! ! î Î 1 4 L'IMPARTIAL Pour l'Impartial vage on la famine, et que ces Montreal 1r Mai.—Un mois | ASSAÏNS d'exilés s'abattent sur de beau tempsa complétement nos bords pour nous demander changé notre bonne ville. Au: du pain pour vivre, ces mêmes jourd’hui les oiseaux chantent, grand journaux sont à se de- le gazon reverdit et le chapeau mander “mais comment ce feit de paille reprend sa vogue ac-| il que l'imigration Ita'ienne à coutumé de la belle saison. pris da telles proportions, tau- Les inondations ont causé des | dis qu'elle a cousiderablement pertes imcalculables dans la diminué des antres pays Eu- l'rov. de Québec ce printemps. |ropéens”. C'est pourtant clair —Je vaistie dire mon opi-| nion. Je suis content que je ne trouve pas bon de supporter Yoe, parceque c’est trop comme si c'était sou argent qui le mit où ilest. Comme homime de poiitique il n’est pas meilleur qu'un homme de paille, et pourtant il réussi à se faire élire. Hunt n’a pas d'argent à gaspiller, 11 n’a pas de vaches à Depuis Montréal jusqu'à la Comme le jour: le règne tempo- (pee et il reste chez lui. Mais Riv. du Loup, la marée et lesirel du successeur de St pierre gs ? glaces ont emporté des ponts, | n'existe plus en Italie. À la se-} Ï -ec | maine prochaine. des maisons, des granges avec | Maine Prok bestiaux, fourrage instruments aratoires, ete. On aeu à enré- ere ne er gistrer même plusieurs pertes. PAUL ET JACQUES de vie, entre autres quatre émi-! RER : grants qui se sont fait tuer par Hier au soir j'étais fatigué. suite d’un accident de chemin Je m'étais déchaussé et jeté de fer causé par l'inondatiou.|sur le sofa pour reposer mes Grâce à Dieu, le fléau a cessé | pauvres membres. Comme d’or- mais bien des victimes se res- | dinaire je n’endors. Je ne sais sentiront de ces désastres pour | pas si j'ai dormi pour prendre le reste de leur vie. | la peine d’un parler, mais je Décidement la bicyclette de |me suis éveillé QD CNRS vient de jour en jour plus à la quelqu'un me tirait ie bout du mode. Ce qui il y a guère deux | nez. C'était pourtant encore ans, était un luxe dont les plus Paul qui venait faire sa visite à l'aise seuls jouissent, est main, hebdomadaire. Un sourire co- tenant devenu une nécessité | mique effleurait son visage et dont le besoin se fait de plus en je devinais qu'il avait quelque plus sentir. 11 n’est pas rare de | chose de nouveau. voir Monsieur et Madame faire | —Eh bien! Paul, fait-il beau ! 9? le tour de la montagne sur leur| dehors? insulaire je le supporterai si je peux me juin. J'aurais penr qu'on me dit que Yoe n'eut donné une vache si je votais pour lai. Attends lonc que je te conte le tour qui m'est arrivé. Dans l'hiver de 61 je suis allé me promener à Rustico. J'avais une belie peau de buffle qui m'avait couté seize belles pias tres. Un matin comme j'étais en frais d'atteler mon cheval, le voisin de mon aimable hôte arrive : un homme à la barbe noir et à l'œil vif. 11 regarde mon buffle et dit en coudoyant son ami: “Je pense bien que c'est une des “Buffaloes” à Yoe.” Tu peux voir pour toi-même élections que nous faisons. Et as-tu su que Yoc et Perry “tandem” on comme dit la! —Oui, la lune se lève, les chanson, “bicycle built for two” | étôilles brillent comme des] Si ilsentrent voir leurs amis, |chandelles et l'aurore boréale pas besoin d’aitacher ou de apparait dans une splendeur faire tenir le coursier, c'est l’a- sublime. 1! est venu un hom- qu'ils ont un peu honte du tour coquin qu'ils ont fait | Qu'est-ce qu'ils vont dire pour | se jnstifier? Qu'est-ce que ceux mende. 