AR PR UN GRAIN. a Ceci se passait.…..pewimporte sur quel point du glole. C'était en pleine mer. Au milieu d’un cercle immense for- mé par l'horizon visuel, la fré- gate la Clerinde se tenait immo- bile. de longues nuits, elle dmeurait là, inerte, prise par un calme plat, attendant vainement la brise. Ses grandes ailes blan- ches pendaient tristement aux mèts qu'une large honle faisait osciller de loin en loiu. À perte de vue, le ciel bleu foncé de la mer tranchait sur un jaune d’or, et, de quelque côté que l'œil se tournât, il était irrité par l'in- tensité et la pluciditc de cette teinte uniforme qu: nul nuage, nulle vapeur ne venaient rayer de leur ombre. Sur le pont, les matelots dormaient, allengés contre les bastinas s, accablés par la loudeur de atmosphère. L'officier de quart se promenait seul, ne se donnant mème pas la peine de dissimuler de formida- bles bâillements. À huit heures, un lieutenant de vaisseau vint le remplacer, et prit, pour jusqu’à minuit, le commandement du navire. Au même instant un offi-1er supé- rieur parut sur le pont. C’était le commandant de la Clorinde. M. B..., ne le désignons que par cette imitiale, il existe peut- être encore, jeta un coup d'œil sur la voilure, le .oup du mai- tre, et, s'adressant à l'officier : Votre frère est-il de corps avec vous, Henri ? Oui, mon pere.……..oul. com- mandant. répondit ie lieutenant en se reprenant aussitot, à un regard sévère de M. B.... Vous ne vous habituerez donc jamais à ne pas 1n'appeler ainsi, Henri ? A bord, il n’y a pas de père, il ne peut y en avoir, il n'y à que le commandant. C'est vrai, vous avez raison, commandant, mais ni moi, ni Raoul nous ne pouvons nous y faire ; il nous semble que si le respect que nous dvons gagne à ce titre, notre affection y perd quelque chose. Raoul est 4 l’avant ? Oui. commandant. C’est bien, faites carguer tout gardez simplement le grand hu- nier au bas riz et suveillez de vos jumelles. Prenez les mien- nes, elles sont meilleures. Si le temps se couvr. d'un côté, dé- fiez-vous bien du grain. ou plutôt, faites-moi prévenir. Oh! commandant, il n'y a pas un souffle dans l'air, pas une folle brise, la houle elle même s'aplanit. Vous pouvez bien re- poser en paix, mon père, Vous veillez tant depuis quelques nuits. Encore... Taisez-vous donc. La mex est calme, mais le temps est chargé, les baromètres dan- sent comme des fous, ils sautent de 20 millimètres à l'heure; hier, ils avaient dépass£ le beau fixe, 1ls sont maintenant tout près de tempête. Celui de la galerie ne sait plus eu 1l en est. Carguez, carguez .…… Et le commandant B...rentra sous la dunette pendant que son fils aîné faisait exécuter les manœuvres ordinaires. La frégate reprit bientôt son aspect inanimé, Un élève vint seulement retrouver l'officier du quart ; c'était le fils cadet du commandant de la Clorinde. Les deux frères se mirent alors à arpenter le pent d’un pas régu- lier, en roulant force cigareites, Ils étaient, tous deux, sortis du vaisseau école le Borda; à cinq ans d'intervale L'ainé, en outre d'une campagne dans les m.rs du Sud. avait déjà navi- gué avec son père, le second débutait. Un ordre spécial du ministre de la marine, ami de EE 2... frères sur la Clornide. M. B... disait hautement que avait r‘uni les deux Depuis de longs jours et mar ce qui perd les officiers c’est un début trop facile ; aussi, avait- il tenu à éviter toute douceur à ses deux fils et il ne s’en faisait pas faute, car, pour eux, 1l était plus sevère et plus exigeant que pour tout autre officier du bord. Ce n'était pas que, pour ses en- fants, il n'éprouvait une affec- tion profonde. Certainement si, il les aimait, il en état fier, il veiilait sur eux, leur mère les lui avait recommandés; mais avant tout, il voulait que ses fils devinsent des marins hors ligne, des hommes de fer ; aussi les