1l Mère Evangéline Gallant par Marguerite Mc/zaud/ Cet article fut publié dans gigogngêline vers 1950. Nous remercions MMe SyZvëre Caudet, de Miseouehe, de nous en avoir fait prendre cannaissance. Certains personnages de l'Acadie renommés soit dans le domaine religieux, pédagogique, commercial ou autres sont très bien connus de notre population parce que l'on y réfère constamment. Ceux—ci ont leur grand mérite et notre pensée est loin de vouloir les déprécier. Mais, par contre, il y a de grandes figures inconnues qui se sent dévouées inlassablement et dent nous ignorons presque le nom; tel est le cas de Mère Evangêline Gallant, ancienne supérieure générale des Soeurs Grises de Montréal. Le nom témoigne bien son origine de l'île—dunPrlncev Edouard; de cette hérédité Mère Gallant est très fière. Née à Bgmont Bay, fille de Sylvain Gallant et d'fiulalie Arsenault (soeur de feu l'abbé Théodore Gallant, curé de Mont»Carmel), Mère Gallant suivit tout d'abord ses cours primaires à la petite école du village. Très jeune, elle entra chez les Religieuses de la Congrégation de Notre—Dame, mais la Providence la destinait ailleurs puisque le 30 décembre 1901 elle faisait profession chez les Soeurs Grises de Montréal. Voulant se dévouer aux malheureux, aux ‘ infortunês et aux infirmes, elle paracheva son cours de garde—malade et servit jusqu’en 1926 dans les diverses missions des Etats»Unis et de l’Ouest canadien. Ses ' qualités d'administration et sa noblesse d'âme la destinaient aux hauts postes de sa communauté: Supérieure provinciale de l'Alberta en 1926, assistante générale en 1930, elle devait régir les grandes oeuvres de sa communauté à titre de supérieure générale de 1935 â 1946. Rome ne lui permettant pas d'après 1e code religieux de servir plus longuement dans ce rôle, elle accepta son poste actuel, celui de supérieure provinciale â l'Hôtel—Dieu de Nicolet, P.Q. Pour comprendre l'influence bienfaitrice de Mère Gallant et l'étendue de ses responsabilités, écoutons l'historienne de la communauté, Albertine Perland—Angers: "En 1738, Mère d‘Youville forma une coalition de Charité et fit de son Institut un havre de la souffrance indigente. Et depuis deux siècles, les vieilles gens sont recueillis et soignés chez les Soeurs Grises dans de confortables hospices. Nouveaux— nés sans familles, enfants abondonnés ou aveugles ou