1] n’a pas non plus be- |m'a dit de ne pas dire “ies pourront dire pour certifier soin ni de boire ni de manger:| marionnettes” parce que ça leur opinion. Tous les évêques |cinq centins le numéro dans enlever la pouissière et y met- tre un pèu d'huile une fois par jour lui suffit amplement. 11 a. main. aussi besoin de se faire “souf-| —A-tu pris du hareng au- fler” de temps en temps, mais |Jouræ’hui? c’est une opération très facile, Non, il n'y avait pas moyen et en ne risque pas d'attraper d'aller tendre des filets au- des ceups de sabots pour ré- jourd'hui. C’est dommage, compense de ses services. Le parcequ'il y en assez du ha- marchand, l'avocat et le méde-|reng. A matin quand j'ai vu cin vont à leurs bureaux en, bicyclette, et beaucoup de mai-|je m'en suis allé au Grand sons de commerce montent Ruisseau voir Charles à mon leurs garçons de commissions | défunt oucle François et il ma sur cette petite machine pour |Couté la plus satannée histoire satisfaire plas promptment leur pratiques. Entre les chemins|Ssais Pas si c'est vrai. de fer électriques et l'introduc —Vite! Vite! Raconte-moi ça tion presque universelle de lajtout de suite. bicyclette, les commerçants de — Attends que j'allame ma chevaux vont faire de mauvai-|Pipe. ses affaires C’est sans doute la! Et il met ses picds sur le ta- raison pour Jaquelle les che- bouret de l'orgue, allume sa vaux ne rapportent pas d'aussi | Pipe, et jaisse sortir une di- bons prix qu'autrefois. Ce pro- zaine de bouffées pareil à un blème regarde surtout nos :er- engin en train de partir. miers de l'Ile. Je lui demande si c'est peur Les journaux de New York |l'IMPARTIAL. nous apprenant que depuis le! Pas pour ious les biens du commencnent des hostilités | monde. entre l'Italie et l’Abyssinie;| Charles me tuerait s'il savait 16,000 Italiens ont quitté leur|que je raconte ces choses là, 11 mère patrie pour venir se refu-|me contait que le vieux Jim gier sur le continent Améri’ain.| Yoe, le père à Juhn Yoe, avait Le New York World dit: ‘“Le|donné des vaches, du fein et fait que 16,0000 ;1taliens sont | de la paille, aux électeurs de arrivés dans “notre port depuis |son temps et que tout le monde un mois, estune condamnation {votait pour lui. Quand ces enphatiqne de la politique de |gens-là ont voulu voter contre conquète que le gouvernment | lui il les a menacés d’une cu- italien à inauguré contre l'Abys|rieuse manière. 11 a dit qu'il senie. Les 1taliens sont devoués /reprendrait toutes ses vaches à l'Italie, et s’il la quittent, c'est|et changerait leur église en qu'ils en sont exilés par une | grange. 1l était fin. Pense donc infàme oppression.” Ceci est le|s1 on entendra pas parler de jugement que tout hommeltoutes sortes de choses. Ce sensé passera sur les Italiens | pauvre monde là, ces victimes qui nous arrivent en si grand sans espérance, furent obligés nombre dépuis quelques an-|de payer les vaches et payer nées, car l’italie n’a pas, ni n’a! l'intérêt à huit par cent sur la jamais eu, une snrabondance | valeur du lait (C'est criant. de population en proportion de | Et Charlo me disait que les son étendue géographique. Oui gens de Port Hill disent que c'est l'oppression des taxes in-| John Yoe à un grand nombre surportables pour maintenir|de vaches à l’engrais içi et là une milice sur un pied audesus | dans le pays, et qu'il va les re- des moyens du pays, et pour | prendre après l'élection parce- enricher les saitimbangues po- qu'il sait que le monde ne vo- litiques après avoir dépouillé tera pas pour lui