‘saint Pierre, touché. Dien te ré- TREMBLE ET ROSEE < 1 11 y a longtemps, très long. temps de cela : c'était au temps où saint Pierre, préchant les na- tions, allait d'une ville à l'autre Portant la parole de Divu. Un jour, cheminant le )sng d’un bois, i! vit venir à «a ren. [tn ; que désires ta que je fasse pour toi, au nom de Jésus ?” —Bon Père, dit la fillette tonte en pleur:, faites que je reste sur la terre, ponr consol:r mon pauyre frère, auesi long temps que Dieu n'aura pas pitié de lui. — Bonne petite Ame, dit scint Pierre, ému de tant de bonté, tou frère est loin de mériter que tu te dévounes pour lui, il ne t'a contre mn petit garçon ct une petite fille, portant chfcan un panier. — Bonjours, mes enfants, leur dit Saint Pierre. — Bonjour, bon Pète, dit la fillette. —Je suis bien fatigné, ct j'ai grand'faim, savez rons où je trouverais une croûte à Caeser, et un lieu pour me reposer ? En entendant ces paroles, Ja charitable fillette, très émue, décoavrit vivement son panier, en t'ra deux trenches de beau pain blanc, et une petite fiole de lait, et dit à l'apôtre : “Buvez et mangez, bon Père; c'est pen, mais ça vous soulagare, et pent- être pourrez vous ensuite vous rendre à la ferme la pius proehe."” —Merci, bon petit cœur, dit | compenseras comme tu le mé- rites. Et ter, dit-il au garçonnet, n’as-tu rien à m'offrir ? —Je n’en ai pas trop pour moi, répoudit celni-ci d’un ton rogue, et ja ne suis pas assez bête pour donner ce que je gagne, au risque de me eoucher sans +ouper. — Ne sais-tu pas, lui répondit saint Pierre, que Dieu, qui est infiniment bon ot généreux, rend an centuple ce qu'on lui donne de bon eœur ? — Est ce qu'il y en a un, seu- lement, un bon Dieu ? fit le petit vagabond, d’un air ineré- dale. — Mon frère, ne dis pas cela, s'éeria sa sœur, d'un air eftirayé; malhearenx ne sais tu pas que c’est un blasphême, cela ? —Blasphéme ! fit le garne. ment dés air de dédain ; blas phème, parce que j: ne pas toutes les sornettes crois qu'on nozs conte au cathéchisme ? 11 n'y a pas de Din, je n'en ai pas peur, et n te disaut cela, Je ne tremble pas... Jomme ilachevait ces épon: vantables paroles, un formida- bie coup de tonnerre fit frison- ner l'enfant des pieds à la tête ; ses chevaux se dressèreaut et ses dents claquèrent. Alors, saint Pierre, se levant, dit : “Mon filstn as nié lexis- tence du Disu Toat-Paissant, et tu l'as bravé; un exemple est nessaire ; ponr expier l'outrage que tu viens de Ini faire, fu deneureras sur :a terre jusqu à «e qu'elle ne produise plus, et, toijonrs tremblant, tn grandiras en attendant que la hache du bûcheron te conver- tisse en eombaustible poar ali- enter son feu. Après avoir dit ces paroles, saint Pierre toncha J: jeune ji- bertin, et celni-c1 grandit, gran dit jusqu'à ce que sa tête est at- teint la cime des arbres ; ses bras se levèrent et formèrent des branches qui en portèrent mille autres et où des f-uilies se mon- trèrent bientô. ; ses jambes se réunirent étroitement, formant un troues d'arbres couvert d'une écorce b'auche. En un moment cet arbre nonveau se eouvrit d'une muititude infinie de pe- tites feuiiles qui tremblent tou- jours. C'est pomine ‘ie cet arbre que l'on tremble.” II Quant saint Pierre eut punile petit libertin, il se tourna vers Ja bonne petite fille et lai Git d'une voix douce : Mon enfant, je punis le vice. meis je récompense aussi la vere Îla main, nous ne trouvons toujours cansé que de la peine, et souvent ilte frappait: Ce pendant puisque ta me deman- des e-la. comme une grâ’e, an 10m du Christ, je te ermets de rester sur la terre jusqu'à la fiv des temps ; fon âme de jeune vierge se fixera parmi les étoi- lee, et, ton corps arrosera les plantes chaque nuit. Ainsi tn continueras ton œavre de cha rité. Et saint Pierre toncha la bouche en tr'onverte de la.fil lette, d'où sortit nne belis pe tité colombe de feu, qui, pre- naut son essor vers les cieux, at- teignit la région des étoiles et se fixa parmi elles. Puis la per- sonne de l'enfant dovint inco- lore et transparent comme l'eau. Saint Pierre toucha ceite masse qui briilait comme un mouceau d'argent et aussitôt l'air s'im- prégna da corps liquifié de la! douce enfant... Le lendemain matin tont le monde fut extrêmement surpris de voir étinceler partout sur les herbes, dans la corolle des fleurs, sur les arbres, dans tous le feuillage, de petites gouttes étincelantes que l’on prit pour des diamants. — Qu'est-ce que cela ? qu'’est- ce que cela ? disaient les enfants à leurs parents étonnés. Cela se nomme Ja “rosée”, dit saint Pierre qui passait. FLEURS DES PRES. À TERRIBLE TIME! A Port Hope Lady Undergoes a trying experience, from which she is at last freed by the use of Milburn’s Heart and Nerve Pilis, Mr. F. J. ARMSTRONG, one