! | Fe F PE CFA 2 RE EAN or UE scrnae, ù + wcyamem, tr mélens salon PR 0e eme mer — ‘ SG s —_ L'IMPARTIAL, > FONDÉ EN 1893 PUBLIÉ LE JEUDI DE CHAQUE SEMAINE ABONNEMENT Un AM.ssorosessseeee + :P1.00 D iii Trois 0 CEE Les abonnements sont payables d'avance. Pour cesser de recevoir le jour- nal, il faut donner avis au moins un mois avant l'expiration de son a- bonnement et payer tous les arré- rages. Ceux qui changent d’adresse doivent nous donner l’ancienne aus- si bien que la nouvelle. Adressez toutes lettres, pondances, etc., à L'IMPARTIAL Tignish, Ile du Prince Edouard. at L'IMFARTIAIT COTrres- Tignish, Jeudi 3 Juillet Vrai Patriotisme Certaines gens qui se croient très avancés prétendent que la préfé- rence que l’on donne à sa nationa- lité, par antagonisme avec la na- tionalité des autres, est la marque des esprits étroits, parce que le pré- jugé patriotique est une barrière, et que le progrès est dans l'univer- salité. Théoriquement cela peut être vraisemblable ; en fait, c'est une sottise. Le sentiment national est une beauté, une force, une ver- tu, parce qu'il comporte des sacri- fices, et que le sacrifice est la vraie mesure de toute grandeur morale, tandis que le cosmopolitisme est une liquéfaction de la personnalité civique dans le néant commun. Certainement, tout n’est pas lou- able dans les éléments impondé- rables dont se compose la nationa- lité d'un peuple. Il y entre no- tamment beaucoup de préjugés. Mais les préjugés, en pareil cas, jouent le même rôle que les ombres dans un portrait. Ils accusent et fortifient le caractère de la race, comme les ombres font mieux saïil- lir la physionomie du personnage. Effacez les ombres, il n’y aura plus de formes. Le patriotisme, comme tout amour, est étroit, exclusif et jaloux, et il convient à l'honneur comme au bien de la patrie qu'il en soit ainsi. C’est se diminuer et s’affaiblir que de vouloir ressembler à tout le monde. Le paysan qui s'habille à la dernière mode est peut-être en avance sur les gens de son village ; les connaisseurs lui préféreront toujours celui qui con- serve le costume et l'esprit des aieux. C'est pourquoi il faut toujours se méfier de ces gens qui, pour se mettre en évidence, sont toujours prêts à crier de toute la force de leurs poumons qu'ils ont le cœur gros de patriotisme, et qui, en même temps, ne se font pas scru- pule d’égorger leurs compatriotes dans toutes les circonstances où ils voient qu'ils pourront satisfaire leur vaine et folle vanité. De telles gens ne sont que des traîtres, des hommes sans principes, sans carac- tère, et ne sont pas dignes de con- fiance. (Celui qui abondonne les siens pour satisfaire ses inclinations individuelles a peu d’amour-propre que de mérite. Il n’y a qu'un seul moyen de se rendre témoignage de son patriotisme ; c’est d'aimer sa nationalité en tout et partout, de la supporter en tout ce qui tend à son avancement social, civil et religieux. Celui qui dévie de cette règle est de mauvais augure pour sa nation- alité, et un outil facile dont se ser- vent toujours ceux qui veulent nous tenir courbés sous le poids des La De toutes les démonstrations re- ligieuses et patriotiques qui ont eu lieu à Québec, celles du 23 juin 1902 resteront certainement au nombre des plus grandioses et des plus solenneiles, et leurs échos se repercutant aux quatre coins du monde, iront dire une fois de plus aux nations de ce continent ainsi qu'aux peuples d'outre-mer que les descendants de la vieille France sur ce sol d'Amérique sont restés réfractaires a toute assimilation é- trangère, qu'ils sont demeurés fi- dèles à leur religion, à leur langue, à leurs traditions et qu'ils ne ces- sent d'entretenir dans toutes les classes sociales le culte du souvenir. Ces fêtes ajoutent à nos annales historiques une page glorieuse, une page écrite en lettres d’or ; elles constituent en même temps la