EL lieu de l’exéention, sous la E -aça'on a tend 4e en travers, pour Ban Cane ZA CIE. DE PUB. DE L'IMPARTIAL, PROPRIÉTAIRE. VOL. 2. NO. 3 TIGNISH, ILE du PRINCE EDOUARD, JEUDI LE G. BUOTE, RÉDACTEUR. th Pete ve 20 FEV 1902. : La Chine x Familiere Les Grandes Executions a Pekin a JL —— Le 11 décembre est le jonr fixé pouf les etécutions äunn- elles. Q'est, selon l'expression ehinoise, le jour où sortent les grandes autorités. 1} est neuf heures du matin, nous passohs pour nous rendre voûte de ‘Tchong-Tcheu-Men’, la plus occidentale des yortes qui établissent la communica- tion entre ia ville tartare et ia Yille chinoise, Le ciel est d’un bleu ciair, et, chose fort rare à Pékiv,iln‘y a pas le moindre vent, le moindre atome de poussière. Un bon so- leil d'hiver inonde de ses rayons les vieux remparts de la ville tartare. Les mendiants demi- nus, accroupis dans un Co:n de mur, se réchauffent en compa- gnie de chiens errants, sans s'inquiéter des mandarins qui passent à cheval, ou des grands chameaux de Mongolie qui dé- filent lentement et convoyent sur leur dos le charbon de terre des montagnes de l’ouest. En face de la porte, une gran- de avenue qui se dirige droit au sud. Nous arrivons après un ceau trempé dans ie vermillon, etatracé des cercles sur la liste fatale en fermant les yeux et en prononçant les paroles tra: ditionnelles : “@e n’est pas moi qui tue ces criminels ; ce sont eux qui ont rouluêtre les vic- times de leur perversité.” €eux dont le nom est enfermé daus les Cercles doivent périr, ceux dont le hasard met les noras en dehors échappent an dernier supplice. Ces grands cercles rouges sont sinistres à voir, et font pen- ser involontairement au cou sanglaut d’un décapité. Le même lettré nous désigne de loin les exécuteurs. 1l nous assure qu'il est tiès facile de les reconnaître, surtout quand ils sont réunis, à l'odeur fade qu'ils exhalent Personne, ajoute t-il, ne les frégnente, bien qu'ils soient de mœæars très douces. Depnis la plus haute antiquité ou &'a jamais vu de bourreaux se quereller, se battre, ni com mettre un homicide...en dehors de leurs fonctions. Les boutiques sont frmées, mais les toits sout couverts de bon quart d'heure à une oorde bazrer le passage aux iris chinois. Les agents de police, armés de longs fouets, cinglent, aves toute la force que donne la conscience du devoir accompli, les spectateurs {irop enclins à dépasser la limite permise. A- près cet avertissement salntaire, les battus se tiennent pour sa tisfaits, et observent la dis- tance. En notre qualité d'Européens, nous franchissons, sans ebserva- tion des gardiens, la barrière opposée à la foule, et nous nous engageons dans une rue trans- versale, où se tient d'ordinaire le murché aux légumes, mais qui cette fois sera le théâtre des exécutions. Cette rue est litté- ralement remplie d'officiers de policë, coiffés du chapean d'or dennance en feutre avec franges de soie rouge. De loin, on dirait une rivière de sang dans toute la largeur de la rue. C’est à tra- vers ce flot d'employés du mi nistère des suppiices {tel est le sens exact des mots chinois qui correspond à notre ministère de da justice], qu'il s’agit de nous frayer un passage. lis s'écartent du reste avec assez de complai-| e | sance, quand ils nous entendent curieux. Point de femmes. Bientôt un »rofond murmure s'élève, et la fouie se précipite au devant des charrettes qui ar rivent au trot. Les condamnés en descendent. 1ls ont les mains liées Gerrière le das, et chacun porte planté derrière le con un long ea-ton où sont inscrits son nom et le crime qu'il a commis. 1ls ont en général la figure a- battue, les yeux hagards, mal- gré l'eau de-vie qu'un riche @é- bitanta mise gratuitement à leur dispositien pour remonter leur courage. L'un d'eux, au milieu de la terreur qui semble domimer les autres, chante d'une voix forte. Ses yeux bril'ent d’une luen1 étrange. 