" 2006 les main/erreurs de l antique et gloricut' héritage. Bien qu'il ait démissionné comme président de la Société Saint-Thomas—d'Aquin en 1052. son intérêt était toujours aussi vif a son égard et envers le travail que cette Société accomplissait parmi les Acadiens de l'llé. Il décida de céder sa place a la plus jeune génération pour mener a bonne échéance les actions de la Société Saint-Thomas-d'Aquin. De même. il offrit bientot sa démission comme membre de la Commission du district fédéral d'Ott-awa. Au mois de mai l960. la Société nationale des Acadiens a décoré le retraité de son Ordre de la fidélité acadienne. la plus haute décoration que cette Société décerne. Parlant devant les membres du Conseil général de la Société Saint-Thomas'd'Aquin avec qui monsieur Blanchard avait si longtemps dépense ses énergies. Alban Daigle. chef du secrétariat de la Société nationale des Acadiens. s'est exprimé ainsi: Le Llecore d‘au/'oiml'hui a ac intimement nié/e a Ionlex' les limes nationales depuis près Je 50 ans. Pratiquemenl tomes nus œuvres de relève eI Je survivance un! bénéficie de son devouemem. Je ses sages conseils el de ses direct/ver ee/aii'eexx.. La pro/vite. la coliipeleiice et le dévouement t/e ce grand patriote sont reconnus de roule la population au milieu (le laquelle il a veeu x‘aÿ/ei‘ontle carrière... lies [no/es“ au 'il a oeeupex‘ i/anx' les divers mouvements .tnt'itnn‘ et nationaux: la tirant/e confiance i/u'il a Inuiourx' inspiree aux“ .s'ienx' dans loin les eflorlx‘ L/L' preserraliun et L/L' (leva/Ii/yiemenl du palriinoine français et catholique le i'lax'senI parmi les plus rail/anis ileft'iix'eiirx (le la L'anxi- franco/Ire elle: Houx t’l 1l l'illl‘illlr‘k’t’l' les enfants de llenri et llrsnle sc sont joints a eux et aux parents et (unis en l‘itil pour téter leur 50"“ anniversaire de trntriage. l.e demi-siecle qu'ils avaient liasse ensemble leur avait ol'l'ert toute une série d'événe— ments. joyeux on aulres. mais qu'ils se rappelaicnt maintenant avec nostalgie: la naissance de leurs huit enfants. la mortalité de certains d'entre eux'. le mariage el le début des carriercs de plusieurs des enfants. les auuees d'enseignement au ('olleiic l’t‘illee‘de—lialles. le travail qu‘ils avaient tous deux lait pour la Société Saint4lltotiitts»il'At|ttiit. la quantite d'ltoimeurs et de ‘Üllllllwtaues que lleuri avait mérites. et combien d'autres encore. Monsieur Blanchard a rompu un autre lien avec le passe en l‘ini lorsqu'il a offert sa démission du t‘ouseil de la Vie Ii‘auçaise eu Attierique. lI mettait lin a une tres longue al'liliatiou avec cet organisme patriotith qui avait ete pour lui un moyen par lequel il aiait pu exposer aux li‘anciqihones hors de sa province l'état incertain et périlleux de ses compatriotes. et de la sorte. pouvoir obtenir de l‘aide. 5a plume n’était pas encore serree. Au contraire! Il avait continue a écrire. L'esprit alerte malgré les handicaps pliyanues qui l'ennuyaient énormément, il acheva. avec LA PETITE SOLŸVENANCE l'aide de son fils Wilmer. un autre texte en langue anglaise cette fois qu'il publia en I964 sous le titre: Thé Acadians of Prince Edward lsland 1720-1964. Ce petit volume allait permettre a bien des Acadiens anglicisés. et aux anglophones en général. de lire l'histoire des Acadiens de la province insulaire telle qu'interprétée par celui qui la connaissait le mieux. En l064. il a reçu une médaillé d'honneur présentée cette fois par le Consul de France. L'Université Saint—Dunstan est venue a son tour lui offrir en 1967 une marque tangible de son estime et de son affection. De cette institution ou il avait été étudiant. professeur et athlète. il reçut un doctorat honorifique en droit (honoris causa). Monsieur Blanchard était hospitalisé au mois de sep- tembre 1967 quand le Conseil de la Vie française en Amérique lui a présenté le Pris Samuel—de—Champlain. Ce fut le chancelier du Conseil. Mgr Adrien Verrette. et le secrétaire. Mgr Paul-Emile Gosselin. qui lui ont présenté le bronze ci—dessous dont l'inscription se trouve a la page 12 supra. la plaque eiadessus‘ par apres. prescritce par monsieur Blanchard au Musec acadien de Miscoucltcx lequel il axait aide a etahlir et a fonder en l‘itvl. la présentation de cette plaque honoritiquc lut le dernier grand moment dans la vie extrêmement remplie qu'il avait vécue. l.e l-l janvier Nos" il mourut a l‘hôpital de Charlottetown. Le grand patriote acadien, épuise a la suite de sa longue carrière. d'enseignant et la fatigante lutte pour la cause qu‘il aimait tant‘ quittait définitivement sa cltere lle Saint—Jean. PAGE 37 '0 J °”>1°1>"'°' "91""! 9' "'17 ma<cmc>n -ini i-n-< >r- if,“ J a‘i mû"