plus belle manifestation d'amour et de fidélité qu'un peuple puisse faire au Dieu Tout-Puissant et à la Patrie. Hier matin, au pied de l'autel érigé sur la terrasse, sur ce coin de terre qui fut le berceau de la Nou- velle-France et qui n’a cessé d’être le boulevard de la race française en Amérique, lorsque S. G. Mgr Bé- gin éleva l’Hostie Sainte qu’il ve- nait de cansacrer, c'est tout le peuple canadien-français, avec tous ses chefs religieux et civils, avec tous ses dignitaires les plus distin- gués, n'ayant qu'un cœur et qu'une foi, qui s’est prosterné pour rendre hommage à la Majesté Di- vine, pour lui nouveler sa profes- sion de foi et la supplier de conti- nuer de protéger la nationalité française d’ Amérique qu'elle a tant qu'à présent. Il y avait là non seulement la population française de Québec, mais aussi des centaines de repré- sentants de nos frères des États- Unis et de l’Acadie, C'est-à-dire que toute la race française d’Amé- rique, unie dans un même senti- ment de foi et de patriotisme, s’af- firmait comme peuple et donnait au monde entier le spectacle imposant de sa soumission à la velonté du Très-Haut et de son dévouement à la patrie. L'autel érigé sur l'extrémité Est de la terrasse, en arrière du monu- ment Champlain, est une belle constructions, assez élevée pour permettre à la foule, dans toutes les directions, de voir le célébrant. Ïl est couronnée d’une statue de St-Jean-Baptiste, autour de la- quelle flottent les couleurs fran- çaises, anglaises, américaines et papales, et au pied de la statue se voit un écusson représentant les armes de la société St-Jean-Bap- tiste. La table de l’autel est déco- rée de draperies d’or et des plus riches ornements fournies par la basilique. Bien avant 10.30 heures, la ter- rasse et la place du Rond de Chaine La St. Jean-Baptiste, x comblée de ses bénédictions jus-! Quebec. La Messe sur la Terrasse. —— X — UN SPECTACLE IMPOSANT ——— X —— | étaient couvertes d’une foule com- pacte. Il y avait là pas moins de 90,000 personnes. Et l'on peut même porter ce nombre à au-Cela de 100,000, si l’on tient compte des nombreux spectateurs qui s’étaienit groupés du pied du bastion du rci jusqu’à la terrasse, dans les fenê- tres du Frontenac, et sur les toits des maisons environnantes. Malgré cette affluence de peuple, l'ordre a été parfait et le service de la po- lice n’a rien laissé à désirer. Le défilé de la procession n'était pas encore terminé lorsque Son Excellence Mgr Falconio, délégué apostolique, accompagné de Sa Grandeur Mgr. Bégin et de plu- sieurs autres prélats, est arrrivé au pied de l’autel. Tout l'épiscopat canadien était représenté en cette circonstance, Mgr Bruchési, de Montréal : Mgr Duhamel, d'Otta- wa ; Mgr Gravel, de Nicolet ; Mgr Emard, de Valleyfeid ; Mgr La- brecquef de Chicoutimi ; Mgr La- rocque, de Sherbrooke ; Mgr Bar- ry, de Chatham, N. B., ; Mgr Brunault, coadjuteur de l'évêque de Nicolet ; Mgr O’Brien, d’Hali- fax ; Mgr Gauthier, de Kingston ; Mgr Camerson, d’'Antigonish ; Mgr Casey, de St-Jeau, N. B.; Mgr Lorrain, de Pemorooke. Sur l’estrade des invités l'on manquait le lieutenant-gouverneur sir L. A. Jetté accompagné de ma- dame Jetté, de son secrétaire privé let de son aide-de-camp, l’hou. M. Mclntyre, lieutenant-gouverneur de l’Ile du Prince-Edouard, l’hon, J. I. Tarte, ministre des Travaux Publics, à Ottawa, les ministres provinciaux, les membres de la 1na- gistrature, M. l'abbé Mathieu, Recteur de l'Université-Laval, ac- compagné de tous les professeurs des des diverses facultés, un grand nombre de prêtres. Les diverses gardes indépendan- tes se tenaient autour du monu- ment Champlain, et au pied de l'autel le corps de Zouave de Qué- bec, commandé par M. le chevalier Rouleau, formait la garde d’hon- neur. S. G. Mgr Bégin, a célébré la sainte messe, assisté de Mgr Ma- rois, grand-vicaire de Québec, et de Mgr