puisqu'il a l'Eglise pour le même but. Faut|vot contre le bill rémédia- qu'il n'y eut question que de|teur. C'est la dernière histoire. la spoliation des biens écclésias que je veux entendre. Peters tiques, nos grands journaux | achète des chats dans Fort, n’ont soufflé mot; bien plus, la | Augustus, mais donner des plupart ont applaudi —.. bri- | vaches c’est pire. Qu’en penses- gandage. Mais aujourd’hui que |{,,2 ces paavres paysans ltalions n’ont d'autres alternative dans | leur mère patrie que l'excla-: N'importe, il va faire beau de- —Je ne crois pas toutes ces affaires-là. 4 cle descriptif, par Melle Marie- Louise Bergeron, est un tableau charmant, et le “Courrier Bibli- ographique” par Laurent ravi- ra les amateurs dn livre. Les explications que fournit M. le Dr Frank sur la “Photographie aux rayons X” sont fort instrüc- tives, aussi bien que l’histori-! que de ‘‘La Guerre 1talo-Abys- | sine”. Les articies de M. l’abé Garnier sur le “Souverain Pon- tife Léon XIIL” et de M. Thei- \ trainer un demi mille le 23|\lier de Poncheville, ex-député e: jurisconsulte éminent de France, sur la “Question Ou- vrière”, feront les délices de tous les gens d'étude. Les poé- sies fraiches et émues de Mme Camille Natal et M. Maximi- lien Coupal. ou patriotique de M. Jules Lanos, seront goûtées partout; et “Cœur de Femme” par isabelle Kaiser, fera pleu- rer. Outre cela une foule de va riétés propres à instruire, à é- difier ou à distraire, émaillent le texte de cette livraison. Ja chronique des “Echos ct Ru- meurs” ne saurait manquer, non plus, d'être vue avec fa- veur. GRAVURES:--Portraits de si les étrangers pensent des|Paul Verlaine, de Crookes et Rœntgen, découvreurs des ra- yons X, de Humbert et Mar- étaient revenus? Ca parait|guerite d'Italie, avec le prince de Naples; du négus Ménélik d'Abyssinie, avec sa femme et deux de ses ‘‘ras” oulievtenant; spectre de la maïn, aux rayons nimal le plus tranquille du|me chez nous l’autre soir qui |qui disent qu'ils ont bien fait|X, etc. ‘Le Fuille” d'Erable se vend veut dire des filles qui dansent. du Can+da, les plus grands|tout les principaux dépôts. A- hommes d'état, le grand-maître | bonnement. $1 par an—#1.50 des orangistes d'Ontario, enfin | pour la ville et l'union Postale. norité manitobaine. Et est-ce mieux que ces hommes éclai- rés ? Qu'on ne vienne pas me que je ne pouvais pas y aller dire qu’à Wellington, à Fifteen Point aussi bien comme à Mis- couche il y a des hommes qui savent justifier la conduite de nos répréseutants. Les hommes que j'ai jamais entendu. Je ne les plus habiles et les plus pa- triotiques sont sur notre bord de la chaloupe, et les libéraux de l'ile du Prince Edouard son bienvenue de trouver leurs consolations dans les opinions émises par McCarthy le fran- cophobe et son lieutenant O- brien, Wallace le conservateur malcontent, Cartwright le mi santhrope. Davies le hableur, Laurier le gallant qui dit une chose aujourd’hui peur la nier demain, Perry le “noble” traître acadien, Yoe le muet et enfin Chiniquy l'apostat. paul se lève et sans dire Bonsoir il s'enfuit. 