faisait-il constamment tra- vailler et trimer dur. Eux trou- vaient souvent la chaine par trop lourde, le plus jeune sur- tout, un enfant de dix-neuf ans, un peu mince, un peu faible, mais à bord, on atellement con- fiance qu'il faut obéir, que ja- mais les ordres les plus secs, les corvées les plus pénibles n'avaient soulevé un murmure ou une objection de la part d'un des deux frères. Les heures se trainaient, len- tes et tristes, la Clorinde n'avait pas bougé; sa voilure, serrée de près, ne laissait que le grand hunier amoindri et je plus pe- tit des focs. La nuit n'avait point apporté de fraicheur, l'air semblait s’alourdir encore, et nul bruit, dans l’immensité, me venait troubler ce solennel si- lence. Fatigués de jieur insipide pro- menade, les deux frères s'étaient | .ssis sur le bastingage qui do: mine le banc de quart, atten- dant la fin de ces quatre heures interminables ; tous deux étai- ent plongés dans une réverie profonde. Une brise chaude chargée vint tout à coup leur bruler la figure. Ils furent de- bout d’un bond; l'élève s'élan- ça vers le gaillard d'avant. Tout au fond du ciel, dans le lontain le plus perdu, l'horizon prenait une teinte d'encre. Le père l'avait bien dit, les baro- mètres ne s'étaient pas trompés, c'était un graln, Timonier, prévenez le corm- mandant. Le matelot n'eut pas le temps de pénétrer sous la dunette, M. B..... était déjà sur ie pont, Il prit la place de son fils sur le banc de quart, Bäbord la barre, ordonna-t-il d’une voix tonnante, Elle y est tuute commandant. Àu même instant, une ava- lanche de pluie et d’ean salée s’abattit sur la Clorinde, le vent en hurlant avec furie, tordit les plus gros cordages, la mâture craqua avec un bruit sinistre, et la frégate, pris en travers par cette épouvantabls trombe, se coucha sur le côté, comme le gladiateur biessé qui voit venir la mort. Pendant une minute éternelle elle demeura engagée mais se releya toute fière et, emportée par l'ouragan, s'enfuit balayant les lames, Un soupir profond s'échappa de la poitrine de M. B..……. la Clorinde était sauvée, —Droite la barre, cria-t-il Et la frégate, pareille au che- val qui sent l'éperon, reprit sa course plus violente. Deux voix humaines couvi- rent les hurlements de la tem- pête, Un homme à la mer à bà- bord ! Un homme à la mer à bà- bord ! Une lame, inendant la Clo- rinde de poupe en proue, ve- nait d'enlever deux matelots. Ces cris furent entendus par le timonier de veille qui coupa l'amarre de la bouée de sauve- tage. Elle s’abattit dans l’eau en fusant, Les officiers montés sur le | pont regardèrent du coté du | banc de quart, attendant avec. | anxiété un ordre du comman- | cendamnés sans appel. La mér dant, ; M. B.......détourna la tête. L'IMPARTIAL enns Devant Dieu, devant l'Etat, de- vant lui-même, il répondait de tout cet équipage qui lui avait été confié ; en essayant un sau- vetage impossible, il sacrifiait inutilement d’autres existences, les matelots étaient comdamnés la Clorinde continuait sa marche. Raoul s’avança alors. Mon père.……..commandant, pour l'amour de Dieu, mettez en panne, Mon père, continua Raoul, je suis de quart on dira que vous avez voulu épargner votre fils, que vous avez sacrifié des hommes ; mon père, vous me déshonorez. La barre dessus, aux grands bras du grauds hunier, amène la baleinére de sauvetage, or- donna enfin M. B...…… Les canotiers étaient déjà à leur poste ; ces braves gens n’a- vaient pas attendu un ordre du commandant pour se précipiter au secours de leurs camarades. Raoul se jeta à son tour dans la tion commença à descendre des porte-manteaux pour se mettre à flot. Un instant plus tard, elle quittait les flancs de la frégate, Débordez avec les avirons, ferme : hardi! garçons, pour les | autres et pour Dicu! Il n’acheva pas, une vague énorme l’enveloppa comme d’un linceul et broya le fragile canot contre le plat bord de la Clo- rinde, Les cris des hommes cou- | vrirent encore les sinistres dé- | tonations de la tempête; ils se fendaient contre les lames. Ils luttaient et appelaient à l’aide. Henri s'était déjà élancé dans une autre embarcation, Je vous le défends, s'écria M. B...... Henri, rentrez, rentrez, je vous l’ordonne. C’est mon frère, commandant et ilse noie..