Richard, du Séminaire des Trois.Rivières, pendant que deux chœurs de plusieurs cents voix chantaient le Credo et l’'Agnus de la messe Royale, sous la direction de MM. Gustave Gagnon et KE- phem Dugal, avec accompagnement de fanfares. A l'Élévation, présentation des armes et sonnerie de clairons ‘‘Sa- lut à Dieu’” par les Zouaves ponti- ficaux, et au même instaut la voix imposante du canon se faisait en- tendre : une salve de 18 coups était tirée du Jardin Montmorency, ein- placement de l'ancien pariement, par la batterie d'artillerie, commandentent du major re- sous le Craw- | ford Lindsay. Nos Acadiens | Aux Érars-Unis Il nous fait plaisir d'apprendre que nos Acadiens qui habitent di- verses parties des États-Unis font de grands préparatifs pour chômer notre fête nationale à Waltham, le 16 août prochain. C’est une idée heureuse qu'ont eu ceux qui ont pris l'initiative d'organiser cette fête, et tous nos compatriotes de la république, nous l’espérons, se joindront à eux dans ce mouve- ment noble et patriotique. Nous avons des Acadiens un peu partout injustices. Abonnez-vous a *’Impartial. | digne d’elle notre grande fête na- A aux États-Unis, et nous les enga- geons à chômer d’une manière tionale—l’ Assomption. Quoique sur une terre étrangère, soyez pa- triotes, chers frères. Allez chan-, ter ensemble, à Waltham, les sou- venirs et les aspirations de notre race, et soyez certains qu'en ce jour mémorable la voix de vos frères, de tous les coins de l’Acadie se join- dra à la vôtre pour célébrer notre grande fête nationale. UN ORAGE VIOLENT Mercredi de la semaine passée un violent orage accompagné de tonnerre et de grêle s’est abattu sur Shédiac et les paroisses avoisi- nantes et a produit des effets dé- sastreux. La foudre est tombée à plusieurs endroits. Deux enfants, appartenant à une famille française, au Barachois, ont été tués. Les pendant, avoir subi de bien sérieux dommages. Les grêlons avaient | beaucoup souffert, | J CE AT | ! 2NNIsSS V2 cc ” ï |HOUS PpiOCUIEI GeS TESSOUTCES qui L'IMPARTIAL JEUDI LE 3 JUILLET, 1902 LUNDI LE x Il serait difficile de trouver une au- tre combinaison de circonstances plus propes à me réjouir et à m'en- orgueillir. Tout me sourit. La bienveillante invitation du comité de régie me flatte. La pensée que je représente ici, quoique indigne- ment, la famiile Acadienne ; l’op- portunité qui m'est ainsi donnée de dire un mot pour elle ; la syim- pathique réception dont je suis l'objet à cause d'elle, tout dis-je, remplit mon âme de joie. Et pourquoi ? Parce que isolés com- me nous le somines, nous resseti- tons vivement le besoin de nous faire mieux connaître des popula- tions qui nous entourent, et sur- tout de nos frères plus nombreux, les Canadiens-Français dout nous célébrons la fête avec tant de poim- pe et d'éclat. Dans la présente réunion d'élite, assise à ce banquet sormpteux, je) la représentation fidèle du vrai sentiment chrétien, de notre population française. J'y vois la représentation de tous les éléments qui assurent le progrès intellectuel et social d’une nation ; j'y vois les effets de la solide instruction scien- tifique de notre Patrie, le Canada. J'y vois donc la preuve convain- cante de son bonheur présent et la garantie de son succès futur. Et qu'y a-t il de mieux que ce spec- tacle pour inspirer à un patriote, la joie, le bonheur et l'espoir ; qu'y a-t-il de mieux pour éveiller au plus haut degré, l'amitié, qualité si naturelle au cœur de l’horime, envers ses concitoyens et ses frères! Ah, si mes compatriotes de |’ Aca- die pouvaieut tous voir la grandeur des présentes fêtes, la force morale et intellectuelle qu’elles représen- tent, l'esprit de fraternité qui y règne, la place d'honneur que vous avez destinée à leur humble repré- sentant, ils emercieraient d'un cœur ému, de la belle part que vous leur avez accordée dans votre