1l est musalman. Cependant les bourreanx ont saisi les condamnés et les foit entrer dans la cabane. Cinq coupables doivent être décapités, ciug autres doivent mourir étrauglés, enfin une femme est destinée à l’horrible supplice de la mutilation. Le bourreau lui coupera d'abord les paupières, puis rabattra la peau du front sur ses yeux. En suite, il lui tranchere le nez, le jouvs, les seins, et déchiquètera sa chair. Quatre condamnés ont com. demander en lear langue delmis des meurtres voiontaires. novs faire place. A droite se dresse une cabane en nattes, improvisée pour la circonstance, et destinée à rece- voir les patients pendant les apprèts du supplice. Des pan- cartes sont apposées auprès de la porte. Elles contiennent le nom des condamnés et le motif de leur condamaation. Autour d'un certain nombre de ces noms nous remarquons des cer: cles rouges. Un lettré complai- sant. uous apprend que l'empe reur lui-même a pris nn Pin { à DS pie LS { g ND ADR TT CPE rare RSA iréim és 02 L'un s’est débarrassé d'un enne- mi qu'il détestait par le fer d’un assassin à gages; l'aatre est coupable de vol à main armée et de blessures ; celui-ci a com: mis un faux en écriture, en cou- trefaisant un cachet, et a, par ce moyen, détourné de iortes som mes à sou profit ; celui là a volé 3,000 taels dans le Trésor impé rial, et dérobé da riz dans Îles greniers de Sa Majesté. Parmi ceux qu'atteud le supplice de la strangulation, plusieurs ont ou- vert des cercueils pour s’appro- Br a Frrsr-CLAass NCINE ONLY | 30 cents per ROD. | FOR SALE BY THE ONT. WIRE FENCING Ce. Limited. PICTON, ONT. oo TT, EE A prier les bijoux déposés Jà far la piété filiale ou l'amour ma:- ternel. Enfin la malheurense qui sera l'héroïne de ceite céré- monie sanglante a assassiné son | mari avec J'aide d’un amant, comme nous l’apprend une com plainte qu'an crieur nous vend au prix de dix sapèques. Sar vingt criminels inscrits, neuf, dont le nom n'a pas été touché par le pinceau, échappe rout cette fois à la mort. Mais on ne peut pas dire qu'ils soient difinitivement graviés, l's re. viendront pendant uv, trois aus sur le lieu de deux, l'exécn tion, accompaguer de nonvreaux couuamnés, et si le pinceau im périal tombe sar lenrs nome, ils seront exécutés. La impériales nous semble avoir quelque ana ogie aveu la g-né- rosité du tigre, qui un | instant sa proie en liberte pour | la saisir de plus belie. Ces ap clémence laisse préhensions de la mort, avi se renouvellent pendant trois années consecutives, sont plutôt une aggravaton de supplice qu'un adoucissement Quelles transes nue doivent pas éprouver ces math>urexx dans la hotte en nattes lu marchés aux légumes ? lis n'appren np a ts nterpet han SHARPLES or bowl complications whatever. Low-down Supply Can. Made in a large variety of sizes, largest Butter factory. + FACTORY TUBULAR. 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Avec la protection de grauds | Ni mandarins, 1ls peuvent sen devenir ‘restaurateurs’ dans. iles prisons, et s'amasser un pé- | cule avec l'a gent qu'ils extor-, iqueut aux prisouniers, en leur vendant cher de mauvais ali- ments et en mêlant à jeur the da tabac en poañdre, moyen in- génieux de pousser à sommation, par la soif Mais continons uotre course, et avançons de quelques pas | vers l'est, toujours au miieu des agents de police et des maudarins de tous grades. À notre gauche es: établie nne vase en nattes, mais bien diffé- rente de celle dont nous avons parlé plus haut. Eileest en- tièrement ouverte. Au fond sout disposés des bancs, et sur la devant, un siège et une ta. bie, où, dans quelques 1nstamts va êlre déposé i‘edit impériai contenant ies noms des gracits: et de ceux qui vout inourir. C'est là que viennent se range) les hauts mandarius du miuis. ère des supplices. Laissons-les canser et fumer trauquilliement leur pipe en at- tendant que l'arrivée de l'édit donue le signal de la tuerie. [suite à la 8me page] ia con the needs of the smallest dairy or SHARPLES T TUBULAR Dairy Cream Separator, The closest skimming and eäsiest turning Separator in existence. Hand, Beit Power and Steam Turbine. [F NO DISCS Æl Suspended Bowl, Bottom Feed. adapted to CEE PRET VA CRETE PTT TE TE PTT CASE d'a NL 0 CPE ME MATTER nn. ‘5 if x (4 k # er Fr oi 5 LS e EE £ k < = CE £ < ne = ‘““BurrTEer Cup’ UBULAR Separator under the most aûverse circums- paality, condition and temperature etofore considered i:rpossible. It will churn auy other It can be thoroughly and completely washed inside of five minutes, as there are only three pieces to the Bowl. The Sharples machines are the most simple and durable oil aud re- newal parts than any other Separator on the market. Comniete Catalogue, Testimonials and a valuable treatise on ‘’Bueiness Bairyiug”’ free on applicatiou. P. M. 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