….……,, À moi dix hommes. | Il s'en précipita cinquante | escaladant les bastingages. | Assez ! assez! cria le lieute- | nant; et la seconde embarcation descendit le long du bord. | La mer implacable l’enleva | cemime un fêtu et la broya | comme la première, elle n’eut | même pas le temps de débor- der, M. B....., cramponné au banc de quart, cherchait dans ce dé- chirant tumulte les cris de ses enfants, qui mouraient là, tout près de lui. Il se penchait sur l'abime tächant de devener dans ‘ces ombres indecises les cerps de ceux qui allaient disparaitre pour toujours. L'aumonier, à genoux sur la dunette, priait avec ferveur, implorant le Dieu de paix et de clémence. La tem- pète seule répondait à sa voix soulevant des lames plus fu- rieuses encore. Alors, se reten- ant à grand’peine à la rembarbe, il étendit la main et bénit ceux qui allaient mourir. Mes enfants, cria-t-il de toutes ses forces, mourez en paix, vic- times du devoir : je vous absous, Dieu vous pardonne. Une vague plus puissante que les autres faillit lui-même l'emporter. Les officiers entouraient le commandant B.......,, ils l'im- ploraient désespérés. il secoua | la tête. Ses deux fils, tous les deux allaient mourir ; il enten- dait encore ieurs cris et il lui était interdit de chercher à leur porter secours; bien plus, res- teren panne compromettait le sort de la Clorinde, et il fallait par le devoir, ne pas s'arrêter et continuer sa route. La barre dessous, ordonna-t-il aux grands bras du grand hu- nier. La Clorinde reprenait sa coutse, fuyant de nouveau de- se refermait sur eux. Quand M. B....….. quittaii LE CHAPEAU baleinière et la frèle embarca- | : | votre portier : vant la tempête et abandonnant | . ‘ ‘ | loin, derriere, ceux qui étaient | I la Clorinde, au retour de la fré- gate en Franc, il retrouva la malheureuse mère ; il n'eut pas un mot, pas une larme. Quant à elle, elle ne put prononcer qu'une parole : Tous les deux, murmura-t- elle dans un sanglot, GEORGES PRADEL. NEUF. Les heureux du jour qui achètent des chapeaux tous les mois n’ont jamais de cha- peaux neufs ; ou, si vous pré- ferez, ils n’ont jamais de cha- peaux vieux, ce qui revient au 1nèême. La première cendition à remplir pour avoir un chapeau neuf, c'est d'en posséder un vieux. Fuissez-vous acheté le plus luisant de tous les chapeaux, si vous n'avez conservé l'au- tre pour un cas extrême, il vous est impossible de pou- voir dire, en vous adressant à votre valet de chambre ou à Donnez-moi mon chapeau neuf. Vous dites “Donnez-mei mou chapeau," et cela sans emphase et sans fierte, sans ajouter ce mot neuf qui fait l'ergucil de ce monsieur qui n'achète qu'un chapeau par an. Ce couvre chef annuel est un évènement dans la maison. Le monsieur le lustre avec son coude, soffle dans les poils pour savoir si c’est de la vrai soie, en Ccoifle son ge- neu, qu'il détrire ensuite pour cambrer la forme ; ceci fait, il le présente avec orguil à sa femme. Tiens, dit-il, c’est un d'Or- say. Comment le trouves tu. Je le trouve peiit et ridi- cule. Tu n'y connais rien, répond le mari avee fatuité, tu ny connais rien: les femmes, vous ne trouvez jamais bien 5.0 "0.0. FT Qu'est-ce que ça me fait à moi, après tout, mon cher ? Ce n'est pas mei qui le porte- ral. Le monsieur remet sen chapeau dans un étui de pa- pier, puis dans un fourreau de carton et l’enferme dans ane armoire en se promettant de porter encore le vieux pour aller à son