11 ne lira pas l’IMPAR:- TIAL Ja semaine prochaine parcequ'ii ne pense pas y t'ou- ver ses 1dées. Jacques Miscouche C2: ler mai. BIBLIOGRAPHIE “La Feuille d'Erable” vient de publier sa seconde livraison, en date dn 25 avril Voici le so- maire des lectures vraiées et instrutives, ainsi que des illus- tration, que contient le dernier fascicule de notre joli “Maga- zine canadien-français.” TEXTE:-—A part l'étude “Revue Générale” de la quin- zaine, signée Jehau Dutaillis, plusieurs articles inédits des plus intéressants. Mme Fran- coise y poursuit la si attacchan- te série de ses gentilles “Choses Féminines”. M. G. À. Dumont continue aussi ses “Recherches Historiques”, à travers les an- nales de Montréal, et il nous donne une esquisse pleine d'iu- térêt du fameux Institut Cana- dien. Les notes de M Régis Roy sur la fondation et l'établisse- ment de By-town-Ottawa se- ront aussi lues avec plaisir, de! même que l'étude sur l'étran- ge poète Paul Verlaine par M. E. Z. Massicotte. “L'Inde”, arti- tous les hommes d’esprit disent | Adresse: 73 rue St-Jaques, que le bill rémédiateur était! Montréal. au 2e, No 6, B. P. juste ce que demandait la mi-|2181. Un nnméro spécimen sera que les grits de l'ile savent|envoyé sur demande. M. W. LAURIER ET LA QUESTION DES ECOLES ——_/ mn (Du ‘‘Manitoba”) “La dépêche de Mgr l’arché- vêque de St-Boniface à sir Mac- kenzie Bowell et à sir Charles Tupper demandant, au nom de la minorité catholique du Ma- nitoba, que la Chambre des trice “in globo” telle qu'elle é- tait amendée, a fourni a l'hon- M. Laurier la meilleure chance du monde de moutrer son bon vouloir vis-à vis de ses coréli- gionnaires. 11 veut, dit-il, rendre justice à la minorité! Très bien; mais voilà justement ce que la mi- norité lui demande de faire pour elle. 1l prétend que la mesure n'est pas suflisante. 11 aurait dù répondre alors que. puisque la minorité acceptait ce remède insuffisant selon lui, il n’enten- dait pas être plus exigent qu’- elle, ni plus catholique que l’ar- chevêque de St- Boniface! M. Laurier a prétendu que le gou- vernement d'Ottawa n'était pas sincère. | 11 avait une superbe occasien | de mettre sa bonne foi ou sa sincérité à l'épreuve. Que n'a-il appuyé les amendements Du- pont et essayé de faire aux catho ! liques la pleine mesure! Si le, gouvernement avait refusé d’ac| céder à sa demande, de céder à sa pression, alors et alors seule- ment M. Laurier aurait eu le droit de dire: “1!s ne sont pas | sincères, vous le voyez bien” | Hélas, c’est bien triste, mais | il faut l'avouer: un catholique, chef d'opposition, a refusé de nous donner ce qu'un protes-| tant orangiste, chef du gouver- nement, voulaït nons donner. |! À qui la faute maintenant «i nous n'avons pas nos écoles? Personne cependant n’a le doit de se décourager; au contraire, plus que jamais, nous devcn: compter sur le succès, puisque | notre cause est juste et le 1ri-| omphe est assuré à la justice: î ! 1 Communes passe la loi répara’ | les princes ne meurent pas” Où était M. Perry pendant tout ce temps là? 1l était à sa place en chambre; il n'avait pas le courage d'élever la voix; et il votait avec McCarthy, 0° Brien etc, pour persécuter ses coreligionnaires, ses com palio- L SRoanvAr, SES YOUR, tes. 11 votait pour svpporter le verre ten taken Out 7 te DEOREne in DS FT Li } el 2” QD PEL nl 2 LAS L "1 co D CAVE ATSS TRADE MARKS; DESICN PATENTS, COPYRICHTS, etc. â frec Handbook write (0 FN ee O0. “gl BROADWAY, NEW YORK. l ct urs souvenez: vous de lation of any scientific paper In the 5 sdéiié _ d. “Splendidiy illustrated, No neiges 1 man be without it. Weckir, #3-00 a cesa. ear; $1.50 six months. Address, MUNN & CO., BLISRERS, #61 Broadway, Now York City. ot SPRING —1S— : AERE:: Prepare yourself with Plow fittings. All kinds of fittiugs at lowest price. STOVES! STOVES ! Stove fitting of every description RTS CR SEED'! SEED ! Do you want Hay Seed ? Come to me. 1 haye good seed at a low figure. 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