programme. de vous offrir ces remerciements pour eux et en leur noi. Vous faire l'historique de notre passé ; vous parler Ges nuances qui vous distinguent de vois vous Permettez-moi nous comme race, quoique appartenant à la méê- me famille ; vous dire un mot des dificultés qui ont entravé notre marche dans le progrès ; vous faire comprendre l'énergie et le courage qu'il nous a fallu pour nous inain- tenir et pour persévérer ; attirer votre attention à notre présente position vous redire l’amitié que nous entre- dans la confédération : tenons pour vous seraient pour imoi une tâche des plus agréables et des plus douces, — Le temps ne le per- met pas. Mais vous üe me refuse- rez pas j'espère, de vous demander, | Discours de l'hon. Juge Landry AU BANQUET DE LA ST. JEAN-BAPTISTE, QUEBEC. 23 JUIN. vous qui connaissez Si intimement par l'histoire et par votre expéri- ence, toutes ces choses que Je Viens de mentionner, de vous intéresser assez à nous pour en dire un mot de temps à autre à ceux que vous représentez si dignement à ce bau- quet mémorable. Vous qui Tepre- sentez le clergé, dont la voix est Si puissante pour le bien et si propre à convaincre : vous qui contrôlez la presse dont la plume est irrésis- tible : vous qui dirigez la politique dont le règne est si bienfaisant quand il-se dévoue aux intérêts de tous ses sujets avec sagesse €t 1m- partialité ; vous tous ici, qui repré- sentez si dignement et si largement tout ce qu'ily a de bon et d’in- fluent dans notre Canada, dites un bon mot de vos frères les Acadiens dont je suis l’humble représentant DE N. B. VILLAGE BATHURST, (De notre Correspondant Spécial) Vu les pluies fréquentes que nous avons, les cultivateurs appréhen- dent beaucoup que la récolte fera défaut. Mme. David Doucet est dange- | reusement malade d’une attaque de paralysie qui l’a frappée dimanche. Elle est sans connaissance, Mlle. Elise Doucet une de ses filles qui était allée à Moncton voir une de nièces, Mlle. Alice Haley, qui est mourante a été rap- pelée au chevet de sa mère. M. Arthur Mecmillan, de Cam- pbelton est en ville. M. George Poirier de Grand'- Anse a passé la journée de diman- che en cette ville. APPLE BLOSS0M ses 26 juin 1902 WHY SNIFFLE AND SNEÉEZE ? Don't suffer any more with a ici aujourd'hui, dans toutes les occasions où 1:05 intérêts sont en jeu. Faites nous mieux connaître, soyez même généreux enivers TOUS, qui sommes les plus faible, les plus arriérés, les plus isolés, 1:s moins capables pour des raisons évidentes et que nous n'avons pas créées, de nous affimer avec succès. Si ma présence ici ce soir peut éveiller chez vous un plus profond d'amitié envers mes coipatriotes, peut les rappeler fa- vorablement à votre mémoire quand vous serez occupés à travailler pour le bien gén£irzt de votre pays, j2 n° les aurai pas représentés en vain, et mon succès sera comblé du bien- fait qui rejaillira sur eux et sur la etrie. “L'amitié vit de l’ésalité, on elle la trouve ou la rroduit.’” Sinous ne trouvions pas chez vous cette égalité toute entière d’a- pour bien nourrir notre amitié en- vers vous et pour vous en inspirer davantage Nous voulons travailler la main dans la main. Ce qui vous donnera de la grandeur et de la gloire, haussera—ce qui nous donnera notre quote part d'influence dans les affaires religieuses et civiles des | Provinces maritimes ne vous envers nous. nous re- pas dommage et ne nuira en rien, espérous-le, au progrès géneral de notre pays, à la conservation de notre foi et de notre langue et bien-être des autres races. au porte de l'Acadie, ? basé c'est l'amitié sur les éléments dont elle se nourrit, l'égalité et la fraternité, et celui que je désire leur remporter, de votre cordialité, de votre géné- rosité et de votre fraternité. Soyons frères, soyons unis. Lawrence. Mass. (De notre Correspondant Spécial) L'association acadienne-française