bureau. Un matin, le monsieur dit à sa femme : Si je mettais men chapeau neuf pour aller chez Dubief ? Dame ! ça te regarde ; si ça te fait plaisir... Alors ne le mets pas. Je ne l'ai pas acheté pour en faire des conserves. Alors mets-le, que veux-tu que je dise! Le monsieur gregne un in- stant à propos des femmes qui ne répondent jamais à ce qw’on leur demande, et part pour chez Dubief. Madame, pensive et inqui- ète, s’appreche de la fenêtre. Mon Dieu ! dit elle, quelle singulière idée Edouard a-t-il eue de mettre son chapeau neuf! Veilà :{u‘il va pleu- voir. Pas singulière : fatale idée, aurait du dire la dame ; il pleut beaucoup, beauceup. Edouard a quitté Dubief au boulevard du Temple, et il est en train de se dire qu'il y a loin du boulevard du Temple à la rue de l’Arcade, ce qui est tout à fait vrai. Comme il ne veut pas ga- cher sen chapeau neuf, il en- tre dans un café, attendre que la pluie cesse. La pluie, qui n‘a d'erdres à recevoir de personme, Con- tiaue. Heureusement peur Ed- ouard, un de ses amis arrive. Il lui conte son cas, et ils font une partie d’échecs pour faire passer le temps. L'ami gagne un louis et s’en va, Edouard pense que, puisqu'il pleut toujours, il vaut mieux dîner là; au moins il n‘abimera pas son chapeau. Le dîner est détes- table, mais il lui coute douze francs. Madame, dit la benne, voi- ci qu’il est huit heures, mon- sieur ne rentrera pas ; Ma- dame veut elle que je serve le dîner ? Servez. Depuis le matin, madame est absorbée, elle n'a qu'une pensée, une seule, mais qui devint terrible pour sa persis- tance : “Qu’elle singulière idée Edouard a-t-il eue de mettre son chapeau neuf !° Il pleut toujours. Le mon- siear qui a un chapeau neuf entre à l'Ambigu, pour ne pas rester toujours au café et ne pas abîimer son chapeau. Au théatre, peuse-t-il, je passerai la soirée sans rien dépenser. C’est uue excellente idée ; seulement, elle lui ceute cinq francs. Il est minuit ; madame est rongée par l'inquiétude, elle veut envoyer sa bonne à la préfecture de police pour qu’on face des recherches ; monsieur à peut-être été vic- time de que'que accident ! La bonne affirme qu'il vaut mieux attendre un peu, mon- sieur ne saurait tarder En effet, mensieur arrive à une heure après minuit, monsieur cst trempé jusqu‘- aux 6s, il ruisselle comme un tonneau d'arrosement ; il Ôte son habit ; sa chemise fume ; son chapeau, ce cha- peau si brillant, si lustré, si cambré, si coquet, à l‘air de sortir des bains à quatre gous ; il n‘a plus forme des- criptible, et velentiers on le prendrait pour un chien noir décédé, suivant le fil de l'eau. Et pourquoi ce grand désas- tre, jé vous prie ? Mais parce qu‘Edouard, au sortir du théatre, n‘a point trouvé de. voiture : il a pensé que sa femme serait inquiète, et il est parti en courant, parce que voyez-vous, pour tous les chapeaux du monde, Edeuard ne voudrait pas inquiéter sa femne.—Brave garçen, #a | Mais pourquoi viens tu si tard ! Mais parce qu'il pleuvait; je ne voulais pas abîmer mon chapeau A qu'el.e heure astu quitté Du- bief ? A midi. A midi ! et ou as-tu été ensuite ? Au café. Et ou as-tn dîné! Au restaurant. Eh bien, mais ou astu passé ta soirée P A la comédie. Je te remercie bien, par exemple ; dis donc tout simplement que tu vou- lais te donner du bon temps Je m'en suis douté quand je t’ai vu ‘prendre ton chapeau neuf. Si on peut dire ! Je ne voulais pas gater mon chapeau, voi/à tout, tiens ! Pourquoi n'as tu pas pris une voi- ture tout de suite 1 Dame ! je ne voulais pas dépenser de l'argent inutilement. T'as donc dîné pour rien ? Non, mais... T'as boustifail 6 an café et partout pour rien, et au spectacle aussi ? Mais laisse moi donc t'expliquer. Laisse-moi donc tranquille... tiens, tu me fais mal. Hélas ! depuis ce temps, le mon- sieur qui avait un chapean neuf n’est pas henreux. Si