve du grand esprit chrêâien et marial de mes chers parents; c‘était, d‘abord, la préparation du beau mois fie Marie. Les jours qui pré êdaient ce mois béni étaient consacrés ä la prêpa tion d'un autel â la Vierge dans la plus belle ÿaïtie de la maison, Trop ÿauvres pour nous procurer une statue de la Maäonne, un Cââïe de NotrewDame du Bon Seçeure nous suffisait. Mes grandes soeuïs allaient au Lois, quelquefeis eoue la neige, chercher des guirâendee de verdure. Un grand dray blanc piqué de feuillage eñ äe quelques roses artificielles fabriquées peï des doigts habiles ornaient les conïoure du Cädre fie la Reine de mai, et protectrice de cette grande famille fient le père avait connu jadis Mgï Marcel Richard, flemmî pins taïe "Père de la Patrie“. Le eeirf aprêe une journée ïaberieuee, nos ÿaïents ïassemblaient leur nichée pour obeerver le mois de Earie. 3e sa belle voix grave, mëïee aux jeunes voix des enfants et üe la mamanr mon père en: ” :it: "Cîest le mois de ‘Harie" et autres canzîquem îtionnels. Ensuite; äebout près de Notrewüeme Eh Secours, il faisait la îecture d‘une page de l‘hva île ou des gloires de îrie; Le Chapele; eîëturait emïfle Cérémonie familiale; et comme j‘êiais encore ère? netite ÿour ÿoeeeder un tel treeor qu‘un Chapelet, r faisait suivre sur le bout du sien. La priëïe fie soir suivie äu "Souvenez" veue", de le voix encore ardente äe grand'maman Pêlagie, î ‘1' .3 Ensuite, l‘une des granäes soeure, habituellement Jacqueline, qui est encore vivanee ä l‘âge fie 93 ans, pväparait les plus jeunes peux la nuit; les autres _ .aient maman au ménage. Penâant ce temps, grand'maman laseemblait les jeunes pour leur reconter des histoires fie fées ou de loups—garoue. Toujours ce debut: C‘était mne fais, ... restera inoubliable dans ma tête de 80 ans. îci, je m'arrête, car les souvenirs pullulent dans ça zémoire et je äëpasseïaie les bornes de mon entretien. g le termime par cette strophe si bien dite par notre ÿüëîê, révérend Père Landry: O terre la plus belle Acadie immortelle, Sois toujours sous les cieux Fidèle ä tes aïeux.