of Port Hope's best known citizens, speaks as follows :— ‘My wife has had a terrible time with her heart for the last fifteen months. ‘“ The pains were intense, and she had a smothering feeling together with shortness of breath, weakness and general debility. Medicine seemed to do her no good, and we bad about given up trying when she started to take Milburn's Heart and Nerve on They have toned her up wonder- ully. “She is stronger to-day than she has been for months, thanks to Milburn’s Heart | and Nerve Pills. I am sure there can be no better remedy from their remarkable effects in Mrs. Armstrong's case.” Laxa-Liver Pills cure Constipation, Sicx Headache and Dyspepsia. L'action sociale des Catholiques —— L'abbé Garnier, directeur du Peuple Français, écrit sur ce sujet, pour nos consins de la vieille france, des choses dont auelques unes s'appliquent avec assez de justesse à nous de Ja France nouvelle. Méditons, par exemple, ve passage : “On avait eru les catholiques incapables de faire quelque chose peur la solntion de Ja question sociale. “Aussi, quel étonnement jors de leurs premiers eflorts ! “Kt bien, îl s'agit de pronver que rous sommes de taille à Intter pour le peuple, teut comme nos adversaires, mieux que nos adversaires. “Dn reste, c'est nne œuvre nécessaire, Eile intéresse «u premier chef le monde ou- vrier : —01, nOuS ne sommes pas assez coinus des travailleurs. Trop longtemps nous nous ‘0m- mes tenus à l'écart, et mainte- nant, lorsque nous leur tendons ‘rep soauv@1i, en récompense d’un SC dévoñment sincère, mais qui semble trop nouveau, que la dé-! fiance et le mépris. “D'un antre cûts, est mrnacée, la question sociale s: drisse devant nous avec tontes ses diffionltés et toutes ses complications : n'est-ce pas le moment de chercher à la ré- soudre en donnant satisfaction à tons les int{ressés dans ce qu'ils demandent de -jnste, en dissi- paut l'erreur ehez ceux que las ) préjagés empêchent de faire | droit à ce que réclament la jus- tice et Ïa charité. “Et puis ! !a chose est si fa. cile. On croit généralement la partie perdue d'avance, On ne sait pas tout ce qu'on peut tirer de bon des milieux les plus manvais, si l'on sait s y prendre, si l'on sait faire comprendre le but désintéressé do on entre- pris-et Îles avantages qu'il y aurai: à s'assoCIT an mouve- ment.” | la société Sir Cas. fugper PRONONCE DE GRAVES PaROLES CONTRE LE GOUVERNE: MENT LIBERAL ee AVANT SON DEPART POUR LIVERPOO: a Le parti conservateur est uni comme un seul homme, tant au tparlement que dans ie pays, a | dit ce matin sir Cnarles Tupper avant de s'embarquer sur le Pa. nisiap, pour Liverpool. | Je erois,a t-il ajouté, que Île Igouverrement fera une autre | session avant de se présenter de-| vaut le pegpie, car il lai est dif | fisle de méconnaitre le senti-! Î iment d'indignat'ou et d: dégoût | qui s’est smparé de l'électorat à | la suîte des révélations de West Huron et d'Élgin. Les ascusa tions portées sur ladministra- ition da Yukon, accusations qui n'ont jamais été rélevées, res- | tent gravées dans l'esprit public! et y restéront, S0yez-en jusqu'au jour de la rétribation. | { | | | | } Certain, Le gouvernement a bien consen tiaàa nne commis:ion mails 1l a | | | décidé que celle-ci scrait dirigée par l'oncle de Madama Sifton Sir Charles Tapper s'est dé-! claré enchanté d’ la démonstra- | tion qui lui a été faïte à Toron-| to, Jamais ji nava‘t rien vu! d'aussi grandiose, jamais non plus, il n'avait encore va un: fonle immense aussi montés de. | raht le récit de tons ivs méfaits! du gouvernement Laurier. Sir! Wittrid Laurisr est bien con- | vaincu inainie anutqne ia pre | mière province du Dominion est | contre lui, i: en aura la preuve! au mois de jauvier prochain, quand il verra tomber M Har-| dy et M. Whitney prendre sa! place. Ce sera la le ment delafin | Pour sir Charis Tusper, le! commente: projet de reforme Gu serat n'é tait qu'un ‘blu ff pour +f{frayer [les sénatenrs et ieur faire avaler la loi d'u “gerrymanderiug" : Ca n'a pas mordu, le sénat a rejeté la mesure et M ;aurier reste a- vec 501 ies bras. Sir Charles 101! quel l'hon. Hugh Johan Macdonald tient Greénway pour ls pro ï projet de rélorme sur chaines élections. Le chef du parti conservateur sèéra de retour an commence ment de septembre. R-I.P.A.NS Dacked Without Glass, } F TEN FOR FIVE CENTS. ____ | This special form of Ripans Tabmies is prepared from the original prescription, but ivally put up for the purpose of n universal modern demand for a low price. DIREOTIONS.—Take one at meal or bed time or whenever you feel pooriy. Swailow i6 whole, with or without à mouihful of we They cure all stomach troubles ; induce sleep ; prolong life. 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