par hasard, il ose faire une ob- servation sur les dépenses de sa femme, eile lui répond infailliblement : Est ce que je dis quelque chose, moi, quand tu dépenses des quarante francs pour toi tout seul, comme le jour en tu as mis ton chapeau neuf ! Son dîner est toujours mauvais et froid, sa femme ne rentre jamais à l'heure ; s'il ne sait pas quand elle vient, il ne sait guère ou elle va. Ou- vre t-il la bouche pour se plaindre, eile lui dit pour justification : Je ne te fais pas de scènes, moi, lorsque tu me fais attendre Ges jour- nées et des soirées entières dans des inquiétudes morte les. comme le jour ou tu-ag-mis ton chapeau neuf ! F 2 F5. Antrefois, lorsqu'elle quittait, à l'enchignure de la rue, le fiacre qui la ramenait de la course ee elle avait de petits remords bien gen- tils “Pauvre Edouard !” disait eile. __ Maintenant, lorsqu'ils apparaissent de loin en loin, ces remords usés, elle hoche la tête, se drape dans son bur- nous, franchit le trottoir, d'un coup de crinoline, en murmurant : Bah ! après tout, je suis bonne jou ce que je sais ce qu'il a fait, lui, le Jour ou il a mis son chapeau neuf ! Jures Norlac. ot Bridget, n'as tu pas e:tendu 1a eloche de la porte? Oui, m'ame! Mais alors pourquei n'allez vous pas répondre ? Je nattends personnes ce matin, Surement ce doit être pour Vaus::-: dote Entre amies : Elle est veuve et sans le sou? Pour- tant elle dit que son mari menait grand train. Je crois bien . il était chauffeur sur la ligne du New York Central. ès ee té fe nd Un jeune médecin qui s'était expatrié en province rentre à Paris, Vous avez déjà tué tous vos clients ? Jui demande un blageur de ses amis. Ca m'aurait été difficile, mon cher, Le pharmacien s’était chargé de la be- sogne Alors, w’ayant plus rien à faire je rente. Guilbollard chez le docteur : Vous m'aviez dit que j'engraisserais si je suivair: votre ordonnance; voyez. je suis maigre comme un clou. Est-ce que vous faites récllement des armes depuis trois mois ? Parfait ment. tous les matins je tire au pistolet. séisà lss Grande conversation entre Tetor et Moino. l'as pas de petit frère? Non. Pas de peteite sœur ? Non . Alors, qui done que tu bats ? D Chez un uvare Mais, C...... , ton poêle ne chauffa pas. Mais oui, i! est rouge. S’il est rouge, ça ne peut être que de houte . La jolie Mlle Claire interroge son cou- sin Gontran. Est ce vrai que c’est bon de se pen: dre ? On prétend que ie pendu éprouve du plaisir.... C’est possible, répond Gontran ; mais ça déperde du cou auquel on s’accro. che ! - LE aient En soirée, devant uu quadrille on fis gurent deux dimes décolletées, et d'une maigreur !---- Mon cher, il me semble que j* suis à Versailles. Pourquoi ? Dame ! je vois Jouer les 08 ! Aux flagrants délits — À l'audience des flagrants délits de police corretion- nelle : M. le président.—Vous ne travrillez pas, vous rez prévenu de vagabon- dage. Le prévenu.—J’ai pas d'ouvrage. Le gouvernement ne nous en donne pas. M. Le président.—Ah ! j'attendais cela : c'est le gouvernement qui est chargé de vous fournir du travaii ? Le prévenu.—Il vous en fournit bien à vous ! THE SUN FOR 1894 SUBSCRIBE FOR IT NOW TEE ST JOHN SUN is the largest and most influential journa, in the Maritime Povinces. THE DAILY SUN 8 Pages, Until 31st Dec,, 1894, For 5,00. THE WEEKLY SUN 16 Pages, Until 31st Dec., 1894 For 1,00. During 1894 Tam Sux wiil conta n many new features and wi retain all the old ones, which have made it THE PEOPLE’S PAPER Any person remitting the :rice of erther the Daily or Weekly wil be entitled to the paper until àlst December, 1894. Sample copies sent to any address on application to THE SUN PRINTING COMPANY ST. TIUHN. N. B. STANDARD FASHION CATALOG RACE CN, egan ons. for only % cents. STANDARD ION 00 BE Ver 14th Street, New York. Ripans Tabules rekieve headache, Lie POV)