de cette ville a tenu son assemblée annuelle samedi soir. Quatre nou- veaux membres se sont enrôlées. L'assembiée ayant été appelée à ordre par le vice-président. M. Fidèle P. Chiasson, des discours, sur le bienfait de l'association et le succès qu'on espère avoir à notre fête nationale à Waltham, furent prononcés par MM. J. J. Chiasson, secrétaire, Dunstan J. Martin, Moïse M. Chiesson, Marcelin Poi- rier. Félix M. l'oirier et Ilubert B. Arsenauit. : Le but de cette association est de pourraient nous servir plus tard à nous unir avec les diverses associa- tions de Lawrence. résidences de Paul Arsenault et! Faugère ont été frappées sans ce- | un pouce de diamêtre. La récolte a ! eSt arrivée de Chelsea le 24. M. M. Thomas Bernard et Jo- ee ici le 13, au profit de la nouvelle église de Ja paroisse Ste, Anne a [Re la somime de $1,400 net. | L'architecte, W. à préparer le plans. Cette église Sera Construite en briques et du style romain, Elle aura 134 pieds de longueur sur 88 pieds de lar- geur. R. Regan est Il y aura deux tours à la façade, 134 pieds de haut chacune. Un demi cercle sera le plan de la construction à l'arrière. Les au- tels seront au nombre de trois. I1 y aura galerie sur les trois côtés avec une seconde galerie capable de contenir 100 personnes, à part l’es- pace reservé pour l'orgue. Cette église pourra contenir 2,200 per- sonnes. À. notre assemblée acadienne française de samedi soir, les résolu- tion suivantes furent adoptées à l'unanimité :—Invitations spéciales à nos Frères les Acadiens de l'Ile du Prince Édouard et les seph J. Poirier sont partis de Law-| rence mardi le 24 pour Portland, | Me. avoisinantes ; un char spécial pour la délégation de Lawrence et tous de Flle | Mime. Abraham M. Dorncet Peterville est en visite ici. Le ‘‘Lawn Party’’ qui a eu lieu 4 NOUS ICI. En avant, marchons, braves compatriotes. AMI ACADIEN 23 Juin, 1902, | sentiment ! 1 bord, nous voulons la produire afin! | que nous ayons les élé:nents voulus fera : Le message donc que je vous ap-! provinces | ceux que voudront bien se joindre | | cold in the head, just carry a Ca- tarrhozone Inhaler in your vest pocket, useit now and again and lyou won't have coïlds. Catarrho- izone knocks out a cold in ten minutes, kills a headache in five minutes, and hard rackiuz coughs jin half an hour. Inhale the plea- sant Catarrhozone vapor five min- utes four times daily and it will cure PBronchitis, Lung Trouble, Deafness, Asthima and Catarrh in auy part of the system. Catarrh- ozone is the most direct, modern and scientific method, and is guar- anteed to give satisfaction. Coin- plete two months’ treatment co:ts $1.00, trial size 25c. Druggists or N. C. Polson & Co., Kigston, Ont. CoxsrI- .HAMILTON’S PILLS CURE PATION. MAMMOTH TEA PARTY — À À \ D— emonstration Under the Auspices of C. M. B.A, Tignish At Wednesday, July 23 Branch No 281 C. M. B. A. wiil hold a grand ‘Tea Party on the beautiful church grounds Tignish, on July 23rd prox. Everything will be provided for the entertain- ment of the thousands who will be present on that day. ‘Tlignish 35 success Of its tea parties and the committez are Sparing no pains to make tle present Grand Tea even eclipse its predecessors, will famed for the size and À special train à : lb: £ “bar > . d c'est le souvenir le plus heureux | P° run from Charlottetown and an opportunity is thus affored people from the east to see this most love- ly part of our province at a noini- nal figure, and see it too, in its loveliest garb. ’lignish boasts of the finest ecclesiastical building in the province which in themselves will repay a visit. All the ordinary amusements at gatherings of this kind, besides many novel features Will be provideä, and visitors can be assured of a pieasant outing. Remember the date, then, July 23rd. 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